Berliner Boersenzeitung - Assassinat de Samuel Paty: la jeune fille prisonnière de son mensonge

EUR -
AED 4.35335
AFN 77.050797
ALL 96.66512
AMD 452.977132
ANG 2.121943
AOA 1087.00321
ARS 1715.259993
AUD 1.706088
AWG 2.136666
AZN 2.019869
BAM 1.955701
BBD 2.406579
BDT 146.012629
BGN 1.990709
BHD 0.449077
BIF 3539.921292
BMD 1.18539
BND 1.513224
BOB 8.256583
BRL 6.231008
BSD 1.19484
BTN 109.724461
BWP 15.634211
BYN 3.403228
BYR 23233.647084
BZD 2.403079
CAD 1.614917
CDF 2684.909135
CHF 0.911322
CLF 0.026011
CLP 1027.058063
CNY 8.240537
CNH 8.248946
COP 4350.080393
CRC 591.67013
CUC 1.18539
CUP 31.412839
CVE 110.259434
CZK 24.334287
DJF 212.769259
DKK 7.470097
DOP 75.226202
DZD 154.463202
EGP 55.903178
ERN 17.780852
ETB 185.61503
FJD 2.613371
FKP 0.865849
GBP 0.861444
GEL 3.194674
GGP 0.865849
GHS 13.089339
GIP 0.865849
GMD 86.533903
GNF 10484.470707
GTQ 9.164537
GYD 249.97738
HKD 9.259024
HNL 31.537408
HRK 7.536597
HTG 156.372106
HUF 381.328619
IDR 19883.141804
ILS 3.663335
IMP 0.865849
INR 108.693763
IQD 1565.320977
IRR 49934.560565
ISK 144.985527
JEP 0.865849
JMD 187.240547
JOD 0.840489
JPY 183.456955
KES 154.262212
KGS 103.662825
KHR 4804.757439
KMF 491.93733
KPW 1066.851144
KRW 1719.768532
KWD 0.36382
KYD 0.99575
KZT 600.939662
LAK 25713.701882
LBP 106998.998316
LKR 369.511346
LRD 215.369127
LSL 18.971842
LTL 3.500149
LVL 0.717031
LYD 7.497621
MAD 10.838453
MDL 20.096985
MGA 5339.730432
MKD 61.636888
MMK 2489.708718
MNT 4227.553379
MOP 9.608515
MRU 47.674593
MUR 53.852723
MVR 18.32658
MWK 2071.895403
MXN 20.70407
MYR 4.672854
MZN 75.580924
NAD 18.971842
NGN 1643.520192
NIO 43.96778
NOK 11.437875
NPR 175.559137
NZD 1.964681
OMR 0.458017
PAB 1.19484
PEN 3.994898
PGK 5.114742
PHP 69.837307
PKR 334.289724
PLN 4.215189
PYG 8003.59595
QAR 4.35638
RON 5.097064
RSD 117.394074
RUB 90.535429
RWF 1743.311992
SAR 4.447217
SBD 9.544303
SCR 17.203132
SDG 713.016537
SEK 10.580086
SGD 1.506161
SHP 0.88935
SLE 28.834661
SLL 24857.038036
SOS 682.865527
SRD 45.104693
STD 24535.182964
STN 24.498763
SVC 10.454472
SYP 13109.911225
SZL 18.966043
THB 37.225573
TJS 11.153937
TMT 4.148866
TND 3.433027
TOP 2.854135
TRY 51.401485
TTD 8.11259
TWD 37.456003
TZS 3076.744675
UAH 51.211415
UGX 4271.784345
USD 1.18539
UYU 46.367659
UZS 14607.262574
VES 410.075543
VND 30749.020682
VUV 140.814221
WST 3.213333
XAF 655.923887
XAG 0.014004
XAU 0.000244
XCD 3.203577
XCG 2.153391
XDR 0.815759
XOF 655.923887
XPF 119.331742
YER 282.508153
ZAR 19.134414
ZMK 10669.938133
ZMW 23.448816
ZWL 381.695147
  • AEX

    4.6900

    1001.65

    +0.47%

  • BEL20

    11.8200

    5385.38

    +0.22%

  • PX1

    54.8900

    8126.53

    +0.68%

  • ISEQ

    182.8100

    13147.76

    +1.41%

  • OSEBX

    3.8600

    1760.38

    +0.22%

  • PSI20

    17.2900

    8662.19

    +0.2%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -39.8700

    4028.03

    -0.98%

  • N150

    11.3700

    3930.64

    +0.29%

Assassinat de Samuel Paty: la jeune fille prisonnière de son mensonge
Assassinat de Samuel Paty: la jeune fille prisonnière de son mensonge / Photo: Alain JOCARD - AFP/Archives

Assassinat de Samuel Paty: la jeune fille prisonnière de son mensonge

"J'aimerais m'excuser auprès de la famille" de Samuel Paty, "j'ai détruit votre vie, je suis désolée", a reconnu mardi à la barre de la cour d'assises spéciale de Paris la jeune fille dont les "mensonges répétés" ont conduit à l'assassinat du professeur d'histoire.

Taille du texte:

En courte jupe plissée, gilet zippé noir sans manche sur chemise blanche, Nina (son prénom a été modifié), 17 ans, le teint mat, les cheveux relevés en chignon, boucles aux oreilles, parle d'une voix très basse, semblant mesurer chacun de ses mots.

Dans le box, un accusé l'écoute attentivement: il s'agit de son père, Brahim Chnina, 52 ans, poursuivi pour avoir publié sur les réseaux sociaux des messages puis des vidéos "haineuses" contre Samuel Paty.

En raison de ses liens de parenté avec l'un des accusés, Nina n'a pas à prêter serment mais "cela ne vous interdit pas de parler avec franchise", la prévient le président Franck Zientara.

Ce n'est pas la première fois que Nina comparaît. En décembre dernier, le tribunal pour enfants de Paris l'a condamnée à 18 mois de prison avec sursis probatoire pour dénonciation calomnieuse à l'issue d'un procès à huis clos.

La jeune fille raconte comment elle a menti à ses parents pour justifier ses deux jours d'exclusion du collège. Élève dissipée et peu studieuse selon les témoignages d'anciens enseignants, elle a été exclue pour ses absences non justifiées et son comportement.

Mais la version qu'elle livre à sa mère est bien différente.

"Sous le coup de la panique et du stress, je lui ai dit que j'avais été à un cours et que j'étais pas d'accord, que le prof m'a exclue. Qu'on a vu des caricatures", dit-elle.

Brahim Chnina ne perd pas de temps pour dénoncer sur les réseaux sociaux un professeur "voyou" qu'il cite nommément. Il est vite rejoint par le militant islamiste expérimenté Abdelhakim Sefrioui (également dans le box des accusés). Se présentant comme un "journaliste", Sefrioui fait une interview de Nina devant les portes du collège, soufflant les réponses au passage. La jeune fille alors âgée de 13 ans réitère ses mensonges.

Avec son père, elle ira porter plainte au commissariat contre Samuel Paty.

- Entêtement -

"Je me suis dit que quelqu'un allait m'arrêter dans mon mensonge mais personne n'a dit que je n'étais pas au cours. Je me suis dit que tout le monde me croyait (...) Je ne gérais plus mon mensonge", explique Nina.

L'annonce de la mort de Samuel Paty ne changera rien à son entêtement.

Ce n'est que durant sa garde à vue, après 30 heures d'interrogatoire, que la jeune fille reconnaîtra enfin, mais trop tard, qu'elle a menti.

Durant tout son témoignage, la jeune fille marque peu d'émotions... sauf quand elle parle de son père.

"Je tiens à m'excuser auprès de ma famille, de mes parents. À cause de mon mensonge, on se retrouve tous ici. Je tenais à m'excuser auprès de mon père (...) sans mon mensonge, personne ne serait là", sanglote-t-elle. "Je me servais de la naïveté et de la gentillesse de mon père (...) En aucun cas, il ne pouvait se dire que ce que je disais était faux".

"Mon père dit qu'il faut tout le temps respecter les professeurs", poursuit-elle.

"Ah bon ? D'accord", ne peut s'empêcher de réagir le président.

"Aujourd'hui, si une personne doit être condamnée, ce ne sont pas les personnes dans le box mais moi", répète Nina.

Me Frank Berton, l'un des conseils de son père, lui demande de regarder son père dans le box.

"Depuis combien de temps vous ne l'avez pas vu?", demande l'avocat.

"Quatre, cinq mois", répond la jeune fille la voix chevrotante.

"Il a changé votre père? Il a vieilli?", poursuit l'avocat.

La jeune fille éclate en sanglots.

À la sortie de la salle d'audience, Me Virginie Le Roy, avocate de la famille Paty, s'étonne des revirements du témoin.

"Il y a un an, elle indiquait que son père était responsable, que son père avait lancé une fatwa numérique et qu'elle avait été manipulée. Aujourd'hui, elle vient nous dire qu'elle est responsable de tout. Il ne faut pas se moquer du monde".

(O.Joost--BBZ)