Berliner Boersenzeitung - Roumanie: les sociaux-démocrates en tête mais l'extrême droite en force

EUR -
AED 4.11646
AFN 71.736469
ALL 90.874166
AMD 403.965056
ANG 2.006149
AOA 1027.85474
ARS 1731.765412
AUD 1.621617
AWG 2.020401
AZN 1.908695
BAM 1.955692
BBD 2.260065
BDT 139.762274
BGN 1.959123
BHD 0.423573
BIF 3353.384716
BMD 1.120888
BND 1.432502
BOB 13.54913
BRL 6.169143
BSD 1.122138
BTN 105.954835
BWP 15.373013
BYN 3.34801
BYR 21969.405587
BZD 2.256755
CAD 1.572768
CDF 2594.855378
CHF 0.915519
CLF 0.027851
CLP 1096.139048
CNY 7.49706
CNH 7.472776
COP 3628.998328
CRC 508.867331
CUC 1.120888
CUP 26.930151
CVE 110.255463
CZK 24.340125
DJF 199.818955
DKK 7.47458
DOP 67.385674
DZD 152.658181
EGP 60.418511
ERN 16.813321
ETB 184.167677
FJD 2.528049
FKP 0.832861
GBP 0.833823
GEL 2.919932
GGP 0.832861
GHS 13.08916
GIP 0.832861
GMD 83.503849
GNF 9939.228903
GTQ 8.575258
GYD 235.104907
HKD 8.785688
HNL 30.159064
HRK 7.587302
HTG 147.060559
HUF 364.436013
IDR 20307.240712
ILS 3.588243
IMP 0.832861
INR 105.905763
IQD 1701.090792
IRR 2119994.957286
ISK 136.79338
JEP 0.832861
JMD 177.978574
JOD 0.794682
JPY 176.933342
KES 145.62542
KGS 98.020871
KHR 4565.747617
KMF 494.311894
KPW 1008.799193
KRW 1525.72473
KWD 0.348125
KYD 0.935136
KZT 504.535359
LAK 25254.266049
LBP 100773.199044
LKR 373.044387
LRD 190.756903
LSL 18.388181
LTL 3.309691
LVL 0.678014
LYD 7.183603
MAD 10.935298
MDL 20.061907
MGA 5087.673377
MKD 61.547363
MMK 2353.691297
MNT 4036.826183
MOP 9.067118
MRU 45.33309
MUR 52.401575
MVR 17.323345
MWK 1945.775083
MXN 21.001185
MYR 4.550019
MZN 71.635344
NAD 18.388837
NGN 1506.686375
NIO 41.296796
NOK 10.432599
NPR 169.531116
NZD 2.010049
OMR 0.430987
PAB 1.122128
PEN 3.865086
PGK 5.111672
PHP 70.655171
PKR 310.345676
PLN 4.403387
PYG 6913.617833
QAR 4.101645
RON 5.335988
RSD 117.649523
RUB 91.353608
RWF 1652.893886
SAR 4.207423
SBD 9.025074
SCR 15.460008
SDG 674.210238
SEK 11.010466
SGD 1.434585
SHP 0.835673
SLE 25.679439
SLL 23504.466687
SOS 641.258832
SRD 42.097225
STD 23200.119367
STN 24.498427
SVC 9.818326
SYP 14573.785945
SZL 18.38182
THB 37.522812
TJS 10.351389
TMT 3.934317
TND 3.343611
TOP 2.698829
TRY 56.222402
TTD 7.599478
TWD 36.9896
TZS 2961.947057
UAH 50.972128
UGX 4538.70862
USD 1.120888
UYU 45.1973
UZS 13390.140367
VES 1001.814937
VND 28700.338268
VUV 134.119962
WST 3.119611
XAF 655.957
XAG 0.021663
XAU 0.000276250222
XCD 3.029256
XCG 2.02227
XDR 0.792526
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 264.72568
ZAR 18.502331
ZMK 10089.322765
ZMW 22.750539
ZWL 360.925492
SSP 6440.080738
MXV 2.36332
  • AEX

    -15.8300

    1099.02

    -1.42%

  • BEL20

    -65.5900

    5540.72

    -1.17%

  • PX1

    -120.2600

    7843.89

    -1.51%

  • ISEQ

    -301.0700

    14173.37

    -2.08%

  • OSEBX

    -24.9000

    2050.38

    -1.2%

  • PSI20

    -177.8800

    9489.32

    -1.84%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    25.6000

    4516.39

    +0.57%

  • N150

    -55.9300

    4149.48

    -1.33%

Roumanie: les sociaux-démocrates en tête mais l'extrême droite en force
Roumanie: les sociaux-démocrates en tête mais l'extrême droite en force / Photo: Daniel MIHAILESCU - AFP

Roumanie: les sociaux-démocrates en tête mais l'extrême droite en force

Les sociaux-démocrates pro-européens sont arrivés en tête des législatives dimanche en Roumanie mais l'extrême droite a réalisé une forte percée, plongeant dans l'incertitude cet État voisin de l'Ukraine, membre de l'UE et de l'Otan.

Taille du texte:

Le PSD - qui gouvernait jusqu'à présent avec les libéraux - a recueilli 23,6% des voix, devançant les autres formations, selon des résultats partiels portant sur le dépouillement de 60% des bulletins.

Toutefois l'ensemble des forces d'extrême droite combinées se situent à 30%, soit le triple du précédent scrutin de 2020.

Dans une séquence inédite, ces élections interviennent une semaine après le succès surprise du candidat d'extrême droite Calin Georgescu au premier tour de la présidentielle, un résultat qui a suscité des craintes dans l'ouest du continent sur le positionnement stratégique de la Roumanie.

Les législatives n'ont pas permis de "clarifier" la situation, estime le politologue Cristian Pirvulescu. "Nous sommes face à un Parlement extraordinairement fragmenté qui pose de nombreux risques" et laisse augurer de difficiles négociations pour former un gouvernement, a-t-il dit à l'AFP.

Si le Premier ministre social-démocrate Marcel Ciolacu, éliminé dimanche dernier de la course à la présidence, s'est félicité de la première place de son parti, il a pris acte de la poussée des nationalistes.

"Les Roumains ont lancé un important signal à la classe politique", a-t-il réagi: poursuivre sur la voie européenne "mais aussi protéger notre identité et nos valeurs nationales".

- "Nouvelle ère" -

L'extrême droite, disséminée entre plusieurs formations qui ont en commun de s'opposer au soutien à Kiev au nom de la "paix" et de défendre des "valeurs chrétiennes", s'est félicitée de ces résultats.

"Aujourd'hui le peuple roumain a voté pour les forces souverainistes", a déclaré le chef du parti AUR (Alliance pour l'unité des Roumains), George Simion, qui a obtenu 17,5% des voix.

"C'est le début d'une nouvelle ère où les Roumains se réapproprient le droit de décider de leur propre destin", a-t-il ajouté, alors que le taux de participation a atteint son plus haut niveau en deux décennies (52%) pour des législatives.

Dans le même camp, SOS Romania, dirigé par la tempétueuse candidate favorable au Kremlin Diana Sosoaca, et le tout nouveau Parti de la jeunesse (POT) réunissent chacun plus de 5% et devraient donc faire leur entrée au Parlement.

Depuis la chute du communisme en 1989, le pays n'a jamais connu pareille percée, mais la colère d'une grande partie des 19 millions d'habitants couve devant les difficultés économiques et la guerre de l'autre côté de la frontière.

"Cette forte montée de l'extrême droite, autour d'un tiers de l'électorat, témoigne des frustrations accumulées dans la société et de la grogne économique", a commenté l'analyste Radu Magdin.

Pour autant, faute d'alliés, leur accession au pouvoir est loin d'être garantie.

- Vers un gouvernement d'unité nationale? -

Déjà plusieurs responsables politiques ont lancé des appels à "un gouvernement d'unité nationale" résolument pro-européen.

"Unis, nous pouvons faire des merveilles", a lancé la cheffe de file des centristes d'USR (près de 10%), Elena Lasconi, qui s'est qualifiée la semaine dernière au second tour de la présidentielle. "Après ces journées cauchemardesques", elle a appelé à laisser de côté les querelles de partis pour défendre "la démocratie" et l'indépendance de la Roumanie face à la Russie.

Plus tôt dans la journée, plusieurs électeurs avaient confié leurs craintes que la Roumanie se détourne de l'UE, comme Dorina Burcea, 41 ans.

"En tant que personne qui a vécu un peu sous le communisme et qui s'en souvient encore, et qui a pu ensuite profiter de toute l'ouverture de l'UE, je ne peux pas imaginer une autre option que l'Union européenne et l'Otan", a-t-elle confié.

Les élections se sont déroulées dans un climat fébrile après la décision de la justice de recompter les bulletins du premier tour de la présidentielle sur fond de suspicions quant à l'intégrité des élections.

Les autorités ont mis en cause l'influence russe dans le contexte régional actuel et le rôle de la plateforme TikTok. Au point que la Cour constitutionnelle a ordonné un nouveau comptage et doit se prononcer lundi.

Si le scrutin n'est pas annulé, le second tour aura lieu le 8 décembre.

(A.Lehmann--BBZ)