Berliner Boersenzeitung - La vidéosurveillance algorithmique à l'épreuve des JO-2024

EUR -
AED 4.2308
AFN 75.461931
ALL 95.701743
AMD 434.289094
ANG 2.062212
AOA 1056.403079
ARS 1597.18451
AUD 1.668628
AWG 2.073925
AZN 1.963008
BAM 1.952758
BBD 2.315114
BDT 141.040283
BGN 1.969159
BHD 0.435651
BIF 3421.500424
BMD 1.15202
BND 1.480462
BOB 7.942627
BRL 5.945121
BSD 1.149419
BTN 107.068206
BWP 15.769502
BYN 3.405953
BYR 22579.598756
BZD 2.311719
CAD 1.606781
CDF 2655.407311
CHF 0.920187
CLF 0.02682
CLP 1058.995158
CNY 7.928953
CNH 7.933071
COP 4226.094473
CRC 534.859814
CUC 1.15202
CUP 30.528539
CVE 110.594367
CZK 24.524559
DJF 204.737509
DKK 7.474082
DOP 70.100891
DZD 153.514723
EGP 62.594955
ERN 17.280305
ETB 179.485717
FJD 2.596428
FKP 0.872786
GBP 0.871389
GEL 3.093221
GGP 0.872786
GHS 12.67803
GIP 0.872786
GMD 85.249915
GNF 10114.739035
GTQ 8.793302
GYD 240.575224
HKD 9.029248
HNL 30.533639
HRK 7.533181
HTG 150.860401
HUF 384.6946
IDR 19578.12495
ILS 3.606256
IMP 0.872786
INR 106.83831
IQD 1505.854131
IRR 1519716.438584
ISK 144.440755
JEP 0.872786
JMD 181.216908
JOD 0.816828
JPY 183.924702
KES 149.53662
KGS 100.744622
KHR 4596.719375
KMF 491.913091
KPW 1036.802092
KRW 1741.002708
KWD 0.356366
KYD 0.957908
KZT 544.681477
LAK 25310.339681
LBP 103108.170116
LKR 362.66133
LRD 210.92142
LSL 19.532595
LTL 3.401617
LVL 0.696846
LYD 7.350613
MAD 10.799077
MDL 20.225019
MGA 4805.472163
MKD 61.628064
MMK 2419.207897
MNT 4116.419504
MOP 9.279644
MRU 45.662874
MUR 54.087791
MVR 17.81067
MWK 1993.077817
MXN 20.611607
MYR 4.643839
MZN 73.672136
NAD 19.532172
NGN 1587.634232
NIO 42.293196
NOK 11.258292
NPR 171.306902
NZD 2.017019
OMR 0.44364
PAB 1.149409
PEN 3.976705
PGK 4.972168
PHP 69.592978
PKR 320.72236
PLN 4.278316
PYG 7435.481305
QAR 4.191071
RON 5.088018
RSD 117.392788
RUB 92.536885
RWF 1678.770184
SAR 4.325327
SBD 9.260829
SCR 16.616785
SDG 692.364618
SEK 10.924729
SGD 1.482309
SHP 0.864314
SLE 28.397729
SLL 24157.303089
SOS 656.873849
SRD 43.029156
STD 23844.495215
STN 24.461468
SVC 10.057332
SYP 127.363484
SZL 19.524669
THB 37.596228
TJS 11.017337
TMT 4.043591
TND 3.388621
TOP 2.773788
TRY 51.288526
TTD 7.797954
TWD 36.858934
TZS 2995.253282
UAH 50.34114
UGX 4312.282184
USD 1.15202
UYU 46.547487
UZS 13965.244481
VES 545.355491
VND 30344.215879
VUV 137.490062
WST 3.186768
XAF 654.931042
XAG 0.015774
XAU 0.000247
XCD 3.113393
XCG 2.071573
XDR 0.815708
XOF 654.942394
XPF 119.331742
YER 274.930073
ZAR 19.553086
ZMK 10369.569656
ZMW 22.212589
ZWL 370.950081
  • AEX

    -0.8800

    975.86

    -0.09%

  • BEL20

    -4.1800

    5216.44

    -0.08%

  • PX1

    -19.1600

    7962.39

    -0.24%

  • ISEQ

    -115.2800

    12148.11

    -0.94%

  • OSEBX

    -14.8900

    2053.05

    -0.72%

  • PSI20

    69.7500

    9369.63

    +0.75%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -5.3900

    3848.16

    -0.14%

  • N150

    3.1500

    3943.17

    +0.08%

La vidéosurveillance algorithmique à l'épreuve des JO-2024
La vidéosurveillance algorithmique à l'épreuve des JO-2024 / Photo: Martin BUREAU - AFP/Archives

La vidéosurveillance algorithmique à l'épreuve des JO-2024

Transports, voie publique, gares: la vidéosurveillance algorithmique va s'offrir un baptême grandeur nature aux Jeux olympiques de Paris, sous l’œil inquiet de ses détracteurs qui voient dans l'expérimentation prévue jusqu'en 2025 un prélude à sa généralisation.

Taille du texte:

Ces caméras "augmentées" équipées de logiciels d'analyse d'images "ont pour finalité de détecter en temps réel des événements prédéterminés", a défini la loi "Jeux Olympiques et paralympiques" adoptée par le Parlement mi-avril 2023.

Ce texte autorise le recours à la vidéosurveillance algorithmique (VSA) dans huit situations, notamment pour repérer des départs de feu, des mouvements de foule, des objets abandonnés, la présence d'un véhicule ou d'une personne dans une zone interdite en vue d'alerter pompiers, policiers ou gendarmes.

Elle pourra être expérimentée pour les "manifestations sportives, récréatives ou culturelles" qui seraient "particulièrement exposées à des risques d'actes de terrorisme ou d'atteintes graves à la sécurité des personnes", encadre la loi.

Mais le déploiement de cet outil est vivement décrié par des associations de défense des libertés individuelles, qui jugent qu'elle "ouvre la voie" à des technologies "toujours plus intrusives" comme la "reconnaissance faciale", selon Katia Roux, chargée de plaidoyer chez Amnesty International France.

Aucune des solutions proposées par les quatre sociétés retenues par l'Etat ne permet la reconnaissance faciale, assure toutefois le ministère de l'Intérieur.

Et les événements nécessitant de recourir à la vidéosurveillance algorithmique feront l'objet d'un arrêté préfectoral précisant "la temporalité, la localisation et les motifs", souligne Beauvau.

La société parisienne Wintics est l'une des quatre bénéficiaires du marché public de la VSA, pour un montant de 8 millions d'euros.

Son cofondateur Mathias Houllier décrit à l'AFP le fonctionnement de son logiciel.

- "Ombres chinoises" -

Sur l'écran de son ordinateur, des images prétextes de vidéosurveillance d'une rue, enrichies de formes colorées pour délimiter des zones de stationnement interdit.

"L'opérateur va sélectionner des véhicules qui ne doivent pas se trouver dans cette zone", détaille-t-il. Il paramètre ensuite un "seuil de déclenchement" de 20 secondes au-delà duquel une alerte est transmise pour "attirer l'attention de l'opérateur sur un événement".

Le logiciel "n'analyse pas les visages, ne lit pas les plaques d'immatriculation, il n'a pas recours à des méthodes d'identification, il va seulement détourer des objets comme des systèmes d'ombres chinoises", assure Mathias Houllier.

Des tests de paramétrage du logiciel ont eu lieu en mars lors de deux concerts du groupe Depeche Mode à Paris. D'autres opérations du même type avec la SNCF et la RATP avaient été annoncées par Beauvau.

Mi-février, le ministère a jugé qu'il était encore "trop tôt" pour évaluer le nombre des caméras dites "intelligentes" qui seront déployées lors des JO-2024.

Collèges, casernes de pompiers ou établissements départementaux, le département des Yvelines a installé depuis 2019, dans ou aux abords de 150 sites, 3.255 caméras de vidéosurveillance équipées d'un dispositif algorithmique anti-intrusion.

La nuit, lorsqu'un individu traverse une ligne virtuelle dans l'image, il entraîne une modification de pixels qui déclenche un signal sonore transmis au centre départemental de supervision des images de Versailles (CDSI).

Devant le mur d'écrans sur lequel les images sont diffusées en temps réel, un agent transmet ensuite le signalement de l'individu aux services de police.

- "Surenchère technologique" -

"Un être humain ne peut pas regarder 3.255 alarmes en simultané, c'est impossible, donc ce système nous permet de cibler les intrusions", justifie Mme Damas.

"Si on en arrive à la VSA, c'est que la vidéosurveillance s'est banalisée, qu'on l'a déployée de façon massive, mais que l'humain ne suffit plus pour la contrôler, donc on ajoute une couche algorithmique", réplique Thomas Dossus, sénateur Europe Ecologie-Les Verts.

L'élu dénonce une "surenchère technologique" et redoute "qu'on finisse par lever toutes les barrières".

Montant de l'investissement du département: 20 millions d'euros pour tous les équipements, détaille Laurent Rochette, directeur général de Seine et Yvelines numérique.

Le responsable avance un bilan de 42 interpellations en 2023 grâce à ce dispositif, qui doit être étendu à la voie publique, et insiste sur son aspect dissuasif.

"Il n'y a jamais eu d'évaluation indépendante, objective, qui prouve l'efficacité de ces technologies pour limiter la criminalité, pour lutter contre le terrorisme", rétorque Katia Roux, qui craint que les JO accélèrent leur déploiement.

La militante d'Amnesty cite l'exemple des Jeux de Londres en 2012. Des technologies de surveillance, notamment la reconnaissance faciale, y avaient été expérimentées et "à la fin de l'événement, ces mesures dites exceptionnelles sont restées", note-t-elle.

"La France s'insère malheureusement dans cette tendance en devenant avec les JO de Paris le premier Etat membre de l'UE à légaliser la vidéosurveillance algorithmique", s'inquiète Katia Roux.

(L.Kaufmann--BBZ)