Berliner Boersenzeitung - UE: les 27 déterminés à verdir leurs importations, divisés sur l'énergie

EUR -
AED 4.340609
AFN 73.863966
ALL 96.317175
AMD 445.519428
ANG 2.115011
AOA 1083.663344
ARS 1646.923597
AUD 1.661626
AWG 2.121238
AZN 2.013663
BAM 1.95771
BBD 2.379021
BDT 144.340829
BGN 1.947102
BHD 0.441474
BIF 3503.882799
BMD 1.181748
BND 1.495259
BOB 8.161963
BRL 6.063672
BSD 1.181152
BTN 107.475861
BWP 15.546168
BYN 3.419336
BYR 23162.260663
BZD 2.375618
CAD 1.612791
CDF 2611.663492
CHF 0.909253
CLF 0.026147
CLP 1032.446419
CNY 8.104605
CNH 8.108115
COP 4445.35779
CRC 557.343782
CUC 1.181748
CUP 31.316322
CVE 110.641204
CZK 24.248528
DJF 210.020718
DKK 7.473734
DOP 71.200781
DZD 153.542201
EGP 56.124406
ERN 17.72622
ETB 184.648587
FJD 2.591042
FKP 0.875321
GBP 0.876473
GEL 3.167546
GGP 0.875321
GHS 12.609712
GIP 0.875321
GMD 85.68128
GNF 10375.747798
GTQ 9.059839
GYD 247.121108
HKD 9.244992
HNL 31.35773
HRK 7.534712
HTG 154.831064
HUF 376.907163
IDR 19856.261565
ILS 3.705684
IMP 0.875321
INR 107.634612
IQD 1548.680745
IRR 1553189.113856
ISK 143.547385
JEP 0.875321
JMD 184.159679
JOD 0.837906
JPY 184.41773
KES 152.445906
KGS 103.344316
KHR 4741.173362
KMF 492.789327
KPW 1063.537042
KRW 1701.717523
KWD 0.362254
KYD 0.98436
KZT 588.313999
LAK 25307.133683
LBP 105419.259014
LKR 365.276388
LRD 217.02847
LSL 18.802061
LTL 3.489395
LVL 0.714828
LYD 7.480915
MAD 10.804136
MDL 20.215724
MGA 4975.15946
MKD 61.634464
MMK 2481.611644
MNT 4235.08818
MOP 9.519288
MRU 47.223097
MUR 54.837528
MVR 18.258453
MWK 2051.514923
MXN 20.367786
MYR 4.598541
MZN 75.519651
NAD 18.802056
NGN 1610.061181
NIO 43.399741
NOK 11.237483
NPR 171.961778
NZD 1.970566
OMR 0.450205
PAB 1.181152
PEN 3.96536
PGK 5.032597
PHP 68.234725
PKR 330.150891
PLN 4.2241
PYG 7608.423291
QAR 4.302867
RON 5.099288
RSD 117.696237
RUB 91.093029
RWF 1720.625078
SAR 4.432282
SBD 9.507378
SCR 16.875612
SDG 710.825762
SEK 10.672253
SGD 1.494325
SHP 0.886617
SLE 29.012352
SLL 24780.663772
SOS 675.373306
SRD 44.577943
STD 24459.797516
STN 24.816708
SVC 10.335084
SYP 130.644557
SZL 18.802047
THB 36.634586
TJS 11.238865
TMT 4.136118
TND 3.381026
TOP 2.845366
TRY 51.907694
TTD 8.017823
TWD 37.095504
TZS 3031.183998
UAH 50.926487
UGX 4258.154543
USD 1.181748
UYU 45.37427
UZS 14402.55794
VES 492.595347
VND 30778.626478
VUV 140.530921
WST 3.195669
XAF 656.597621
XAG 0.012594
XAU 0.000224
XCD 3.193733
XCG 2.128777
XDR 0.817137
XOF 655.283508
XPF 119.331742
YER 281.906413
ZAR 18.823662
ZMK 10637.154271
ZMW 22.318776
ZWL 380.522372
  • AEX

    4.6000

    1027.02

    +0.45%

  • BEL20

    4.8900

    5443.76

    +0.09%

  • PX1

    -40.5200

    8580.75

    -0.47%

  • ISEQ

    -34.2200

    13128.54

    -0.26%

  • OSEBX

    16.6900

    1892.04

    +0.89%

  • PSI20

    8.3400

    9276.09

    +0.09%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    25.3100

    3918.4

    +0.65%

  • N150

    -8.2000

    4092.87

    -0.2%

UE: les 27 déterminés à verdir leurs importations, divisés sur l'énergie
UE: les 27 déterminés à verdir leurs importations, divisés sur l'énergie

UE: les 27 déterminés à verdir leurs importations, divisés sur l'énergie

Les ministres de l'Environnement de l'UE discutent à partir de jeudi à Amiens des priorités climatiques françaises --taxe carbone aux frontières, lutte contre la déforestation importée--mais restent divisés sur une réforme du marché de l'électricité malgré la flambée des prix de l'énergie.

Taille du texte:

Réunis autour de la ministre française de la Transition écologique Barbara Pompili, les représentants des Vingt-Sept aborderont pendant deux jours plusieurs textes de l'ambitieux plan climat présenté mi-juillet par Bruxelles pour sabrer de 55% d'ici 2030 les émissions carbone de l'UE par rapport à 1990.

Une seconde réunion dans cette ville du nord de la France rassemblera les ministres de l'Energie vendredi et samedi.

Si Emmanuel Macron fait de l'environnement un marqueur de la présidence française de l'UE, débutée en janvier, aucun accord n'est attendu à Amiens mais Paris entend "faire avancer au maximum" d'ici juin les négociations en cours.

La France veut notamment accélérer l'établissement d'un "mécanisme d'ajustement carbone aux frontières" de l'UE proposé par Bruxelles et désormais discuté par les Etats et les eurodéputés.

L'objectif est de taxer certaines importations (acier, aluminium, ciment, engrais, électricité) au prix du marché carbone européen, selon les émissions liées à leur production.

"C'est la puissance du marché européen: si vous voulez y entrer, vous devez respecter les mêmes règles", a déclaré Barbara Pompili mercredi sur Sud-Radio.

- Identifier "les enjeux politiques"-

Pour ne pas enfreindre les principes de l'Organisation mondiale du Commerce, la Commission propose parallèlement de supprimer les quotas d'émissions gratuits jusqu'ici alloués aux industriels européens pour leur permettre d'affronter la concurrence de pays tiers... au risque de renchérir les coûts de production en Europe, s'alarment nombre d'Etats et d'eurodéputés.

"Espagne, Portugal, Pologne et Autriche réclament le maintien des quotas gratuits. Et (la taxe carbone) pose des questions compliquées: qui collecte l'argent? où va-t-il?", souligne un diplomate européen.

Paris entend construire un consensus entre les Vingt-Sept, base de futures négociations avec le Parlement européen. "La difficulté n'est plus sur le principe, mais sur le timing de décroissance des quotas gratuits", veut croire l'entourage de Mme Pompili, sur ce texte dépendant des ministres de l'Economie mais touchant étroitement aux dossiers environnementaux.

Autre projet phare d'Emmanuel Macron: l'élaboration d'un instrument de lutte contre la "déforestation importée", pour éviter que les importations européennes de bois, d'huile de palme ou de soja ne contribuent au défrichage de forêts.

Les discussions sur un texte soumis par la Commission mi-novembre commencent juste parmi les Etats comme au Parlement. Le tour de table d'Amiens permettra d'"avoir une vision claire des enjeux politiques" et futurs noeuds des négociations, souligne-t-on au ministère de la Transition écologique.

Alors que les ONG espèrent un durcissement du texte initial, regrettant qu'il ne s'applique pas à certains produits (maïs, caoutchouc...) ni à d'autres écosystèmes menacés (zones humides, savanes...), Paris n'exclut pas un élargissement.

-"Acceptabilité sociale"-

Les ministres devraient par ailleurs réitérer leurs réticences sur le projet d'étendre le marché carbone européen: après les industriels et énergéticiens, les fournisseurs de carburant routier et de fioul domestique pourraient être contraints d'acheter des "quotas d'émissions" dès 2025... au risque de répercuter le surcoût sur les consommateurs.

Cette proposition controversée de la Commission est dénoncée vigoureusement par une partie des Etats, inquiets de l'impact pour les ménages précaires en dépit d'un possible "fonds solidaire" européen.

"La France a exprimé ses vives inquiétudes sur l'acceptabilité sociale (...) On a connu les +gilets jaunes+, on sait que la transition doit prendre en compte les intérêts des populations et des différents États", plaide l'entourage de Mme Pompili, assurant chercher "un compromis".

Ce projet, qui sera défendu à Amiens par le vice-président de la Commission Frans Timmermans, apparaît cependant fragilisé par l'actuelle flambée des prix du gaz, qui dominera les discussions des ministres de l'Energie.

Alors que les cours de l'électricité sur le marché de gros européen s'alignent mécaniquement sur ceux du gaz, Paris réclame un "découplage" et la réforme d'un mécanisme jugé "obsolète" qui diluerait l'effet des coûts bas du nucléaire.

Or, de fortes divergences persistent: une dizaine d'Etats, Allemagne en tête, s'opposent farouchement à toute réforme du marché de l'électricité, expliquant la crise par des "facteurs mondiaux" conjoncturels, tandis que Pologne et Hongrie accusent le prix du CO2 et les règles environnementales de renchérir les coûts de l'énergie.

(A.Berg--BBZ)