Berliner Boersenzeitung - Laszlo Krasznahorkai, le "maître hongrois de l'apocalypse"

EUR -
AED 4.204786
AFN 72.131522
ALL 95.999785
AMD 432.40092
ANG 2.049533
AOA 1049.907549
ARS 1600.516512
AUD 1.633909
AWG 2.060887
AZN 1.943184
BAM 1.955796
BBD 2.309895
BDT 140.729685
BGN 1.957052
BHD 0.433001
BIF 3404.692377
BMD 1.144937
BND 1.467597
BOB 7.924982
BRL 6.10469
BSD 1.146897
BTN 105.862225
BWP 15.628033
BYN 3.393492
BYR 22440.773758
BZD 2.306495
CAD 1.569761
CDF 2584.123556
CHF 0.90381
CLF 0.026697
CLP 1054.13247
CNY 7.896174
CNH 7.904373
COP 4228.895119
CRC 539.601148
CUC 1.144937
CUP 30.340842
CVE 110.265235
CZK 24.466209
DJF 204.229543
DKK 7.471896
DOP 70.46015
DZD 153.144657
EGP 60.431974
ERN 17.174062
ETB 179.018681
FJD 2.551715
FKP 0.860737
GBP 0.863673
GEL 3.12551
GGP 0.860737
GHS 12.454972
GIP 0.860737
GMD 84.152708
GNF 10054.767863
GTQ 8.795019
GYD 239.939463
HKD 8.963452
HNL 30.358065
HRK 7.534712
HTG 150.375066
HUF 392.446831
IDR 19449.052236
ILS 3.600072
IMP 0.860737
INR 105.821702
IQD 1502.403197
IRR 1513292.432889
ISK 144.20515
JEP 0.860737
JMD 179.950383
JOD 0.811718
JPY 182.703386
KES 148.337757
KGS 100.124438
KHR 4598.96962
KMF 493.468258
KPW 1030.44363
KRW 1715.448554
KWD 0.351988
KYD 0.955702
KZT 561.461195
LAK 24574.94498
LBP 102700.170069
LKR 356.927642
LRD 209.870447
LSL 19.262157
LTL 3.380703
LVL 0.692561
LYD 7.317984
MAD 10.801676
MDL 20.006955
MGA 4762.010134
MKD 61.639593
MMK 2403.69357
MNT 4086.255615
MOP 9.24532
MRU 45.885897
MUR 53.251062
MVR 17.689468
MWK 1988.604232
MXN 20.439555
MYR 4.503092
MZN 73.172957
NAD 19.262241
NGN 1589.046972
NIO 42.20009
NOK 11.164686
NPR 169.37936
NZD 1.970105
OMR 0.443929
PAB 1.146797
PEN 3.954991
PGK 5.014989
PHP 68.684226
PKR 320.228483
PLN 4.271887
PYG 7398.983435
QAR 4.169009
RON 5.095425
RSD 117.37025
RUB 92.411407
RWF 1673.603562
SAR 4.29649
SBD 9.218713
SCR 17.510961
SDG 688.107329
SEK 10.803727
SGD 1.467125
SHP 0.859
SLE 28.107741
SLL 24008.777972
SOS 654.301392
SRD 42.990121
STD 23697.893319
STN 24.499945
SVC 10.035021
SYP 126.544188
SZL 19.255957
THB 37.130895
TJS 10.992623
TMT 4.007281
TND 3.391707
TOP 2.756734
TRY 50.576236
TTD 7.778017
TWD 36.716884
TZS 2982.257478
UAH 50.575008
UGX 4311.990346
USD 1.144937
UYU 46.070098
UZS 13847.908522
VES 506.869099
VND 30103.267553
VUV 135.392596
WST 3.13165
XAF 655.958396
XAG 0.014405
XAU 0.000229
XCD 3.094251
XCG 2.066904
XDR 0.815802
XOF 655.955531
XPF 119.331742
YER 273.125117
ZAR 19.293513
ZMK 10305.812598
ZMW 22.32295
ZWL 368.669387
  • AEX

    1.0000

    1001.66

    +0.1%

  • BEL20

    -39.6500

    5109.48

    -0.77%

  • PX1

    -72.6600

    7911.53

    -0.91%

  • ISEQ

    -73.5600

    12393.71

    -0.59%

  • OSEBX

    8.3300

    1945.95

    +0.43%

  • PSI20

    -8.2400

    9143.72

    -0.09%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -21.0100

    3730.06

    -0.56%

  • N150

    -19.3400

    3848.26

    -0.5%

Laszlo Krasznahorkai, le "maître hongrois de l'apocalypse"
Laszlo Krasznahorkai, le "maître hongrois de l'apocalypse" / Photo: Leo NEUMAYR - APA/AFP/Archives

Laszlo Krasznahorkai, le "maître hongrois de l'apocalypse"

Le romancier hongrois Laszlo Krasznahorkai, lauréat jeudi à 71 ans, du Nobel de littérature, est décrit comme "un écrivain hypnotique", au style exigeant et à l'oeuvre mélancolique voire apocalyptique.

Taille du texte:

"Il vous attire jusqu'à ce que le monde qu'il évoque fasse écho et se répercute en vous, jusqu'à ce que ce soit votre propre vision de l'ordre et du chaos", déclarait à l'AFP en 2016 son traducteur en anglais, le poète George Szirtes.

Né le 5 janvier 1954 à Gyula, dans le sud-est de la Hongrie, Laszlo Krasznahorkai est surtout lu en Allemagne, où il a vécu pendant des années, et en Hongrie, où il est considéré par beaucoup comme l'un des plus importants auteurs vivants du pays.

Il est le deuxième hongrois à recevoir le Nobel de littérature après Imre Kertesz, lauréat en 2002, et décédé en mars 2016.

Difficile et exigeant, son style a été décrit par Krasznahorkai lui-même comme "la réalité examinée jusqu'à la folie". Son penchant pour les longues phrases et les rares coupures de paragraphe ont également valu à l'écrivain d'être qualifié d'"obsessionnel".

Explorant les thèmes de la dystopie postmoderne et de la mélancolie, son premier roman "Satantango" (1985) l'a fait connaître en Hongrie et reste son œuvre la plus renommée.

- "Douloureusement beau" -

Elle raconte la vie dans un village en décomposition de la Hongrie de l'ère communiste en 12 chapitres composés chacun d'un seul paragraphe et est qualifiée par M. Szirtes de "lente coulée de lave narrative".

Le livre était destiné aux personnes qui "veulent autre chose que du divertissement... qui ont une préférence pour le douloureusement beau", a déclaré l'auteur dans une interview.

"Satantango" a fait l'objet d'un long métrage - de plus de sept heures - du même nom en 1994 par le réalisateur hongrois Bela Tarr.

Ce dernier a également porté à l'écran une adaptation du roman de 1989 de l'écrivain, "La mélancolie de la résistance", qui se déroule aussi dans un lieu désolé de l'ère communiste, dans son film "Werckmeister Harmonies", réalisé en 2000.

Comparé à l'écrivain irlandais Samuel Beckett comme au Russe Fiodor Dostoïevski, Krasznahorkai avait été qualifié de "maître hongrois contemporain de l'apocalypse, qui inspire la comparaison avec Gogol et Melville", par la critique américainne Susan Sontag.

Son roman "Guerre et guerre" (1999) a été décrit par le critique du magazine New Yorker James Wood comme "l'une des expériences les plus profondément troublantes que j'aie jamais vécues en tant que lecteur".

- Kafka et Kyoto -

"J'ai eu l'impression de m'être approché aussi près que la littérature pouvait le faire de l'habitation d'une autre personne", a écrit Wood.

En 2015, Krasznahorkai a remporté le prix britannique Man Booker International pour l'ensemble de sa carrière.

Premier auteur hongrois à recevoir ce prix, il a cité l'auteur Franz Kafka, le chanteur Jimi Hendrix et la ville de Kyoto au Japon comme sources d'inspiration.

"J'espère qu'avec l'aide de ce prix, je trouverai de nouveaux lecteurs dans le monde anglophone", avait-il alors dit.

Interrogé sur les images apocalyptiques de son œuvre, il a répondu: "Peut-être suis-je un écrivain qui écrit des romans pour des lecteurs qui ont besoin de la beauté de l'enfer".

(P.Werner--BBZ)