Berliner Boersenzeitung - Effondrement mortel d'un balcon à Angers: le procès de la construction s'ouvre mercredi

EUR -
AED 3.982855
AFN 78.614354
ALL 103.718911
AMD 440.407105
ANG 1.953726
AOA 901.1026
ARS 911.940346
AUD 1.656711
AWG 1.951846
AZN 1.844173
BAM 1.952746
BBD 2.188777
BDT 118.973915
BGN 1.955529
BHD 0.408718
BIF 3107.772816
BMD 1.084359
BND 1.456282
BOB 7.507189
BRL 5.350117
BSD 1.084005
BTN 89.801415
BWP 14.911265
BYN 3.547553
BYR 21253.435869
BZD 2.184992
CAD 1.467517
CDF 3003.67429
CHF 0.953428
CLF 0.03857
CLP 1064.276484
CNY 7.80565
COP 4263.385017
CRC 557.722533
CUC 1.084359
CUP 28.735513
CVE 110.604634
CZK 25.328678
DJF 192.712184
DKK 7.455405
DOP 63.678969
DZD 145.994872
EGP 33.509728
ERN 16.265385
ETB 61.499359
FJD 2.454445
FKP 0.85511
GBP 0.855245
GEL 2.884612
GGP 0.85511
GHS 13.635836
GIP 0.85511
GMD 73.620742
GNF 9322.770125
GTQ 8.460689
GYD 226.80317
HKD 8.484518
HNL 26.859809
HRK 7.623147
HTG 143.904921
HUF 391.030461
IDR 16979.001234
ILS 3.912682
IMP 0.85511
INR 89.943293
IQD 1420.510255
IRR 45589.173857
ISK 149.326765
JEP 0.85511
JMD 168.988675
JOD 0.768777
JPY 163.213386
KES 158.316366
KGS 96.974029
KHR 4424.184372
KMF 492.244605
KPW 975.917039
KRW 1443.704243
KWD 0.333647
KYD 0.903362
KZT 487.926594
LAK 22630.57214
LBP 97266.999522
LKR 336.659466
LRD 206.899849
LSL 20.6892
LTL 3.20183
LVL 0.655918
LYD 5.248604
MAD 10.91293
MDL 19.295642
MGA 4928.411228
MKD 61.606988
MMK 2276.444981
MNT 3689.831885
MOP 8.737054
MRU 43.298338
MUR 49.562695
MVR 16.694621
MWK 1824.975788
MXN 18.509902
MYR 5.160492
MZN 68.858812
NAD 20.689385
NGN 1712.289514
NIO 39.872134
NOK 11.423933
NPR 143.681945
NZD 1.757185
OMR 0.417402
PAB 1.08396
PEN 4.121595
PGK 4.038966
PHP 60.820634
PKR 303.081497
PLN 4.307185
PYG 7892.328221
QAR 3.947611
RON 4.968097
RSD 117.21269
RUB 99.815283
RWF 1400.449614
SAR 4.066694
SBD 9.190143
SCR 14.635796
SDG 651.699919
SEK 11.179123
SGD 1.457498
SHP 1.375238
SLE 24.405153
SLL 21416.090075
SOS 619.703898
SRD 38.281109
STD 22444.041427
SVC 9.484728
SYP 14098.617439
SZL 20.68984
THB 38.919744
TJS 11.880725
TMT 3.8061
TND 3.382929
TOP 2.561853
TRY 33.777132
TTD 7.358423
TWD 34.254592
TZS 2765.115945
UAH 41.498571
UGX 4262.333358
USD 1.084359
UYU 42.361789
UZS 13587.018265
VEF 3905976.95019
VES 39.064617
VND 26713.183297
VUV 130.086467
WST 2.952779
XAF 654.914541
XAG 0.048329
XAU 0.000534
XCD 2.930534
XDR 0.8168
XOF 654.376525
XPF 119.331742
YER 271.468859
ZAR 20.703018
ZMK 9760.533221
ZMW 25.149432
ZWL 349.163147
  • AEX

    0.0900

    852.98

    +0.01%

  • BEL20

    11.4200

    3696.65

    +0.31%

  • PX1

    18.2400

    7948.4

    +0.23%

  • ISEQ

    40.6500

    9495.06

    +0.43%

  • OSEBX

    -2.2700

    1260.06

    -0.18%

  • PSI20

    40.1700

    6220.07

    +0.65%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -0.2300

    2294.64

    -0.01%

  • N150

    2.6200

    3273.12

    +0.08%

Effondrement mortel d'un balcon à Angers: le procès de la construction s'ouvre mercredi
Effondrement mortel d'un balcon à Angers: le procès de la construction s'ouvre mercredi

Effondrement mortel d'un balcon à Angers: le procès de la construction s'ouvre mercredi

Malfaçons, béton de mauvaise qualité... Cinq responsables de la construction d'un immeuble d'Angers vont devoir s'expliquer à partir de mercredi devant la justice pour l'effondrement d'un balcon qui avait provoqué la mort de quatre étudiants le 15 octobre 2016.

Taille du texte:

Ce soir-là, une crémaillère organisée par deux soeurs et réunissant une trentaine de copains de fac et de tennis se transforme en cauchemar. La soirée se déroulait calmement au 4ème étage de la résidence "Le Surcouf", dans le centre d'Angers, lorsque vers 23H00, le balcon se décroche et bascule dans le vide, entraînant 18 jeunes dans sa chute de plus de 8 mètres.

Antoine, 21 ans, Benjamin, 23 ans, Lou, 18 ans, et Baptiste, 25 ans, y laissent la vie, tandis que quatorze autres sont conduits en urgence à l'hôpital.

Cinq prévenus sont renvoyés devant le tribunal correctionnel d'Angers pour homicides et blessures involontaires: l'architecte Frédéric Rolland, 66 ans, maître d'oeuvre du chantier, dont le cabinet a pignon sur rue à Angers, le constructeur Patrick Bonnel, 72 ans, gérant de l'entreprise éponyme de gros oeuvre, ainsi que deux de ses salariés, Eric Morand, conducteur de travaux, 53 ans, et Jean-Marcel Moreau, 63 ans, chef de chantier. Le dernier prévenu, André de Douvan, 84 ans, était chargé du contrôle du chantier pour le groupe Apave. Ils encourent jusqu'à 3 ans de prison et 45.000 euros d'amende.

Les conclusions des enquêteurs ont été sans appel. Ecartant toute responsabilité des invités qui se trouvaient sur le balcon, et l'hypothèse d'un défaut d'entretien, elles incriminent en revanche les constructeurs de cette résidence livrée en 1998.

Béton gorgé d'eau, supervision désinvolte du chantier, arrangements avec les règles de construction, mauvais positionnement des armatures en acier... Surtout, les balcons qui devaient initialement être préfabriqués en usine ont finalement été coulés sur place sans que de nouveaux plans ne soient réalisés.

- "Irresponsabilité" -

Au total, quatre-vingt trois personnes se sont constituées parties civiles. "Tout le monde peut se sentir concerné par ce drame, c'est un procès extraordinaire par le nombre de parties civiles, la technicité et l'enjeu émotionnel. Est-il normal qu'un balcon tombe 18 ans après avoir été construit?", interroge le procureur de la République d'Angers, Eric Bouillard.

Parmi les blessés, Baptiste, ancien locataire de l'appartement, avait écrit dans son état des lieux d'entrée : "balcon fissuré et très instable: danger???", et signalé la présence d'une "fissure faisant toute la longueur du balcon".

Durant l'instruction, le conducteur de travaux Eric Morand est le seul à avoir reconnu une part de responsabilité, expliquant que le changement de mode de construction des balcons avait permis de gagner 14 semaines sur le calendrier des travaux.

"L'objectif était de gagner toujours plus d'argent. On n'utilise pas la bonne qualité de béton parce que c'est moins cher, on construit sur place pour éviter de payer des pénalités, on envoie un simple salarié suivre un chantier pour économiser sur des honoraires et on oublie le coeur même du métier", observe Me Louis-René Penneau, avocat de 32 parties civiles, dénonçant "l'irresponsabilité et l'inconscience totales" des constructeurs.

De son côté, l'avocat de Patrick Bonnel, Thierry Fillion, assure que son client, qui fut copropriétaire d'un appartement dans l'immeuble, "reconnaît des erreurs" tout en assurant que "ce n'était pas dans les gènes de son entreprise de faire des économies sur des constructions dont il était responsable".

"Il est extrêmement affecté. Il ne peut que reconnaître qu'il y a eu manifestement des malfaçons dont la société Bonnel est au moins en partie responsable", ajoute Me Fillion, en précisant que son client suivait "plusieurs dizaines de chantiers à ce moment-là".

L'architecte Frédéric Rolland est lui poursuivi pour son contrôle déficient du chantier, à une époque où il était occupé par la création d'un cabinet à Shanghai. "Il n'est pas intervenu personnellement dans le projet du Surcouf", assure son avocat Patrick Descamps, qui conteste toute "responsabilité pénale personnelle".

Le procès doit durer jusqu'au 4 mars.

(Y.Yildiz--BBZ)