Berliner Boersenzeitung - Vague de perquisitions en France autour d'un scandale de corruption qui empoisonne Altice

EUR -
AED 4.228503
AFN 74.840624
ALL 94.127157
AMD 419.440648
AOA 1056.983085
ARS 1714.468211
AUD 1.637112
AWG 2.073955
AZN 1.950676
BAM 1.955006
BBD 2.309662
BDT 141.612509
BHD 0.432406
BIF 3405.166219
BMD 1.151398
BND 1.477291
BOB 13.503283
BRL 5.830796
BSD 1.146785
BTN 109.670334
BWP 15.669958
BYN 3.355692
BYR 22567.392285
BZD 2.306364
CAD 1.613764
CDF 2619.429118
CHF 0.929011
CLF 0.027077
CLP 1065.67602
CNY 7.777978
CNH 7.76506
COP 3596.597548
CRC 521.3657
CUC 1.151398
CUP 30.512035
CVE 110.223124
CZK 24.224279
DJF 204.208229
DKK 7.475034
DOP 66.740007
DZD 152.814845
EGP 58.895254
ERN 17.270963
ETB 185.09302
FJD 2.551953
FKP 0.866575
GBP 0.855817
GEL 3.010936
GGP 0.866575
GHS 13.400327
GIP 0.866575
GMD 85.203176
GNF 10066.170305
GTQ 8.750675
GYD 239.928428
HKD 9.029698
HNL 30.915197
HRK 7.539468
HTG 149.93741
HUF 362.251506
IDR 20800.57272
ILS 3.52022
IMP 0.866575
INR 109.786852
IQD 1508.330811
IRR 1583171.652906
ISK 142.611766
JEP 0.866575
JMD 181.368494
JOD 0.816293
JPY 184.639837
KES 148.988918
KGS 100.689588
KHR 4651.645831
KMF 495.674681
KRW 1652.261255
KWD 0.356715
KYD 0.955654
KZT 543.986636
LAK 26113.696403
LBP 102690.567426
LKR 385.18519
LRD 207.581137
LSL 19.124868
LTL 3.399777
LVL 0.696469
LYD 7.339702
MAD 10.805289
MDL 20.194399
MGA 4953.884174
MKD 61.500033
MMK 2417.754444
MNT 4140.683274
MOP 9.265636
MRU 46.182736
MUR 54.115187
MVR 17.800805
MWK 1998.826461
MXN 19.954239
MYR 4.709529
MZN 73.585828
NAD 19.124701
NGN 1564.899128
NIO 42.199753
NOK 10.995214
NPR 175.460149
NZD 1.961308
OMR 0.442725
PAB 1.146834
PEN 3.90218
PGK 5.059572
PHP 70.575491
PKR 318.483874
PLN 4.308605
PYG 6853.91987
QAR 4.195922
RON 5.248038
RSD 117.399938
RUB 91.792409
RWF 1688.041399
SAR 4.296631
SBD 9.304565
SCR 15.503035
SDG 690.838534
SEK 10.992565
SGD 1.477306
SLE 28.428769
SOS 655.405463
SRD 43.459473
STD 23831.604944
STN 24.488251
SVC 10.034316
SZL 19.020452
THB 38.458972
TJS 10.591076
TMT 4.041405
TND 3.396052
TRY 54.68183
TTD 7.783232
TWD 37.322094
TZS 3046.025658
UAH 51.161808
UGX 4295.181671
USD 1.151398
UYU 46.132474
UZS 13767.291304
VES 858.593013
VND 30255.27383
VUV 137.628024
WST 3.169249
XAF 655.662347
XAG 0.019692
XAU 0.000282
XCD 3.11171
XCG 2.066735
XDR 0.815434
XOF 659.750559
XPF 119.331742
YER 274.375111
ZAR 18.983379
ZMK 10363.964701
ZMW 21.415376
ZWL 370.749546
  • AEX

    11.5900

    1104.69

    +1.06%

  • BEL20

    42.9800

    5697.95

    +0.76%

  • PX1

    11.0300

    8496.99

    +0.13%

  • ISEQ

    31.4100

    13686.06

    +0.23%

  • OSEBX

    -0.2000

    2014.17

    -0.01%

  • PSI20

    20.1200

    9165.95

    +0.22%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -113.3500

    4297.09

    -2.57%

  • N150

    16.6300

    4280.71

    +0.39%

Vague de perquisitions en France autour d'un scandale de corruption qui empoisonne Altice
Vague de perquisitions en France autour d'un scandale de corruption qui empoisonne Altice / Photo: ERIC PIERMONT - AFP/Archives

Vague de perquisitions en France autour d'un scandale de corruption qui empoisonne Altice

La justice française a mené une vague de perquisitions dans l'affaire de corruption présumée au détriment d'Altice, qui empoisonne depuis deux ans le groupe de Patrick Drahi, à couteaux tirés avec son ancien cofondateur, Armando Pereira.

Taille du texte:

Sollicité par l'AFP, Altice, maison-mère de l'opérateur SFR, n'a pas souhaité commenter. Ni le groupe ni ses filiales, n'ont fait l'objet de perquisitions, a-t-on précisé dans son entourage.

Plus de 70 enquêteurs ont perquisitionné simultanément 15 domiciles et 14 sociétés situés en Île-de-France, en Corse, dans le Var et dans les Vosges, a souligné le procureur de la République financier Jean-François Bohnert, confirmant des informations du quotidien Le Monde.

"Plus de 14 millions d'euros ont été saisis sur des comptes bancaires, ainsi que des véhicules et objets de luxe", a précisé le patron du Parquet national financier (PNF).

- Vaste système -

Ce dernier avait ouvert en septembre 2023 cette enquête "sur un vaste système corruptif pour des faits qualifiés notamment de corruption privée, d’escroquerie en bande organisée et de blanchiment en bande organisée, au détriment du groupe Altice".

"Ce dispositif complexe s’appuierait sur un réseau de sociétés écrans interposées entre Altice et certains fournisseurs, ayant permis la surfacturation de prestations et de biens. Les fonds ainsi obtenus auraient ensuite alimenté des mécanismes de blanchiment impliquant des structures basées en France et à l’étranger, au profit des principaux instigateurs de ce système", a-t-il ajouté.

Ces perquisitions doivent nourir l'enquête française, ouverte deux mois après l'arrestation par les autorités portugaises d'Armando Pereira, alors bras droit du milliardaire français Patrick Drahi, premier actionnaire d'Altice France.

Altice dit collaborer avec la justice française et portugaise. Selon une source proche du dossier, Altice et SFR ont déposé plainte au printemps 2024, visant Armando Pereira et ceux qu'ils soupçonnent d'être ses complices, ainsi que des sociétés sous-traitantes. Ces personnes "sont celles aujourd'hui ciblées par les perquisitions", a précisé cette source à l'AFP.

"Il aura fallu attendre plus de deux ans et demander à de nombreuses reprises à être entendu, puis exposer dans la presse la réalité de la situation pour que le Parquet national financier se décide enfin à commencer à vérifier les accusations qui sont contestées par Armando Pereira", ont réagi auprès de l'AFP les avocats de ce dernier, Jean Tamalet et Aurélie Chazottes.

"Nous aurions aimé une meilleure réactivité mais nous nous réjouissons que les choses progressent enfin. Il était temps. Notre client se tient depuis le premier jour à la disposition de la justice et entend participer très activement à la manifestation de la vérité", ont-ils ajouté.

- "Trahi et trompé" -

Armando Pereira avait été arrêté en juillet 2023 par la justice portugaise, qui avait ouvert la première enquête pour "corruption dans le secteur privé, fraude fiscale, faux et usage de faux et blanchiment". Elle le soupçonne d'avoir mis en place un réseau de fournisseurs douteux dans le but de détourner d'importantes sommes d'argent via la politique d'achats du groupe.

M. Pereira, qui conteste, est mis en cause "dans une procédure portugaise mais dans aucune procédure française" pour le moment, et n'a pas été entendu par la justice française, a précisé Me Tamalet.

A la suite de ce scandale, M. Drahi avait déclaré se sentir "trahi et trompé par un petit groupe d'individus". Plusieurs cadres avaient quitté le groupe.

M. Drahi, 62 ans, qui vient d'achever une réduction de la dette colossale de son groupe après plusieurs cessions (BFM-TV, RMC, ses parts dans La Poste Mobile), et M. Pereira, 73 ans, sont depuis à couteaux tirés.

Outre les procédures pénales, menées en France par l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) dans le cadre d'une équipe commune d'enquête franco-portugaise, une procédure civile oppose les deux protagonistes en Suisse, déclenchée en juillet par M. Pereira contre M. Drahi.

Le premier soutient avoir investi aux côtés du second dans plusieurs sociétés lui appartenant, notamment dans certaines filiales d'Altice. Si l'homme ne possède pas de parts, ses avocats affirment néanmoins que 20 à 22% de celles de Patrick Drahi dans ces filiales lui reviendraient. Il réclame au moins 1,4 milliard d'euros.

(L.Kaufmann--BBZ)