Berliner Boersenzeitung - Brésil: indignation après le meurtre des deux disparus d'Amazonie

EUR -
AED 4.202616
AFN 72.094453
ALL 95.950395
AMD 432.17846
ANG 2.048479
AOA 1049.367706
ARS 1600.022322
AUD 1.630858
AWG 2.059827
AZN 1.945028
BAM 1.954789
BBD 2.308706
BDT 140.657283
BGN 1.956045
BHD 0.432099
BIF 3402.940745
BMD 1.144348
BND 1.466842
BOB 7.920905
BRL 6.149838
BSD 1.146307
BTN 105.807762
BWP 15.619993
BYN 3.391747
BYR 22429.228522
BZD 2.305308
CAD 1.567706
CDF 2582.794158
CHF 0.903612
CLF 0.026683
CLP 1053.590327
CNY 7.892115
CNH 7.8976
COP 4228.390203
CRC 539.323537
CUC 1.144348
CUP 30.325232
CVE 110.208506
CZK 24.450037
DJF 204.124472
DKK 7.472092
DOP 70.4239
DZD 151.598659
EGP 59.989607
ERN 17.165226
ETB 178.92658
FJD 2.541374
FKP 0.860295
GBP 0.863806
GEL 3.123775
GGP 0.860295
GHS 12.448564
GIP 0.860295
GMD 84.106574
GNF 10049.594928
GTQ 8.790494
GYD 239.81602
HKD 8.961025
HNL 30.342446
HRK 7.534276
HTG 150.297702
HUF 391.283042
IDR 19459.644439
ILS 3.592459
IMP 0.860295
INR 105.748949
IQD 1501.630247
IRR 1512513.881139
ISK 144.199443
JEP 0.860295
JMD 179.857803
JOD 0.811299
JPY 182.379955
KES 147.864781
KGS 100.072924
KHR 4596.603561
KMF 493.213819
KPW 1029.913492
KRW 1713.306969
KWD 0.351452
KYD 0.95521
KZT 561.172337
LAK 24562.301764
LBP 102647.333309
LKR 356.744012
LRD 209.762473
LSL 19.252247
LTL 3.378963
LVL 0.692205
LYD 7.314219
MAD 10.796119
MDL 19.996662
MGA 4759.560195
MKD 61.738788
MMK 2402.456928
MNT 4084.153335
MOP 9.240563
MRU 45.86229
MUR 53.487137
MVR 17.680052
MWK 1987.581143
MXN 20.464016
MYR 4.498459
MZN 73.135382
NAD 19.252331
NGN 1586.993511
NIO 42.178379
NOK 11.140546
NPR 169.292219
NZD 1.968211
OMR 0.439998
PAB 1.146207
PEN 3.952956
PGK 5.012409
PHP 68.50012
PKR 320.063733
PLN 4.270296
PYG 7395.176836
QAR 4.166864
RON 5.094415
RSD 117.434143
RUB 92.542735
RWF 1672.742533
SAR 4.294458
SBD 9.21397
SCR 16.415072
SDG 687.753669
SEK 10.779047
SGD 1.465979
SHP 0.858558
SLE 28.093563
SLL 23996.426035
SOS 653.96477
SRD 42.967959
STD 23685.701325
STN 24.487341
SVC 10.029859
SYP 126.479084
SZL 19.24605
THB 37.224569
TJS 10.986968
TMT 4.005219
TND 3.389962
TOP 2.755316
TRY 50.566698
TTD 7.774015
TWD 36.651763
TZS 2981.027425
UAH 50.548988
UGX 4309.771931
USD 1.144348
UYU 46.046396
UZS 13840.784107
VES 506.608327
VND 30087.780148
VUV 135.32294
WST 3.130039
XAF 655.620921
XAG 0.014533
XAU 0.00023
XCD 3.092659
XCG 2.065841
XDR 0.815382
XOF 655.618058
XPF 119.331742
YER 272.984009
ZAR 19.317785
ZMK 10300.512291
ZMW 22.311465
ZWL 368.479716
  • AEX

    3.7100

    1005.4

    +0.37%

  • BEL20

    -5.6200

    5104.11

    -0.11%

  • PX1

    -6.3300

    7905.59

    -0.08%

  • ISEQ

    -80.5600

    12313.44

    -0.65%

  • OSEBX

    15.7600

    1961.73

    +0.81%

  • PSI20

    11.8900

    9155.24

    +0.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -21.0100

    3730.06

    -0.56%

  • N150

    6.9300

    3855.02

    +0.18%

Brésil: indignation après le meurtre des deux disparus d'Amazonie
Brésil: indignation après le meurtre des deux disparus d'Amazonie / Photo: Sergio LIMA - AFP

Brésil: indignation après le meurtre des deux disparus d'Amazonie

Les meurtres du journaliste britannique Dom Phillips et du Brésilien Bruno Pereira, défenseurs des peuples autochtones et de l'environnement, ont suscité l'indignation au Brésil et jusqu'à l'ONU, tandis que l'enquête se poursuit vendredi pour tenter d'éclaircir les circonstances de leur mort.

Taille du texte:

Après dix jours d'intenses recherches, la police fédérale a annoncé mercredi qu'un des deux suspects, le pêcheur Amarildo da Costa de Oliveira, avait reconnu avoir enterré les corps des deux hommes, disparus depuis le 5 juin lors d'une expédition dans la Vallée amazonienne du Javari (nord-ouest).

Sur les lieux, la police a découvert des "restes humains" ayant "99% de probabilité" d'appartenir aux deux hommes. Enfermés dans deux cercueil de bois, ils sont arrivés jeudi soir à Brasilia pour l'identification définitive, a constaté l'AFP.

Parallèlement, l'enquête se poursuit pour déterminer le mobile du crime, les circonstances de la mort apparemment "par arme à feu", le rôle exact joué par les deux suspects arrêtés, Amarildo da Costa et son frère Oseney, et leurs éventuels complices.

Selon la presse brésilienne, trois autres suspects ont été identifiés, dont le commanditaire présumé des meurtres. La Police fédérale n'a pas confirmé l'information mais n'a pas exclu d'autres arrestations.

- "Indignation" -

Dom Phillips, 57 ans, collaborateur régulier du Guardian et auteur de dizaines de reportages sur l'Amazonie, s'était rendu dans la région dans le cadre de recherches pour un livre sur la préservation de l'environnement. Il était accompagné de Bruno Pereira, 41 ans, expert reconnu et défenseur des droits des peuples autochtones.

Les deux hommes avaient disparu alors qu'ils rentraient en bateau dans la localité d'Atalaia do Norte, dans la Vallée de Javari, région isolée proche de la frontière avec le Pérou et la Colombie, théâtre de multiples trafics de drogue, pêche et orpaillage illégaux.

Dénonçant un "acte brutal" et "effroyable", l'ONU a appelé le Brésil à "accroître ses efforts pour protéger les défenseurs des droits humains et des peuples indigènes", selon la porte-parole du Haut-Commissariat de l'ONU pour les droits humains, Ravina Shamdasani.

L'ONG environnementale WWF-Brésil, a exprimé son "indignation" face au manque de protection fourni par l'Etat "aux peuples de la forêt et à leurs défenseurs".

L'organisation Greenpeace a estimé qu'"au cours des trois dernières années", depuis l'arrivée au pouvoir du président d'extrême droite Jair Bolsonaro en 2019, le Brésil était devenu le pays du "tout est permis".

"L'invasion et l'appropriation de terres, permis. La prolifération des mines, permis. L'extraction illégale de bois, permis. Les conflits territoriaux, permis... tuer pour s'assurer que rien n'empêche ces activités criminelles, permis", s'est indignée l'ONG.

Sept chefs autochtones brésiliens ont dénoncé jeudi à Bruxelles le climat de violence et d'"impunité" en Amazonie, estimant que le gouvernement "ne montre aucun désir de se battre contre les crimes environnementaux".

- "Esprit" -

La disparition des deux hommes a ravivé les critiques contre le chef de l'Etat, accusé d'encourager les invasions de terres indiennes avec ses discours en faveur de l'exploitation des ressources de la plus grande forêt tropicale du monde.

Ce dernier, qui a affirmé que le journaliste était "mal vu" en Amazonie pour "ses nombreux reportages contre les orpailleurs, sur l'environnement", a réagi jeudi dans un tweet lapidaire : "nos condoléances aux familles et que Dieu réconforte le coeur de tous".

"Des personnes mortes pour défendre les terres indigènes et l'environnement. Le Brésil ne peut pas être cela", avait réagi dès mercredi soir l'ex-président Lula da Silva (2003-2011), candidat de la gauche à la présidentielle de 2022.

L'Union des peuples indigènes de la Vallée de Javari (Univaja), dont des membres ont activement participé aux recherches, a qualifié le meurtre des deux hommes de "crime politique" car dirigé contre des "défenseurs des droits humains".

A Londres, Jonathan Watts, un collègue de Dom Phillips au Guardian, a dit à l'AFP espérer que ces meurtres "monstrueux" encourageraient, et non dissuaderaient, les médias à poursuivre leur travail sur les crimes environnementaux.

Dans un communiqué, la famille du journaliste britannique au Royaume Uni a déclaré jeudi avoir le "coeur brisé", remerciant les participants aux recherches "en particulier les indigènes".

"Maintenant que les esprits de Bruno se promènent dans la jungle et sont dispersés parmi nous, notre force est tellement plus grande", a écrit sur Twitter Beatriz Matos, la veuve de M. Pereira.

(K.Müller--BBZ)