Berliner Boersenzeitung - Montpellier Danse: avec "2019", Ohad Naharin ne laisse pas le spectateur indemne

EUR -
AED 4.404592
AFN 77.95771
ALL 96.649845
AMD 450.703033
ANG 2.14692
AOA 1099.79725
ARS 1730.352341
AUD 1.712339
AWG 2.160317
AZN 2.060793
BAM 1.955805
BBD 2.395796
BDT 145.360372
BGN 2.014141
BHD 0.452188
BIF 3523.523714
BMD 1.199343
BND 1.506491
BOB 8.220055
BRL 6.21895
BSD 1.189498
BTN 109.107734
BWP 15.656105
BYN 3.389495
BYR 23507.12421
BZD 2.392396
CAD 1.629218
CDF 2686.528468
CHF 0.918139
CLF 0.026129
CLP 1031.735581
CNY 8.341011
CNH 8.322218
COP 4383.251118
CRC 590.99905
CUC 1.199343
CUP 31.782591
CVE 110.265742
CZK 24.224391
DJF 211.829659
DKK 7.467224
DOP 74.83988
DZD 154.962167
EGP 56.455242
ERN 17.990146
ETB 184.948703
FJD 2.636575
FKP 0.875689
GBP 0.868762
GEL 3.232242
GGP 0.875689
GHS 13.002088
GIP 0.875689
GMD 87.551933
GNF 10433.809689
GTQ 9.127061
GYD 248.871675
HKD 9.356016
HNL 31.39195
HRK 7.533106
HTG 156.0017
HUF 380.07362
IDR 20032.62733
ILS 3.714858
IMP 0.875689
INR 109.951576
IQD 1558.297495
IRR 50522.327094
ISK 145.204438
JEP 0.875689
JMD 186.891258
JOD 0.850282
JPY 183.125291
KES 154.715286
KGS 104.881309
KHR 4783.052132
KMF 494.129028
KPW 1079.432046
KRW 1707.600986
KWD 0.367575
KYD 0.991298
KZT 599.279037
LAK 25630.958795
LBP 106522.928752
LKR 368.329408
LRD 220.060564
LSL 19.07469
LTL 3.541349
LVL 0.72547
LYD 7.507988
MAD 10.802673
MDL 20.055884
MGA 5340.03594
MKD 61.680901
MMK 2518.679665
MNT 4275.819284
MOP 9.558485
MRU 47.521924
MUR 54.07811
MVR 18.541691
MWK 2080.860365
MXN 20.601656
MYR 4.698427
MZN 76.470525
NAD 19.074769
NGN 1679.871938
NIO 43.773397
NOK 11.505118
NPR 174.570719
NZD 1.990436
OMR 0.46116
PAB 1.189508
PEN 3.986977
PGK 5.089395
PHP 70.427832
PKR 333.043041
PLN 4.19911
PYG 7972.987183
QAR 4.324429
RON 5.096852
RSD 117.394062
RUB 91.456378
RWF 1735.51168
SAR 4.497518
SBD 9.687905
SCR 16.672695
SDG 721.390251
SEK 10.560204
SGD 1.511112
SHP 0.899818
SLE 29.135652
SLL 25149.623668
SOS 678.604567
SRD 45.931218
STD 24823.980125
STN 24.501901
SVC 10.407983
SYP 13264.224528
SZL 19.069128
THB 37.135863
TJS 11.110328
TMT 4.197701
TND 3.430023
TOP 2.88773
TRY 52.050051
TTD 8.088987
TWD 37.499913
TZS 3048.399029
UAH 51.061344
UGX 4247.028584
USD 1.199343
UYU 44.570486
UZS 14391.976863
VES 429.935887
VND 31290.860746
VUV 143.618109
WST 3.273359
XAF 655.961415
XAG 0.010424
XAU 0.000228
XCD 3.241285
XCG 2.143797
XDR 0.815805
XOF 655.955945
XPF 119.331742
YER 285.923104
ZAR 19.008628
ZMK 10795.526408
ZMW 23.486962
ZWL 386.18798
  • AEX

    2.9000

    1001.68

    +0.29%

  • BEL20

    63.9900

    5396.81

    +1.2%

  • PX1

    21.9500

    8152.82

    +0.27%

  • ISEQ

    77.5700

    13006.09

    +0.6%

  • OSEBX

    6.0800

    1742.8

    +0.35%

  • PSI20

    77.1900

    8654.25

    +0.9%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    147.5100

    4211.2

    +3.63%

  • N150

    9.7600

    3912.09

    +0.25%

Montpellier Danse: avec "2019", Ohad Naharin ne laisse pas le spectateur indemne
Montpellier Danse: avec "2019", Ohad Naharin ne laisse pas le spectateur indemne / Photo: Pascal GUYOT - AFP

Montpellier Danse: avec "2019", Ohad Naharin ne laisse pas le spectateur indemne

"Un petit bout de Tel-Aviv" à Montpellier. Avec "2019", le chorégraphe israélien Ohad Naharin dévoile, au 42e festival Montpellier Danse, une pièce puissante, mêlant douceur et chaos, dans une scénographie au plus près des spectateurs.

Taille du texte:

Attendue depuis trois ans, la nouvelle création d’Ohad Naharin offre de l'émotion, de la sincérité et de la proximité.

"Cette pièce est un projet à part", a expliqué Ohad Naharin, en conférence de presse vendredi matin, quelques heures avant la première, précisant que la scénographie permet aux danseurs de "se sentir chez eux", dans un environnement qui leur est "familier".

"Cette création est un petit bout de Tel-Aviv que nous apportons à Montpellier", a-t-il ajouté.

Installés dans des gradins à même la scène, à l'Opéra Berlioz de Montpellier, les spectateurs se font face, juste séparés par un long plateau à l'allure de couloir.

Dans "2019", qui sera joué 14 fois à Montpellier Danse jusqu’au 1er juillet, les danseurs et danseuses livrent des chorégraphies à l'unisson, rompues par des solos très incarnés. Ensemble, ils respirent, se déséquilibrent, puis, l'instant d'après, se détachent les uns des autres, croisant le regard du public dans une rare promiscuité, jusqu'à finir sur leurs genoux.

Musiques traditionnelles en hébreu, heavy metal, chants arabes et musique pop: les contrastes d'ambiance sont saisissants et emportent danseurs et spectateurs dans de violentes envolées, régulièrement cassées par des vagues de douceur et de lenteur. "Il s’agit de dynamique, de texture, de chaos, de transformation", a révélé le chorégraphe.

"Je ne dis jamais aux danseurs ce qu’ils doivent ressentir. Par contre, j’aime leur créer un espace dans lequel ils peuvent ressentir", révèle celui qui a conçu la technique "Gaga", en référence au babillage d’un bébé, dont le principe est de réveiller une gestuelle primitive, originelle et vraie.

Au-delà des danseurs de sa compagnie, il éprouve régulièrement sa technique auprès du grand public.

- "Quelque chose de chaotique" -

En 2016, le chorégraphe avait fait l'objet d'un film, "Mr Gaga", de Tomer Heymann, incontournable pour saisir l'essence de son travail.

"Mes idées ne sont qu'un tremplin. Les danseurs me montrent ensuite des choses dont je n'aurais jamais imaginé qu'elles puissent exister", a souligné l’artiste, âgé de 70 ans, qui, neuf ans après avoir signé une pièce en hommage à sa mère, "Hora", dédie celle-ci à son père, disparu en 2018.

Enfant du kibboutz, passé par la School of American Ballet puis la Juilliard School à New York, Ohad Naharin a été formé par Martha Graham, papesse de la danse moderne et fondatrice, en 1964, de la Batsheva Dance Company. Il en a pris la direction artistique en 1990 jusqu'en 2018, avant d'en devenir le chorégraphe résident.

Depuis, il poursuit ses recherches et pousse ses danseurs dans les retranchements de leurs sentiments, afin d’en extraire le mouvement le plus pur, le plus sincère.

"En dansant, on permet à l'énergie de circuler, comme au sang de couler dans nos veines. La danse a quelque chose de chaotique, comme la nature. C’est impossible à décrire", a-t-il expliqué lors de la conférence de presse, ouverte au public. "Il ne faut pas avoir peur du chaos, il faut l’accepter, l’intégrer et cheminer avec lui".

De "2019", le spectateur ne sort pas indemne.

Les images dansent encore longtemps dans la mémoire, une fois le rideau baissé. Pourquoi ? "Vous n'avez pas à le savoir", a distillé Ohad Naharin juste avant la première, "vous allez plutôt le vivre."

(H.Schneide--BBZ)