Berliner Boersenzeitung - A Paris, les 20 ans de Nuit blanche qui quitte le cocon automnal en 2023

EUR -
AED 4.385233
AFN 77.61497
ALL 96.381042
AMD 452.143941
ANG 2.137486
AOA 1094.965307
ARS 1724.839952
AUD 1.705709
AWG 2.150824
AZN 2.023326
BAM 1.950382
BBD 2.403792
BDT 145.842406
BGN 2.00529
BHD 0.450137
BIF 3535.334404
BMD 1.194073
BND 1.505997
BOB 8.247158
BRL 6.220643
BSD 1.19347
BTN 109.627454
BWP 15.616552
BYN 3.39343
BYR 23403.827993
BZD 2.400352
CAD 1.6217
CDF 2674.723408
CHF 0.918953
CLF 0.026089
CLP 1030.123768
CNY 8.304359
CNH 8.294925
COP 4394.188113
CRC 592.347015
CUC 1.194073
CUP 31.642931
CVE 109.958154
CZK 24.295979
DJF 212.210937
DKK 7.466561
DOP 75.090455
DZD 154.405125
EGP 55.911983
ERN 17.911093
ETB 185.584399
FJD 2.62499
FKP 0.866453
GBP 0.865846
GEL 3.217952
GGP 0.866453
GHS 13.044871
GIP 0.866453
GMD 87.167473
GNF 10472.774994
GTQ 9.15641
GYD 249.695299
HKD 9.315607
HNL 31.496108
HRK 7.538297
HTG 156.293851
HUF 380.725312
IDR 20019.825517
ILS 3.699088
IMP 0.866453
INR 109.991431
IQD 1563.43712
IRR 50300.31928
ISK 144.805323
JEP 0.866453
JMD 187.087918
JOD 0.846557
JPY 183.369016
KES 154.035258
KGS 104.421911
KHR 4797.672032
KMF 491.958321
KPW 1074.596133
KRW 1713.399287
KWD 0.366162
KYD 0.994637
KZT 601.339474
LAK 25712.78503
LBP 106877.38889
LKR 369.558721
LRD 220.796625
LSL 18.976864
LTL 3.525787
LVL 0.722283
LYD 7.495084
MAD 10.790987
MDL 20.0144
MGA 5325.251011
MKD 61.666321
MMK 2507.53068
MNT 4265.99436
MOP 9.591635
MRU 47.643049
MUR 53.841119
MVR 18.460284
MWK 2069.550773
MXN 20.561528
MYR 4.679547
MZN 76.133729
NAD 18.976944
NGN 1666.173702
NIO 43.917995
NOK 11.498326
NPR 175.40153
NZD 1.978692
OMR 0.459131
PAB 1.193494
PEN 3.993373
PGK 5.108744
PHP 70.249681
PKR 333.873104
PLN 4.203859
PYG 8014.634606
QAR 4.339445
RON 5.09571
RSD 117.414371
RUB 91.454536
RWF 1741.262759
SAR 4.478236
SBD 9.645334
SCR 16.41712
SDG 718.229283
SEK 10.586107
SGD 1.508947
SHP 0.895864
SLE 29.013143
SLL 25039.109895
SOS 680.899902
SRD 45.484624
STD 24714.897312
STN 24.431821
SVC 10.442858
SYP 13205.938189
SZL 18.969066
THB 37.120119
TJS 11.15307
TMT 4.179255
TND 3.413218
TOP 2.875041
TRY 51.831957
TTD 8.100564
TWD 37.496875
TZS 3056.826235
UAH 51.016335
UGX 4273.075686
USD 1.194073
UYU 45.163967
UZS 14439.705001
VES 428.046641
VND 31123.509012
VUV 142.896113
WST 3.254277
XAF 654.1316
XAG 0.010504
XAU 0.000225
XCD 3.227042
XCG 2.150898
XDR 0.812221
XOF 654.128869
XPF 119.331742
YER 284.668585
ZAR 18.969155
ZMK 10748.104272
ZMW 23.720303
ZWL 384.490973
  • AEX

    -4.5100

    997.13

    -0.45%

  • BEL20

    -16.1900

    5380.41

    -0.3%

  • PX1

    -86.4200

    8066.68

    -1.06%

  • ISEQ

    1.3000

    13006.8

    +0.01%

  • OSEBX

    6.8000

    1749.57

    +0.39%

  • PSI20

    9.5200

    8663.41

    +0.11%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -125.5000

    4085.85

    -2.98%

  • N150

    15.2600

    3927.23

    +0.39%

A Paris, les 20 ans de Nuit blanche qui quitte le cocon automnal en 2023
A Paris, les 20 ans de Nuit blanche qui quitte le cocon automnal en 2023 / Photo: GEOFFROY VAN DER HASSELT - AFP/Archives

A Paris, les 20 ans de Nuit blanche qui quitte le cocon automnal en 2023

C'est un anniversaire aux allures d'au revoir à une ambiance, une lumière: à Paris, Nuit blanche célèbre samedi ses 20 ans en distillant une dernière fois en octobre l'art contemporain dans ses rues, avant d'avancer son rendez-vous en juin dès 2023.

Taille du texte:

En "passant par là" vendredi soir, lors d'une présentation à la presse, Sabrina Saber a suspendu sa soirée: depuis "20-25 minutes", cette Parisienne désormais installée à Biarritz scrute les dizaines de personnages de "Speculum", œuvre installée dans le jardin des Halles, devant l'église Saint-Eustache.

Avec ses monstres répartis entre paradis, vie de débauche et enfer, ce triptyque numérique est une réinterprétation loufoque voire transgressive du "Jardin des délices", le célèbre tableau du peintre néerlandais Jérôme Bosch.

"On peut rapidement faire le lien avec ce qui se passe sur Terre", estime la spectatrice, qui a vu un enfant s'enfuir de peur devant la représentation de l'enfer.

Comme plusieurs Parisiens interrogés par l'AFP, cette ingénieure informatique âgée de 29 ans ne se rappelle plus la dernière fois où elle a déambulé dans la capitale le premier samedi soir d'octobre, à la rencontre d'un peu d'art contemporain.

"C'est très chouette mais on reste dans le centre: les œuvres comme ça, il faut les mettre dans les quartiers populaires", estime-t-elle.

- Come-back -

L'événement dont 30 villes du monde, de Rome à Montréal, ont repris le concept s'est pourtant élargi à la banlieue depuis 2019. En plus de 26 communes de la métropole cette année, il s'exportera pour la première fois à Rouen et au Havre, deux villes partenaires de l'axe Seine.

En 2021, Nuit blanche s'était tournée vers l'est parisien et ses sites sportifs historiques pour marquer le début de l'olympiade parisienne. Mais une tempête avait gâché la fête, amenant la maire Anne Hidalgo à proposer un vote pour décaler ou non l'événement début juin ou début décembre.

L'option printanière l'ayant emporté, c'est un peu la première page, écrite en 2002 par le maire Bertrand Delanoë et le directeur artistique Jean Blaise, qui se tourne.

"Toujours le reflet d'une époque", Nuit blanche "évolue avec le temps", répond aux nostalgiques l'adjointe à la culture, Carine Rolland.

"En juin, la nuit arrivera plus tard, l'air n'aura pas la même teneur, plus cette lumière d'automne", reconnaît l'élue qui a confié la dernière édition automnale à Kitty Hartl, formée par... Jean Blaise à Nantes.

C'est dans la cité des Ducs de Bretagne que la directrice artistique avait lancé, en 2004, le Cabaret New Burlesque, immortalisé par Mathieu Amalric dans le film Tournée. Deux décennies plus tard, la troupe américaine d'effeuillage fait son come-back ce samedi au théâtre du Châtelet, entre humour, glamour et critique sociale.

- Sons, lumières... et mousse -

"C'est merveilleux pour vous, les Français, d'avoir cette nuit. La culture est en train de mourir aux Etats-Unis!", s'exclame la maîtresse de cérémonie, Kitten on the Keys, pour qui l'art est une manière de "s'échapper du monde actuel, de réaliser que les rêves sont possibles. Et de, tout simplement, se sentir mieux".

Et si "Spectre", un cube déconseillé aux épileptiques sur le parvis de l'Hôtel de Ville, ne sera finalement visible que jusqu'à 02h00, sobriété énergétique oblige, "Constellations", un cosmos revisité sur l'eau du canal de l'Ourcq, portera jusqu'à 05h00 l'honneur d'une Ville Lumière devenue un peu plus sombre avec la crise.

Avec une programmation "éclectique", notamment à destination des "gens qui vont pas au musée", Kitty Hartl a choisi de "varier les sensations, passer du contemplatif à l'audacieux, du ludique au festif, d'un univers à l'autre".

L'Autrichienne souhaite "que le public réagisse, qu'il aime ou pas".

Avec sa sculpture sonore de 850 pièces métalliques qui, suspendues à un fil, s'entrechoquent devant La Samaritaine, le sculpteur suisse Etienne Krähenbühl a lui voulu "donner une idée de ce que pourrait être le mouvement de la vie".

Devant sa mousse multicolore qui s'échappe des bouches d'aération du Centre Pompidou, l'artiste allemande Stéphanie Lüning ne cherche à créer aucune émotion, mais simplement que le public "s'amuse, de l'enfant de 3 ans au grand-père".

C'est réussi avec Andreas, 10 ans, et Gabriel, 9 ans, qui s'en mettent plein les mains. "On peut nager dedans, c'est super beau", se réjouit le second, heureux d'avoir dégoté une "œuvre d'art pas ennuyante".

(Y.Berger--BBZ)