Berliner Boersenzeitung - Pétrole: les prix au plus haut depuis 2014, entre tensions sur l'offre et risques géopolitiques

EUR -
AED 4.254415
AFN 76.45815
ALL 92.767003
AMD 423.410914
ANG 2.073379
AOA 1063.459921
ARS 1723.633132
AUD 1.629398
AWG 2.088111
AZN 1.96965
BAM 1.95513
BBD 2.33356
BDT 142.16943
BGN 1.96516
BHD 0.436729
BIF 3463.77428
BMD 1.158453
BND 1.478874
BOB 13.457213
BRL 6.028362
BSD 1.158588
BTN 110.711575
BWP 15.597587
BYN 3.524146
BYR 22705.677553
BZD 2.330271
CAD 1.606415
CDF 2635.479795
CHF 0.939053
CLF 0.026941
CLP 1060.319982
CNY 7.808726
CNH 7.811686
COP 3631.437173
CRC 520.414888
CUC 1.158453
CUP 30.699003
CVE 110.225793
CZK 24.188959
DJF 205.8807
DKK 7.475503
DOP 67.795885
DZD 154.025615
EGP 58.135689
ERN 17.376794
ETB 187.428931
FJD 2.553404
FKP 0.856093
GBP 0.854759
GEL 3.023308
GGP 0.856093
GHS 12.801379
GIP 0.856093
GMD 85.14226
GNF 10178.379534
GTQ 8.840741
GYD 242.400639
HKD 9.087061
HNL 31.059952
HRK 7.535159
HTG 151.606073
HUF 363.802935
IDR 20849.256722
ILS 3.436285
IMP 0.856093
INR 110.857401
IQD 1517.860095
IRR 1592351.483705
ISK 142.200064
JEP 0.856093
JMD 183.547089
JOD 0.821396
JPY 184.572252
KES 149.8804
KGS 101.306416
KHR 4691.734973
KMF 494.659597
KPW 1042.607983
KRW 1637.148784
KWD 0.357661
KYD 0.965565
KZT 534.074639
LAK 26136.703131
LBP 103743.396942
LKR 384.438233
LRD 210.295198
LSL 18.728938
LTL 3.42061
LVL 0.700737
LYD 7.361477
MAD 10.740719
MDL 19.946077
MGA 4990.224969
MKD 61.555443
MMK 2432.50473
MNT 4165.971899
MOP 9.362429
MRU 46.450079
MUR 54.366575
MVR 17.898703
MWK 2009.05936
MXN 19.730417
MYR 4.70344
MZN 74.036731
NAD 18.728938
NGN 1568.49915
NIO 42.634835
NOK 10.903996
NPR 177.136992
NZD 1.960873
OMR 0.445431
PAB 1.158588
PEN 3.899813
PGK 5.130175
PHP 71.440054
PKR 321.555186
PLN 4.313621
PYG 6978.51773
QAR 4.235293
RON 5.236556
RSD 117.358226
RUB 98.408476
RWF 1700.309874
SAR 4.340128
SBD 9.323905
SCR 16.026056
SDG 695.654019
SEK 11.013061
SGD 1.479593
SHP 0.858258
SLE 28.390719
SLL 24292.177953
SOS 662.164467
SRD 43.771563
STD 23977.636876
STN 24.491288
SVC 10.138394
SYP 15062.20497
SZL 18.733094
THB 38.263496
TJS 10.68826
TMT 4.06617
TND 3.385696
TOP 2.789277
TRY 55.504834
TTD 7.851207
TWD 36.915495
TZS 3058.31343
UAH 51.828764
UGX 4310.46676
USD 1.158453
UYU 46.423487
UZS 13747.360818
VES 893.835467
VND 30357.259198
VUV 135.919513
WST 3.167779
XAF 655.7181
XAG 0.017561
XAU 0.000262
XCD 3.130777
XCG 2.088175
XDR 0.819086
XOF 655.723758
XPF 119.331742
YER 274.835983
ZAR 18.788139
ZMK 10427.464404
ZMW 21.827236
ZWL 373.021373
  • AEX

    -3.0200

    1114.8

    -0.27%

  • BEL20

    98.0000

    5762.49

    +1.73%

  • PX1

    -57.0000

    8579.6

    -0.66%

  • ISEQ

    -65.9300

    14265.96

    -0.46%

  • OSEBX

    4.3800

    2090.12

    +0.21%

  • PSI20

    -35.1700

    9219.73

    -0.38%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    544.5900

    4736.98

    +12.99%

  • N150

    -21.3700

    4339.26

    -0.49%

Pétrole: les prix au plus haut depuis 2014, entre tensions sur l'offre et risques géopolitiques
Pétrole: les prix au plus haut depuis 2014, entre tensions sur l'offre et risques géopolitiques

Pétrole: les prix au plus haut depuis 2014, entre tensions sur l'offre et risques géopolitiques

Les prix du Brent et du WTI évoluaient mardi à leur plus haut niveau depuis plus de sept ans, dopés par des perturbations de l'offre, de vives tensions géopolitiques et une remontée de la demande, malgré le variant Omicron.

Taille du texte:

Vers 08H50 GMT, le baril de Brent de la mer du Nord se négociait pour 87,60 dollars, après avoir grimpé jusqu'à 88,13 dollars plus tôt en séance. Il a ainsi allègrement dépassé son niveau d'octobre 2014 (86,74 dollars) dès la matinée en Asie, un jour après avoir rattrapé son niveau d'octobre 2018.

Le baril américain de WTI s'échangeait pour 85,25 dollars, après avoir atteint 85,74 dollars un peu plus tôt dépassant son pic d'octobre dernier (85,41 dollars) qui était un plus haut depuis 2014.

Plusieurs facteurs contribuent à cette nouvelle poussée du pétrole, notamment les interruptions de production "en Libye, au Nigeria, en Angola, en Equateur et, plus récemment, au Canada en raison du froid extrême", selon Hussein Sayed, analyste chez Exinity.

"Les marchés restent concentrés sur l'équilibre délicat entre l'offre et la demande, qui semble avoir un impact assez important sur les fluctuations de prix tout au long de la reprise économique post-pandémie", remarque Walid Koudmani, analyste chez XTB.

- Tensions géopolitiques -

Les risques géopolitiques s'ajoutent à l'équation, et ce dans plusieurs zones du globe en même temps, du Golfe à l'Ukraine.

Lundi des rebelles yéménites Houthis ont attaqué des installations civiles aux Emirats arabes unis, faisant trois morts.

Une coalition militaire sous commandement saoudien a riposté par des raids aériens sur Sanaa, la capitale du Yémen aux mains des Houthis. Washington a aussi promis de "faire rendre des comptes" aux rebelles yéménites, qui sont soutenus par l'Iran.

Ces événements "ont encore davantage stimulé les prix" du pétrole, relevait l'analyste d'ING Warren Patterson.

Les regards sont aussi braqués sur la menace persistante d'une invasion de l'Ukraine par la Russie. Avec de nouvelles perturbations de l'approvisionnement en gaz russe de l'Europe, les prix de l'énergie, et donc du brut, pourraient encore augmenter, selon certains analystes.

Les prix du gaz naturel, toujours très élevés, contribuent à la hausse des cours du pétrole. Il en résulte "une augmentation de la demande de diesel et de fioul en remplacement du gaz naturel, partout où cela est possible", souligne Bjarne Schieldrop, analyste chez SEB.

Quant au variant Omicron du Covid-19, initialement perçu comme une menace pour les achats de brut, il s'avère moins grave pour la demande que ses prédécesseurs.

- L'Opep en position de force -

"Seuls les membres de l'Opep et leurs alliés peuvent faire baisser les prix à ce stade en pompant davantage de brut", relève M. Sayed. "Au lieu de cela, les pays de l'Opep+ vont probablement s'en tenir à leur stratégie d'assouplissement progressif des réductions de production, car ils profitent des prix élevés actuels", poursuit-il.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses partenaires (Opep+) dont la Russie annoncent en effet mois après mois des augmentations marginales de leurs objectifs d'extractions, et peinent à les atteindre, ce qui ne devrait pas permettre de répondre aux besoins.

L'Arabie saoudite avait affirmé au début de l'année que le respect de l'accord et des plafonds était essentiel. En d'autres termes, les membres disposant d'une capacité de réserve ne peuvent pas et ne doivent pas intervenir pour compenser le manque de production des membres qui ne sont pas en mesure de respecter leurs plafonds.

"Les écarts de production de l'Opep+ devraient se creuser, la Russie étant le prochain grand facteur de déficit", prévoit Joel Hancock pour Natixis. Selon lui, la croissance de l'offre de pétrole hors Opep+ et hors Etats-Unis étant "relativement faible", il faudra "faire appel au pétrole de schiste américain pour répondre à la croissance prévue de la consommation".

Pendant la pandémie, le plongeon des cours du brut avait fait basculer dans l'insolvabilité des entreprises de forage de pétrole de schiste, dont le coût de production est bien plus élevé que le pétrole léger foré par exemple en Arabie saoudite.

De nombreux analystes s'attendent désormais à voir les prix du brut dépasser les 90 dollars le baril, voire la barre des 100 dollars, ce qui semblait encore impossible à envisager il y a quelques mois. Les analystes de Goldman Sachs voient par exemple le Brent atteindre 96 dollars cette année, puis 105 dollars en 2023, selon une note publiée lundi.

(O.Joost--BBZ)