Berliner Boersenzeitung - Dans les sacs à dos des enfants ukrainiens, les souvenirs et la douleur

EUR -
AED 4.238556
AFN 72.7108
ALL 96.082026
AMD 435.639205
ANG 2.065997
AOA 1058.341098
ARS 1611.474574
AUD 1.62305
AWG 2.077442
AZN 1.963632
BAM 1.955918
BBD 2.31787
BDT 141.20853
BGN 1.972773
BHD 0.435694
BIF 3416.932404
BMD 1.154135
BND 1.470557
BOB 7.968499
BRL 5.995037
BSD 1.150835
BTN 106.274197
BWP 15.639471
BYN 3.451804
BYR 22621.040548
BZD 2.31447
CAD 1.580039
CDF 2614.114822
CHF 0.90569
CLF 0.026523
CLP 1047.273231
CNY 7.948352
CNH 7.943419
COP 4271.614184
CRC 539.416228
CUC 1.154135
CUP 30.58457
CVE 112.12455
CZK 24.430957
DJF 204.926165
DKK 7.472578
DOP 70.242113
DZD 152.435303
EGP 60.293726
ERN 17.312021
ETB 181.199444
FJD 2.548387
FKP 0.867712
GBP 0.863752
GEL 3.127505
GGP 0.867712
GHS 12.562759
GIP 0.867712
GMD 84.823045
GNF 10085.390801
GTQ 8.833022
GYD 241.259546
HKD 9.044873
HNL 30.665647
HRK 7.534209
HTG 150.955849
HUF 388.755308
IDR 19579.029955
ILS 3.577183
IMP 0.867712
INR 106.631949
IQD 1511.916486
IRR 1516533.02462
ISK 143.597326
JEP 0.867712
JMD 181.035446
JOD 0.818281
JPY 183.34598
KES 149.517795
KGS 100.928472
KHR 4618.158943
KMF 492.815153
KPW 1038.771922
KRW 1714.698012
KWD 0.353939
KYD 0.959025
KZT 554.50428
LAK 24695.742965
LBP 103230.386068
LKR 358.370781
LRD 210.596336
LSL 19.262967
LTL 3.40786
LVL 0.698125
LYD 7.380713
MAD 10.807029
MDL 20.075604
MGA 4806.971373
MKD 61.658341
MMK 2423.859761
MNT 4125.451781
MOP 9.288979
MRU 46.286555
MUR 53.805255
MVR 17.831543
MWK 2004.732168
MXN 20.373478
MYR 4.52077
MZN 73.760321
NAD 19.262575
NGN 1561.405647
NIO 42.379283
NOK 11.063172
NPR 170.039116
NZD 1.969052
OMR 0.44376
PAB 1.153188
PEN 3.94426
PGK 4.963644
PHP 69.028664
PKR 322.29194
PLN 4.26136
PYG 7460.224439
QAR 4.205087
RON 5.093888
RSD 117.41474
RUB 95.070643
RWF 1683.882559
SAR 4.333138
SBD 9.285224
SCR 16.472922
SDG 693.635342
SEK 10.706002
SGD 1.472688
SHP 0.8659
SLE 28.391892
SLL 24201.640544
SOS 656.519751
SRD 43.42429
STD 23888.258553
STN 24.497553
SVC 10.069259
SYP 127.96572
SZL 19.262124
THB 37.301872
TJS 11.030575
TMT 4.051013
TND 3.384495
TOP 2.778879
TRY 51.033419
TTD 7.808201
TWD 36.781758
TZS 3010.825447
UAH 50.563121
UGX 4352.843167
USD 1.154135
UYU 46.875638
UZS 14008.314214
VES 516.830947
VND 30353.743184
VUV 138.019678
WST 3.178729
XAF 655.976735
XAG 0.014505
XAU 0.00023
XCD 3.119107
XCG 2.074053
XDR 0.815825
XOF 658.432219
XPF 119.331742
YER 275.31915
ZAR 19.247972
ZMK 10388.594502
ZMW 22.446675
ZWL 371.63091
  • AEX

    5.0400

    1012.81

    +0.5%

  • BEL20

    37.9500

    5167

    +0.74%

  • PX1

    38.8800

    7974.49

    +0.49%

  • ISEQ

    -80.1600

    12252.18

    -0.65%

  • OSEBX

    5.7000

    1972.42

    +0.29%

  • PSI20

    45.6500

    9175.24

    +0.5%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    7.5600

    3787.95

    +0.2%

  • N150

    30.4800

    3889.07

    +0.79%

Dans les sacs à dos des enfants ukrainiens, les souvenirs et la douleur
Dans les sacs à dos des enfants ukrainiens, les souvenirs et la douleur / Photo: ATTILA KISBENEDEK - AFP/Archives

Dans les sacs à dos des enfants ukrainiens, les souvenirs et la douleur

Lorsque les réfugiés ont afflué à la frontière ukrainienne il y a un an, un détail a frappé la responsable associative Anna Shevchenko: tous les enfants portaient un petit sac à dos. Ce bien précieux se trouve désormais au coeur d'un projet pour s'attaquer à leur traumatisme.

Taille du texte:

Quand Vladimir Poutine a lancé l'invasion de l'Ukraine, Anna Shevchenko s'est rendue en Roumanie depuis le Royaume-Uni, où elle vit, en tant que bénévole pour accueillir mères et enfants qui fuyaient la guerre.

Dans leur petit sac sur leur dos, chaque enfant emportait avec lui tout ce qu'ils pouvaient "de leur ancienne vie", a expliqué cette consultante et écrivaine à l'AFP à Londres.

De retour au Royaume-Uni, elle a eu l'idée de mettre ces sacs à dos au coeur d'un programme de thérapie.

En quelques semaines, elle a constitué un réseau, principalement d'expatriés ukrainiens, déterminés à aider.

L'autrice de livres pour enfants Di Redmond a embrayé en travaillant sur une histoire inspirée de l'idée que les souvenirs des enfants tenaient dans ce sac: "Ca m'est vraiment entré dans la tête et j'ai plus ou moins écrit le livre en une nuit, dans mon sommeil", explique-t-elle à l'AFP.

L'illustratrice ukrainienne Lilia Martynyuk a ensuite créé un ensemble d'images "émouvantes et puissantes" depuis la ville de Zaporijjia, sur le front.

- Livre dévoré -

La prolifique Di Redmond, qui a publié près de 200 livres, fait habituellement rire les enfants plutôt que pleurer.

Dans "Rucksack" ("Sac à Dos"), elle raconte l'histoire poignante d'un petit garçon qui perd le sien dans son immeuble bombardé qu'il doit fuir. Dans un abri souterrain de Kiev, il reçoit un nouveau sac, qui ne fait qu'ajouter à sa peine et à ses larmes, car "il n'a aucun souvenir".

Il commence ensuite à se forger de nouveaux souvenirs qui, il le sait, le ramèneront un jour dans sa nouvelle maison en Ukraine.

"La valeur cardinale du livre est qu'il permet à l'enfant et ceux qui s'occupent de lui de commencer à parler de ce qui s'est passé, souvent quelque chose d'indicible", explique Dennis Ougrin, psychiatre d'origine ukrainienne au Maudsley Hospital de Londres.

Avec son équipe, il a commencé à emmener le livre dans les écoles, pour l'utiliser aux côtés d'un programme conçu par l'association Children and War UK.

Les réactions l'ont frappé. Le livre a fait pleurer les parents, tandis que les enfants le dévoraient, en tournant les pages "très, très lentement".

Selon Bill Yule, professeur émérite de pédopsychologie de l'enfant au King's College de Londres, impliqué dans le projet, nombre de parents craignent que parler de la guerre fasse du mal à leurs enfants.

Ces derniers sont "très sensibles aux réactions de leurs parents", souligne-t-il. "Quand ils voient leur enfant face au livre, les parents peuvent voir qu'en parler ne leur fait pas de mal", ajoute-t-il.

L'équipe de psychiatres ont emmené le livre dans des écoles britanniques qui accueillent des réfugiés ukrainiens.

D'autres écoles ont également demandé de l'aide, et l'ouvrage suscite l'intérêt d'autres pays.

- "Sujet tabou" -

Anna Shevchenko raconte qu'elle a pu voir, lors d'une lecture, des petits Britanniques se tourner vers leurs camarades ukrainiens pour leur demander: "C'est quelque chose que tu as connu ?"

"Ca faisait vraiment chaud au coeur de voir ces enfants anglais prendre dans leurs bras les Ukrainiens", raconte-t-elle. "Auparavant les enfants étaient un peu mal à l'aise pour en parler et c'était la même chose avec les enfants... ils étaient inquiets d'aborder un sujet presque tabou".

Selon certaines écoles, les enfants ukrainiens ne se sont pas sentis les bienvenus, faute de conscience de leurs camarades de leur expérience de la guerre.

Mais une fois qu'ils ont lu le livre, explique Anna Shevchenko, "on a vu des enfants se tenir la main et les emmener à la bibliothèque pour le lire et en discuter avec les enfants ukrainiens".

(L.Kaufmann--BBZ)