Berliner Boersenzeitung - Le Black Friday ou la quête "des bonnes affaires" malgré l'inflation

EUR -
AED 4.206719
AFN 75.027215
ALL 93.593389
AMD 416.279822
AOA 1051.536512
ARS 1712.98873
AUD 1.64473
AWG 2.063268
AZN 1.948839
BAM 1.955244
BBD 2.292448
BDT 140.510049
BHD 0.429278
BIF 3400.433154
BMD 1.145464
BND 1.470882
BOB 12.947319
BRL 5.864322
BSD 1.138176
BTN 108.809587
BWP 15.658548
BYN 3.321756
BYR 22451.100474
BZD 2.289149
CAD 1.610173
CDF 2617.386022
CHF 0.934435
CLF 0.027224
CLP 1071.479088
CNY 7.750558
CNH 7.738866
COP 3667.696538
CRC 517.95273
CUC 1.145464
CUP 30.354804
CVE 110.233657
CZK 24.166778
DJF 202.692368
DKK 7.474504
DOP 66.031225
DZD 152.434963
EGP 58.556597
ERN 17.181965
ETB 183.713765
FJD 2.552321
FKP 0.860717
GBP 0.857157
GEL 3.000906
GGP 0.860717
GHS 13.311215
GIP 0.860717
GMD 84.763865
GNF 9992.158928
GTQ 8.684493
GYD 238.092303
HKD 8.985967
HNL 30.495329
HRK 7.536579
HTG 148.817687
HUF 361.76455
IDR 20720.303902
ILS 3.536335
IMP 0.860717
INR 109.586743
IQD 1491.076042
IRR 1575299.792092
ISK 142.610187
JEP 0.860717
JMD 179.908846
JOD 0.812188
JPY 187.356747
KES 148.220052
KGS 100.171106
KHR 4601.6916
KMF 492.549857
KRW 1646.628259
KWD 0.355483
KYD 0.94853
KZT 543.055593
LAK 25809.661534
LBP 101927.019072
LKR 382.381277
LRD 206.020523
LSL 19.085673
LTL 3.382258
LVL 0.69288
LYD 7.297925
MAD 10.678964
MDL 20.140274
MGA 4919.601209
MKD 61.507512
MMK 2404.746118
MNT 4120.044241
MOP 9.194986
MRU 45.506061
MUR 54.077206
MVR 17.708883
MWK 1973.638835
MXN 19.953484
MYR 4.689076
MZN 73.206646
NAD 19.085673
NGN 1557.022565
NIO 41.88809
NOK 10.9673
NPR 174.096499
NZD 1.966888
OMR 0.440417
PAB 1.138176
PEN 3.864201
PGK 5.094529
PHP 70.471265
PKR 316.11042
PLN 4.304294
PYG 6836.056303
QAR 4.14992
RON 5.243592
RSD 117.404254
RUB 91.413218
RWF 1675.423626
SAR 4.333138
SBD 9.245673
SCR 15.502088
SDG 687.84641
SEK 11.04416
SGD 1.47821
SLE 27.634341
SOS 650.515039
SRD 43.237846
STD 23708.798532
STN 24.493036
SVC 9.959168
SZL 19.080575
THB 38.518561
TJS 10.505667
TMT 4.02058
TND 3.373926
TRY 54.300964
TTD 7.731802
TWD 37.292881
TZS 3032.614434
UAH 51.03099
UGX 4250.791372
USD 1.145464
UYU 45.776784
UZS 13701.104362
VES 851.419155
VND 30105.665725
VUV 136.563146
WST 3.154706
XAF 655.770545
XAG 0.019815
XAU 0.000282
XCD 3.095675
XCG 2.051317
XDR 0.815568
XOF 655.770545
XPF 119.331742
YER 272.992769
ZAR 19.027937
ZMK 10310.553212
ZMW 21.255956
ZWL 368.83904
  • AEX

    7.3200

    1100.41

    +0.67%

  • BEL20

    -59.0000

    5669.03

    -1.03%

  • PX1

    64.7400

    8472.85

    +0.77%

  • ISEQ

    -70.5200

    13490.28

    -0.52%

  • OSEBX

    1.0000

    2007.5

    +0.05%

  • PSI20

    127.6000

    9177.26

    +1.41%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    14.0700

    4410.44

    +0.32%

  • N150

    16.9700

    4260.22

    +0.4%

Le Black Friday ou la quête "des bonnes affaires" malgré l'inflation
Le Black Friday ou la quête "des bonnes affaires" malgré l'inflation / Photo: STRINGER - AFP/Archives

Le Black Friday ou la quête "des bonnes affaires" malgré l'inflation

Grand-messe annuelle de la consommation, le Black Friday, qui s'ouvre dès ce vendredi chez certains commerçants, ne devrait pas pâtir du pouvoir d'achat en berne des Français, désireux de profiter des bonnes affaires face à l'inflation, estiment instituts de sondage et distributeurs.

Taille du texte:

Devant les Galeries Lafayette déjà parées de leurs atours de Noël, Marie Bois explique avoir perdu 200 euros par mois en pouvoir d'achat, notamment "à cause de (l'augmentation) des charges, comme le chauffage".

La jeune femme de 24 ans, étalagiste en alternance, compte ainsi "profiter des promos" le vendredi 25 novembre pour faire ses cadeaux de fin d'année.

"L'intention de participation au Black Friday est comparable à celle de l'année dernière (…) et ce qui motive cette participation, c'est la crise", explique à l’AFP Nadine Porge, directrice adjointe du département Services de Harris Interactive.

Selon une étude de l'institut parue jeudi et portant sur des cyberacheteurs, 70% se rueront en ligne sur les bons plans du Black Friday et 55% d'entre eux le feront pour des "motifs liés au pouvoir d'achat".

Désormais, le Black Friday peut durer plus d'une semaine, et non plus juste un vendredi.

Malgré l'inflation, les distributeurs se frottent déjà les mains, convaincus de faire recette.

"On est dans une année particulière avec une recherche de bonnes affaires encore plus marquante, dans un contexte de baisse de pouvoir d'achat", juge Hugo Larricq, directeur commerce de Cdiscount, site de commerce en ligne qui attend 10 millions de visiteurs sur la seule journée de vendredi.

En 2021, Fnac-Darty avait comptabilisé plus de 50 millions de visites en ligne et dans les magasins lors du Black Friday, "le plus gros pic de l'année", selon Simon Ilardi, directeur de l'animation commerciale du groupe.

"En 2016 en France, (…) le Black Friday capitalisait autant que Noël en 2018, et est ensuite devenu plus fort que Noël", a confirmé jeudi Olympe Krima, consultante de l'institut d'études GFK, lors d'une conférence de presse.

- "Pas de promos vertes" -

Le président de la fédération de l'e-commerce et de la vente à distance (Fevad), François Momboisse, a toutefois modéré ces ardeurs. Avec "des restrictions de pouvoir d'achat énormes, (…) la situation est quand même tendue, très tendue, beaucoup plus qu'elle ne l'a été ces dix dernières années", tempère-t-il.

L'étude menée par Harris Interactive tend à la même conclusion : "Plus d'un Français sur trois envisage de moins dépenser qu'en 2021 pour les achats de Noël", avec un budget moyen de 404 euros (cadeaux et préparatifs).

Pourtant, les distributeurs font tout pour séduire les réfractaires, allant même jusqu'à mettre en avant des produits d'occasion, de seconde main ou "Made in France" - une façon de répondre aussi aux critiques des associations de défense de l'environnement sur ce rendez-vous de la surconsommation.

"Il n'y a pas de promos vertes !", s'insurge pourtant Tancrède Girard, membre du Réseau francilien des acteurs du réemploi (REFER) qui qualifie de "désastreux" l'impact social et environnemental du Black Friday.

"Pollution", "consommation de ressources", "travail forcé" : en réaction à l'évènement, un collectif d'associations dont Emmaüs a créé le Green Friday, une journée de sensibilisation à la consommation responsable et dont M. Girard est un des membres fondateurs.

Militant d'Extinction Rébellion, "Crocodile" (qui ne veut pas donner son identité) assure ne pas être "là pour stigmatiser les gens et notamment les plus pauvres" et insiste: "Il y a d'autres façons de consommer et de vivre ensemble!".

Tancrède Girard abonde: on peut "acheter uniquement si c'est nécessaire, réparer ou réemployer, favoriser la seconde main" dans des circuits dédiés...

Devant l'entrée lumineuse des Galeries Lafayette, Marie Bois relativise ses emplettes du Black Friday: "Ce n’est pas pour consommer, mais pour faire des achats que je ferais quoi qu'il arrive", explique-t-elle.

Freddy Bara, 29 ans, commerçant au sein de ce grand magasin constate que, "oui, bien sûr, il y a la question de la surconsommation, mais ça crée des emplois...". Puis, il conclut en plaisantant : "De toute façon, moi, le Black Friday, je ne vais pas le faire, je vais le subir".

(Y.Yildiz--BBZ)