Berliner Boersenzeitung - Aux Oscars, les documentaires alertent sur la destruction de l'environnement

EUR -
AED 4.234305
AFN 73.206022
ALL 95.812234
AMD 436.184273
ANG 2.063925
AOA 1057.280409
ARS 1587.291241
AUD 1.667055
AWG 2.077953
AZN 1.961064
BAM 1.949927
BBD 2.330401
BDT 141.992303
BGN 1.970794
BHD 0.435312
BIF 3436.663292
BMD 1.152977
BND 1.479051
BOB 7.994884
BRL 6.053341
BSD 1.157025
BTN 108.831715
BWP 15.767643
BYN 3.429201
BYR 22598.351259
BZD 2.327111
CAD 1.595536
CDF 2628.787676
CHF 0.914658
CLF 0.026844
CLP 1059.885276
CNY 7.957269
CNH 7.976186
COP 4267.571808
CRC 537.981872
CUC 1.152977
CUP 30.553893
CVE 109.933392
CZK 24.476208
DJF 206.042059
DKK 7.472157
DOP 69.760177
DZD 153.327594
EGP 60.872574
ERN 17.294657
ETB 180.6651
FJD 2.59218
FKP 0.862237
GBP 0.864946
GEL 3.10733
GGP 0.862237
GHS 12.649842
GIP 0.862237
GMD 84.749724
GNF 10141.496666
GTQ 8.855288
GYD 242.069809
HKD 9.020571
HNL 30.638845
HRK 7.536091
HTG 151.723649
HUF 388.485269
IDR 19502.607732
ILS 3.606368
IMP 0.862237
INR 108.477969
IQD 1515.840693
IRR 1514031.885631
ISK 142.66913
JEP 0.862237
JMD 182.251828
JOD 0.81743
JPY 184.046854
KES 149.766145
KGS 100.827377
KHR 4640.043795
KMF 492.321403
KPW 1037.746034
KRW 1737.415627
KWD 0.354517
KYD 0.9642
KZT 558.260877
LAK 24946.076013
LBP 103458.959416
LKR 363.897058
LRD 212.319549
LSL 19.490063
LTL 3.404441
LVL 0.697425
LYD 7.377873
MAD 10.783173
MDL 20.231237
MGA 4822.515874
MKD 61.638053
MMK 2421.233218
MNT 4132.071286
MOP 9.317276
MRU 46.101338
MUR 53.763579
MVR 17.813319
MWK 2006.373981
MXN 20.570881
MYR 4.605059
MZN 73.671727
NAD 19.489979
NGN 1597.611466
NIO 42.581923
NOK 11.111258
NPR 174.132249
NZD 1.995233
OMR 0.443302
PAB 1.157015
PEN 4.001066
PGK 4.998964
PHP 69.383888
PKR 322.936082
PLN 4.273193
PYG 7528.388952
QAR 4.219572
RON 5.097888
RSD 117.448046
RUB 95.007374
RWF 1689.51831
SAR 4.325551
SBD 9.272285
SCR 16.055447
SDG 692.939845
SEK 10.837521
SGD 1.481118
SHP 0.865031
SLE 28.305819
SLL 24177.365885
SOS 661.211226
SRD 43.052736
STD 23864.298223
STN 24.426531
SVC 10.124548
SYP 128.491078
SZL 19.500432
THB 37.926607
TJS 11.078682
TMT 4.03542
TND 3.395258
TOP 2.776092
TRY 51.153211
TTD 7.867337
TWD 36.827174
TZS 2963.219161
UAH 50.801122
UGX 4281.086328
USD 1.152977
UYU 46.838713
UZS 14111.555625
VES 532.779606
VND 30382.099695
VUV 137.231179
WST 3.170146
XAF 653.989946
XAG 0.017078
XAU 0.00026
XCD 3.115978
XCG 2.085328
XDR 0.813357
XOF 653.995601
XPF 119.331742
YER 275.157775
ZAR 19.696538
ZMK 10378.184071
ZMW 21.665928
ZWL 371.258157
  • AEX

    -9.1400

    974

    -0.93%

  • BEL20

    -37.3900

    5015.44

    -0.74%

  • PX1

    -31.3800

    7814.78

    -0.4%

  • ISEQ

    -196.5700

    12166.38

    -1.59%

  • OSEBX

    2.9700

    1982.77

    +0.15%

  • PSI20

    -6.3100

    9008.08

    -0.07%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    80.4500

    3624.57

    +2.27%

  • N150

    -4.6100

    3833.43

    -0.12%

Aux Oscars, les documentaires alertent sur la destruction de l'environnement
Aux Oscars, les documentaires alertent sur la destruction de l'environnement / Photo: JC Olivera - GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives

Aux Oscars, les documentaires alertent sur la destruction de l'environnement

"Avatar: la voie de l'eau" est loin d'être le seul film à défendre l'environnement aux Oscars: au-delà de la fable écologique de James Cameron, située sur la planète imaginaire de Pandora, certains documentaires nommés alertent sur la destruction bien réelle de la Terre.

Taille du texte:

De la pollution opaque de New Delhi en Inde à la disparition de la banquise en Sibérie, "Tout ce que nous respirons" et "Haulout" s'attaquent chacun à des sujets complexes pour souligner les ravages du changement climatique causés par l'homme et sa dépendance aux énergies fossiles.

Issus du peuple Iakoute, Maxim Arbugaev et Evgenia Arbugaeva proposent un court-métrage sur la catastrophe qui frappe les morses de leur Sibérie natale, à cause de la fonte des glaces.

Intitulé "Haulout", leur film suit le biologiste marin Maxim Chakilev, chargé d'étudier la migration de cette espèce sur l'austère côte arctique de la Russie. Il comporte des images saisissantes: devant la cabane du scientifique, 100.000 morses s'entassent soudain sur une plage auparavant déserte.

Fascinant, ce spectacle révèle plus tard une triste réalité: les corpulents mammifères s'agglutinent là car ils n'ont plus d'autre choix, à cause du recul de la banquise. Et cette surpopulation a des conséquences mortelles, car ils s'écrasent entre eux.

Premiers créateurs iakoutes à être nommés aux Oscars, les deux réalisateurs espèrent "contribuer à cette conversation sur l'état désastreux de notre planète", explique à l'AFP Mme Arbugaeva.

Frère et sœur, le duo est aux premières loges pour constater les effets du réchauffement.

"Parler depuis la terre natale, je pense que c'est très, très important", poursuit la réalisatrice. Pour elle, avoir une perspective locale permet d'atteindre "quelque chose de très personnel (...), on parle de son propre cœur et du cœur de sa communauté qui se brise."

- Oiseaux en détresse -

Avec "Tout ce que nous respirons", Shaunak Sen plante lui son décor en Inde.

Ce long-métrage explore l'impact dévastateur sur les animaux de la pollution à New Delhi, où l'air est l'un des plus viciés du monde.

Le documentaire suit trois hommes dans une clinique vétérinaire autofinancée, qui soignent quelques-uns des centaines d'oiseaux se fracassant quotidiennement sur le sol à cause du brouillard toxique autour de la capitale indienne.

Chaque jour, des caisses entières de rapaces blessés arrivent dans leur sous-sol. Le trio réalise même un audacieux sauvetage d'un oiseau à l'aile brisée en pleine rivière.

"Des centaines d'oiseaux tombent du ciel chaque jour. Ce qui m'étonne, c'est que les gens continuent comme si tout était normal", dit l'un des hommes à sa femme.

Le film aborde également la façon dont les oiseaux ont appris à se nourrir d'ordures, à ramasser les mégots de cigarettes pour repousser les parasites, et à chanter plus aigu pour communiquer par-dessus la circulation bruyante de Delhi.

Ce documentaire tente d'amener le public à "considérer l'enchevêtrement de la vie humaine et non-humaine", confie son réalisateur à l'AFP.

Car au-delà de l'air âcre, de nombreux oiseaux sont aussi blessés par les ficelles des cerfs-volants en bois dont les Indiens sont friands.

- Nouvelles perspectives -

Pour M. Sen, "il devrait y en avoir beaucoup plus" de documentaires sur l'environnement, "compte tenu de l'attention requise par la condition de la planète".

Le réalisateur exhorte les autres cinéastes à adopter de nouvelles perspectives, pour mettre en scène "des histoires plus sophistiquées qui nous font penser à la planète", plutôt que de se concentrer sur "la morosité, le malheur et le désespoir".

Son film commence par un plan sur un tas d'ordures et révèle progressivement la faune et la flore qui ont appris à prospérer dans ce milieu sordide.

A l'inverse, "Haulout" s'ouvre sur la beauté de la nature, avant de dévoiler la tragédie engendrée par la disparition de la banquise: les morses arrivent épuisés sur une plage bondée, où beaucoup succombent sous le poids de leurs congénères.

Dans une scène déchirante, un petit morse mal nourri se frotte contre le corps de sa mère morte, avant de tenter faiblement de nager vers l'océan.

Lors du tournage, "mes mains tremblaient parce que j'étais tellement émue, je pleurais, la caméra n'était pas stable", se souvient Mme Arbugaeva. "Parfois, certaines séquences n'étaient pas utilisables. Des moments clés, cruciaux. Mais c'est juste très difficile".

(T.Burkhard--BBZ)