Berliner Boersenzeitung - Algues en Guadeloupe: l'année s'annonce chargée en sargasses

EUR -
AED 4.178176
AFN 75.669671
ALL 93.778816
AMD 415.906051
AOA 1043.264169
ARS 1703.272449
AUD 1.632271
AWG 2.047847
AZN 1.945163
BAM 1.955358
BBD 2.292182
BDT 140.37829
BHD 0.429203
BIF 3399.931992
BMD 1.137693
BND 1.469068
BOB 12.638145
BRL 5.783461
BSD 1.138043
BTN 109.838189
BWP 15.720449
BYN 3.264263
BYR 22298.782942
BZD 2.288883
CAD 1.604204
CDF 2571.186241
CHF 0.931286
CLF 0.027333
CLP 1075.766996
CNY 7.704572
CNH 7.704127
COP 3641.777361
CRC 517.883016
CUC 1.137693
CUP 30.148865
CVE 110.240098
CZK 24.160615
DJF 202.654223
DKK 7.479533
DOP 66.275029
DZD 151.767717
EGP 58.438499
ERN 17.065395
ETB 183.686107
FJD 2.56129
FKP 0.853952
GBP 0.854156
GEL 2.986427
GGP 0.853952
GHS 13.23501
GIP 0.853952
GMD 84.189045
GNF 9984.744552
GTQ 8.682039
GYD 238.096217
HKD 8.921959
HNL 30.482114
HRK 7.538694
HTG 148.796388
HUF 361.274524
IDR 20389.734076
ILS 3.465811
IMP 0.853952
INR 109.86417
IQD 1490.86323
IRR 1564327.884519
ISK 143.120641
JEP 0.853952
JMD 180.509225
JOD 0.806636
JPY 186.428038
KES 147.376709
KGS 99.49109
KHR 4601.960466
KMF 493.758517
KRW 1660.474379
KWD 0.352776
KYD 0.948386
KZT 541.10777
LAK 25769.179016
LBP 101911.779213
LKR 382.44361
LRD 205.983471
LSL 19.221958
LTL 3.359312
LVL 0.68818
LYD 7.282355
MAD 10.657593
MDL 20.114456
MGA 5042.860871
MKD 61.561094
MMK 2389.154486
MNT 4088.86456
MOP 9.192623
MRU 45.42174
MUR 53.949593
MVR 17.577593
MWK 1973.35424
MXN 19.892219
MYR 4.654753
MZN 72.697949
NAD 19.221958
NGN 1553.521481
NIO 41.88054
NOK 10.898075
NPR 175.741302
NZD 1.971568
OMR 0.437631
PAB 1.138043
PEN 3.872925
PGK 5.09085
PHP 70.178549
PKR 316.119892
PLN 4.319536
PYG 6880.44578
QAR 4.137265
RON 5.218882
RSD 117.363489
RUB 88.939909
RWF 1676.921201
SAR 4.280572
SBD 9.193817
SCR 15.342886
SDG 683.187191
SEK 11.057126
SGD 1.468364
SLE 27.560575
SOS 650.353092
SRD 42.996262
STD 23547.948257
STN 24.494467
SVC 9.957751
SZL 19.219658
THB 38.345966
TJS 10.498429
TMT 3.981926
TND 3.373238
TRY 53.861229
TTD 7.732253
TWD 36.815448
TZS 3004.421333
UAH 51.001879
UGX 4290.030928
USD 1.137693
UYU 45.699677
UZS 13772.888851
VES 843.37342
VND 29944.079951
VUV 135.013564
WST 3.135846
XAF 655.80886
XAG 0.019524
XAU 0.000281
XCD 3.074672
XCG 2.051037
XDR 0.815616
XOF 655.80886
XPF 119.331742
YER 271.396531
ZAR 19.152129
ZMK 10240.602013
ZMW 21.082238
ZWL 366.336684
  • AEX

    3.3700

    1090.04

    +0.31%

  • BEL20

    42.1300

    5734.78

    +0.74%

  • PX1

    73.0300

    8372.28

    +0.88%

  • ISEQ

    254.3600

    13571.59

    +1.91%

  • OSEBX

    -10.7000

    2007.53

    -0.53%

  • PSI20

    -37.0100

    9215.11

    -0.4%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    25.3600

    4553.8

    +0.56%

  • N150

    8.8800

    4236.41

    +0.21%

Algues en Guadeloupe: l'année s'annonce chargée en sargasses
Algues en Guadeloupe: l'année s'annonce chargée en sargasses / Photo: Olivier MORIN - AFP/Archives

Algues en Guadeloupe: l'année s'annonce chargée en sargasses

Les sargasses, ces algues brunes nauséabondes, menacent une fois de plus les côtes des Antilles: Guadeloupe et Martinique s'apprêtent à affronter une saison s'annonçant parmi les pires jamais enregistrées en termes d'échouements, avec des volumes records dans l'Atlantique.

Taille du texte:

Charriées par les courants depuis le coeur de l'océan Atlantique, ces algues pélagiques échouent massivement sur les côtes antillaises depuis 2011. En séchant, elles dégagent du sulfure d'hydrogène et de l'ammoniac, des gaz toxiques à l'odeur âcre.

À Petit-Bourg, commune de Basse-Terre exposée à la Côte-au-Vent, la population vit avec la menace depuis plus d'une décennie. "Pour l'instant, ça va encore: on a eu de premiers arrivages il y a quelques jours, mais il y a comme une accalmie", note Lucia, une commerçante souhaitant rester anonyme, qui tient une petite boutique donnant sur la mer.

L'odeur est pourtant bien présente. "Souvent c'est pire", estime la commerçante de 45 ans, qui raconte vaporiser des produits odorants pour cacher les émanations nauséabondes.

"Notre pire année, c’est quand-même 2024", souligne Victor Jean-Noël, conseiller technique de la ville chargé de gérer l’installation des filets. Depuis plusieurs années, la ville déploie en effet des filets de protection. Certains flottent déjà à 300 m des côtes, faits de flotteurs orange ou de boudins bleus, installés dans le cadre d'une expérimentation et reliant Petit-Bourg et la commune voisine de Baie-Mahault.

Retiré pour la saison cyclonique, habituellement faible en arrivage de sargasses, le dispositif est remis en place en début d'année. "Nous avons encore au moins 4 km de filets à installer pour protéger les autres parties du bourg en souffrance", souffle Victor Jean-Noël. L'opération est chiffrée à deux millions d'euros, financés par l'État et des fonds européens.

"Et on nous annonce une nouvelle année terrible !", reprend-il avec découragement.

Depuis la fin du mois de mars, de nombreuses communes de Guadeloupe font en effet état d'échouages massifs et plusieurs prévisions d'échouement "fort à très fort" ont été émises par Météo France en Guadeloupe et en Martinique ces dernières semaines.

Pendant quelques jours, le port de La Désirade, petite île touristique du nord-est de l’archipel, a même été bloqué et les rotations avec Grande-Terre interrompues face à l’afflux d’algues.

La situation est particulièrement préoccupante en Martinique, où Météo-France prévoit des échouements classés "très fort", au niveau rouge, pour les quatre prochains jours.

"Les radeaux de sargasses en transit au large demeurent considérables. Les conditions hydrodynamiques et atmosphériques actuelles ne laissent pas présager d'accalmie dans les deux prochaines semaines. Des vagues d'échouements continus et répétés sont à anticiper sur l'ensemble des côtes", précise le dernier bulletin de l’institut météorologique, publié jeudi.

- "Année majeure" -

Tous les instituts de surveillance français, caribéens ou américains, constatent la prolifération des algues dans l'océan. "L'année 2026 s'annonce comme une nouvelle année majeure en matière de sargasses (...) voire record à l'été 2026", précise le bulletin mensuel produit par l'université du Sud de la Floride.

Les chercheurs estiment à environ 14 millions de tonnes les sargasses flottant dans l'Atlantique, ce qui représenterait près de 0,4 % de la surface de l’océan. Les volumes devraient encore augmenter, notamment dans l'Atlantique tropical et à l'ouest des Antilles avec la saison, selon les scientifiques.

Pour les Antilles françaises, un troisième Plan sargasses avait été annoncé en mai 2025 par le gouvernement de François Bayrou. Le deuxième volet faisait la part belle à la question des barrages, de la collecte et du stockage, avec des résultats mitigés. Seules 10 des 26 mesures annoncées ont été mises en place, relève un rapport commandé par la Direction générale des outre-mer à l’été 2025.

"Les impacts économiques et sociaux ont été insuffisamment pris en compte" et "la dimension sanitaire était largement absente", notent notamment les auteurs du rapport. Si le suivi satellite, le comportement des "radeaux" d’algues en mer ou leurs impacts sur la biodiversité commencent en effet à être maîtrisés, les connaissances de l'impact sur la santé ou sur les moyens de valoriser les algues restent lacunaires.

"Nous, on ne relargue pas en mer, on stocke à des visées d'épandages" sur une plage proche, rappelle Victor Jean-Noël. Un site expérimental de stockage devrait voir le jour en Guadeloupe.

(Y.Berger--BBZ)