Berliner Boersenzeitung - Trois jours de deuil pour Pelé au Brésil, hommages du monde entier

EUR -
AED 4.244436
AFN 73.389503
ALL 96.041475
AMD 437.227891
ANG 2.068863
AOA 1059.809568
ARS 1591.117901
AUD 1.663809
AWG 2.082925
AZN 1.95873
BAM 1.954592
BBD 2.335977
BDT 142.332035
BGN 1.975509
BHD 0.436313
BIF 3444.885879
BMD 1.155736
BND 1.48259
BOB 8.014012
BRL 6.040997
BSD 1.159793
BTN 109.092106
BWP 15.805369
BYN 3.437405
BYR 22652.420245
BZD 2.332679
CAD 1.597868
CDF 2635.077814
CHF 0.915938
CLF 0.026863
CLP 1060.688624
CNY 7.976305
CNH 7.983216
COP 4277.782432
CRC 539.269051
CUC 1.155736
CUP 30.626997
CVE 110.196419
CZK 24.476637
DJF 206.535037
DKK 7.471618
DOP 69.927086
DZD 153.324525
EGP 60.76882
ERN 17.336036
ETB 181.097361
FJD 2.598383
FKP 0.863596
GBP 0.865357
GEL 3.1147
GGP 0.863596
GHS 12.680109
GIP 0.863596
GMD 84.943654
GNF 10165.761288
GTQ 8.876476
GYD 242.648987
HKD 9.035831
HNL 30.712152
HRK 7.532279
HTG 152.086665
HUF 387.510676
IDR 19534.245254
ILS 3.607282
IMP 0.863596
INR 108.781896
IQD 1519.467505
IRR 1517654.369857
ISK 143.206866
JEP 0.863596
JMD 182.687885
JOD 0.819347
JPY 184.298222
KES 149.910497
KGS 101.068161
KHR 4651.145599
KMF 493.499383
KPW 1040.178735
KRW 1741.537699
KWD 0.354915
KYD 0.966507
KZT 559.596576
LAK 25005.762183
LBP 103706.496104
LKR 364.767721
LRD 212.827547
LSL 19.536695
LTL 3.412587
LVL 0.699093
LYD 7.395525
MAD 10.808973
MDL 20.279642
MGA 4834.054262
MKD 61.622775
MMK 2427.238714
MNT 4125.361797
MOP 9.339568
MRU 46.21164
MUR 53.891528
MVR 17.856098
MWK 2011.174446
MXN 20.55545
MYR 4.617149
MZN 73.903122
NAD 19.53661
NGN 1599.98893
NIO 42.683805
NOK 11.207202
NPR 174.54888
NZD 1.9938
OMR 0.444374
PAB 1.159783
PEN 4.010639
PGK 5.010925
PHP 69.637122
PKR 323.708741
PLN 4.281654
PYG 7546.401433
QAR 4.229668
RON 5.094603
RSD 117.440085
RUB 93.618694
RWF 1693.560664
SAR 4.335627
SBD 9.29447
SCR 16.592438
SDG 694.597244
SEK 10.810885
SGD 1.482844
SHP 0.867101
SLE 28.373451
SLL 24235.212834
SOS 662.793245
SRD 43.155748
STD 23921.396123
STN 24.484974
SVC 10.148772
SYP 128.226865
SZL 19.547089
THB 37.968233
TJS 11.105189
TMT 4.045075
TND 3.403382
TOP 2.782734
TRY 51.276297
TTD 7.88616
TWD 36.924603
TZS 2976.087716
UAH 50.922669
UGX 4291.329287
USD 1.155736
UYU 46.95078
UZS 14145.319039
VES 534.054338
VND 30438.611836
VUV 138.119748
WST 3.164637
XAF 655.554687
XAG 0.016593
XAU 0.00026
XCD 3.123433
XCG 2.090317
XDR 0.815303
XOF 655.560356
XPF 119.331742
YER 275.815943
ZAR 19.686745
ZMK 10403.013897
ZMW 21.717766
ZWL 372.146432
  • AEX

    -7.1800

    975.95

    -0.73%

  • BEL20

    -33.8600

    5019.26

    -0.67%

  • PX1

    -51.7900

    7794.58

    -0.66%

  • ISEQ

    -178.0200

    12184.42

    -1.44%

  • OSEBX

    1.1900

    1981.28

    +0.06%

  • PSI20

    -12.6200

    9001.49

    -0.14%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    80.4500

    3624.57

    +2.27%

  • N150

    -21.4900

    3816.67

    -0.56%

Trois jours de deuil pour Pelé au Brésil, hommages du monde entier
Trois jours de deuil pour Pelé au Brésil, hommages du monde entier / Photo: STAFF - AFP/Archives

Trois jours de deuil pour Pelé au Brésil, hommages du monde entier

Le Brésil se réveille vendredi pour la première fois depuis 82 ans sans Pelé, le "Roi" du football décédé la veille et pour lequel le pays entame un deuil national de trois jours, accompagné de condoléances planétaires.

Taille du texte:

Après la mort d'Elizabeth II en septembre, c'est une autre figure majeure du XXe siècle qui disparaît en 2022, suscitant des réactions du monde du foot, mais aussi de la politique, de la culture etc.

La santé de Pelé, unique vainqueur de trois Coupes du monde et considéré par beaucoup comme le meilleur joueur de tous les temps, était chancelante depuis quelques mois: il luttait contre un cancer du côlon, et avait été hospitalisé fin novembre à Sao Paulo.

"Nous t'aimons à l'infini, repose en paix": c'est par ces mots, publiés sur Instagram, que l'un de ses filles, Kely Nascimento, a annoncé le décès du Brésilien le plus connu de l'histoire, entouré de plusieurs membres de sa famille depuis quelques jours à l'hôpital Albert Einstein de Sao Paulo.

Quelques heures plus tard, un décret annonçait un "deuil officiel" de trois jours, "une marque de respect après le décès d'Edson Arantes do Nascimento, Pelé", des suites d'un cancer du côlon.

Une veillée funèbre, ouverte au public, aura lieu lundi et durera 24 heures, au stade du Santos FC, club où l'éternel numéro 10 a brillé de 1956 à 1974.

L'enterrement, mardi, se déroulera en revanche dans l'intimité familiale, après un cortège suivant le cercueil dans les rues de Santos, ville portuaire à 80 km de Sao Paulo qui a décrété pour sa part un deuil de sept jours.

Devant l'hôpital pauliste où le triple champion du monde est décédé, des fans ont brandi une banderole où l'on pouvait lire: "Roi Pelé éternel". A Rio de Janeiro, le Christ Rédempteur du Corcovado, monument emblématique qui domine la baie, a été illuminé en hommage à Pelé, tout comme le mythique stade Maracana.

- "Le plus grand" -

"Deuil" pour le "roi immortel du football", titre le quotidien brésilien O Globo sur son site, avec des images du joueur sous le maillot national, notamment celle, iconique, où tout sourire, il lève le bras droit, porté par son coéquipier Jairzinho vu de dos avec son numéro 7.

Le monde du foot a fait part sur les réseaux sociaux de son émotion et dessiné la dimension du personnage. "Il a fait du football un art", a écrit Neymar, son lointain successeur sous le numéro 10 de l'équipe brésilienne, et qui a égalé au Mondial qatarien son record national de 77 buts pour la "Seleçao".

Hommages également des superstars Lionel Messi et Kylian Mbappé: "Repose en paix, Pelé", a souhaité l'Argentin, tandis que le Français relevait que "son héritage ne sera jamais oublié".

Les Français Michel Platini et Zinédine Zidane, le Portugais Cristiano Ronaldo, évidemment d'innombrables Brésiliens, comme l'ex-attaquant Ronaldo, tous ont partagé quelques mots et des photos en compagnie de l'icône, "le plus grand", selon ses anciens coéquipiers Mario Zagallo (Brésil) et Franz Beckenbauer (Cosmos New York).

Le monde politique a fait chorus, ou équipe, jusqu'au plus haut sommet de l'Etat. Au Brésil, bien sûr: "Jamais il n'y a eu un numéro 10 comme lui", a réagi le président élu Luiz Inacio Lula da Silva, qui sera investi dimanche. Le président sortant Jair Bolsonaro a pour sa part salué la mémoire de celui qui a "porté le nom du Brésil dans le monde entier".

Ailleurs, l'Américain Joe Biden a salué "une histoire de ce qui est possible", le Français Emmanuel Macron tweeté un triptyque "Le Jeu. Le Roi. L'Eternité." et le Sénégalais Macky Sall applaudi "sa virtuosité, son génie et son humanisme".

Pelé, élu athlète du siècle par le Comité international olympique en 1999, a été un sportif hors du commun. Il y a son record de buts - 1.281 en 1.363 matches sous les maillots de Santos, son club au Brésil (1956-74), de la Seleçao et du Cosmos de New York (1975-77), record homologué par la Fifa.

Mais au-delà des statistiques, Pelé a révolutionné le foot, joueur emblématique du "jogo bonito" (beau jeu) et du Brésil titré à la Coupe du monde 1970 - "il était le plus grand, et elle était la plus belle", écrit Vincent Duluc dans l'éditorial du quotidien sportif français L'Equipe.

- Promesse à son père -

Né le 23 octobre 1940 dans une famille pauvre à Tres Coraçoes, petite ville du Minas Gerais (sud-est) entourée de plantations de café, le petit Edson doit vendre des cacahuètes dans la rue pour aider ses parents.

La légende dit que, enfant, il voit son père pleurer lors du "Maracanazo" de 1950, cette défaite du Brésil face à l'Uruguay privant le pays du "futebol" de son premier titre mondial, et il lui promet qu'il le remportera.

Et il remplit sa promesse à 17 ans, en éclaboussant la Coupe du monde 1958 en Suède de ses buts et de sa classe. En larmes, il est porté en triomphe par ses coéquipiers. Il est à nouveau titré en 1962, même si son tournoi est abrégé par une blessure - une autre écourte aussi sa participation à l'édition 1966. Le Mondial-1970, le premier retransmis en couleur à la télévision, marque son apothéose.

C'est depuis un monument national et mondial, même si, contrairement à l'éternel rebelle Diego Maradona ou à l'idole du peuple Garrincha, il a souvent été perçu au Brésil comme un homme proche du pouvoir établi, y compris pendant la dictature militaire (1964-1985).

Sa notoriété le poussera aussi vers d'autres terrains - le cinéma, la chanson et même la politique, avec un poste de ministre des Sports (1995-1998), parallèlement à un trajectoire personnelle mouvementée - trois mariages, sept enfants (reconnus) et une vie de telenovela. Royale.

(U.Gruber--BBZ)