Berliner Boersenzeitung - Procès du 13-Novembre: Mohamed Abrini, premier accusé interrogé sur une nuit de terreur

EUR -
AED 4.113063
AFN 71.667167
ALL 91.105221
AMD 403.209174
ANG 2.004216
AOA 1026.863577
ARS 1736.535338
AUD 1.605747
AWG 2.018454
AZN 1.905631
BAM 1.959147
BBD 2.255843
BDT 139.447584
BGN 1.957235
BHD 0.422504
BIF 3359.423619
BMD 1.119808
BND 1.434744
BOB 13.524042
BRL 6.148301
BSD 1.120008
BTN 106.175897
BWP 15.493397
BYN 3.328371
BYR 21948.234312
BZD 2.252638
CAD 1.5666
CDF 2589.559574
CHF 0.918522
CLF 0.027945
CLP 1099.807942
CNY 7.469787
CNH 7.467887
COP 3639.577153
CRC 508.265958
CUC 1.119808
CUP 26.880918
CVE 110.752029
CZK 24.342104
DJF 199.01231
DKK 7.473376
DOP 68.028234
DZD 151.980455
EGP 61.929634
ERN 16.797118
ETB 183.827997
FJD 2.515928
FKP 0.834514
GBP 0.834128
GEL 2.905839
GGP 0.834514
GHS 13.073772
GIP 0.834514
GMD 82.866176
GNF 9887.903252
GTQ 8.562589
GYD 234.778956
HKD 8.78697
HNL 30.103154
HRK 7.579991
HTG 146.809471
HUF 364.64863
IDR 20291.198612
ILS 3.54162
IMP 0.834514
INR 106.099221
IQD 1697.985362
IRR 2104851.347344
ISK 136.213959
JEP 0.834514
JMD 177.650292
JOD 0.793948
JPY 177.458753
KES 145.608909
KGS 97.927086
KHR 4574.794307
KMF 492.715153
KPW 1007.827042
KRW 1505.732868
KWD 0.348786
KYD 0.93339
KZT 506.903637
LAK 25224.977063
LBP 100298.984429
LKR 372.644894
LRD 190.404402
LSL 18.669308
LTL 3.306501
LVL 0.67736
LYD 7.187149
MAD 11.007006
MDL 20.261521
MGA 5084.662996
MKD 61.580903
MMK 2351.085709
MNT 4032.581457
MOP 9.051421
MRU 45.463458
MUR 52.968428
MVR 17.312015
MWK 1942.100182
MXN 21.0911
MYR 4.564894
MZN 71.570118
NAD 18.669224
NGN 1504.831586
NIO 41.220229
NOK 10.382389
NPR 169.881436
NZD 1.99366
OMR 0.430564
PAB 1.120209
PEN 3.881814
PGK 5.024493
PHP 71.172744
PKR 309.829172
PLN 4.412938
PYG 6690.428693
QAR 4.082902
RON 5.343277
RSD 117.648158
RUB 91.459918
RWF 1656.5223
SAR 4.215561
SBD 9.023643
SCR 15.478255
SDG 673.553829
SEK 10.953989
SGD 1.434558
SHP 0.837991
SLE 25.643411
SLL 23481.816119
SOS 640.090555
SRD 42.039852
STD 23177.762089
STN 24.541813
SVC 9.800698
SYP 14559.741612
SZL 18.651778
THB 37.808034
TJS 10.293091
TMT 3.919328
TND 3.346717
TOP 2.696228
TRY 55.987145
TTD 7.592936
TWD 36.74034
TZS 2960.787706
UAH 51.135023
UGX 4732.083418
USD 1.119808
UYU 45.02611
UZS 13356.756579
VES 993.806866
VND 28852.969657
VUV 133.146807
WST 3.107125
XAF 655.957
XAG 0.022506
XAU 0.000284678702
XCD 3.026337
XCG 2.018539
XDR 0.791762
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 264.498468
ZAR 18.608536
ZMK 10079.61408
ZMW 22.697671
ZWL 360.577678
SSP 6433.520794
MXV 2.374653
  • AEX

    -15.8300

    1099.02

    -1.42%

  • BEL20

    -65.5900

    5540.72

    -1.17%

  • PX1

    -120.2600

    7843.89

    -1.51%

  • ISEQ

    -301.0700

    14173.37

    -2.08%

  • OSEBX

    -24.9000

    2050.38

    -1.2%

  • PSI20

    -177.8800

    9489.32

    -1.84%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    25.6000

    4516.39

    +0.57%

  • N150

    -55.9300

    4149.48

    -1.33%

Procès du 13-Novembre: Mohamed Abrini, premier accusé interrogé sur une nuit de terreur
Procès du 13-Novembre: Mohamed Abrini, premier accusé interrogé sur une nuit de terreur

Procès du 13-Novembre: Mohamed Abrini, premier accusé interrogé sur une nuit de terreur

Après 100 jours d'audience, des explications ? Au procès du 13-Novembre, Mohamed Abrini ouvre mardi la phase des interrogatoires des accusés sur le déroulé d'une nuit de terreur, celle des pires attentats jihadistes commis sur le sol français.

Taille du texte:

Mohamed Abrini lui-même l'a qualifié de "convoi de la mort": le 12 novembre 2015, les commandos jihadistes quittent la capitale belge pour la région parisienne.

Le 13 novembre, trois "kamikazes" se font exploser au Stade de France, trois autres hommes mitraillent des terrasses de cafés à Paris et trois Français - également de retour de Syrie - commettent un massacre au Bataclan. Leurs attaques font 130 morts et des centaines de blessés. Ces neuf jihadistes sont décédés.

Avec quelques jours d'avance sur le calendrier d'audience de la cour d'assises spéciale de Paris, Mohamed Abrini a affirmé la semaine dernière qu'il était lui aussi "prévu pour le 13-Novembre".

La veille des attentats, il avait accompagné les commandos vers Paris mais était reparti le soir même, en taxi. Aux enquêteurs, il a toujours soutenu qu'il était uniquement venu accompagner ses amis "dans leur dernier souffle", une prise de risque étonnante jugée peu crédible.

L'accusation estime plutôt que Mohamed Abrini, "l'homme au chapeau" qui a abandonné son chariot d'explosifs et pris la fuite lors des attentats de Bruxelles le 22 mars 2016, avait déjà renoncé quatre mois plus tôt.

Mardi dernier, il a promis "d'éclairer la lanterne" de la cour sur le rôle qui devait lui être dévolu cette soirée funeste du 13-Novembre.

Mais le Belge de 37 ans, bavard pendant l'instruction et depuis le début du procès, sera-t-il lui aussi frappé par la contagion qui semble avoir gagné le box, celle du silence gardé par plusieurs accusés ?

Outre le logisticien présumé Mohamed Bakkali, le Suédois Osama Krayem et le Tunisien Sofien Ayari ont refusé de s'expliquer sur leur périple en Europe à leur retour de Syrie, évoquant l'"acharnement" vain à se défendre dans un procès "illusoire".

Soupçonnés d'avoir voulu commettre un attentat à l'aéroport d'Amsterdam le 13-Novembre, Osama Krayem et Sofien Ayari ont d'ores et déjà prévenu qu'ils continueraient à exercer leur droit de se taire lors de leur interrogatoire prévu vendredi.

- "Permis de douter" -

Après Mohamed Abrini, la cour d'assises entendra mercredi et jeudi Salah Abdeslam, seul membre encore en vie des commandos.

Les attentes, notamment des parties civiles, sont là aussi immenses. Mais quand il a été question mi-mars d'évoquer les différents allers-retours qu'il a effectués pour aller récupérer des membres de la cellule jihadiste en Europe, Salah Abdeslam s'est montré avare de détails, opposant des "no comment" aux questions précises.

Lors de son premier interrogatoire sur le fond du dossier, en février, le "dixième homme" des commandos a laissé entendre qu'il avait renoncé à tuer le 13-Novembre.

"Quand on est en prison", à l'isolement et surveillé en permanence, "on se dit +j'aurais dû l'enclencher ce truc, est-ce que j'ai bien fait de faire marche arrière ou j'aurais dû aller jusqu'au bout?+", avait lâché le Français de 32 ans.

Il avait ensuite dit réserver ses explications pour "plus tard".

En mars 2016, après quatre mois de cavale et son arrestation en Belgique, il avait déjà affirmé avoir "renoncé" à actionner sa ceinture explosive. Avant de garder le silence pendant les cinq années suivantes, jusqu'au procès.

Salah Abdeslam avait à l'époque expliqué qu'il aurait dû se faire exploser au Stade de France, mais qu'il avait changé d'avis en arrivant sur place. Il aurait alors déposé les trois autres kamikazes et repris la route, avant d'abandonner sa voiture dans le 18e arrondissement, puis sa ceinture explosive au sud de Paris.

Une thèse dont il "est permis de douter" selon l'accusation. D'abord parce que le communiqué de revendication de l'organisation Etat islamique (EI) mentionne une attaque "dans le 18e arrondissement", là où la voiture a été retrouvée, et qui n'a pas eu lieu. Ensuite parce que les experts ont établi que la ceinture était défectueuse. Enfin parce que Salah Abdeslam aurait dit à plusieurs proches qu'elle n'avait pas fonctionné.

(L.Kaufmann--BBZ)