Berliner Boersenzeitung - Procès Jubillar: pour les parties civiles, la solidité de l'enquête démontre un "féminicide"

EUR -
AED 4.353601
AFN 77.648761
ALL 96.587303
AMD 443.03802
ANG 2.122066
AOA 1087.065574
ARS 1700.534016
AUD 1.712126
AWG 2.135605
AZN 2.012072
BAM 1.955535
BBD 2.363699
BDT 143.560522
BGN 1.990825
BHD 0.446973
BIF 3475.728416
BMD 1.185459
BND 1.501096
BOB 8.109934
BRL 6.253259
BSD 1.173546
BTN 107.726929
BWP 16.27886
BYN 3.322377
BYR 23234.999496
BZD 2.3603
CAD 1.622212
CDF 2584.30098
CHF 0.921724
CLF 0.025909
CLP 1022.837799
CNY 8.266913
CNH 8.239937
COP 4320.500738
CRC 580.823644
CUC 1.185459
CUP 31.414668
CVE 110.250506
CZK 24.243591
DJF 208.992526
DKK 7.467764
DOP 73.94028
DZD 153.297434
EGP 55.780118
ERN 17.781887
ETB 182.807768
FJD 2.622177
FKP 0.870101
GBP 0.867708
GEL 3.189216
GGP 0.870101
GHS 12.792318
GIP 0.870101
GMD 86.538848
GNF 10279.691976
GTQ 9.00774
GYD 245.537721
HKD 9.243558
HNL 30.95693
HRK 7.53407
HTG 153.919116
HUF 381.761119
IDR 19873.215143
ILS 3.715377
IMP 0.870101
INR 108.71257
IQD 1537.497878
IRR 49937.467216
ISK 145.669386
JEP 0.870101
JMD 184.735714
JOD 0.840501
JPY 182.356217
KES 152.924143
KGS 103.668086
KHR 4723.359139
KMF 497.892538
KPW 1066.934009
KRW 1710.32124
KWD 0.363652
KYD 0.978071
KZT 590.794825
LAK 25361.772878
LBP 105095.927221
LKR 363.583736
LRD 217.105049
LSL 18.94229
LTL 3.500352
LVL 0.717072
LYD 7.467018
MAD 10.749887
MDL 19.974458
MGA 5309.302032
MKD 61.613262
MMK 2489.387033
MNT 4227.428236
MOP 9.426161
MRU 46.92103
MUR 53.962092
MVR 18.314731
MWK 2035.032472
MXN 20.597981
MYR 4.700942
MZN 75.762297
NAD 18.94229
NGN 1672.599378
NIO 43.184505
NOK 11.584834
NPR 172.364341
NZD 1.985751
OMR 0.455818
PAB 1.173646
PEN 3.937182
PGK 5.019361
PHP 69.983556
PKR 328.372132
PLN 4.205713
PYG 7847.968296
QAR 4.278738
RON 5.095461
RSD 117.405444
RUB 90.391986
RWF 1711.674981
SAR 4.445453
SBD 9.630209
SCR 17.384008
SDG 713.04446
SEK 10.611075
SGD 1.504816
SHP 0.889401
SLE 28.93543
SLL 24858.484944
SOS 669.511985
SRD 45.190881
STD 24536.611137
STN 24.496883
SVC 10.26865
SYP 13110.674342
SZL 18.93751
THB 36.839392
TJS 10.972926
TMT 4.149107
TND 3.416522
TOP 2.854301
TRY 51.418933
TTD 7.971986
TWD 37.32833
TZS 3034.776587
UAH 50.603648
UGX 4148.454639
USD 1.185459
UYU 44.44322
UZS 14244.307662
VES 417.596262
VND 31044.211699
VUV 141.977452
WST 3.266638
XAF 655.870778
XAG 0.010807
XAU 0.000233
XCD 3.203763
XCG 2.115122
XDR 0.815693
XOF 655.870778
XPF 119.331742
YER 282.49338
ZAR 19.004036
ZMK 10670.558428
ZMW 23.02407
ZWL 381.717365
  • AEX

    1.5000

    1001.66

    +0.15%

  • BEL20

    20.7300

    5337

    +0.39%

  • PX1

    8.1400

    8151.39

    +0.1%

  • ISEQ

    3.8800

    12937.75

    +0.03%

  • OSEBX

    5.8900

    1739.29

    +0.34%

  • PSI20

    17.1200

    8575.17

    +0.2%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    35.9200

    4117.41

    +0.88%

  • N150

    3.1300

    3910.8

    +0.08%

Procès Jubillar: pour les parties civiles, la solidité de l'enquête démontre un "féminicide"
Procès Jubillar: pour les parties civiles, la solidité de l'enquête démontre un "féminicide" / Photo: Lionel BONAVENTURE - AFP/Archives

Procès Jubillar: pour les parties civiles, la solidité de l'enquête démontre un "féminicide"

Les premiers avocats des parties civiles à plaider mardi devant les assises du Tarn ont insisté sur la solidité d'une "enquête honnête et exhaustive" qui permet selon eux de démontrer que l'affaire Jubillar est celle d'un "féminicide".

Taille du texte:

"Toutes les pièces s'assemblent pour former ce puzzle de la vérité, qui est que, ce soir-là, Cédric Jubillar a bien tué son épouse", a souligné Philippe Pressecq, qui défend les intérêts d'une des cousines de Delphine Jubillar, née Aussaguel.

L'avocat a appuyé sur le fait que la gendarmerie, dans la foulée de la nuit de sa disparition, du 15 au 16 décembre 2020, avait déployé "des moyens technologiques et humains inédits".

"Est-ce une enquête orientée, superficielle ou malhonnête? Non", a martelé le conseil, réfutant les arguments d'une défense qui n'a eu de cesse de dénoncer les "imprécisions" voire les "mensonges" de l'enquête mais, a fait remarquer l'avocat, n'a demandé l'annulation d'aucun acte de procédure alors qu'elle en avait la possibilité.

Dans son sillage, Mourad Battikh, avocat de plusieurs cousins, oncles et tantes de Delphine, mais aussi depuis lundi de son amant qui a annoncé se constituer partie civile, a lui aussi insisté sur le faisceau d'indices réunis contre M. Jubillar, des éléments qui sont autant de "caméras", "d'angles de vue" démontrant le crime.

- Lunettes "fracassées" -

L'avocat a listé, de son débit rythmé au style direct et imagé, le témoignage de Louis, le fils du couple qui a évoqué une dispute entre ces parents ce soir-là, les lunettes "fracassées" de l'infirmière qui établissent la violence, ou encore le téléphone de la disparue qui continue à borner près de son domicile le matin du 16, écartant la thèse d'un rôdeur ou d'un départ volontaire.

Il a également dépeint un Cédric Jubillar "menteur" qui cherche, par ses affirmations, à entraîner les jurés "loin de chez lui", car "dans les cas de féminicide, on peut naturellement convoquer l'image du rôdeur dans la nuit noire et froide" alors que "la réalité est tristement plus banale": dans ce type de crime, "l'endroit le plus dangereux (...) c'est la cuisine, la chambre à coucher, le salon".

La thèse du féminicide est également celle sur laquelle s'est appesantie Pauline Rongier, l'avocate d'une amie de Delphine Jubillar, qui a demandé aux jurés de trouver le "courage" de condamner l'accusé malgré l'absence de corps, car cette affaire constitue un "cas d'école", voire un "paroxysme du féminicide".

Paroxysme, "car il l'a tuée, mais en plus, l'a fait disparaître, peut-être à jamais", a-t-elle insisté, estimant que "cette absence de corps n'est pas une preuve en moins" mais "une sauvagerie en plus".

"Isolement" de son épouse, dénigrement, "surveillance", "violences sur les enfants", Pauline Rongier a décrit la "chape de plomb, la prison dans laquelle était Delphine", ce "contrôle coercitif" exercé par Cédric sur son épouse qui, selon elle, précède la plupart des féminicides.

Dans son box vitré, l'accusé a continué mardi de montrer quelques signes de nervosité, se grattant la tête puis l'arête du nez, notamment lorsque s'est avancée à la barre l'avocate de sa mère, assise non du côté de la défense, mais des parties civiles.

- "Rien à gagner" -

"Moi aussi, je veux la vérité, quelle qu'elle soit", avait lancé Nadine Jubillar lors de sa déposition.

Qu'elle soit assise sur le banc des victimes, "c'est à l'image de sa vie", a estimé mardi son avocate Géraldine Vallat, à propos de sa cliente qui a donné naissance à Cédric à 16 ans, avant qu'il ne soit placé en famille d'accueil à deux reprises.

Cette mère "n'a rien à gagner dans ce procès contre son fils", a souligné l'avocate, affirmant qu'elle sortirait "d'ici avec un verdict, une vérité judiciaire" pour avancer avec ses petits-enfants, Louis et Elyah.

Après les plaidoiries des parties civiles qui devraient se poursuivre jusqu'à mercredi matin, les avocats généraux prendront la parole, ainsi que la défense, jeudi.

Vendredi, l'accusé aura une dernière fois l'occasion de s'exprimer avant que la cour ne se retire pour délibérer puis rende son verdict.

(K.Müller--BBZ)