Berliner Boersenzeitung - "Athena" de Romain Gavras : de la cité enflammée à la vie "calme" du Parc aux Lièvres

EUR -
AED 4.306431
AFN 75.047853
ALL 95.509472
AMD 434.781696
ANG 2.098846
AOA 1076.460889
ARS 1633.493713
AUD 1.626689
AWG 2.110707
AZN 1.988156
BAM 1.957912
BBD 2.36228
BDT 143.909369
BGN 1.956042
BHD 0.442838
BIF 3489.702447
BMD 1.172615
BND 1.496135
BOB 8.104331
BRL 5.814063
BSD 1.17288
BTN 111.259841
BWP 15.939351
BYN 3.309739
BYR 22983.255361
BZD 2.358866
CAD 1.593784
CDF 2720.466564
CHF 0.915976
CLF 0.026807
CLP 1055.060534
CNY 8.006909
CNH 7.998882
COP 4288.546463
CRC 533.22984
CUC 1.172615
CUP 31.074299
CVE 110.753193
CZK 24.361957
DJF 208.396761
DKK 7.471833
DOP 69.741242
DZD 155.376121
EGP 62.903883
ERN 17.589226
ETB 184.100102
FJD 2.57049
FKP 0.86377
GBP 0.863156
GEL 3.142666
GGP 0.86377
GHS 13.137564
GIP 0.86377
GMD 85.601211
GNF 10289.697303
GTQ 8.960546
GYD 245.372505
HKD 9.185522
HNL 31.214689
HRK 7.533699
HTG 153.641478
HUF 362.158603
IDR 20356.18719
ILS 3.45198
IMP 0.86377
INR 111.249548
IQD 1536.125741
IRR 1540816.20108
ISK 143.785835
JEP 0.86377
JMD 183.778268
JOD 0.831419
JPY 184.308708
KES 151.443853
KGS 102.510594
KHR 4705.115487
KMF 492.498261
KPW 1055.353534
KRW 1726.651843
KWD 0.360333
KYD 0.977425
KZT 543.258636
LAK 25774.078905
LBP 105007.679148
LKR 374.851168
LRD 215.61456
LSL 19.535844
LTL 3.462427
LVL 0.709303
LYD 7.446376
MAD 10.848155
MDL 20.208266
MGA 4866.352468
MKD 61.637907
MMK 2461.893765
MNT 4195.441454
MOP 9.463996
MRU 46.869025
MUR 55.148176
MVR 18.122737
MWK 2042.108163
MXN 20.449463
MYR 4.638877
MZN 74.924153
NAD 19.535593
NGN 1613.107468
NIO 43.047128
NOK 10.873541
NPR 178.007186
NZD 1.982968
OMR 0.451158
PAB 1.17285
PEN 4.112948
PGK 5.087683
PHP 72.028464
PKR 326.895761
PLN 4.245512
PYG 7213.489671
QAR 4.272421
RON 5.186827
RSD 117.386493
RUB 87.920356
RWF 1713.776924
SAR 4.397283
SBD 9.430299
SCR 16.119145
SDG 704.156003
SEK 10.809054
SGD 1.493155
SHP 0.875476
SLE 28.843884
SLL 24589.147203
SOS 669.563404
SRD 43.923745
STD 24270.764437
STN 24.871166
SVC 10.263079
SYP 129.603259
SZL 19.535596
THB 38.097677
TJS 11.001266
TMT 4.110016
TND 3.379183
TOP 2.823376
TRY 52.990239
TTD 7.961336
TWD 37.054051
TZS 3054.662749
UAH 51.535653
UGX 4410.190424
USD 1.172615
UYU 46.77505
UZS 14012.74951
VES 573.341643
VND 30883.163084
VUV 137.959791
WST 3.183872
XAF 656.713095
XAG 0.015485
XAU 0.000255
XCD 3.169051
XCG 2.113815
XDR 0.815706
XOF 656.664578
XPF 119.331742
YER 279.78503
ZAR 19.464251
ZMK 10554.968416
ZMW 21.903218
ZWL 377.581574
  • AEX

    16.9500

    1014.09

    +1.7%

  • BEL20

    72.8600

    5352.67

    +1.38%

  • PX1

    42.7800

    8114.84

    +0.53%

  • ISEQ

    167.7500

    12593.36

    +1.35%

  • OSEBX

    21.5700

    2018.63

    +1.08%

  • PSI20

    135.3800

    9344.96

    +1.47%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    71.6400

    3902.45

    +1.87%

  • N150

    52.5100

    4154.58

    +1.28%

"Athena" de Romain Gavras : de la cité enflammée à la vie "calme" du Parc aux Lièvres
"Athena" de Romain Gavras : de la cité enflammée à la vie "calme" du Parc aux Lièvres / Photo: Marco BERTORELLO - AFP/Archives

"Athena" de Romain Gavras : de la cité enflammée à la vie "calme" du Parc aux Lièvres

Des scènes de guérilla urbaine là où des familles ont vécu "des heures heureuses": dans la cité du Parc aux Lièvres, à Evry, lieu de tournage d'"Athena" de Romain Gavras, les habitants racontent leur vie sur la dalle, à mille lieux du déchaînement de violence montré dans le film.

Taille du texte:

En ce début d'automne, la dalle du Parc aux Lièvres à Evry, érigée dans les années 70, émeut par son dépouillement.

Progressivement abandonnée par ses habitants relogés en vertu d'une opération de rénovation urbaine qui aboutira à sa destruction totale en 2024, elle porte les stigmates de la vie des familles, jusqu'à 400, qui se sont succédé dans sa dizaine de tours austères. Seuls une vingtaine d'habitants y résident encore.

Quelques vêtements élimés persistent aux fenêtres, des inscriptions bientôt illisibles ("boucherie populaire", "taxiphone") surmontent les rideaux tirés d'anciens commerces. Les portes sont éventrées, les façades taguées; la dalle n'a plus sa fière allure des années 80-90.

L'été dernier, dans un ultime sursaut de vie, elle a accueilli le tournage du film "Athena" et "fourmillait" de nouveau, s'est réjoui Sébastien Le Roy, directeur de la maison de quartier-centre social Evry Sud.

Le dernier long-métrage de Romain Gavras, présenté au festival de Venise et sorti le 22 septembre sur Netflix, raconte la prise en otage de la cité éponyme par ses jeunes habitants, ulcérés par la mort de l'un d'entre eux, a priori victime d'une bavure policière.

Longs plans-séquences tournoyant dans les recoins de la cité, tirs de mortiers d'artifice embrasant la nuit, jeunes hurlant leur colère de manière quasiment animale: le film déborde de violence.

L'œuvre s'appuie sur "beaucoup de clichés", juge sévèrement un de ses jeunes habitants, Mohammed, 14 ans. "On a l'impression d'être dans un film de guerre,(…) c'est surréaliste, ça n'arrivera jamais! (Le réalisateur) adule la violence" et véhicule "une mauvaise image" des banlieues, dénonce le collégien, "déçu".

-"Ça reste un film !"-

Aimanté par cette dalle "qu'il a aimée" pendant 14 ans, Ibrahim Diakité vient rendre visite à ses anciens voisins. "Mes fils, âgés de 10, 15 et 17 ans y ont grandi" et "franchement, tout va bien" sourit l'homme de 48 ans à la petite barbe grisonnante et au visage jovial. "Personne ne voulait en partir", soupire cet agent de sécurité.

Un sentiment partagé par Toufik Soltani, 52 ans, qui a emménagé à quelques encablures et qui "ne changera pas" de quartier car il le trouve "calme" et "sympa".

Yildiz Eda tient son "contrat" de relogement à la main, après y avoir habité onze ans. La jeune femme de 23 ans raconte la "bonne ambiance" de la dalle "où tout le monde s'entendait bien", où "il y avait des enfants partout, dès le matin" et où "pendant le ramadan tout le monde mangeait dehors". "Athéna"? la jeune femme hausse les épaules : "Ça reste un film, je m'en fous".

"Le film est une fête d'adieu au quartier", se félicite pour sa part le maire d’Évry-Courcouronnes Stéphane Beaudet, "enfant de la ville" qui se souvient "des heures heureuses de la dalle mais aussi de sa dépression".

Il ne tarit pas d'éloges sur la production, qui a embarqué habitants et commerçants dans une "aventure humaine incroyable" qui a eu "un véritable retentissement" pour la ville, avec "4.500 cachets et près de 3 millions d'euros injectés dans l'économie locale".

Le film est "un peu caricatural", reconnaît l'élu qui refuse l'angélisme : "Ne jetons pas un voile pudique sur certains jeunes, certes minoritaires, mais qui existent".

Au passage, il rappelle qu'en novembre 2005, un atelier de confection de cocktails Molotov avait été découvert sous les locaux de la police municipale, au Parc aux Lièvres.

Face à l'univers de béton, Sébastien Le Roy résume le sentiment général: "il y a vraiment quelque chose de particulier" sur cette dalle qui a accueilli "les histoires de gens qui y ont vécu 40 ans" et qu'"on ne peut pas effacer d'un revers de main".

(A.Berg--BBZ)