Berliner Boersenzeitung - A Paris, ouverture d'un procès historique sur les crimes dans l'est de la RDC

EUR -
AED 4.301666
AFN 74.964245
ALL 96.098612
AMD 434.445807
ANG 2.096522
AOA 1075.268556
ARS 1634.551952
AUD 1.630204
AWG 2.108371
AZN 1.990446
BAM 1.957809
BBD 2.359448
BDT 143.766913
BGN 1.953876
BHD 0.442754
BIF 3500.747465
BMD 1.171317
BND 1.494434
BOB 8.125338
BRL 5.824022
BSD 1.171467
BTN 111.357269
BWP 15.902318
BYN 3.3136
BYR 22957.812186
BZD 2.356518
CAD 1.594092
CDF 2717.455481
CHF 0.916309
CLF 0.026959
CLP 1060.920313
CNY 7.998045
CNH 7.997576
COP 4351.079355
CRC 532.6443
CUC 1.171317
CUP 31.039899
CVE 110.378265
CZK 24.38108
DJF 208.654111
DKK 7.472136
DOP 69.67752
DZD 155.167832
EGP 62.698301
ERN 17.569754
ETB 182.962347
FJD 2.570982
FKP 0.862349
GBP 0.863993
GEL 3.139342
GGP 0.862349
GHS 13.11746
GIP 0.862349
GMD 85.506397
GNF 10281.506491
GTQ 8.953391
GYD 245.101511
HKD 9.175306
HNL 31.141708
HRK 7.537661
HTG 153.316566
HUF 362.780162
IDR 20375.292578
ILS 3.448351
IMP 0.862349
INR 111.423809
IQD 1534.666902
IRR 1539110.469778
ISK 143.39264
JEP 0.862349
JMD 184.559386
JOD 0.830504
JPY 183.936547
KES 151.232472
KGS 102.397114
KHR 4699.822729
KMF 491.953408
KPW 1054.185251
KRW 1723.463729
KWD 0.360707
KYD 0.976402
KZT 543.46768
LAK 25743.416637
LBP 104927.071037
LKR 374.360955
LRD 215.010633
LSL 19.593575
LTL 3.458594
LVL 0.708518
LYD 7.418581
MAD 10.828211
MDL 20.170698
MGA 4881.008653
MKD 61.632209
MMK 2459.472469
MNT 4189.420664
MOP 9.453401
MRU 46.821846
MUR 54.770607
MVR 18.1027
MWK 2031.784918
MXN 20.446745
MYR 4.630193
MZN 74.84353
NAD 19.59751
NGN 1609.026742
NIO 43.105585
NOK 10.838662
NPR 178.169547
NZD 1.989417
OMR 0.450374
PAB 1.171702
PEN 4.108992
PGK 5.095228
PHP 72.067028
PKR 326.462102
PLN 4.252156
PYG 7283.473945
QAR 4.270864
RON 5.194835
RSD 117.416326
RUB 88.404773
RWF 1713.157959
SAR 4.39501
SBD 9.41986
SCR 16.34319
SDG 703.374036
SEK 10.835911
SGD 1.493898
SHP 0.874506
SLE 28.812685
SLL 24561.926256
SOS 669.578514
SRD 43.872863
STD 24243.895949
STN 24.520242
SVC 10.252477
SYP 129.459787
SZL 19.593105
THB 38.18786
TJS 10.967254
TMT 4.105466
TND 3.409198
TOP 2.82025
TRY 52.946804
TTD 7.958166
TWD 37.051114
TZS 3039.567486
UAH 51.626376
UGX 4396.629516
USD 1.171317
UYU 47.188422
UZS 14057.425043
VES 572.706936
VND 30851.902759
VUV 139.127601
WST 3.180346
XAF 656.630802
XAG 0.015866
XAU 0.000257
XCD 3.165542
XCG 2.111767
XDR 0.814803
XOF 656.630802
XPF 119.331742
YER 279.472035
ZAR 19.587344
ZMK 10543.254978
ZMW 21.940514
ZWL 377.163579
  • AEX

    -9.1300

    1004.98

    -0.9%

  • BEL20

    -0.5400

    5352.18

    -0.01%

  • PX1

    -138.7600

    7976.12

    -1.71%

  • ISEQ

    167.7500

    12593.36

    +1.35%

  • OSEBX

    11.5100

    2030.03

    +0.57%

  • PSI20

    -176.6100

    9168.05

    -1.89%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    74.1500

    3976.54

    +1.9%

  • N150

    0.0000

    4154.52

    0%

A Paris, ouverture d'un procès historique sur les crimes dans l'est de la RDC
A Paris, ouverture d'un procès historique sur les crimes dans l'est de la RDC / Photo: Thomas COEX - AFP/Archives

A Paris, ouverture d'un procès historique sur les crimes dans l'est de la RDC

Le procès de l'ex-rebelle congolais Roger Lumbala s'ouvre mercredi à Paris, une audience historique sur les atrocités commises dans l'est de la République démocratique du Congo, théâtre d'un des conflits les plus meurtriers du XXIe siècle.

Taille du texte:

Notamment poursuivi pour complicité de crimes contre l'humanité, cet homme de 67 ans est détenu à la prison de la Santé depuis son arrestation en France en décembre 2020.

Il encourt le 19 décembre un verdict de réclusion criminelle à perpétuité au terme de plus d'un mois de débats, avec les témoignages attendus de dizaines de victimes, sans que l'on sache combien pourront se déplacer jusqu'à la cour d'assises de Paris.

La justice française reproche à Roger Lumbala les crimes commis en 2002 et 2003 en Ituri et dans le Haut-Uélé par son mouvement rebelle du RCD-N (Rassemblement des Congolais démocrates-National), soutenu par l'Ouganda voisin, et qui comptait parmi la dizaine de groupes alors en guerre dans le nord-est de la RDC.

Ces exactions ont été perpétrées lors d'une offensive contre des mouvements pro-gouvernementaux, baptisée "Effacer le tableau" et menée conjointement avec son allié du Mouvement de libération du Congo (MLC) de l'actuel ministre congolais Jean-Pierre Bemba.

Outre la lutte contre les forces loyales au président de l'époque Joseph-Désiré Kabila, cette opération visait à "mettre la main sur les ressources naturelles" de la région, selon le rapport "Mapping" de l'ONU publié en 2010.

Elle a donné lieu à de nombreux crimes: exécutions sommaires, travail forcé, tortures, mutilations, pillages, ainsi que des viols de femmes.

- "Instruments de guerre" -

Ceux-ci ont été utilisés comme "instruments de guerre" par des combattants qui se désignaient comme "les effaceurs", selon les magistrats instructeurs français qui avaient lancé leurs investigations en 2016. Les femmes nande et pygmées bambuti, deux communautés soupçonnées de pencher du côté d'un groupe armé pro-Kinshasa, le RCD-ML, ont payé un lourd tribut.

Ephémère ministre durant la période de transition entre 2003 et 2005, puis candidat à la présidentielle en 2006 avant de reprendre le chemin de l'exil, Roger Lumbala, qui a expliqué durant l'enquête qu'il n'était alors qu'un "homme politique n'ayant disposé d'aucun militaire sous ses ordres", contestera sans doute la compétence de la justice française.

Les juges d'instruction, qui le décrivent comme "un chef de guerre à la tête de forces armées" ayant laissé les combattants "sous son autorité et son contrôle commettre des crimes contre l'humanité", l'ont poursuivi au titre de la compétence universelle. Celle-ci permet de juger les auteurs de tels crimes même s'ils sont commis dans un autre pays.

Parmi les conditions, l'auteur présumé doit avoir sa résidence habituelle en France: à l'inverse de Jean-Pierre Bemba, c'est le cas de Roger Lumbala. Il dispose d'un appartement à Paris, où il avait déposé une demande de renouvellement de son statut de réfugié qui lui a été refusé, point de départ de l'enquête quand l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) avait signalé son cas à la justice.

- "Signal fort" -

Ce "procès historique" est le premier au monde "en vertu de la compétence universelle pour des atrocités de masse commises en République démocratique du Congo (RDC) par un ressortissant congolais", se sont félicitées dans un communiqué plusieurs ONG parties civiles, la Clooney Foundation for Justice (CFJ), TRIAL International, Minority Rights Group (MRG), Justice Plus et PAP-RDC, qui soutient les populations pygmées de RDC.

Le Parquet national antiterroriste a décidé d'enregistrer les débats "au titre de la constitution d'archives historiques de la justice", comme c'est le cas pour les procès jugeant des crimes contre l'humanité.

"Le fait de tenir Lumbala responsable de ses actes envoie un signal fort dans le conflit violent qui sévit actuellement en RDC, à savoir que les abus feront l'objet d'enquêtes et que justice sera rendue", se félicite Samuel Ade Ndasi, de l'ONG britannique MRG.

Aujourd'hui, des combats entre forces armées congolaises et groupes armés, notamment le M23 soutenu par le Rwanda voisin, se poursuivent dans l'est de la RDC malgré des pourparlers et la récente signature d'un accord de paix entre Kinshasa et Kigali.

Depuis près de 30 ans, ces guerres ont fait directement ou indirectement (maladies, destruction des infrastructures, etc.), des millions de morts et de déplacés.

(O.Joost--BBZ)