Berliner Boersenzeitung - "La Terre entre nos mains": depuis l'espace, un plaidoyer pour la planète signé Thomas Pesquet

EUR -
AED 4.244974
AFN 73.404371
ALL 96.053628
AMD 437.283219
ANG 2.069125
AOA 1059.943577
ARS 1591.374406
AUD 1.666136
AWG 2.083188
AZN 1.959447
BAM 1.954839
BBD 2.336272
BDT 142.350046
BGN 1.975759
BHD 0.436369
BIF 3445.321802
BMD 1.155882
BND 1.482778
BOB 8.015027
BRL 6.055431
BSD 1.15994
BTN 109.105911
BWP 15.807369
BYN 3.43784
BYR 22655.286732
BZD 2.332974
CAD 1.598157
CDF 2635.41125
CHF 0.91573
CLF 0.026866
CLP 1060.821935
CNY 7.97732
CNH 7.984896
COP 4278.323752
CRC 539.337292
CUC 1.155882
CUP 30.630872
CVE 110.210364
CZK 24.466899
DJF 206.561172
DKK 7.47239
DOP 69.935935
DZD 153.346985
EGP 60.725763
ERN 17.33823
ETB 181.120277
FJD 2.576698
FKP 0.863705
GBP 0.865813
GEL 3.115108
GGP 0.863705
GHS 12.681713
GIP 0.863705
GMD 84.992909
GNF 10167.047686
GTQ 8.877599
GYD 242.679693
HKD 9.036743
HNL 30.716038
HRK 7.533804
HTG 152.10591
HUF 387.464342
IDR 19533.249514
ILS 3.601555
IMP 0.863705
INR 108.911358
IQD 1519.659782
IRR 1517846.416863
ISK 143.202376
JEP 0.863705
JMD 182.711002
JOD 0.819539
JPY 184.378778
KES 150.333976
KGS 101.080958
KHR 4651.734165
KMF 493.561959
KPW 1040.310361
KRW 1743.399579
KWD 0.354416
KYD 0.966629
KZT 559.667389
LAK 25008.926468
LBP 103719.619352
LKR 364.813879
LRD 212.854478
LSL 19.539167
LTL 3.413019
LVL 0.699182
LYD 7.396461
MAD 10.810341
MDL 20.282208
MGA 4834.665974
MKD 61.630573
MMK 2427.545862
MNT 4125.88383
MOP 9.34075
MRU 46.217488
MUR 53.702471
MVR 17.858423
MWK 2011.428945
MXN 20.564873
MYR 4.614268
MZN 73.865502
NAD 19.539083
NGN 1600.191256
NIO 42.689206
NOK 11.211269
NPR 174.570967
NZD 1.993567
OMR 0.444448
PAB 1.15993
PEN 4.011146
PGK 5.011559
PHP 69.610681
PKR 323.749704
PLN 4.277746
PYG 7547.356371
QAR 4.230203
RON 5.094664
RSD 117.447969
RUB 93.62725
RWF 1693.774971
SAR 4.336191
SBD 9.295646
SCR 15.97272
SDG 694.685176
SEK 10.817044
SGD 1.482453
SHP 0.867211
SLE 28.37729
SLL 24238.279611
SOS 662.877116
SRD 43.16121
STD 23924.423189
STN 24.488072
SVC 10.150056
SYP 128.243091
SZL 19.549562
THB 37.878475
TJS 11.106594
TMT 4.045587
TND 3.403813
TOP 2.783086
TRY 51.286017
TTD 7.887158
TWD 36.902705
TZS 2970.684884
UAH 50.929113
UGX 4291.872321
USD 1.155882
UYU 46.956721
UZS 14147.109019
VES 534.121918
VND 30441.885664
VUV 138.137226
WST 3.165038
XAF 655.637642
XAG 0.016193
XAU 0.000256
XCD 3.123829
XCG 2.090582
XDR 0.815406
XOF 655.643312
XPF 119.331742
YER 275.851685
ZAR 19.661206
ZMK 10404.320777
ZMW 21.720514
ZWL 372.193525
  • AEX

    8.8700

    983.13

    +0.91%

  • BEL20

    108.2900

    5052.97

    +2.19%

  • PX1

    102.9900

    7846.55

    +1.33%

  • ISEQ

    267.3000

    12362.55

    +2.21%

  • OSEBX

    23.8700

    1980.05

    +1.22%

  • PSI20

    132.3400

    9014.42

    +1.49%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    80.4500

    3624.57

    +2.27%

  • N150

    55.6000

    3837.98

    +1.47%

"La Terre entre nos mains": depuis l'espace, un plaidoyer pour la planète signé Thomas Pesquet
"La Terre entre nos mains": depuis l'espace, un plaidoyer pour la planète signé Thomas Pesquet / Photo: JOEL SAGET - AFP

"La Terre entre nos mains": depuis l'espace, un plaidoyer pour la planète signé Thomas Pesquet

Depuis l'espace, la Terre lui est apparue comme un fragile "îlot de vie": durant sa deuxième mission en orbite, Thomas Pesquet a immortalisé de nouvelles vues spectaculaires d'une planète dont l'état de dégradation lui a sauté aux yeux.

Taille du texte:

L'astronaute français, redescendu il y a un an de la Station spatiale internationale (ISS), transmet son témoignage unique avec une sélection de ses plus belles prises: 300 clichés rassemblés dans "La Terre entre nos mains", beau-livre à paraître mercredi aux éditions Flammarion, et dont les droits d'auteur seront reversés aux Restos du coeur.

Il écrit en préambule avoir "attrapé le virus de la photo" au cours de sa première mission dans l'espace (2016-2017) et raconte comment lors de sa deuxième, ("Alpha", d'avril à novembre 2021) il n'a cessé de mitrailler la planète. En transmettant cette fois sa passion à ses compagnons de route de l'ISS.

"Au départ j'étais un peu photographe du dimanche, puis j'y ai vraiment pris goût", confie Thomas Pesquet à l'AFP. "Quand on arrive dans la Station, on a le réflexe smartphone: on voit un truc super, on l'immortalise... mais rapidement on est confrontés à des limites si on veut par exemple faire des photos la nuit, prendre des cibles précises avec de grands objectifs, etc. C'est difficile car tout est manuel".

A bord, une douzaine d'appareils photo sont à disposition des astronautes, dont certains installés en permanence dans la Cupola, célèbre fenêtre d'observation panoramique de l'ISS, ou dans le laboratoire américain, hublot regardant à la verticale vers la Terre.

Lui en a pris environ 245.000, pendant ses quelques heures de loisirs quotidiennes. "Beaucoup sont ratées mais en six mois il y a une vraie courbe de progression". Mers, fleuves, îles, déserts, montagnes, couchers et levers de Soleil: face à la beauté de la Terre, "l'émerveillement" de l'astronaute était toujours là.

"La planète est tellement vaste et diverse qu'on n'a pas l'impression d'avoir tout vu. Même après 400 jours en orbite, il y a encore des choses qui me surprennent, des endroits que je n'ai pas vus". A 28.000 km/heure, le défilement de la Station fait "qu'on n'est jamais au-dessus des mêmes zones aux mêmes heures du jour".

La grande nouveauté ? Les aurores boréales, dont certaines bleutées, à sa grande surprise: des instants furtifs mais qu'il a réussi cette fois à capturer grâce à son coéquipier américain Shane Kimbrough: telle une vigie, il les voyait arriver depuis sa "chambre à coucher, ça nous laissait le temps de configurer nos appareils".

- "Sinistre spectacle" -

De cet "imagier amoureux de la Terre", Thomas Pesquet partage aussi des clichés "qu'on déteste voir", pour alerter sur sa fragilité: le "sinistre spectacle" des ouragans, tornades et incendies qui ont secoué la planète durant ses 200 jours en orbite. Auquel il a assisté, "impuissant".

"Ce qui m'a le plus frappé, ce sont les feux. On voyait les flammes, les fumées très nettement, d'une ampleur impressionnante", donnant une impression de "fin du monde".

"Comme dans les films", il a vu des régions entières englouties: le sud de l'Europe, la Colombie britannique, la plaine de Californie "mangée petit à petit par une chape de fumée"...

"La différence en quatre ans, je l'ai vue. Ma première mission s'est passée l'hiver, ma deuxième en été, donc c'est normal qu'il y ait plus de feux mais au global, j'ai assisté à davantage de phénomènes violents", se désole-t-il.

Ce renforcement palpable des phénomènes climatiques extrêmes, "dont on sait qu'ils sont en lien avec le dérèglement du climat, a achevé de me convaincre que nous n'en avons pas assez fait pour protéger notre planète", écrit l'astronaute.

Sans la science - experts du climat, mesures des effets du dérèglement grâce aux satellites - "nous serions perdus face à l'ampleur des enjeux", plaide-t-il.

"Il n'est pas trop tard mais plus on attend... Or malheureusement on a l'impression que tout le monde se regarde en chien de faïence: tous les ans on dit +c'est maintenant qu'il faut agir+ et c'est pareil l'année d'après, on ne fait que de petites actions sans impact global fort" sur l'environnement, regrette-t-il.

(Y.Berger--BBZ)