Berliner Boersenzeitung - Sanctions américaines: nous ne sommes pas des trafiquants de drogue, fustige le procureur adjoint de la CPI

EUR -
AED 4.210499
AFN 72.796213
ALL 94.461752
AMD 422.020011
ANG 2.052384
AOA 1052.326771
ARS 1679.881759
AUD 1.63659
AWG 2.066251
AZN 1.953303
BAM 1.955297
BBD 2.308106
BDT 140.663801
BGN 1.938299
BHD 0.432188
BIF 3421.780125
BMD 1.146325
BND 1.479519
BOB 7.918997
BRL 5.906215
BSD 1.146005
BTN 108.029372
BWP 15.573585
BYN 3.184181
BYR 22467.97
BZD 2.304717
CAD 1.624933
CDF 2613.621415
CHF 0.926076
CLF 0.026285
CLP 1034.512913
CNY 7.760166
CNH 7.776084
COP 3957.893401
CRC 519.866215
CUC 1.146325
CUP 30.377613
CVE 110.510194
CZK 24.17726
DJF 203.72533
DKK 7.470032
DOP 66.949832
DZD 152.856753
EGP 57.300762
ERN 17.194875
ETB 181.549268
FJD 2.562614
FKP 0.86629
GBP 0.867794
GEL 3.038209
GGP 0.86629
GHS 12.867544
GIP 0.86629
GMD 84.259302
GNF 10059.002282
GTQ 8.74175
GYD 239.719355
HKD 8.983611
HNL 30.589728
HRK 7.535022
HTG 149.691478
HUF 351.715881
IDR 20434.733348
ILS 3.402911
IMP 0.86629
INR 108.133415
IQD 1501.68575
IRR 1576196.875404
ISK 143.898619
JEP 0.86629
JMD 181.073402
JOD 0.81279
JPY 184.907999
KES 148.338813
KGS 100.246562
KHR 4596.763652
KMF 492.350937
KPW 1031.692901
KRW 1751.183826
KWD 0.352988
KYD 0.954929
KZT 559.241447
LAK 25282.198275
LBP 102653.40415
LKR 382.461576
LRD 208.803536
LSL 18.805507
LTL 3.3848
LVL 0.6934
LYD 7.307867
MAD 10.574893
MDL 20.237262
MGA 4814.565397
MKD 61.595297
MMK 2406.686258
MNT 4104.327632
MOP 9.251919
MRU 45.922214
MUR 54.852085
MVR 17.711155
MWK 1991.16692
MXN 19.883752
MYR 4.743383
MZN 73.262063
NAD 18.804002
NGN 1559.506815
NIO 41.96739
NOK 11.122344
NPR 172.851518
NZD 1.99898
OMR 0.441315
PAB 1.14601
PEN 3.879208
PGK 5.029788
PHP 69.600846
PKR 319.05095
PLN 4.257165
PYG 7037.250395
QAR 4.173201
RON 5.236532
RSD 117.120453
RUB 83.800079
RWF 1678.2198
SAR 4.296702
SBD 9.241012
SCR 15.685465
SDG 688.372376
SEK 10.992483
SGD 1.481515
SHP 0.855847
SLE 28.371969
SLL 24037.866288
SOS 655.128936
SRD 42.875425
STD 23726.613079
STN 24.531355
SVC 10.02742
SYP 126.705707
SZL 18.803912
THB 37.703052
TJS 10.628811
TMT 4.012138
TND 3.337812
TOP 2.760076
TRY 53.257148
TTD 7.771034
TWD 36.355741
TZS 3015.963923
UAH 51.481152
UGX 4170.926637
USD 1.146325
UYU 45.818209
UZS 13761.632008
VES 695.398184
VND 30159.81075
VUV 135.418733
WST 3.154451
XAF 655.788237
XAG 0.017686
XAU 0.000276
XCD 3.098001
XCG 2.065269
XDR 0.806666
XOF 647.674005
XPF 119.331742
YER 273.517259
ZAR 18.861706
ZMK 10318.306372
ZMW 20.541803
ZWL 369.116182
  • AEX

    -3.2400

    1078.16

    -0.3%

  • BEL20

    -1.1300

    5647.65

    -0.02%

  • PX1

    -46.5700

    8421.14

    -0.55%

  • ISEQ

    0.0000

    13785.73

    0%

  • OSEBX

    23.1300

    1950.43

    +1.2%

  • PSI20

    62.3800

    9102.6

    +0.69%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    42.0100

    4242.69

    +1%

  • N150

    3.3900

    4235.78

    +0.08%

Sanctions américaines: nous ne sommes pas des trafiquants de drogue, fustige le procureur adjoint de la CPI
Sanctions américaines: nous ne sommes pas des trafiquants de drogue, fustige le procureur adjoint de la CPI / Photo: Peter Dejong - POOL/AFP/Archives

Sanctions américaines: nous ne sommes pas des trafiquants de drogue, fustige le procureur adjoint de la CPI

Le procureur adjoint de la Cour pénale internationale (CPI) a vivement critiqué vendredi les sanctions américaines, affirmant qu'elles assimilaient de facto les hauts responsables de la juridiction à des "terroristes et des trafiquants de drogue".

Taille du texte:

Dans un long entretien accordé à l'AFP, Mame Mandiaye Niang a également déclaré qu'il serait "envisageable" d'organiser une audience par contumace contre des personnalités de haut rang visées par la CPI, comme le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Comme d'autres hauts magistrats de la cour de La Haye, M. Niang, 65 ans, est visé par des sanctions de l'administration du président Donald Trump, en représailles aux mandats d'arrêt émis contre M. Netanyahu dans le cadre de la guerre à Gaza.

"On peut ne pas être d'accord avec ce qu'on fait, et ça arrive tout le temps", a déclaré M. Niang lors d'un entretien accordé à l'AFP au siège de la CPI.

"Mais même si on contrarie, on ne devrait jamais nous mettre sur la même liste que des terroristes ou des trafiquants de drogue. Et c'est le message" à M. Trump, a-t-il ajouté.

Les sanctions affectent plusieurs aspects de sa vie personnelle, familiale et financière, explique le procureur.

Il ne peut plus recharger sa voiture hybride par exemple, car cela nécessite une carte de crédit, qui a été bloquée.

"J'ai un abonnement qui n'a absolument rien à voir avec les États-Unis, mais j'ai besoin d'une carte de crédit. Et ma carte de crédit, c'était une American Express", précise-t-il.

Par ailleurs, il ne peut plus transférer d'argent à sa famille, craignant que leurs comptes ne soient également bloqués.

Les sanctions ont leur place dans les relations internationales, estime-t-il, mais s'attaquer à la CPI – la seule juridiction permanente au monde pour juger les suspects de crimes de guerre – risque de "délégitimer" cet instrument.

M. Niang déplore que les mandats d'arrêt émis contre Netanyahu et Poutine n'aient pas encore abouti à une comparution devant la cour.

La CPI ne dispose pas de force de police et dépend des États pour arrêter les suspects et les transférer à La Haye – une éventualité extrêmement improbable dans les cas de Poutine ou de Netanyahou.

Toutefois, souligne M. Niang, la CPI a récemment tenu une audience par contumace dans l'affaire contre le chef rebelle ougandais en fuite Joseph Kony. Du jamais vu, car d'habitude, la CPI ne tient pas d'audience en l'absence de l'accusé.

Une telle audience de "confirmation des charges" pourrait-elle avoir lieu pour les dirigeants russe et israélien ?

"C'est quelque chose d'envisageable. Nous l'avons testé dans l'affaire Kony. C'est effectivement une procédure lourde. Mais là, on l'a testé et on se rend compte que c'est possible et que c'est utile", a déclaré M. Niang.

Les avantages d'une telle audience sont de préserver les preuves et de donner la parole aux victimes, explique le procureur.

Toute demande d'une telle audience nécessiterait l'accord des juges et ne constituerait pas un procès, mais une simple confirmation des charges retenues contre le suspect.

- "Atmosphère pourrie" —

M. Niang assume actuellement le rôle de procureur général de la CPI en l’absence de Karim Khan, qui a temporairement quitté ses fonctions en raison d'une enquête en cours sur des allégations d’abus sexuels, qu’il nie.

"Même si ce ne sont que des accusations, cela nous perturbe et nous a affectés parce que cela a pourri l'atmosphère de la cour", confie M. Niang.

"C'était d'autant plus malheureux effectivement qu'elle a pu être exploitée pour aussi saboter presque ce qu'on fait, notamment dans l'affaire Palestine", ajoute-t-il.

Israël a affirmé que M. Khan avait émis des mandats d'arrêt "sans fondement et scandaleux" contre Netanyahu et son ancien ministre de la Défense, Yoav Gallant, pour détourner l'attention de l'enquête contre lui.

Celle-ci doit naturellement avoir lieu, estime M. Niang, mais elle constitue indéniablement un obstacle pour la cour.

- "Encore du travail" -

Malgré les défis auxquels la cour est confrontée, M. Niang se montre combatif : "C'est en ce moment que notre existence est menacée. Le monde a besoin de nous plus que jamais".

La Cour pénale internationale a tout de même remporté des succès cette année, souligne-t-il, tels que l'arrestation de l'ancien président philippin Rodrigo Duterte et la condamnation d'un chef de milice soudanais.

Pendant de nombreuses années, la cour s'est concentrée sur des suspects africains, mais elle mène désormais des enquêtes en Amérique latine, en Asie et même en Europe, notamment en Ukraine, note-t-il.

Des crimes de masse sont commis quotidiennement et la juridiction est là pour juger ces crimes, affirme le juriste sénégalais.

"La cour est là, et on aurait bien souhaité qu'elle ne serve plus à rien. Malheureusement, le monde est encore ce qu'il est, et nous avons encore du travail", conclut-il.

(K.Lüdke--BBZ)