Berliner Boersenzeitung - Tim Burton, l'âme gothique de Hollywood

EUR -
AED 4.130251
AFN 73.101843
ALL 90.827689
AMD 405.976788
ANG 2.012872
AOA 1031.299033
ARS 1740.353149
AUD 1.602754
AWG 2.02436
AZN 1.913083
BAM 1.954244
BBD 2.264797
BDT 139.998542
BGN 1.965689
BHD 0.424566
BIF 3359.925049
BMD 1.124645
BND 1.437456
BOB 13.634145
BRL 6.142868
BSD 1.124505
BTN 106.365319
BWP 15.438709
BYN 3.355329
BYR 22043.03479
BZD 2.261599
CAD 1.568598
CDF 2603.55236
CHF 0.91715
CLF 0.027591
CLP 1085.912055
CNY 7.501157
CNH 7.497719
COP 3631.724939
CRC 510.809224
CUC 1.124645
CUP 26.987514
CVE 110.177284
CZK 24.290412
DJF 200.240582
DKK 7.474737
DOP 67.52834
DZD 152.974455
EGP 60.592027
ERN 16.869669
ETB 184.563506
FJD 2.52061
FKP 0.835653
GBP 0.834256
GEL 2.929715
GGP 0.835653
GHS 13.083584
GIP 0.835653
GMD 83.783286
GNF 9964.351529
GTQ 8.593159
GYD 235.602429
HKD 8.823096
HNL 30.223878
HRK 7.612731
HTG 147.321402
HUF 363.029616
IDR 20296.349211
ILS 3.557082
IMP 0.835653
INR 106.120786
IQD 1704.742796
IRR 2118165.258096
ISK 136.62177
JEP 0.835653
JMD 178.245225
JOD 0.797351
JPY 177.955868
KES 146.181525
KGS 98.349782
KHR 4572.319165
KMF 495.968313
KPW 1012.180125
KRW 1508.699576
KWD 0.349495
KYD 0.937054
KZT 508.235377
LAK 25316.844398
LBP 100697.131585
LKR 374.172109
LRD 191.157813
LSL 18.509764
LTL 3.320783
LVL 0.680286
LYD 7.21026
MAD 10.984655
MDL 20.167944
MGA 5078.95647
MKD 61.552791
MMK 2361.579558
MNT 4050.355375
MOP 9.086566
MRU 45.74199
MUR 52.577254
MVR 17.381318
MWK 1949.84766
MXN 20.862006
MYR 4.551208
MZN 71.875564
NAD 18.509764
NGN 1514.13123
NIO 41.377058
NOK 10.443489
NPR 170.189803
NZD 1.993641
OMR 0.432409
PAB 1.124605
PEN 3.88121
PGK 5.046095
PHP 70.688411
PKR 311.059255
PLN 4.392131
PYG 6818.571503
QAR 4.099636
RON 5.339702
RSD 117.598472
RUB 91.850886
RWF 1654.690001
SAR 4.224547
SBD 9.055321
SCR 15.512305
SDG 676.476071
SEK 10.966089
SGD 1.435097
SHP 0.838474
SLE 25.765185
SLL 23583.240559
SOS 642.71403
SRD 42.246191
STD 23277.873236
STN 24.481054
SVC 9.839167
SYP 14622.629152
SZL 18.500271
THB 37.560919
TJS 10.373341
TMT 3.947503
TND 3.351432
TOP 2.707874
TRY 56.285742
TTD 7.622931
TWD 37.004205
TZS 2976.973725
UAH 51.209031
UGX 4616.324787
USD 1.124645
UYU 45.214004
UZS 13370.355405
VES 1005.172578
VND 28883.685764
VUV 134.569458
WST 3.130067
XAF 655.957
XAG 0.021281
XAU 0.000272156519
XCD 3.039409
XCG 2.026587
XDR 0.795182
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 265.612974
ZAR 18.403032
ZMK 10123.158111
ZMW 22.805843
ZWL 362.135113
SSP 6461.664299
MXV 2.347658
  • AEX

    -15.8300

    1099.02

    -1.42%

  • BEL20

    -65.5900

    5540.72

    -1.17%

  • PX1

    -120.2600

    7843.89

    -1.51%

  • ISEQ

    -301.0700

    14173.37

    -2.08%

  • OSEBX

    -24.9000

    2050.38

    -1.2%

  • PSI20

    -177.8800

    9489.32

    -1.84%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    25.6000

    4516.39

    +0.57%

  • N150

    -55.9300

    4149.48

    -1.33%

Tim Burton, l'âme gothique de Hollywood
Tim Burton, l'âme gothique de Hollywood / Photo: Theo Wargo - GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives

Tim Burton, l'âme gothique de Hollywood

Tim Burton est comme ses films, il ne vieillit pas: le réalisateur, qui présente en avant-première à Venise "Beetlejuice Beetlejuice", s'est imposé dans le cinéma avec son univers sans pareil, gothique, bizarre et toujours tendre.

Taille du texte:

De "Edward aux mains d'argent" (1990) à "Charlie et la chocolaterie" (2005), ses films sont des classiques instantanés, qui se voient et se revoient de génération en génération sans rien perdre de leur magie noire.

Un goût pour le sombre et les monstres que cet anticonformiste rattrapé par le succès cultive depuis son enfance, passée dans l'ombre de l'usine à rêve, à Burbank, banlieue pavillonnaire de Los Angeles qui abrite le siège de grands studios dont Disney.

"Les films fantastiques et les films d'horreur que j'ai vus dans mes jeunes années ont été mon sanctuaire, mon refuge", confiait en 2022 le réalisateur, cheveux en bataille, à Lyon, où lui était remis le prestigieux Prix Lumière.

Enfant solitaire, sauvé par le dessin, Tim Burton raconte s'être toujours senti à part. L'un de ces "weirdos", ces gens que les autres considèrent comme "bizarres".

"J'aimais tout ce qui était un peu différent, étrange. Je ne correspondais pas aux catégories classiques", poursuit celui qui a souvent mis en scène les banlieues américaines trop parfaites.

Quelques décennies plus tard, l'homme reste assez taiseux, préférant créer qu'expliquer son monde peuplé de squelettes, de fantômes et de cavaliers sans tête. "Je préfère que mon travail parle de lui-même. (...) J'aimerais conserver une part de mystère", confiait-il encore à Lyon.

- En marge -

Adepte du "stop motion", une technique d'animation image par image, Tim Burton intègre Disney grâce à une bourse et y use ses premiers crayons. Il est l'une des petites mains qui travaille sur le dessin animé "Rox et Rouky" (1981).

Mais l'excentrique se trouve vite à l'étroit dans les couloirs de la firme aux grandes oreilles, qu'il quitte.

Car il n'aime rien tant que le bricolage, le fait main, l'imparfait, dont le charme se ressent dans "Beetlejuice" (1988), conte gothique où mourir semble une vaste blague et qui veut croire à la coexistence pacifique des fantômes et des humains.

Premier tournant un an plus tard avec "Batman", dans lequel il embarque à nouveau Michael Keaton et ouvre une nouvelle ère aux super-héros, en s'appropriant le genre et brisant le mythe du personnage lisse et parfait.

Ses autres acteurs fétiches seront Helena Bonham Carter (son ex-compagne, avec qui il a eu deux enfants) ou Johnny Depp, découvert dans "Edward aux mains d'argent", anti-conte de fées dans lequel Edward, créature aux ciseaux à la place des mains, détruit ce qu'il touche.

Le duo Burton-Depp se reformera pour sept autres films, dont "Charlie et la chocolaterie", où le comédien développe la part de noirceur du chocolatier Willy Wonka, personnage créé par Roald Dahl, "Sleepy Hollow" ou "Ed Wood", ode au cinéma de série B.

Le cinéaste s'est aussi échappé du côté de la comédie science-fiction avec "Mars Attacks !", pastiche délirant et acide du rêve américain.

Avec son univers à mille lieux des contes de fées, Tim Burton travaillera pourtant à nouveau pour Disney, avec les adaptations en prise de vues réelles de "Alice au pays des merveilles" et "Dumbo" ou pour "L’Étrange Noël de Monsieur Jack", conte gothique de Noël qui porte sa patte même s'il ne l'a pas réalisé lui-même, pris par son deuxième "Batman".

Son univers ne semble pas prendre une ride: les plus jeunes se sont rués l'an dernier sur sa série "Mercredi", produite pour Netflix et inspirée de la famille Addams, propulsée par la jeune star Jenna Ortega.

A 21 ans, elle a aussi rejoint ce nouveau "Beetlejuice", une suite que Tim Burton fut longtemps réticent à envisager et qui s'annonce comme un retour aux sources.

Le film répond à "un besoin de qualité artisanale", a confié le réalisateur, qui retrouve Keaton, Winona Ryder et Catherine O'Hara, à Entertainment Weekly. Comme la jeune Lydia du long métrage original, la vie "suit son propre chemin, on passe d'ado cool à adulte ennuyeux. Puis on repart en arrière".

(F.Schuster--BBZ)