Berliner Boersenzeitung - En Floride, l'angoisse de réfugiés vénézuéliens désormais privés de protection

EUR -
AED 4.377441
AFN 77.476835
ALL 96.848732
AMD 450.522344
ANG 2.133689
AOA 1093.019632
ARS 1706.110107
AUD 1.682372
AWG 2.148493
AZN 2.023092
BAM 1.962843
BBD 2.399219
BDT 145.58238
BGN 2.001729
BHD 0.449386
BIF 3524.792039
BMD 1.191952
BND 1.511637
BOB 8.248702
BRL 6.199576
BSD 1.191179
BTN 107.990852
BWP 15.698527
BYN 3.433162
BYR 23362.25861
BZD 2.395727
CAD 1.618062
CDF 2622.294234
CHF 0.914394
CLF 0.025798
CLP 1018.666269
CNY 8.270895
CNH 8.244518
COP 4388.075821
CRC 590.526362
CUC 1.191952
CUP 31.586727
CVE 110.662078
CZK 24.221597
DJF 212.123814
DKK 7.470237
DOP 74.989392
DZD 154.318488
EGP 55.859157
ERN 17.87928
ETB 185.801854
FJD 2.611086
FKP 0.876284
GBP 0.87261
GEL 3.212261
GGP 0.876284
GHS 13.109204
GIP 0.876284
GMD 87.012164
GNF 10457.523756
GTQ 9.137788
GYD 249.21738
HKD 9.314181
HNL 31.466039
HRK 7.529535
HTG 156.212489
HUF 376.826676
IDR 20029.560902
ILS 3.681814
IMP 0.876284
INR 108.071723
IQD 1560.505964
IRR 50210.97692
ISK 145.013175
JEP 0.876284
JMD 186.318549
JOD 0.845067
JPY 185.582753
KES 153.702083
KGS 104.236535
KHR 4804.299278
KMF 499.428476
KPW 1072.749148
KRW 1737.478566
KWD 0.365798
KYD 0.992674
KZT 588.278267
LAK 25600.073125
LBP 106673.207926
LKR 368.684463
LRD 221.566887
LSL 19.092307
LTL 3.519524
LVL 0.721
LYD 7.531055
MAD 10.894391
MDL 20.232854
MGA 5229.809513
MKD 61.655965
MMK 2502.711307
MNT 4250.84349
MOP 9.590132
MRU 47.301728
MUR 54.806254
MVR 18.415407
MWK 2065.537569
MXN 20.468342
MYR 4.689735
MZN 75.986632
NAD 19.092307
NGN 1618.468096
NIO 43.837297
NOK 11.417111
NPR 172.785163
NZD 1.969045
OMR 0.45831
PAB 1.191184
PEN 4.000655
PGK 5.182596
PHP 69.648133
PKR 333.090495
PLN 4.210273
PYG 7854.182429
QAR 4.342281
RON 5.091062
RSD 117.38102
RUB 92.230003
RWF 1739.16236
SAR 4.470551
SBD 9.604926
SCR 16.944062
SDG 716.953758
SEK 10.643047
SGD 1.508457
SHP 0.894273
SLE 29.143248
SLL 24994.635959
SOS 679.546906
SRD 45.260208
STD 24670.999236
STN 24.588331
SVC 10.423401
SYP 13182.482082
SZL 19.083716
THB 37.088804
TJS 11.15577
TMT 4.177792
TND 3.440947
TOP 2.869934
TRY 51.961191
TTD 8.070059
TWD 37.588173
TZS 3079.523524
UAH 51.349051
UGX 4240.214767
USD 1.191952
UYU 45.673887
UZS 14655.587275
VES 450.540114
VND 30883.47554
VUV 142.647976
WST 3.254887
XAF 658.3275
XAG 0.014615
XAU 0.000237
XCD 3.22131
XCG 2.14683
XDR 0.822276
XOF 658.319185
XPF 119.331742
YER 284.162307
ZAR 18.96628
ZMK 10728.96662
ZMW 22.52009
ZWL 383.808048
  • AEX

    3.6800

    999.03

    +0.37%

  • BEL20

    59.0400

    5576.62

    +1.07%

  • PX1

    49.6400

    8323.28

    +0.6%

  • ISEQ

    143.5800

    13438.07

    +1.08%

  • OSEBX

    7.2600

    1823.3

    +0.4%

  • PSI20

    100.4600

    8991.17

    +1.13%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    46.0000

    4046.13

    +1.15%

  • N150

    42.9200

    4053.74

    +1.07%

En Floride, l'angoisse de réfugiés vénézuéliens désormais privés de protection
En Floride, l'angoisse de réfugiés vénézuéliens désormais privés de protection / Photo: CHANDAN KHANNA - AFP

En Floride, l'angoisse de réfugiés vénézuéliens désormais privés de protection

A Doral, près de Miami, Denis Caldeira se sent comme bloqué dans des "limbes" juridiques de l'administration Trump: celle-ci a décidé de retirer le statut particulier d'immigré protégé dont lui et des centaines de milliers d'autres Vénézuéliens bénéficiaient aux Etats-Unis.

Taille du texte:

"Il faut que je sorte pour aller travailler. Je ne peux pas rester enfermé à la maison. Bien sûr j'ai peur, mais je ne peux rien y faire", raconte cet employé d'une société d'import-export de 47 ans à la chevelure soignée.

A "Doralzuela", comme elle est surnommée, 40% des habitants sont originaires du Venezuela, dans ces rues proprettes typiques de la Floride (sud) sous le soleil et les palmiers, entre des magasins bio, des terrasses de cafés branchés et une statue de Simon Bolivar.

S'il n'est pas officiellement considéré comme un titre de réfugié, le statut de protection temporaire (TPS) permet, pour des raisons humanitaires, aux ressortissants de certains pays en guerre ou traversant une crise extraordinaire de vivre et travailler aux Etats-Unis.

Mais dans le cadre de la campagne anti-immigration spectaculaire de l'administration du président Donald Trump, la Cour suprême l'a autorisée lundi à révoquer ce TPS à quelque 350.000 Vénézuéliens, dont le pays dirigé par Nicolas Maduro est pourtant considéré par Washington comme une dictature hostile.

Dans un restaurant populaire de Doral connu pour sa variété d'arepas, l'une des spécialités qui fait la fierté des Vénézuéliens, Denis Caldeira déplore que "depuis le début de son mandat, il y a eu une sorte de persécution contre les Vénézuéliens en particulier".

Une campagne que beaucoup, comme lui, ne comprennent pas. Sa victoire à la présidentielle avait été favorisée par la progression du vote de l'électorat latino en faveur de la droite emmenée par Donald Trump, selon les observateurs.

- "Profonde contradiction" -

La hausse de l'immigration clandestine et l'inflation galopante sous l'ancien gouvernement expliquent en partie cette nouvelle tendance au sein des communautés latinos bien installées aux Etats-Unis.

Mais, en Floride, le vote républicain d'une grande partie de la communauté cubaine notamment reflète depuis longtemps sa défiance à l'égard du pouvoir communiste qu'elle a fui.

Alors, les Américano-Vénézuéliens ayant voté pour Donald Trump l'ont fait "en pensant qu'il allait avoir une position bien plus dure contre le régime de Maduro, qu'il allait le faire éjecter du pouvoir, et pas qu'il allait faire éjecter des Vénézuéliens des Etats-Unis", souligne José Antonio Colina, président d'une organisation d'exilés de pays d'Amérique latine.

Selon lui, la politique de l'administration Trump reflète une "profonde contradiction" dans la mesure où les Etats-Unis considèrent le Venezuela comme un pays dangereux qui viole les droits humains. "Comment peut-on envoyer là-bas des milliers de personnes qui ont précisément fui la persécution politique?", se demande le militant associatif.

Dans une de ses allocutions télévisées, Nicolas Maduro s'est lui-même offusqué contre la fin d'un dispositif pourtant mis en place par défiance vis-à-vis de son pouvoir. "Immigrer n'est pas un crime, leur retirer le TPS en est un", a-t-il dénoncé.

- "Un avenir ici" -

A 55 ans, Keyla Méndez continuera de bénéficier de son statut TPS jusqu'au mois d'août. Mais l'avenir l'angoisse.

"Bien sûr qu'on a peur. On a construit une famille ici, on a avancé, on a créé des liens", confie sous ses larges lunettes rouges cette employée d'un cabinet d'avocats. "Mes enfants étudient et veulent un avenir ici. Ils ont peur de repartir. On a quitté la situation très difficile que vit notre pays".

Le plus dur pour Keyla Méndez, à l'instar de beaucoup d'autres Vénézuéliens de Doral, est de s'imaginer quitter un pays qu'elle voyait comme un refuge mais aussi le lieu où elle a pu évoluer socialement.

"On espérait que tout ce grand nettoyage allait viser les personnes qui le méritent, pas nous tous", s'agace Oli García, patronne d'une imprimerie.

"On a apporté tellement", dit cette femme de 42 ans qui rêve de créer encore plus "d'entreprises" et avoir "une succursale".

"Mais maintenant je ne sais pas quoi faire", confie-t-elle. "Je ne sais pas ce qui va se passer, si je vais vraiment arrêter d'avancer ici et finir par devoir m'en aller".

(K.Lüdke--BBZ)