Berliner Boersenzeitung - Du pétrole dans la rivière: catastrophe écologique en Amazonie équatorienne

EUR -
AED 4.110455
AFN 71.623179
ALL 91.048216
AMD 402.956801
ANG 2.002962
AOA 1027.340773
ARS 1735.441062
AUD 1.607035
AWG 2.017191
AZN 1.899057
BAM 1.957921
BBD 2.254432
BDT 139.360331
BGN 1.95601
BHD 0.422235
BIF 3357.32162
BMD 1.119107
BND 1.433847
BOB 13.51558
BRL 6.15005
BSD 1.119307
BTN 106.109463
BWP 15.483703
BYN 3.326288
BYR 21934.501253
BZD 2.251228
CAD 1.567573
CDF 2587.934154
CHF 0.918776
CLF 0.027919
CLP 1098.818128
CNY 7.46512
CNH 7.464311
COP 3639.414974
CRC 507.947935
CUC 1.119107
CUP 26.864099
CVE 110.679124
CZK 24.346402
DJF 198.888117
DKK 7.473554
DOP 67.985441
DZD 152.175075
EGP 61.903298
ERN 16.786608
ETB 183.712975
FJD 2.518332
FKP 0.833992
GBP 0.834351
GEL 2.907407
GGP 0.833992
GHS 13.065561
GIP 0.833992
GMD 82.814208
GNF 9881.716707
GTQ 8.557231
GYD 234.632055
HKD 8.781394
HNL 30.084318
HRK 7.575248
HTG 146.717612
HUF 364.739896
IDR 20284.041945
ILS 3.539403
IMP 0.833992
INR 106.075469
IQD 1695.447418
IRR 2107736.02293
ISK 136.213141
JEP 0.833992
JMD 177.539136
JOD 0.793433
JPY 177.630847
KES 145.394312
KGS 97.865817
KHR 4572.672204
KMF 493.525991
KPW 1007.196443
KRW 1504.897188
KWD 0.348625
KYD 0.932806
KZT 506.586467
LAK 25207.889495
LBP 100216.050116
LKR 372.411729
LRD 190.751606
LSL 18.610669
LTL 3.304432
LVL 0.676937
LYD 7.190269
MAD 10.995206
MDL 20.248843
MGA 5081.481512
MKD 61.536598
MMK 2349.614629
MNT 4030.058262
MOP 9.045758
MRU 45.072031
MUR 52.931844
MVR 17.295837
MWK 1942.770405
MXN 21.080802
MYR 4.563275
MZN 71.521712
NAD 18.610248
NGN 1502.927223
NIO 41.194437
NOK 10.39039
NPR 169.77514
NZD 1.995341
OMR 0.430291
PAB 1.119508
PEN 3.873787
PGK 5.021349
PHP 71.189207
PKR 309.600818
PLN 4.413649
PYG 6686.242477
QAR 4.080347
RON 5.342389
RSD 117.649511
RUB 91.401863
RWF 1651.802237
SAR 4.212923
SBD 9.017997
SCR 15.629006
SDG 673.144247
SEK 10.961756
SGD 1.434135
SHP 0.837467
SLE 25.625933
SLL 23467.123495
SOS 639.690048
SRD 42.013469
STD 23163.259712
STN 24.526457
SVC 9.794566
SYP 14550.63155
SZL 18.621673
THB 37.814951
TJS 10.28665
TMT 3.928066
TND 3.363756
TOP 2.694541
TRY 55.950215
TTD 7.588186
TWD 36.724605
TZS 2958.913818
UAH 51.103028
UGX 4729.122543
USD 1.119107
UYU 44.997937
UZS 13348.399227
VES 996.046369
VND 28834.916291
VUV 133.063497
WST 3.105181
XAF 655.957
XAG 0.022531
XAU 0.000285373329
XCD 3.024443
XCG 2.017276
XDR 0.791267
XOF 655.957
XPF 119.331742
YER 264.305132
ZAR 18.608744
ZMK 10073.310137
ZMW 22.683469
ZWL 360.352064
SSP 6429.495326
MXV 2.373493
  • AEX

    -15.8300

    1099.02

    -1.42%

  • BEL20

    -65.5900

    5540.72

    -1.17%

  • PX1

    -120.2600

    7843.89

    -1.51%

  • ISEQ

    -301.0700

    14173.37

    -2.08%

  • OSEBX

    -24.9000

    2050.38

    -1.2%

  • PSI20

    -177.8800

    9489.32

    -1.84%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    25.6000

    4516.39

    +0.57%

  • N150

    -55.9300

    4149.48

    -1.33%

Du pétrole dans la rivière: catastrophe écologique en Amazonie équatorienne
Du pétrole dans la rivière: catastrophe écologique en Amazonie équatorienne

Du pétrole dans la rivière: catastrophe écologique en Amazonie équatorienne

Le pétrole a jailli dès que l'énorme roche a explosé le tuyau, racontent les ouvriers. Dans le nord-est de l'Equateur, le brut qui s'écoule depuis des jours d'un oléoduc endommagé par une chute de pierre empoisonne lentement la jungle amazonienne.

Taille du texte:

Les flaques noirâtres et poisseuses ont déjà tué des animaux et menace des communautés locales, a constaté l'AFP.

Jeudi était un jour de fortes pluies, explique Cesar Benalcazar, un ouvrier de 24 ans, présent dans la zone de la catastrophe, à Piedra Fina, à un peu moins d'une centaine de kilomètres à l'est de Quito.

La rivière Quijos était en crue, de gros rochers sont tombés dans la nuit depuis le sommet de la montagne. L'un a chuté "sur sa pointe" en plein sur l'oléoduc. "Lorsque le tuyau a explosé, le pétrole a jailli, comme une bombe à pression", selon César.

Tous les efforts des ouvriers, sautés aux commandes de leurs engins de terrassement pour contenir la fuite, ont été vains.

"Nous avons essayé d'empêcher le pétrole d'atteindre la rivière, mais il a dévalé la pente en cascade", regrette César. Pas eu le temps de creuser un trou ou un bassin avec des pelleteuses pour recueillir le brut avant qu'il ne contamine la rivière.

Géré par la société OCP, le pipeline de 485 kilomètres de long qui traverse au total quatre provinces, transporte vers la côte Pacifique près de 160.000 barils de brut par jour depuis des puits de pétrole en pleine jungle.

Environ 21.000 m2 -deux hectares- de la réserve Cayambe-Coca ont été touchés par la fuite de pétrole. D'une superficie de plus de 4.000 km2, ce parc national baigné d'eau, de sources et des cascades, entre hautes montagnes volcaniques et forêts humides du bassin de l'Amazone, abrite une faune très variée et près de 400 espèces d'oiseaux.

- Forte odeur et mal de tête -

Le brut s'est également écoulé dans la Coca, une rivière majeure de l'Amazonie qui se jette dans un fleuve, le Napo. Cette rivière et ce fleuve alimentent en eau de nombreuses communautés, y compris des peuples autochtones. "De petites traces (de pétrole) ont atteint les cours d'eau", a reconnu l'OCP.

A ce jour, ni le gouvernement ni l'OCP n'ont précisé la quantité de pétrole déversée dans la nature.

Toutefois, dans les petites exploitations agricoles à proximité du gazoduc, comme celle de Benjamin Landazuri, les conséquences de la pollution sont déjà visibles, tandis que les populations autochtones et les écologistes craignent un fort impact sur les populations isolées vivant plus en aval.

"Un ruisseau coule près de ma maison et il y a une source à laquelle nous puisons de l'eau pour notre consommation", explique M. Landazuri. "Nous avons déjà constaté la mort de quelques poulets qui s'abreuvent au ruisseau", déplore-t-il.

Lorsqu'il est rentré chez lui, il a senti une "très forte odeur de pétrole" qui lui a donné mal à la tête. Il a ensuite vu les barrières de confinement en forme de "saucisse" au-dessus du ruisseau.

De l'aveu même des techniciens qui se sont précipités pour colmater la fuite, et qui ce début de semaine continuaient leurs efforts pour endiguer l'avancée de la nappe noire, la "contamination est à long terme".

"Nous avons ici des bassins de tilapias, des échantillons d'eau ont été prélevés pour voir s'il n'y a pas de contamination", s'inquiète M. Landaruzi. "Sinon l'OCP devra nous indemniser", prévient-il.

En 2020, une fuite de quelque 15.000 barils avait déjà eu lieu dans la même zone. Le pétrole avait atteint trois rivières amazoniennes. Personne n'avait véritablement quantifié le désastre.

(B.Hartmann--BBZ)