Berliner Boersenzeitung - Présidentielle au Kenya: inquiétude face à la désinformation, le dépouillement continue

EUR -
AED 4.224876
AFN 72.462986
ALL 96.160604
AMD 434.099231
ANG 2.058963
AOA 1054.738043
ARS 1606.038123
AUD 1.628909
AWG 2.073245
AZN 1.957787
BAM 1.959215
BBD 2.316138
BDT 141.107219
BGN 1.966056
BHD 0.434221
BIF 3416.109293
BMD 1.150205
BND 1.471035
BOB 7.974972
BRL 6.040894
BSD 1.150005
BTN 106.071837
BWP 15.680472
BYN 3.425836
BYR 22544.020924
BZD 2.312943
CAD 1.573084
CDF 2605.214492
CHF 0.906057
CLF 0.026511
CLP 1046.813004
CNY 8.001115
CNH 7.92826
COP 4260.842959
CRC 540.146332
CUC 1.150205
CUP 30.480436
CVE 111.13859
CZK 24.454509
DJF 204.414853
DKK 7.471767
DOP 70.564391
DZD 152.131445
EGP 60.230841
ERN 17.253077
ETB 181.013531
FJD 2.547595
FKP 0.868334
GBP 0.863925
GEL 3.128823
GGP 0.868334
GHS 12.519984
GIP 0.868334
GMD 84.515954
GNF 10093.05076
GTQ 8.814443
GYD 240.721742
HKD 9.006578
HNL 30.561304
HRK 7.539937
HTG 150.724067
HUF 391.404502
IDR 19517.831177
ILS 3.591441
IMP 0.868334
INR 106.132132
IQD 1506.768745
IRR 1519478.512409
ISK 143.211796
JEP 0.868334
JMD 180.895354
JOD 0.815474
JPY 183.113233
KES 148.840282
KGS 100.58578
KHR 4622.10278
KMF 493.437605
KPW 1035.184626
KRW 1714.570528
KWD 0.353216
KYD 0.958279
KZT 555.322921
LAK 24700.655091
LBP 103000.87101
LKR 358.097383
LRD 210.775166
LSL 19.277199
LTL 3.396257
LVL 0.695748
LYD 7.3728
MAD 10.806191
MDL 20.009056
MGA 4779.102216
MKD 61.709926
MMK 2415.019418
MNT 4107.710362
MOP 9.274449
MRU 46.140499
MUR 53.806333
MVR 17.782217
MWK 1997.906655
MXN 20.371795
MYR 4.520887
MZN 73.509782
NAD 19.277204
NGN 1571.67499
NIO 42.235365
NOK 11.132226
NPR 169.721992
NZD 1.964872
OMR 0.442264
PAB 1.150015
PEN 3.943482
PGK 4.948754
PHP 68.636185
PKR 321.223553
PLN 4.272265
PYG 7464.01199
QAR 4.190485
RON 5.09484
RSD 117.426723
RUB 93.449256
RWF 1678.149313
SAR 4.316316
SBD 9.261061
SCR 16.378688
SDG 691.272965
SEK 10.749024
SGD 1.470163
SHP 0.862952
SLE 28.293004
SLL 24119.239327
SOS 657.347107
SRD 43.214935
STD 23806.924333
STN 24.844431
SVC 10.06263
SYP 127.126407
SZL 19.277227
THB 37.243559
TJS 11.039641
TMT 4.031469
TND 3.35973
TOP 2.769417
TRY 50.804333
TTD 7.798663
TWD 36.812088
TZS 2996.284814
UAH 50.697321
UGX 4341.606456
USD 1.150205
UYU 46.751909
UZS 13923.233407
VES 513.274734
VND 30238.893372
VUV 137.524572
WST 3.146058
XAF 657.108248
XAG 0.014306
XAU 0.00023
XCD 3.108487
XCG 2.072531
XDR 0.819555
XOF 661.945035
XPF 119.331742
YER 274.323586
ZAR 19.240229
ZMK 10353.228016
ZMW 22.395236
ZWL 370.365589
  • AEX

    6.1100

    1007.8

    +0.61%

  • BEL20

    19.4200

    5128.99

    +0.38%

  • PX1

    24.5300

    7935.97

    +0.31%

  • ISEQ

    -60.7300

    12332.85

    -0.49%

  • OSEBX

    20.6300

    1966.63

    +1.06%

  • PSI20

    -13.7200

    9129.84

    -0.15%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    50.3600

    3780.46

    +1.35%

  • N150

    10.3900

    3858.76

    +0.27%

Présidentielle au Kenya: inquiétude face à la désinformation, le dépouillement continue
Présidentielle au Kenya: inquiétude face à la désinformation, le dépouillement continue / Photo: Patrick Meinhardt - AFP

Présidentielle au Kenya: inquiétude face à la désinformation, le dépouillement continue

Des observateurs internationaux ont exprimé jeudi leur inquiétude face à la propagation de la désinformation au Kenya durant l'attente des résultats de l'élection présidentielle, qui s'annonce comme la plus serrée de l'histoire du pays.

Taille du texte:

Deux jours après que 22,1 millions de Kényans ont été appelés aux urnes, les opérations de comptage et de vérification des votes se poursuivaient jeudi. Les résultats officiels sont attendus dans les prochains jours, le 16 août au plus tard.

Mais déjà des médias kényans diffusent des décomptes provisoires qui annoncent un duel au coude à coude entre les deux favoris, le vice-président sortant William Ruto et Raila Odinga, figure historique de l'opposition qui a reçu le soutien du président sortant Uhuru Kenyatta.

Durant cette période d'attente, les réseaux sociaux sont inondés de désinformation contre laquelle des observateurs électoraux du Commonwealth ont mis en garde, y voyant une source potentielle de tensions dangereuses dans un pays qui a connu plusieurs épisodes de violences post-électorales ces deux dernières décennies.

"Le décalage entre l'annonce des résultats officiels par l'IEBC (la commission électorale indépendante, ndlr) et ceux provisoires, et parfois contradictoires, annoncés par les médias sont une source d'inquiétude", a déclaré à la presse le chef de la mission d'observation du Commonwealth, le Jamaïcain Bruce Golding.

"La désinformation et les incitations à la haine en particulier en ligne" sont "des appels à la violence par les hommes politiques et leurs partisans", a-t-il ajouté.

- "Une affaire de confiance" -

Des observateurs de l'organisation américaine Institut national démocratique (NDI) ont également fait part de leur préoccupation.

"Il est important qu'il y ait des informations précises et exactes et que tous les citoyens y aient accès", a commenté l'une des ses membres, Donna Brazile, lors d'une conférence de presse.

"C'est une affaire de confiance des citoyens dans le système et sa capacité à fonctionner correctement. Il ne s'agit pas de poursuivre la campagne", a-t-elle estimé.

La veille, Amnesty International et plusieurs ONG kényanes avaient également alerté sur "l'augmentation des niveaux d'informations fausses ou trompeuses" sur les réseaux sociaux.

Selon elles, candidats et partisans des deux camps ont "intentionnellement cherché à désinformer l'électorat et le public" sur le processus et les résultats électoraux.

Tous les scrutins ont été contestés depuis 2002 au Kenya, donnant parfois lieu à des violences meurtrières.

En 2007-2008, la contestation des résultats par Raila Odinga avait conduit à des affrontements inter-communautaires faisant plus de 1.100 morts et des centaines de milliers de déplacés, les pires violences post-électorales depuis l'indépendance du pays en 1963.

Cette année, l'IEBC fait face à une forte pression, après l'annulation par la Cour suprême de la dernière présidentielle en 2017. Un nouveau scrutin avait été ordonné, prolongeant une période électorale marquée par des dizaines de morts dans des répressions policières.

L'ensemble des observateurs, locaux ou étrangers, ont souligné que les opérations de vote s'étaient globalement déroulées sans accroc et de manière pacifique mardi.

- Participation en baisse -

Les Kényans ont voté pour choisir leur nouveau président pour les cinq prochaines années, mais aussi leurs gouverneurs, parlementaires et plus de 1.500 élus locaux.

L'IEBC n'a pas encore publié de chiffres définitifs sur la participation mais mercredi, elle s'élevait selon elle à un peu plus de 65%, un taux qui apparaît en baisse par rapport aux 78% lors des élections d'août 2017.

Des observateurs de la Communauté de l'Afrique de l'Est (EAC) se sont inquiétés de cette faible participation, notamment parmi les moins de 35 ans.

"Cela devrait préoccuper tout le monde que les jeunes ne participent pas au processus", a déclaré Jakaya Kikwete, chef de la mission d'observation de l'EAC.

Face aux difficultés économiques dans ce pays de 50 millions d'habitants qui connaît une flambée des prix de la nourriture et du carburant, de nombreux Kényans, comme Ruth Musyoki, ont déclaré ne plus se déplacer pour élire des dirigeants qui n'ont guère amélioré les choses.

"J'ai voté deux fois dans ma vie", explique cette Nairobienne de 40 ans, "et après les dernières élections, j'ai décidé que je ne voterais même pas parce que c'est une perte de temps".

(A.Lehmann--BBZ)