Berliner Boersenzeitung - Le secteur aérien français dit déjà pâtir de l'alourdissement de sa fiscalité

EUR -
AED 4.353757
AFN 77.647339
ALL 96.816526
AMD 444.093194
ANG 2.122142
AOA 1087.105182
ARS 1700.605439
AUD 1.715346
AWG 2.135681
AZN 2.010406
BAM 1.960184
BBD 2.369299
BDT 143.90183
BGN 1.990896
BHD 0.443492
BIF 3483.991786
BMD 1.185501
BND 1.504665
BOB 8.129181
BRL 6.271778
BSD 1.176331
BTN 107.9835
BWP 16.317493
BYN 3.330248
BYR 23235.82585
BZD 2.365891
CAD 1.624273
CDF 2584.392637
CHF 0.92264
CLF 0.026137
CLP 1032.026557
CNY 8.267218
CNH 8.238345
COP 4239.080507
CRC 582.202068
CUC 1.185501
CUP 31.415785
CVE 110.512155
CZK 24.258736
DJF 209.488511
DKK 7.468018
DOP 74.115756
DZD 153.532368
EGP 55.726403
ERN 17.78252
ETB 183.241611
FJD 2.667736
FKP 0.868953
GBP 0.868149
GEL 3.188923
GGP 0.868953
GHS 12.822677
GIP 0.868953
GMD 86.542115
GNF 10304.044519
GTQ 9.029193
GYD 246.120437
HKD 9.241149
HNL 31.030398
HRK 7.53113
HTG 154.285051
HUF 381.965561
IDR 19889.689102
ILS 3.716369
IMP 0.868953
INR 108.583603
IQD 1541.146703
IRR 49939.243244
ISK 146.137342
JEP 0.868953
JMD 185.174133
JOD 0.84055
JPY 183.775821
KES 151.629111
KGS 103.671622
KHR 4734.588689
KMF 497.910388
KPW 1067.074972
KRW 1714.602459
KWD 0.363232
KYD 0.980393
KZT 592.194415
LAK 25421.854803
LBP 105344.898994
LKR 364.445065
LRD 217.626712
LSL 18.987164
LTL 3.500477
LVL 0.717098
LYD 7.484739
MAD 10.775399
MDL 20.021778
MGA 5321.902188
MKD 61.768142
MMK 2488.71842
MNT 4225.647764
MOP 9.448531
MRU 47.032185
MUR 54.426394
MVR 18.315543
MWK 2039.862057
MXN 20.575952
MYR 4.748522
MZN 75.765955
NAD 18.987164
NGN 1684.668781
NIO 43.286809
NOK 11.552195
NPR 172.7734
NZD 1.989283
OMR 0.455368
PAB 1.176431
PEN 3.946526
PGK 5.031252
PHP 69.905472
PKR 329.151432
PLN 4.208666
PYG 7866.593272
QAR 4.288892
RON 5.114261
RSD 117.663148
RUB 88.869469
RWF 1715.737167
SAR 4.444369
SBD 9.630551
SCR 16.897791
SDG 713.076765
SEK 10.566563
SGD 1.506938
SHP 0.889433
SLE 28.92056
SLL 24859.369037
SOS 671.100886
SRD 45.192464
STD 24537.483783
STN 24.554916
SVC 10.29302
SYP 13111.140624
SZL 18.982453
THB 37.011378
TJS 10.999199
TMT 4.149255
TND 3.424659
TOP 2.854402
TRY 51.443046
TTD 7.990871
TWD 37.207908
TZS 3011.535159
UAH 50.723741
UGX 4158.299845
USD 1.185501
UYU 44.549633
UZS 14277.931934
VES 417.611114
VND 31113.482114
VUV 141.672123
WST 3.266756
XAF 657.427306
XAG 0.011273
XAU 0.000235
XCD 3.203876
XCG 2.120142
XDR 0.817629
XOF 657.427306
XPF 119.331742
YER 282.505325
ZAR 19.056157
ZMK 10670.936322
ZMW 23.078614
ZWL 381.730941
  • AEX

    -0.1000

    1000.12

    -0.01%

  • BEL20

    -13.8600

    5316.43

    -0.26%

  • PX1

    -5.7000

    8143.05

    -0.07%

  • ISEQ

    -179.6500

    12933.65

    -1.37%

  • OSEBX

    8.1100

    1733.38

    +0.47%

  • PSI20

    -46.4600

    8557.86

    -0.54%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    35.9200

    4117.41

    +0.88%

  • N150

    -5.8700

    3908.11

    -0.15%

Le secteur aérien français dit déjà pâtir de l'alourdissement de sa fiscalité
Le secteur aérien français dit déjà pâtir de l'alourdissement de sa fiscalité / Photo: Thibaud MORITZ - AFP/Archives

Le secteur aérien français dit déjà pâtir de l'alourdissement de sa fiscalité

Décrochage du trafic par rapport au reste de l'Europe, bénéfices rognés et aviation d'affaires durement touchée: des entreprises, mais aussi le ministère des Transports, pointent certains effets délétères pour le secteur aérien français de l'alourdissement récent de sa fiscalité.

Taille du texte:

Le budget 2025 instauré depuis mars une taxation renforcée sur l'aérien, via un triplement de la "taxe de solidarité sur les billets d'avion" (TSBA). Un surcoût de 4,77 euros par billet d'avion sur les vols intérieurs ou européens au départ de la France, et jusqu'à 120 euros par trajet long-courrier en classe affaires.

Selon une étude publiée cette semaine par la Direction générale de l'Aviation civile (DGAC), les compagnies aériennes n'ont pas taillé dans leurs marges: ces hausses se sont répercutées "en grande partie, voire en totalité, sur les prix du transport aérien, représentant jusqu'à deux points d'inflation supplémentaire".

En outre, selon la DGAC, la hausse "se répercute directement sur les prestations facturées, sous forme de taxes ou de redevances, aux compagnies aériennes pour effectuer l'atterrissage, la circulation au sol, le stationnement et le décollage des aéronefs, le débarquement et l'embarquement des passagers", ce qu'on appelle dans le jargon du secteur les "coûts de touchée".

Conséquence, "la position concurrentielle des aéroports français s'est dégradée aussi bien sur le faisceau moyen-courrier (...) que sur le long-courrier, en concurrence avec les hubs, notamment extra-européens, pour attirer le trafic de correspondance", a affirmé l'administration qui dépend du ministère des Transports.

Ce constat semble confirmer les craintes énoncées par les professionnels du secteur aérien lors des débats budgétaires de l'automne 2024. La Fédération nationale de l'aviation et de ses métiers (Fnam) avait alors jugé que l'Etat, au capital d'Air France-KLM et du gestionnaire des aéroports parisiens, se tirait "une balle dans le pied" en dégradant la compétitivité de la destination France.

"Ce ne sont pas seulement les compagnies aériennes qui en pâtissent", a argumenté le directeur général d'Air France-KLM, Benjamin Smith, jeudi lors de la présentation de résultats trimestriels notamment lestés, selon son entreprise, par la hausse de la TSBA.

- Pas de rebond post-JO -

"C'est tout le secteur du voyage, le tourisme, l'hôtellerie. Pour la France, le compte n'y est pas", a-t-il ajouté.

Fin octobre, l'ONG Transport & Environment (T&E), étude économique à l'appui, avait a contrario estimé que "ce sont surtout les tendances en matière de comportement des voyageurs et les modèles économiques des compagnies aériennes qui influencent le nombre de passagers, et non les coûts seuls".

La DGAC a révélé mercredi que l'offre de sièges d'avions au départ de la France avait augmenté de seulement 1,4% depuis le début du deuxième trimestre, contre 4,7% dans le reste de l'Europe, laminant l'espoir de voir le pays bénéficier d'un "rebond" d'activité post-olympique comme d'autres pays hôtes.

"La fiscalité française renchérit le prix des billets d'avion, détourne des capacités vers d'autres marchés européens et fragilise l'attractivité du pavillon national", a assuré jeudi le Syndicat des compagnies aériennes autonomes (Scara), pour qui "la perte d'attractivité de la France a des effets sur l'emploi et la connectivité".

Evalué à 850 millions d'euros de plus en année pleine, le produit de la TSBA est reversé à 80% au budget général de l'Etat, le solde servant à financer les grands projets d'infrastructures routières et ferroviaires.

C'est l'aviation d'affaires qui a été la plus affectée par sa hausse: de 207,37 à 2.097,37 euros de plus par passager embarqué, a rappelé la DGAC.

Alors que le Parlement examine actuellement le projet de loi de finances (PLF) 2026, la principale association d'acteurs de l'aviation d'affaires, l'EBAA France, a exhorté les élus à corriger un dispositif "injuste dans sa conception, déséquilibré dans son application et inefficace dans ses résultats".

La hausse de la TSBA "détruit le pavillon français", a assuré cette semaine l'association, citant le chiffre d'une baisse d'activité de 21,8% des compagnies françaises d'aviation d'affaires au troisième trimestre, contre une hausse de 4% de celle des opérateurs étrangers dans le pays.

(G.Gruner--BBZ)