Berliner Boersenzeitung - Réseaux sociaux et effet de groupe aux racines du fléau des couteaux chez les jeunes

EUR -
AED 4.181608
AFN 72.872269
ALL 93.945291
AMD 418.677729
ANG 2.038603
AOA 1044.691156
ARS 1686.593665
AUD 1.657548
AWG 2.04953
AZN 1.93526
BAM 1.95058
BBD 2.290809
BDT 140.184848
BGN 1.925284
BHD 0.428841
BIF 3383.755506
BMD 1.138628
BND 1.471224
BOB 7.87692
BRL 5.890078
BSD 1.137426
BTN 107.475909
BWP 15.457092
BYN 3.298615
BYR 22317.106713
BZD 2.287518
CAD 1.621241
CDF 2590.378831
CHF 0.922254
CLF 0.026681
CLP 1050.088484
CNY 7.735781
CNH 7.735855
COP 3922.288436
CRC 515.905781
CUC 1.138628
CUP 30.173639
CVE 109.970705
CZK 24.250949
DJF 202.542635
DKK 7.474488
DOP 67.637213
DZD 151.829381
EGP 56.100085
ERN 17.079418
ETB 183.370946
FJD 2.561628
FKP 0.859254
GBP 0.860786
GEL 3.005775
GGP 0.859254
GHS 12.864573
GIP 0.859254
GMD 83.690192
GNF 9971.402889
GTQ 8.677739
GYD 237.923288
HKD 8.92998
HNL 30.439807
HRK 7.532367
HTG 148.659558
HUF 354.826085
IDR 20382.577922
ILS 3.397216
IMP 0.859254
INR 107.728716
IQD 1490.00602
IRR 1566751.981124
ISK 144.002299
JEP 0.859254
JMD 179.09443
JOD 0.807288
JPY 184.844282
KES 147.395654
KGS 99.573103
KHR 4573.67994
KMF 491.887108
KPW 1024.765503
KRW 1762.6758
KWD 0.35269
KYD 0.947855
KZT 552.257242
LAK 25510.059856
LBP 101853.145041
LKR 382.44645
LRD 207.00512
LSL 18.687897
LTL 3.362072
LVL 0.688745
LYD 7.307252
MAD 10.658776
MDL 20.10367
MGA 4840.08984
MKD 61.633248
MMK 2390.534982
MNT 4078.632506
MOP 9.18837
MRU 45.393326
MUR 53.731804
MVR 17.602817
MWK 1972.339103
MXN 19.919141
MYR 4.636268
MZN 72.701031
NAD 18.687897
NGN 1571.68275
NIO 41.85835
NOK 11.337034
NPR 171.957291
NZD 2.01639
OMR 0.437804
PAB 1.137456
PEN 3.884205
PGK 4.993702
PHP 69.765434
PKR 316.276595
PLN 4.289484
PYG 6926.281938
QAR 4.146086
RON 5.243723
RSD 117.375482
RUB 87.682843
RWF 1669.673096
SAR 4.272653
SBD 9.18308
SCR 15.280534
SDG 683.749132
SEK 11.087696
SGD 1.474324
SHP 0.850101
SLE 28.255883
SLL 23876.461785
SOS 650.037585
SRD 42.692284
STD 23567.298515
STN 24.434931
SVC 9.952279
SYP 125.85493
SZL 18.683345
THB 37.900938
TJS 10.543837
TMT 3.996584
TND 3.369069
TOP 2.741543
TRY 53.127672
TTD 7.732104
TWD 36.273377
TZS 2992.88111
UAH 51.048038
UGX 4168.843668
USD 1.138628
UYU 45.767721
UZS 13708.254849
VES 708.503828
VND 29957.299878
VUV 136.581889
WST 3.166456
XAF 654.211995
XAG 0.019843
XAU 0.000286
XCD 3.077198
XCG 2.049896
XDR 0.81363
XOF 654.189074
XPF 119.331742
YER 271.673482
ZAR 18.74466
ZMK 10249.016856
ZMW 20.59235
ZWL 366.637717
  • AEX

    5.3300

    1070.63

    +0.5%

  • BEL20

    25.1700

    5744.54

    +0.44%

  • PX1

    38.4900

    8405.41

    +0.46%

  • ISEQ

    -30.3800

    13777.71

    -0.22%

  • OSEBX

    0.1900

    1906.58

    +0.01%

  • PSI20

    13.7400

    9172.61

    +0.15%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    1.7100

    4288.95

    +0.04%

  • N150

    11.9700

    4139.19

    +0.29%

Réseaux sociaux et effet de groupe aux racines du fléau des couteaux chez les jeunes
Réseaux sociaux et effet de groupe aux racines du fléau des couteaux chez les jeunes / Photo: Loic VENANCE - AFP/Archives

Réseaux sociaux et effet de groupe aux racines du fléau des couteaux chez les jeunes

Après une série de meurtres à l'arme blanche par des adolescents ces derniers mois, aux abords ou dans des établissements scolaires, jeunes, éducateurs et psychiatres dénoncent une banalisation de la violence et une facilité d'accès aux armes, notamment sur les réseaux sociaux.

Taille du texte:

Dans un rapport remis au Premier ministre, la vice-présidente de l'Assemblée nationale Naïma Moutchou constate que depuis 2016, "20% des mis en cause porteurs d'une arme sont des mineurs", avec 3.000 jeunes par an interpellés en possession d'une arme blanche.

En février, le gouvernement a constaté que les signalements d'armes blanches dans les établissements scolaires avaient bondi de 15% sur un an.

Pour lutter contre ce fléau, il a demandé la mise en place d'un "protocole" de détection des problèmes de santé mentale dans tous les établissements scolaires à partir de cette rentrée, sans débloquer toutefois de nouveaux moyens.

Depuis plusieurs mois, la police mène des fouilles aléatoires de sacs devant les collèges ou lycées. C'est lors de l'une d'elles qu'un adolescent de 14 ans a tué une surveillante en juin.

- "Effet de groupe" -

Pour Naël, 16 ans c'est souvent en ligne que les problèmes commencent. "Deux quartiers vont s'affronter et se lancer des piques sur YouTube". Puis s'ils se rencontrent dans la vraie vie, "un tel va se faire taper", appeler ses amis, "après, ça dégénère", explique-t-il à l'AFP.

Pour lui, avoir un couteau résulte aussi d'un "effet de groupe": "c'est pour montrer que tu en as un", remarque l'adolescent de Vitry-sur-Seine, évoquant une culture viriliste.

D'autant que se procurer une lame est devenu très facile: en quelques clics sur TikTok ou autre réseau social, on a accès à des boutiques en ligne de lames létales sans vérification d'âge, pour quelques dizaines d'euros.

"Il y a aussi les gazeuses, les marteaux, les tasers...", énumère Naël, en marge d'un match de football organisé par des associations anti-rixes.

L'adolescent a été touché personnellement par le phénomène quand son cousin de 22 ans a été "planté à la main" (poignardé) "à Orly, pendant une rixe".

Les adolescents justifient le port du couteau parce qu'ils se sentent menacés, expliquent les observateurs (parents, enseignants, etc).

Un cercle vicieux selon Almamy Kanouté, un éducateur qui tente d'apprendre aux jeunes qu'il y a "d'autres moyens de se défendre".

Boro Doucouré, de l'association anti-rixes Restart Up, attribue le phénomène à plusieurs facteurs: des parents dépassés mais aussi l'influence de courants du rap comme "la drill, une musique où on est dans la poésie du couteau".

"Certains parents donnent un portable à leurs enfants pour qu'ils ne s'ennuient pas, et après les jeunes se perdent sur les réseaux sociaux, "dans des images, de la violence" qui "finissent par être banalisées dans leur subconscient", ajoute-t-il.

- "Tuer devient banal" -

Le psychiatre Xavier Pommereau épingle aussi "le numérique, les jeux vidéo extrêmement violents, le rapport au réel et l'imaginaire complètement fondus" donnant l'impression que "tuer l'autre devient quelque chose de banal".

Un avis partagé par son confrère Serge Hefez, qui dénonce la perte du sentiment d'empathie.

Il attribue "l'exacerbation de la violence chez les jeunes à des tensions sur l'ensemble de la société, à l'angoisse de l'avenir".

"Tout leur laisse à penser qu'ils vont plutôt moins bien vivre que la génération précédente", relève-t-il auprès de l'AFP.

La France est loin d'être le seul pays concerné. Au Royaume-Uni, le Premier ministre Keir Starmer a dénoncé une "crise nationale" sur fond de hausse des agressions à l'arme blanche impliquant des mineurs.

"Il y a urgence à faire un vrai travail de prévention par rapport aux écrans" pour que les jeunes soient "moins livrés à eux-mêmes face à des contenus de plus en plus violents", estime Serge Hefez.

"Il faut aussi davantage ouvrir l'école à la société civile, aux associations", conclut-il.

Sa consoeur Rachel Bocher parle de problèmes "multifactoriels" et appelle à des efforts "interministériels": "de la justice, de l'éducation, de la santé...", détaille-t-elle.

Le président Emmanuel Macron a dit vouloir interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans.

Missionnée par le chef du gouvernement après la mort fin avril d'une lycéenne poignardée par un autre élève à Nantes, Naïma Moutchou recommande notamment de généraliser la vidéosurveillance dans les établissements scolaires, et bannir la vente de certains couteaux "extrêmement dangereux".

(K.Müller--BBZ)