Berliner Boersenzeitung - L'accusation demande des peines plus lourdes contre les auteurs de la campagne de haine visant Samuel Paty

EUR -
AED 4.340609
AFN 73.863966
ALL 96.317175
AMD 445.519428
ANG 2.115011
AOA 1083.663344
ARS 1646.923597
AUD 1.661626
AWG 2.121238
AZN 2.013663
BAM 1.95771
BBD 2.379021
BDT 144.340829
BGN 1.947102
BHD 0.441474
BIF 3503.882799
BMD 1.181748
BND 1.495259
BOB 8.161963
BRL 6.063672
BSD 1.181152
BTN 107.475861
BWP 15.546168
BYN 3.419336
BYR 23162.260663
BZD 2.375618
CAD 1.612791
CDF 2611.663492
CHF 0.909253
CLF 0.026147
CLP 1032.446419
CNY 8.104605
CNH 8.108115
COP 4445.35779
CRC 557.343782
CUC 1.181748
CUP 31.316322
CVE 110.641204
CZK 24.248528
DJF 210.020718
DKK 7.473734
DOP 71.200781
DZD 153.542201
EGP 56.124406
ERN 17.72622
ETB 184.648587
FJD 2.591042
FKP 0.875321
GBP 0.876473
GEL 3.167546
GGP 0.875321
GHS 12.609712
GIP 0.875321
GMD 85.68128
GNF 10375.747798
GTQ 9.059839
GYD 247.121108
HKD 9.244992
HNL 31.35773
HRK 7.534712
HTG 154.831064
HUF 376.907163
IDR 19856.261565
ILS 3.705684
IMP 0.875321
INR 107.634612
IQD 1548.680745
IRR 1553189.113856
ISK 143.547385
JEP 0.875321
JMD 184.159679
JOD 0.837906
JPY 184.41773
KES 152.445906
KGS 103.344316
KHR 4741.173362
KMF 492.789327
KPW 1063.537042
KRW 1701.717523
KWD 0.362254
KYD 0.98436
KZT 588.313999
LAK 25307.133683
LBP 105419.259014
LKR 365.276388
LRD 217.02847
LSL 18.802061
LTL 3.489395
LVL 0.714828
LYD 7.480915
MAD 10.804136
MDL 20.215724
MGA 4975.15946
MKD 61.634464
MMK 2481.611644
MNT 4235.08818
MOP 9.519288
MRU 47.223097
MUR 54.837528
MVR 18.258453
MWK 2051.514923
MXN 20.367786
MYR 4.598541
MZN 75.519651
NAD 18.802056
NGN 1610.061181
NIO 43.399741
NOK 11.237483
NPR 171.961778
NZD 1.970566
OMR 0.450205
PAB 1.181152
PEN 3.96536
PGK 5.032597
PHP 68.234725
PKR 330.150891
PLN 4.2241
PYG 7608.423291
QAR 4.302867
RON 5.099288
RSD 117.696237
RUB 91.093029
RWF 1720.625078
SAR 4.432282
SBD 9.507378
SCR 16.875612
SDG 710.825762
SEK 10.672253
SGD 1.494325
SHP 0.886617
SLE 29.012352
SLL 24780.663772
SOS 675.373306
SRD 44.577943
STD 24459.797516
STN 24.816708
SVC 10.335084
SYP 130.644557
SZL 18.802047
THB 36.634586
TJS 11.238865
TMT 4.136118
TND 3.381026
TOP 2.845366
TRY 51.907694
TTD 8.017823
TWD 37.095504
TZS 3031.183998
UAH 50.926487
UGX 4258.154543
USD 1.181748
UYU 45.37427
UZS 14402.55794
VES 492.595347
VND 30778.626478
VUV 140.530921
WST 3.195669
XAF 656.597621
XAG 0.012594
XAU 0.000224
XCD 3.193733
XCG 2.128777
XDR 0.817137
XOF 655.283508
XPF 119.331742
YER 281.906413
ZAR 18.823662
ZMK 10637.154271
ZMW 22.318776
ZWL 380.522372
  • AEX

    4.6000

    1027.02

    +0.45%

  • BEL20

    4.8900

    5443.76

    +0.09%

  • PX1

    -40.5200

    8580.75

    -0.47%

  • ISEQ

    -34.2200

    13128.54

    -0.26%

  • OSEBX

    16.6900

    1892.04

    +0.89%

  • PSI20

    8.3400

    9276.09

    +0.09%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    25.3100

    3918.4

    +0.65%

  • N150

    -8.2000

    4092.87

    -0.2%

L'accusation demande des peines plus lourdes contre les auteurs de la campagne de haine visant Samuel Paty

L'accusation demande des peines plus lourdes contre les auteurs de la campagne de haine visant Samuel Paty

L'accusation a demandé vendredi d'alourdir à vingt ans de réclusion criminelle les peines en appel des deux initiateurs d'une campagne de haine lancée contre Samuel Paty avant sa décapitation par un jihadiste tchétchène pour avoir montré des caricatures du Prophète lors d'un cours sur la liberté d'expression.

Taille du texte:

Contre deux amis du tueur, Naïm Boudaoud, 24 ans, et Azim Epsirkhanov, 25 ans, le parquet général a réclamé seize ans d'emprisonnement pour complicité d'assassinat.

L'accusation est convaincue qu'ils ont véhiculé et aidé Abdoullakh Anzorov à se procurer des armes en ayant "conscience (de son) projet terroriste" même s'ils "n'avaient pas connaissance" de ses modalités. Ce dont ils se défendent depuis fin janvier devant la cour d'assises spéciales de Paris.

Le père d'élève Brahim Chnina, 54 ans, et le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui, 66 ans, s'emploient aussi à convaincre de l'absence de toute intention qu'advienne un attentat, et de conscience du risque auquel leur cabale en ligne exposait le professeur du collège du Bois d'Aulne à Conflans Sainte-Honorine (Yvelines).

Ils avaient fait appel de leur condamnation à 13 et 15 années de réclusion pour prix de cette campagne qui ne s'était arrêtée qu'avec la décapitation du professeur d'histoire-géographie le 16 octobre 2020 près de son établissement.

A l'inverse de leurs co-accusés, Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui ne connaissaient pas Anzorov. Mais en réclamant contre eux les peines les plus lourdes, l'accusation a dressé une hiérarchie des responsabilités qui a surpris, notamment la défense.

"On ne reproche pas à Brahim Chnina et Abdelhakim Sefrioui des actes préparatoires à l'attentat commis par Anzorov. Ce qu'on leur reproche, c'est des actes préparatoires à tous les Anzorov potentiels", déclare une des deux avocates générales.

Et leur cabale ne relève pas de l'impulsion vite réprimée: elle "dure dix jours, du 7 octobre au 16 octobre", relève la magistrate, dans un réquisitoire s'employant, point par point, à priver d'oxygène la défense. Pendant cette période, "la terreur" s'installe au collège, "avant même l'entrée en scène du terroriste Anzorov": le père d'une collégienne et le militant islamiste ont "créé les conditions d'un passage à l'acte terroriste."

"Jamais un dossier de terrorisme n'aura revêtu autant d'enjeux sociétaux", poursuit la magistrate, demandant à la cour de protéger l'école, "fondement de la République".

- "C'est ça, l'arbitraire" -

"L'accusation cherche à faire un exemple" et souhaite que la cour réponde "à des enjeux sociétaux, là où elle ne devrait être tenue que par le droit", a répliqué un des avocats d'Abdelhakim Sefrioui, Me Vincent Brengarth.

"Il y a un an, ça valait dix" ans, les réquisitions en première instance, "et maintenant ça vaut 20! C'est ça l'arbitraire!", s'indigne pour Brahim Chnina, sa consoeur Me Louise Tort: quand personne n'avait su prévenir la dérive jihadiste d'Anzorov, "lui, il aurait dû savoir, il aurait dû se douter, il aurait dû prévoir!".

Le crime a traumatisé la communauté enseignante et jeté l'effroi dans un pays qui venait d'être menacé par Al-Qaïda après la republication de ses caricatures par Charlie Hebdo à l'occasion du procès des attentats de janvier 2015.

Mais les deux hommes affirment n'avoir pas été mus par la question du blasphème, invoquée par Anzorov dans la revendication de son crime.

Brahim Chnina a parlé du sentiment d'injustice d'un père à qui sa fille avait dit avoir dû quitter la classe parce que Samuel Paty aurait fait sortir les musulmans au moment de montrer les caricatures. Elle avait menti: exclue pour indiscipline, elle n'assistait pas à ce cours.

Quant à Abdelhakim Sefrioui, qui avait contacté Brahim Chnina en qualité revendiquée de représentant du Conseil des imams de France, il n'aurait été animé que par sa conviction que le professeur avait stigmatisé les élèves musulmans.

Une ligne de défense balayée par l'accusation: "On est bien sur la question du blasphème", tranche l'avocate générale, rappelant témoignages et propos passés des deux accusés.

Si Brahim Chnina a exprimé "honte" et regrets, Abdelhakim Sefrioui s'est posé en héraut des droits des musulmans, qui aurait été livré à la "vindicte" publique par les autorités françaises.

Secouant parfois la tête en écoutant l'avocate générale, l'ancien dirigeant du Collectif Cheikh Yassine, du nom du fondateur du Hamas palestinien, a écouté sa description en "manipulateur", désireux "de relancer sa carrière d'islamiste politique qui était en déshérence".

Le verdict est attendu lundi.

(B.Hartmann--BBZ)