Berliner Boersenzeitung - Face aux accusations de discrimination, ses proches défendent la mémoire de Samuel Paty

EUR -
AED 4.241003
AFN 73.32143
ALL 96.264457
AMD 435.49084
ANG 2.066822
AOA 1058.764604
ARS 1597.949484
AUD 1.676973
AWG 2.078272
AZN 1.967396
BAM 1.962489
BBD 2.325728
BDT 141.683564
BGN 1.973561
BHD 0.435685
BIF 3427.417086
BMD 1.154596
BND 1.486969
BOB 8.008298
BRL 6.067751
BSD 1.154731
BTN 109.448969
BWP 15.919471
BYN 3.437216
BYR 22630.074075
BZD 2.322286
CAD 1.604831
CDF 2635.36902
CHF 0.921949
CLF 0.027055
CLP 1068.301597
CNY 7.980392
CNH 7.989998
COP 4249.2467
CRC 536.225485
CUC 1.154596
CUP 30.596784
CVE 110.98555
CZK 24.603629
DJF 205.195187
DKK 7.496448
DOP 68.95827
DZD 153.879614
EGP 60.780401
ERN 17.318934
ETB 180.838585
FJD 2.609838
FKP 0.868614
GBP 0.870276
GEL 3.094767
GGP 0.868614
GHS 12.666364
GIP 0.868614
GMD 84.867224
GNF 10137.349919
GTQ 8.837161
GYD 241.720221
HKD 9.035924
HNL 30.608778
HRK 7.557064
HTG 151.366612
HUF 390.276858
IDR 19617.503194
ILS 3.622683
IMP 0.868614
INR 109.529794
IQD 1512.520257
IRR 1516272.693223
ISK 144.047794
JEP 0.868614
JMD 181.759555
JOD 0.818654
JPY 185.080568
KES 149.986359
KGS 100.96983
KHR 4632.238016
KMF 494.167328
KPW 1039.005581
KRW 1741.130593
KWD 0.355512
KYD 0.962293
KZT 558.235579
LAK 25285.644395
LBP 103394.037822
LKR 363.741444
LRD 212.012665
LSL 19.813301
LTL 3.409221
LVL 0.698404
LYD 7.360592
MAD 10.789123
MDL 20.282399
MGA 4820.437097
MKD 61.637435
MMK 2427.526343
MNT 4123.646826
MOP 9.31702
MRU 46.322813
MUR 54.000874
MVR 17.838939
MWK 2005.532983
MXN 20.922547
MYR 4.530678
MZN 73.836825
NAD 19.813296
NGN 1597.337286
NIO 42.397186
NOK 11.20288
NPR 175.114145
NZD 2.009741
OMR 0.444613
PAB 1.154721
PEN 3.994328
PGK 4.975197
PHP 69.911197
PKR 322.367369
PLN 4.298271
PYG 7549.734427
QAR 4.218027
RON 5.111746
RSD 117.558661
RUB 94.006614
RWF 1686.864195
SAR 4.332448
SBD 9.285301
SCR 16.659944
SDG 693.912357
SEK 10.938258
SGD 1.492666
SHP 0.866246
SLE 28.345751
SLL 24211.30527
SOS 659.855623
SRD 43.413994
STD 23897.798134
STN 24.650616
SVC 10.103439
SYP 129.111885
SZL 19.813287
THB 37.940438
TJS 11.033396
TMT 4.041085
TND 3.37839
TOP 2.779989
TRY 51.302613
TTD 7.845709
TWD 36.998328
TZS 2974.800639
UAH 50.614226
UGX 4301.662877
USD 1.154596
UYU 46.739318
UZS 14091.83988
VES 540.268027
VND 30409.162038
VUV 138.27014
WST 3.204592
XAF 658.200578
XAG 0.0165
XAU 0.000256
XCD 3.120353
XCG 2.081103
XDR 0.816058
XOF 655.810693
XPF 119.331742
YER 275.490657
ZAR 19.766671
ZMK 10392.750198
ZMW 21.737094
ZWL 371.779317
  • AEX

    -10.5800

    960.22

    -1.09%

  • BEL20

    -21.0300

    4985.22

    -0.42%

  • PX1

    -67.6000

    7701.95

    -0.87%

  • ISEQ

    -51.7200

    11975.33

    -0.43%

  • OSEBX

    -6.5600

    1981.56

    -0.33%

  • PSI20

    -115.1700

    8882.11

    -1.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -13.4000

    3607.49

    -0.37%

  • N150

    -43.9600

    3778.5

    -1.15%

Face aux accusations de discrimination, ses proches défendent la mémoire de Samuel Paty
Face aux accusations de discrimination, ses proches défendent la mémoire de Samuel Paty / Photo: Bertrand GUAY - POOL/AFP/Archives

Face aux accusations de discrimination, ses proches défendent la mémoire de Samuel Paty

Un "humaniste", un "laïc éclairé" et "tolérant", respectueux des religions et des élèves: les proches de Samuel Paty ont défendu mardi la mémoire du professeur assassiné en 2020 par un islamiste et exprimé leur "dégoût" face aux accusations de discrimination des élèves musulmans.

Taille du texte:

"Nous n'accepterons jamais qu'on le traite d'islamophobe, de raciste. Cette rumeur nous anéantit." Frêle silhouette au côté de son époux à la barre de la cour d'assises d'appel spéciale de Paris, Bernadette Paty loue la "tolérance à toute épreuve" de leur fils.

Son témoignage livré, le couple d'instituteurs retraités rentrera dans l'Allier pour ne pas entendre "les dénis des accusés" jusqu'au verdict le 27 février, dit-elle.

Condamnés en première instance à des peines de treize à seize années de réclusion criminelle, quatre hommes sont rejugés pour leur rôle dans l'assassinat du professeur d'histoire-géographie, décapité le 16 octobre 2020 près de son collège du Bois-d'Aulne à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) par Abdoullakh Anzorov, islamiste tchétchène abattu par la police.

Naïm Boudaoud, 24 ans, et Azim Epsirkhanov, 25 ans, sont accusés d'avoir aidé le jeune homme de 18 ans à se procurer ses armes.

Un parent d'élève, Brahim Chnina, 54 ans, et le prédicateur islamiste Abdelhakim Sefrioui, 66 ans, ont eux été au coeur de la campagne de haine qui a abouti à l'assassinat. M. Sefrioui avait élaboré et diffusé des vidéos virulentes, prenant pour argent comptant les accusations de discrimination formulées par la fille de M. Chnina, pourtant absente au cours de Samuel Paty sur la liberté d'expression.

L'avocat du prédicateur, Francis Vuillemin, lit des extraits de témoignages de deux élèves, racontant comment, au moment de montrer des caricatures de Mahomet, le professeur aurait demandé aux élèves musulmans de sortir. Des "morceaux choisis", "tronqués", s'indigne Me Francis Szpiner, conseil de l'ex-compagne et du fils de Samuel Paty.

La présidente lit effectivement d'autres passages: les deux adolescents disent ne pas s'être sentis discriminés par ce professeur "gentil" qui "faisait attention" à ses élèves. Une autre avait dit trouvé "ça bien" de prévenir.

- "Dignité" -

Me Vuillemin tente de tempérer son propos: "Samuel Paty n'était ni raciste, ni islamophobe." Mais son cours suscitait des "clivages entre professeurs", relève-t-il, s'employant à convaincre de la "bonne foi" de M. Sefrioui "quand il s'empare d'un vrai problème".

"Proposer à des enfants de sortir, même par bienveillance, c'est une erreur et c'est un manquement", persiste un autre professeur d'histoire du collège qui confirme avoir été alors en désaccord avec Samuel Paty, même s'il refuse aujourd'hui de l'accuser de "discrimination" et évoque une "erreur ponctuelle".

"Est-ce que vous saviez que plusieurs élèves, sur plusieurs années, avaient pu se dire choqués" par ses cours, demande l'avocat à une professeure de lettres qui, avant l'assassinat, avait également exprimé un différend "pédagogique" avec Samuel Paty. "Non", répond-elle.

"N'aurait-il pas pu supprimer la caricature obscène" parmi les quatre qu'il présentait aux élèves, faire en sorte "que tout le monde soit resté dans la classe? Et on ne serait pas ici aujourd'hui?", l'interroge l'avocat, déclenchant la stupéfaction indignée dans une salle sous tension.

Samuel Paty était "extrêmement tolérant, et notamment des religions", "particulièrement vigilant à ne pas heurter, à ne pas froisser les sensibilités de chacun", dit une de ses soeurs, Gaëlle. C'était justement pour cela qu'il laissait à ses élèves le choix de "fermer les yeux ou (de) sortir de la classe" au moment de présenter des caricatures. C'était "peut-être maladroit dans la méthode" mais "il a voulu les protéger".

Un professeur de mathématiques est venu rappeler que c'était la quatrième année que ce cours était dispensé, sans que cela ne suscite de remous jusqu'alors. Samuel Paty était-il raciste? "Non, non", se récrie l'enseignant. Islamophobe? "Encore moins."

"J'ai parfois l'impression qu'on oublie la gravité" de ce qui est jugé, regrette Gaëlle Paty, "attristée du déroulement des débats". Elle attend une chose: que ceux-ci "retrouvent la dignité qu'on doit à (s)on frère."

(K.Müller--BBZ)