Berliner Boersenzeitung - Une comédienne devenue éleveuse, un pari fou sauvé par une foncière solidaire

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Une comédienne devenue éleveuse, un pari fou sauvé par une foncière solidaire
Une comédienne devenue éleveuse, un pari fou sauvé par une foncière solidaire / Photo: ARNAUD FINISTRE - AFP

Une comédienne devenue éleveuse, un pari fou sauvé par une foncière solidaire

"Sans ça, j'aurais arrêté": victime de sécheresses à répétition, Chloé Pimont, une comédienne parisienne et végétarienne devenue éleveuse de brebis dans le Morvan, a été sauvée de la déroute par une foncière solidaire qui achète des terres pour des néo-agriculteurs.

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"Je ne savais même pas comment poussait une carotte": véritable citadine, elle alignait des rôles dans les comédies musicales quand elle rencontre son compagnon, un arboriculteur qui lui fait découvrir le massif bourguignon du Morvan.

Dans ce pays de bocages et forêts, elle croise la route d'une feutrière qui lui donne l'amour de la laine. "J'étais végétarienne et j'avais une peur monstrueuse des moutons mais j'ai eu un coup de cœur", se souvient-elle auprès de l'AFP.

En 2017, à 33 ans, elle troque les paillettes pour les bottes en caoutchouc et s'installe d'abord très modestement sur un petit lopin, avec une trentaine de brebis.

Mais les sécheresses à répétition se font vite menaçantes: "J'étais sur des terrains avec très peu d'herbe. Je n'avais plus de quoi nourrir les bêtes."

L'éleveuse cherche donc de nouvelles terres et trouve une ferme de 47 hectares. "Mais je n'avais pas le profil idéal pour la banque: j'étais devenue une mère célibataire, avec trois enfants, sans mari pour ramener des sous et une néo-agricultrice pas du tout issue du milieu agricole..."

L'ex-comédienne découvre finalement une entreprise foncière agricole "solidaire", "Fermes en vie" (Fève), qui rachète des terres pour les mettre à disposition d'agriculteurs, à condition qu'ils adoptent une culture respectueuse de l'environnement, ce qui était déjà le cas pour Chloé.

- Mitaines -

Fève rachète la ferme et la loue à l'éleveuse à un tarif raisonnable: la foncière, qui a le statut d'"entreprise à mission de l'économie sociale et solidaire", a en effet un objectif autre que financier.

"Je paie 1.200 euros par mois pour la ferme, et 1.800 euros par trimestre pour le fermage des terres", explique-t-elle en étiquetant les chaussettes, mitaines et autres bonnets tissés avec la laine de ses brebis.

"Sans ça, j'aurais arrêté", assure Chloé depuis ses nouveaux prés où quelque 200 brebis paissent enfin une herbe grasse entre deux bêlements.

A l'aide de la viande d'agneau qu'elle produit également, l'ex-comédienne de 41 ans se verse 1.000 euros par mois. "Je m'en sors sans problème", assure-t-elle.

Fondée en septembre 2020 par des ingénieurs agronomes, Fève "a accompagné une quarantaine de fermes, soit une bonne soixantaine" de paysans, indique Louise Bolmont, chef de projets.

"La moitié des agriculteurs vont prendre leur retraite d'ici les dix prochaines années", rappelle-t-elle. Or la transmission familiale des terres est largement chose du passé: "Aujourd'hui, deux tiers des agriculteurs qui souhaitent s'installer ne sont pas issus du milieu", ajoute-t-elle.

Avec le prix d'une ferme qui approche un million d'euros en moyenne, 20.000 hectares de terres perdent chaque année leur usage agricole.

Les foncières solidaires ont donc commencé à peupler la campagne, comme Fève mais aussi d'autres telles Terres de liens: première du genre, elle a acquis en 20 ans 300 fermes et installé plus de 700 paysans.

- Epargne citoyenne -

"C'est une solution formidable", estime Chloé devant des investisseurs venus visiter son exploitation à Monthelon (Saône-et-Loire).

Pour acheter les terres, les foncières solidaires comptent sur l'épargne "citoyenne", voire humaniste, collectant des fonds majoritairement auprès de particuliers.

"J'ai investi dans des circuits classiques. Mais c'est abstrait. Ici, c'est du concret", explique Michel Guimet, 65 ans, en pataugeant dans la gadoue de la ferme de Chloé.

"Je veux aider des initiatives positives pour la société. L'idée n'est pas de faire des sous. La Bourse offre du 7-8%. Fève, c'est juste l'inflation grosso modo", calcule le retraité.

"Aujourd'hui, on est proche d'un pour cent", reconnaît Paul-Antoine Raulin, responsable investisseurs chez Fève.

"La finance solidaire reste marginale, avec seulement 0,5% de l'épargne des Français", confesse-t-il. "Mais de plus en plus se posent la question de l'impact de leur épargne".

L'an dernier, Fève a presque triplé sa collecte, à 19 millions d'euros contre sept millions en 2023.

(G.Gruner--BBZ)