Berliner Boersenzeitung - En Afrique du Sud, le retour de la dangereuse ritournelle xénophobe

EUR -
AED 4.32537
AFN 75.977092
ALL 95.601615
AMD 439.296871
ANG 2.108079
AOA 1080.01836
ARS 1597.362148
AUD 1.645993
AWG 2.119992
AZN 2.01118
BAM 1.955341
BBD 2.372144
BDT 144.796008
BGN 1.964646
BHD 0.444067
BIF 3501.975218
BMD 1.177774
BND 1.498175
BOB 8.13809
BRL 5.87909
BSD 1.177774
BTN 109.891867
BWP 15.801961
BYN 3.352913
BYR 23084.360737
BZD 2.368744
CAD 1.613897
CDF 2715.945806
CHF 0.922627
CLF 0.026532
CLP 1044.236873
CNY 8.034241
CNH 8.036261
COP 4257.392118
CRC 539.319181
CUC 1.177774
CUP 31.210998
CVE 110.23912
CZK 24.330033
DJF 209.729668
DKK 7.472991
DOP 70.519432
DZD 155.60956
EGP 60.977341
ERN 17.666603
ETB 183.905641
FJD 2.612657
FKP 0.867993
GBP 0.871158
GEL 3.174121
GGP 0.867993
GHS 12.983952
GIP 0.867993
GMD 85.977777
GNF 10333.4515
GTQ 9.006886
GYD 246.412153
HKD 9.213546
HNL 31.289311
HRK 7.531626
HTG 154.166898
HUF 364.903652
IDR 20174.965732
ILS 3.52994
IMP 0.867993
INR 109.589763
IQD 1542.883294
IRR 1555838.802756
ISK 144.006597
JEP 0.867993
JMD 185.984234
JOD 0.835051
JPY 187.551602
KES 152.215434
KGS 102.996058
KHR 4722.29235
KMF 493.486947
KPW 1060.007665
KRW 1744.953944
KWD 0.36325
KYD 0.98147
KZT 555.499591
LAK 25983.900044
LBP 105674.678119
LKR 371.982674
LRD 216.699128
LSL 19.327504
LTL 3.477659
LVL 0.712423
LYD 7.443631
MAD 10.877331
MDL 20.127275
MGA 4890.059612
MKD 61.626608
MMK 2473.755996
MNT 4229.66724
MOP 9.493771
MRU 47.004927
MUR 54.424995
MVR 18.196219
MWK 2045.792916
MXN 20.322187
MYR 4.6628
MZN 75.324483
NAD 19.327626
NGN 1579.253223
NIO 43.343505
NOK 11.030573
NPR 175.834651
NZD 2.001773
OMR 0.452847
PAB 1.177724
PEN 4.051949
PGK 5.104235
PHP 70.66527
PKR 328.479474
PLN 4.240314
PYG 7507.556251
QAR 4.294747
RON 5.095637
RSD 117.367489
RUB 89.951713
RWF 1719.54932
SAR 4.418156
SBD 9.464087
SCR 16.298205
SDG 707.842151
SEK 10.831489
SGD 1.499718
SHP 0.879327
SLE 29.061584
SLL 24697.31704
SOS 673.070564
SRD 44.168798
STD 24377.53368
STN 24.851021
SVC 10.304581
SYP 130.175969
SZL 19.327113
THB 37.747739
TJS 11.170578
TMT 4.128096
TND 3.398468
TOP 2.835796
TRY 52.827383
TTD 8.000122
TWD 37.185801
TZS 3075.425741
UAH 51.460304
UGX 4351.978334
USD 1.177774
UYU 47.008964
UZS 14326.636692
VES 564.928338
VND 31010.77644
VUV 139.528842
WST 3.198774
XAF 655.83088
XAG 0.014996
XAU 0.000246
XCD 3.182992
XCG 2.122502
XDR 0.815643
XOF 655.83088
XPF 119.331742
YER 281.075422
ZAR 19.333553
ZMK 10601.376314
ZMW 22.524668
ZWL 379.242589
  • AEX

    1.1200

    1016.71

    +0.11%

  • BEL20

    8.2100

    5483.54

    +0.15%

  • PX1

    -11.5800

    8262.7

    -0.14%

  • ISEQ

    -264.8500

    12591.9

    -2.06%

  • OSEBX

    -2.0200

    2017.43

    -0.1%

  • PSI20

    -113.0800

    9232.52

    -1.21%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -4.1200

    4119.5

    -0.1%

  • N150

    21.3200

    4121.82

    +0.52%

En Afrique du Sud, le retour de la dangereuse ritournelle xénophobe
En Afrique du Sud, le retour de la dangereuse ritournelle xénophobe

En Afrique du Sud, le retour de la dangereuse ritournelle xénophobe

Ils ont débarqué à plusieurs centaines, en colère, depuis trop longtemps sans argent, sans travail. Attribuant les maux du pays rongé par un chômage endémique aux "étrangers", ces Sud-Africains ordinaires déterminés à faire justice eux-mêmes sont venus armés dans ce centre pour réfugiés de Soweto.

Taille du texte:

Le message était clair: "Etrangers, rentrez chez vous". Sithulisiwe Chinora, une Zimbabwéenne de 22 ans, raconte à l'AFP la peur, son corps pris par un terrible tremblement, son bébé accroché dans le dos. "J'ai pensé que c'était le jour où j'allais mourir", dit-elle.

L'Afrique du Sud est régulièrement en proie à des flambées xénophobes. Soixante-deux personnes ont été tuées dans des émeutes en 2008. De violents heurts ont aussi éclaté en 2015, 2016 et encore en 2019.

Depuis janvier, un mouvement baptisé "Opération Dudula", qui signifie "refouler" en zoulou, rassemble quelques centaines de militants anti-immigration à chaque manifestation et monte tout doucement en puissance.

Dans le centre communautaire méthodiste de Soweto, qui abrite une centaine de familles de migrants, la rumeur d'un raid courait depuis quelques jours. Et un dimanche de février, les résidents ont vu arriver une foule munie d'armes et de "sjambok", redoutables fouets traditionnels zoulous en peau d'animal, hurlant "les étrangers volent les emplois des Sud-Africains".

Les grilles n'ont pas été fermées à temps et le risque d'un jet de cocktail Molotov a semé la panique parmi ceux réfugiés dans les chambres. Certains se sont mis à pleurer de façon incontrôlée, d'autres ont été pris de diarrhées.

Le père Paul Verryn, qui a créé ce centre et connu dans le pays pour avoir ouvert une église de Johannesburg à des milliers de sans-papiers zimbabwéens après les premières attaques contre les étrangers, l'affirme sans détour: "Ce sont des militants xénophobes qui visent clairement les étrangers pour les mettre dehors".

- "Sud-Africains en Afrique du Sud" -

Le mouvement qui organise de nouvelles manifestations samedi, se dit pacifiste et avec pour seul souci de vouloir "rétablir le droit et l'ordre". Son leader, un militant d'une trentaine d'années originaire de Soweto, Nhlanhla Lux Dlamini, explique aux médias "faire le travail là où les forces de l'ordre échouent".

Vêtu d'un treillis militaire et gilet pare-balles lors de ses apparitions publiques, il a conduit le week-end dernier une délégation devant un supermarché pour réclamer que les employés étrangers soient remerciés.

"Il n'y a rien de xénophobe là-dedans, c'est la loi: tout travail ne requérant pas de compétence particulière appartient aux Sud-Africains en Afrique du Sud", a-t-il martelé devant les journalistes.

Environ 3,95 millions d'étrangers vivent dans le pays, selon les statistiques officielles, sur une population de près de 60 millions. Première puissance industrielle du continent, le pays qui lutte pourtant avec 35% de chômage attire de nombreux migrants africains.

"Même s'ils expulsaient tous les immigrés, ça ne changerait pas le niveau de criminalité, ni celui du chômage", raisonne Jay Naidoo, premier secrétaire général de la principale centrale syndicale (Cosatu), évoquant l'instrumentalisation politique du discours xénophobe.

Jusqu'à présent, les rassemblements n'ont pas entrainé de violences malgré des tensions avec la police, qui affirme rester sereine vu le nombre relativement limité de manifestants.

Surtout, les militants prennent soin de ne pas franchir la ligne rouge. "Le droit de manifester est inscrit dans la constitution, et pour l'instant, rien ne relève du pénal", explique une source policière à l'AFP.

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a mis en garde cette semaine devant le Parlement contre des "rassemblements essayant de fomenter des sentiments et attitudes négatives" à l'égard des étrangers, assurant que les services de sécurité sont à l'œuvre.

Et le gouvernement a annoncé au début du mois plancher sur une loi instaurant des quotas d'employés étrangers dans les entreprises sud-africaines.

(P.Werner--BBZ)