Berliner Boersenzeitung - Après le pétrole, l'Angola veut amorcer la pompe à touristes

EUR -
AED 4.316068
AFN 75.78368
ALL 95.590345
AMD 433.921011
ANG 2.103199
AOA 1078.693153
ARS 1639.785212
AUD 1.624081
AWG 2.115085
AZN 1.998447
BAM 1.953692
BBD 2.367425
BDT 144.224377
BGN 1.960098
BHD 0.443342
BIF 3496.940129
BMD 1.175047
BND 1.48805
BOB 8.122098
BRL 5.804148
BSD 1.175422
BTN 110.788156
BWP 15.737751
BYN 3.321717
BYR 23030.922895
BZD 2.364009
CAD 1.602171
CDF 2720.234209
CHF 0.915114
CLF 0.026583
CLP 1046.250228
CNY 7.992494
CNH 7.994215
COP 4395.921653
CRC 539.208999
CUC 1.175047
CUP 31.138748
CVE 110.718804
CZK 24.309497
DJF 208.829292
DKK 7.472536
DOP 69.974145
DZD 155.20245
EGP 61.946583
ERN 17.625706
ETB 184.837228
FJD 2.569065
FKP 0.864214
GBP 0.865099
GEL 3.14908
GGP 0.864214
GHS 13.242649
GIP 0.864214
GMD 85.778323
GNF 10313.979512
GTQ 8.975086
GYD 245.920458
HKD 9.203498
HNL 31.268177
HRK 7.538985
HTG 153.949298
HUF 356.459886
IDR 20367.502417
ILS 3.409229
IMP 0.864214
INR 110.911284
IQD 1539.311683
IRR 1542719.319578
ISK 143.802053
JEP 0.864214
JMD 185.140228
JOD 0.833171
JPY 184.059961
KES 151.757262
KGS 102.723202
KHR 4714.873056
KMF 492.344575
KPW 1057.555194
KRW 1710.72734
KWD 0.361773
KYD 0.979526
KZT 544.33643
LAK 25792.283247
LBP 105225.46686
LKR 378.490323
LRD 215.562468
LSL 19.235691
LTL 3.469608
LVL 0.710774
LYD 7.437674
MAD 10.742863
MDL 20.222835
MGA 4894.071095
MKD 61.679754
MMK 2467.412574
MNT 4207.19177
MOP 9.480809
MRU 46.925498
MUR 54.88696
MVR 18.1603
MWK 2046.931705
MXN 20.277164
MYR 4.59457
MZN 75.083217
NAD 19.235747
NGN 1598.816408
NIO 43.130063
NOK 10.920412
NPR 177.26371
NZD 1.972799
OMR 0.451806
PAB 1.175412
PEN 4.062727
PGK 5.099342
PHP 71.029227
PKR 327.365667
PLN 4.227866
PYG 7194.237187
QAR 4.280702
RON 5.263274
RSD 117.383642
RUB 87.720656
RWF 1716.15627
SAR 4.436151
SBD 9.438281
SCR 16.52231
SDG 705.619296
SEK 10.86037
SGD 1.48966
SHP 0.877291
SLE 28.907303
SLL 24640.145375
SOS 671.539675
SRD 43.983217
STD 24321.10228
STN 24.999127
SVC 10.284902
SYP 129.899463
SZL 19.235297
THB 37.88334
TJS 10.984361
TMT 4.124415
TND 3.371797
TOP 2.829232
TRY 53.167497
TTD 7.951285
TWD 36.887663
TZS 3052.181577
UAH 51.470562
UGX 4396.218926
USD 1.175047
UYU 46.999286
UZS 14247.445607
VES 583.06901
VND 30915.488845
VUV 138.765659
WST 3.186155
XAF 655.238824
XAG 0.014727
XAU 0.000249
XCD 3.175623
XCG 2.118351
XDR 0.815968
XOF 653.912644
XPF 119.331742
YER 280.367229
ZAR 19.270304
ZMK 10576.837589
ZMW 22.391458
ZWL 378.364682
  • AEX

    -12.0700

    1019.42

    -1.17%

  • BEL20

    -85.5500

    5469.75

    -1.54%

  • PX1

    -97.1000

    8202.08

    -1.17%

  • ISEQ

    6.4700

    12943.75

    +0.05%

  • OSEBX

    -22.2200

    1979.14

    -1.11%

  • PSI20

    -132.5200

    9134.3

    -1.43%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -88.2800

    3998.61

    -2.16%

  • N150

    -54.0100

    4199.02

    -1.27%

Après le pétrole, l'Angola veut amorcer la pompe à touristes
Après le pétrole, l'Angola veut amorcer la pompe à touristes / Photo: MARCO LONGARI - AFP

Après le pétrole, l'Angola veut amorcer la pompe à touristes

Lorsque Feliesiano Muteca a dompté ses premières vagues sur sa planche de surf il y a une dizaine d'années, il avait la plage de Cabo Ledo, en Angola, quasiment pour lui tout seul.

Taille du texte:

A présent, cette plage de sable fin encadrée de falaises majestueuses, à 125 km au sud de la capitale Luanda, est devenue une destination prisée de surfers étrangers en quête de nouvelles vagues.

Le pays lusophone d'Afrique australe est l'un des principaux producteurs de pétrole du continent. Mais le gouvernement, échaudé par l'exposition de son économie aux variations des cours du brut, tente de faire revenir les touristes étrangers via des facilités d'obtention de visa et des campagnes de promotion des plus beaux sites du pays.

Cabo Ledo est l'un de ces joyaux, où Feliesiano peut désormais vivre de sa passion, lui qui donne des cours de surf aux touristes.

"Nous sommes deux à donner des leçons de surf", explique celui qui a fait ses débuts à 10 ans, sur une planche qu'il empruntait à qui voulait bien lui prêter.

Non loin, un lodge a installé son bar de plage et quelques chalets en contre-haut, avec vue imprenable sur l'océan Atlantique.

Un groupe de touristes allemands y profite de la brise et d'une ombre bienvenue, en attendant de retourner surfer. La même société, Carpe Diem, possède un complexe plus imposant un peu plus au nord sur la côte.

Certains sites touristiques des environs, comme les falaises dentelées de Miradouro da Lua, n'étaient accessibles il y a encore quelques années que par une petite piste poussiéreuse.

Les visiteurs peuvent à présent admirer les falaises depuis un bar à cocktails. Des cadres en bois plantés dans le sol leur indiquent même les meilleurs angles pour photographier le site.

- Croisières et gastronomie -

Au sortir de plus de 25 ans de guerre civile en 2002, le pays - deux fois plus grand que la France métropolitaine - est exsangue. Mais il connaît rapidement un boom pétrolier.

Cet afflux de pétro-dollars s'accompagne d'un pic de revenus touristiques à 1,6 milliard de dollars en 2014, principalement alimentés par de riches étrangers venant pour certains profiter de la baie de Luanda depuis leurs yachts et dépensant sans compter lors de fastueuses fêtes sur la plage.

Le pétrole coule à flots, l'argent aussi et le kwanza, la monnaie nationale, s'échange alors à 100 pour un dollar.

Mais le pays est durement touché les années suivantes par la baisse des cours du pétrole puis par le poids du service de sa dette. Il faut désormais 900 kwanza pour un dollar et le tourisme n'a généré en 2024 que 14,8 millions de dollars de revenus.

Cela a conduit le gouvernement à adopter une nouvelle stratégie pour le secteur: les ressortissants de dizaines de pays bénéficient d'une gratuité du visa d'entrée.

Et les soldats qui patrouillaient dans l'aéroport international ont laissé la place à de jeunes et souriants ambassadeurs touristiques arborant sur leur T-shirt le message: "Puis-je vous aider?"

Le yacht club demeure fréquenté mais Luanda est devenue aussi une escale régulière de grand bateaux de croisière reliant le Cap en Afrique du Sud au Sénégal ou à l'Europe.

Le journaliste et écrivain Claudio Silva, né à Luanda, a co-organisé en juin une semaine de découverte gastronomique pour des passionnés étrangers: au programme, visite de nouveaux vignobles, exploration de la cuisine pré-coloniale, le tout avec le concours d'un chef angolais reconnu.

"Ce genre de circuits gastronomiques en immersion (...) nous permet de raconter nos propres histoires, à travers la nourriture et la culture, à la fois en ville et en milieu rural, un voyage conçu autour des expériences des gens qui vivent sur place", explique-t-il.

La société sud-africaine de trains de luxe Rovos Rail a ajouté le port angolais de Lobito à son catalogue, permettant à ses clients fortunés de rallier Dar es Salaam et l'océan Indien, en 15 jours, à bord d'un cinq étoiles ambulant.

Le gouvernement mise également sur les safaris. La faune sauvage du pays a été décimée durant la guerre civile (1975-2002) mais les autorités s'efforcent de repeupler certains parc naturels, selon Pedro Monterroso, de l'ONG African Parks, installée à Johannesburg.

L'ONG, présente dans plus de 10 pays du continent, s'est vue confiée par l'Angola la gestion du parc national d'Iona, à la frontière avec la Namibie.

"L'ambition (du gouvernement), c'est de devenir la Namibie ou le Botswana dans 10 ou 15 ans", décrypte M. Monterroso, en référence aux deux pays voisins qui attirent chaque année des dizaines de milliers de touristes dans leurs réserves naturelles.

(A.Berg--BBZ)