Berliner Boersenzeitung - En quête de rédemption, les Golden Globes honorent Steven Spielberg

EUR -
AED 4.304793
AFN 75.018807
ALL 95.472997
AMD 434.616987
ANG 2.098046
AOA 1076.050478
ARS 1632.265422
AUD 1.628611
AWG 2.109903
AZN 1.989654
BAM 1.957166
BBD 2.36138
BDT 143.854547
BGN 1.955296
BHD 0.44267
BIF 3488.373035
BMD 1.172168
BND 1.495565
BOB 8.101243
BRL 5.827085
BSD 1.172434
BTN 111.217456
BWP 15.933279
BYN 3.308478
BYR 22974.499827
BZD 2.357968
CAD 1.594033
CDF 2719.430131
CHF 0.917081
CLF 0.026797
CLP 1054.658072
CNY 8.003859
CNH 7.995624
COP 4286.912729
CRC 533.026705
CUC 1.172168
CUP 31.062462
CVE 110.711345
CZK 24.379989
DJF 208.317171
DKK 7.472643
DOP 69.748105
DZD 155.099004
EGP 62.634792
ERN 17.582525
ETB 184.030546
FJD 2.570624
FKP 0.863441
GBP 0.86414
GEL 3.141364
GGP 0.863441
GHS 13.132293
GIP 0.863441
GMD 85.56768
GNF 10285.777375
GTQ 8.957132
GYD 245.27903
HKD 9.182474
HNL 31.202937
HRK 7.535405
HTG 153.582948
HUF 363.073257
IDR 20379.319081
ILS 3.459479
IMP 0.863441
INR 111.329738
IQD 1535.54055
IRR 1540229.223365
ISK 143.801703
JEP 0.863441
JMD 183.708257
JOD 0.831038
JPY 183.968891
KES 151.439949
KGS 102.471545
KHR 4703.327197
KMF 492.310913
KPW 1054.951494
KRW 1722.472039
KWD 0.361075
KYD 0.977053
KZT 543.05168
LAK 25764.260233
LBP 104967.676802
LKR 374.708368
LRD 215.532467
LSL 19.528583
LTL 3.461108
LVL 0.709033
LYD 7.443066
MAD 10.844023
MDL 20.200568
MGA 4864.499069
MKD 61.645695
MMK 2460.9559
MNT 4193.843189
MOP 9.460391
MRU 46.851964
MUR 54.810523
MVR 18.11585
MWK 2041.331642
MXN 20.472976
MYR 4.633535
MZN 74.895763
NAD 19.528485
NGN 1611.110648
NIO 43.030716
NOK 10.857362
NPR 177.939374
NZD 1.985729
OMR 0.450692
PAB 1.172404
PEN 4.11138
PGK 5.085746
PHP 72.253624
PKR 326.771221
PLN 4.253594
PYG 7210.741673
QAR 4.270792
RON 5.198806
RSD 117.417331
RUB 87.914502
RWF 1713.124056
SAR 4.395608
SBD 9.426707
SCR 16.243007
SDG 703.88472
SEK 10.830606
SGD 1.493759
SHP 0.875142
SLE 28.835408
SLL 24579.7799
SOS 669.30821
SRD 43.907102
STD 24261.518423
STN 24.861691
SVC 10.259169
SYP 129.553886
SZL 19.528294
THB 38.116579
TJS 10.997075
TMT 4.10845
TND 3.377896
TOP 2.8223
TRY 52.981658
TTD 7.958303
TWD 37.048703
TZS 3059.359673
UAH 51.51602
UGX 4408.51035
USD 1.172168
UYU 46.757231
UZS 14007.411865
VES 573.123227
VND 30873.156311
VUV 137.907235
WST 3.182659
XAF 656.462918
XAG 0.015743
XAU 0.000256
XCD 3.167843
XCG 2.11301
XDR 0.815395
XOF 656.414482
XPF 119.331742
YER 279.67633
ZAR 19.48935
ZMK 10550.925377
ZMW 21.894874
ZWL 377.437733
  • AEX

    -4.8700

    1009.25

    -0.48%

  • BEL20

    8.5600

    5361.31

    +0.16%

  • PX1

    -72.2200

    8042.59

    -0.89%

  • ISEQ

    167.7500

    12593.36

    +1.35%

  • OSEBX

    12.5200

    2031.14

    +0.62%

  • PSI20

    -105.5900

    9238.34

    -1.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    71.6400

    3902.45

    +1.87%

  • N150

    22.4300

    4177.06

    +0.54%

En quête de rédemption, les Golden Globes honorent Steven Spielberg

En quête de rédemption, les Golden Globes honorent Steven Spielberg

Les Golden Globes ont fait leur grand retour à la télévision mardi et ont notamment récompensé le réalisateur Steven Spielberg, bien présent dans la salle aux côtés de nombreux poids lourds d'Hollywood, malgré les scandales qui ont terni l'image de ces récompenses.

Taille du texte:

Le cinéaste américain a reçu le Golden Globe du meilleur réalisateur pour son très intime "The Fabelmans". Dans ce long-métrage largement inspiré de son enfance, il met en scène un jeune juif américain qui rêve de faire des films dans les années 1960, pendant que ses parents voient leur couple se défaire inexorablement.

Sur scène, le réalisateur a expliqué n'avoir "jamais eu le courage d'affronter cette histoire frontalement".

De son propre aveu, son histoire personnelle transparaît par fragments dans certains de ses films comme "E.T." ou "Rencontre du troisième type". Mais le cinéaste a finalement attendu jusqu'à ses 75 ans pour véritablement raconter son enfance à l'écran.

"Personne ne sait vraiment qui nous sommes jusqu'à ce que nous soyons assez courageux pour le dire à tout le monde", a insisté M. Spielberg, dont les parents sont aujourd'hui décédés et ne verront jamais ce film.

Boudés par le gratin et privés de télévision l'an dernier, les Golden Globes ont tenté de tourner la page des accusations de racisme, de sexisme et de corruption visant l'Association de la presse étrangère de Hollywood (HFPA), qui forme leur jury et qui ne comptait aucun membre noir en 2021.

Après une cérémonie sans retransmission télévisée en 2022, la chaîne américaine NBC a accepté cette année de reprendre la diffusion à la suite d'une série de réformes pour améliorer la diversité de la HFPA et interdire à ses membres d'accepter des cadeaux de la part des studios.

- Cate Blanchett, absente -

Contrairement aux Oscars, les Golden Globes séparent leurs prix entre les films dramatiques et les comédies.

Sacrée meilleure actrice pour son rôle de cheffe d'orchestre impitoyable dans "Tar", Cate Blanchett n'était pas présente pour recevoir son prix.

Austin Butler était lui ravi de monter sur scène pour accepter son rôle de meilleur acteur dans un film dramatique, après sa brillante incarnation de la légende du rock'n'roll Elvis Presley dans le biopic "Elvis".

"Tu étais une icône et un rebelle, et je t'aime tellement", a déclaré l'acteur américain en s'adressant directement au chanteur décédé dans un discours empreint d'émotion.

Côté comédies, l'Irlandais Collin Farrell a remporté le prix du meilleur acteur pour son rôle dans "Les Banshees d'Inisherin", une tragicomédie où il incarne un insulaire déboussolé par la fin abrupte de son amitié avec un ami de longue date, qui ne veut plus lui adresser la parole.

Michelle Yeoh a elle été élue meilleure actrice pour son interprétation d'une propriétaire de laverie plongée dans des univers parallèles dans "Everything Everywhere All At Once". Le film a également valu un prix de meilleur second rôle à l'acteur vietnamien Ke Huy Quan, qui y incarne son mari.

- Piques sur la diversité -

Malgré les polémiques, de nombreux poids lourds d'Hollywood ont répondu présent mardi soir: les réalisateurs James Cameron, nominé pour le second volet d'"Avatar", et Guillermo del Toro, qui a remporté le prix du meilleur film d'animation pour son "Pinocchio", ont foulé le tapis rouge.

Il a d'entrée blagué sur le manque de diversité qui s'est transformé en boulet pour la HFPA.

"Je vais vous dire pourquoi je suis ici. Je suis ici parce que je suis noir", a-t-il lancé, en s'autodésignant comme "le visage noir d'une organisation blanche assiégée".

"Je ne vais pas dire que c'est une organisation raciste, mais ils n'avaient pas un seul membre noir jusqu'à la mort de George Floyd. Donc faites ce que vous voulez de cette information", a-t-il ajouté.

Il a en revanche tourné en dérision l'absence de Tom Cruise, qui a renvoyé ses trois Golden Globes en 2021 et boycottait la cérémonie, malgré la nomination de son film "Top Gun: Maverick".

Face aux controverses, le producteur d'"Avatar: la voie de l'eau" a défendu le retour en grâce des Golden Globes. "Je pense que la HFPA a réagi aux critiques la visant et qu'elle agi", a déclaré Jon Landau à l'AFP, en félicitant l'organisation pour ses réformes.

- Prestige amoindri -

La HFPA a notamment renouvelé le jury des Golden Globes, en incluant 103 nouveaux entrants - qui ne sont pas membres à part entière de l'association -, dont de nombreuses femmes et personnes issues de minorités ethniques.

Le prestige de ces récompenses était en jeu mardi soir. Par le passé, un succès aux Golden Globes était un outil marketing précieux, capable de lancer une campagne victorieuse vers la récompense suprême des Oscars.

Mais si les affiches de film soulignent de nouveau les nominations aux Golden Globes, contrairement à l'an dernier, leur pouvoir d'influence semble durablement amoindri, selon la presse spécialisée.

(K.Lüdke--BBZ)