Berliner Boersenzeitung - Cédric Jubillar condamné à 30 ans de réclusion pour le meurtre de sa femme Delphine

EUR -
AED 4.339628
AFN 76.80793
ALL 96.601284
AMD 446.973296
ANG 2.115258
AOA 1083.578502
ARS 1709.863127
AUD 1.684002
AWG 2.129934
AZN 2.004303
BAM 1.955818
BBD 2.378752
BDT 144.321307
BGN 1.984437
BHD 0.445555
BIF 3485.831573
BMD 1.181656
BND 1.502514
BOB 8.161108
BRL 6.20003
BSD 1.181026
BTN 106.883425
BWP 15.553207
BYN 3.372631
BYR 23160.451778
BZD 2.375291
CAD 1.614195
CDF 2599.642638
CHF 0.91673
CLF 0.025631
CLP 1012.028901
CNY 8.198567
CNH 8.199302
COP 4287.874049
CRC 585.485484
CUC 1.181656
CUP 31.313876
CVE 110.261333
CZK 24.378619
DJF 210.275425
DKK 7.467225
DOP 74.090985
DZD 153.302928
EGP 55.461268
ERN 17.724836
ETB 182.975832
FJD 2.601711
FKP 0.86251
GBP 0.863282
GEL 3.184588
GGP 0.86251
GHS 12.968172
GIP 0.86251
GMD 86.261042
GNF 10364.655314
GTQ 9.058775
GYD 247.093284
HKD 9.231195
HNL 31.203415
HRK 7.535062
HTG 154.802057
HUF 380.110877
IDR 19834.977216
ILS 3.658365
IMP 0.86251
INR 106.859484
IQD 1547.220561
IRR 49777.246674
ISK 144.811545
JEP 0.86251
JMD 185.201677
JOD 0.837826
JPY 184.886643
KES 152.374794
KGS 103.336031
KHR 4767.063349
KMF 493.932232
KPW 1063.425303
KRW 1721.400502
KWD 0.363017
KYD 0.984213
KZT 586.713528
LAK 25404.337597
LBP 105763.305484
LKR 365.530937
LRD 219.67199
LSL 18.874832
LTL 3.489122
LVL 0.714772
LYD 7.463752
MAD 10.827132
MDL 19.983266
MGA 5232.069529
MKD 61.679405
MMK 2481.401498
MNT 4218.32969
MOP 9.504226
MRU 46.896837
MUR 54.214692
MVR 18.256503
MWK 2047.563324
MXN 20.392949
MYR 4.646264
MZN 75.330365
NAD 18.875551
NGN 1616.155302
NIO 43.460761
NOK 11.422942
NPR 171.044273
NZD 1.962701
OMR 0.45438
PAB 1.181016
PEN 3.970236
PGK 5.059875
PHP 69.685768
PKR 330.32801
PLN 4.216803
PYG 7816.806196
QAR 4.307693
RON 5.094469
RSD 117.419987
RUB 89.95126
RWF 1723.722906
SAR 4.43139
SBD 9.521902
SCR 16.205764
SDG 710.745918
SEK 10.596161
SGD 1.502836
SHP 0.886548
SLE 28.92105
SLL 24778.728397
SOS 673.808954
SRD 44.777663
STD 24457.887298
STN 24.500533
SVC 10.333656
SYP 13068.609747
SZL 18.874251
THB 37.435444
TJS 11.036947
TMT 4.147612
TND 3.415815
TOP 2.845143
TRY 51.414785
TTD 8.000276
TWD 37.330894
TZS 3049.013957
UAH 50.948755
UGX 4205.038088
USD 1.181656
UYU 45.518486
UZS 14477.641053
VES 439.151193
VND 30701.778474
VUV 141.274961
WST 3.221394
XAF 655.965717
XAG 0.013102
XAU 0.000236
XCD 3.193483
XCG 2.128528
XDR 0.814728
XOF 655.979596
XPF 119.331742
YER 281.677234
ZAR 18.897771
ZMK 10636.324377
ZMW 23.119307
ZWL 380.492654
  • AEX

    -1.8900

    992.15

    -0.19%

  • BEL20

    56.6500

    5556.37

    +1.03%

  • PX1

    98.9700

    8278.5

    +1.21%

  • ISEQ

    169.8400

    13543.36

    +1.27%

  • OSEBX

    5.9800

    1765.77

    +0.34%

  • PSI20

    77.6900

    8906.27

    +0.88%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    42.3400

    4113.69

    +1.04%

  • N150

    30.4900

    3990.27

    +0.77%

Cédric Jubillar condamné à 30 ans de réclusion pour le meurtre de sa femme Delphine
Cédric Jubillar condamné à 30 ans de réclusion pour le meurtre de sa femme Delphine / Photo: Lionel BONAVENTURE - AFP/Archives

Cédric Jubillar condamné à 30 ans de réclusion pour le meurtre de sa femme Delphine

Cédric Jubillar a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle vendredi pour le meurtre de sa femme Delphine, dont le corps n'a jamais été retrouvé depuis sa disparition près d'Albi fin 2020.

Taille du texte:

Le peintre-plaquiste de 38 ans a regardé impassible la présidente énoncer le verdict, mains serrées sur l'ouverture vitrée du box.

La peine prononcée par la cour d'assises du Tarn est conforme aux réquisitions des avocats généraux. Sa défense a immédiatement annoncé qu'elle faisait appel.

Epilogue d'un procès hors normes de quatre semaines, cette décision est tombée au terme d'environ six heures de délibéré.

"Est-il coupable d'avoir, dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020 à Cagnac-les-Mines donné volontairement la mort à Delphine Aussaguel épouse Jubillar?". Au moins sept des neuf membres de la cour, composée de trois magistrats et six jurés, ont répondu oui à cette question.

A l'énoncé du verdict, la famille et les proches de Delphine se sont étreints et embrassés sur les quatre bancs des parties civiles qu'ils occupaient en rangs serrés. Certains pleuraient également, tandis qu'un oncle de Delphine a fait un malaise.

"On est tous sous le choc après quatre ans de procédure", s'est réjoui un avocat des parties civiles, Me Philippe Pressecq.

"Les jurés ont été à la hauteur de l'enjeu pendant ces quatre semaines", a-t-il dit, "c'est parce qu'ils ont bien suivi et bien compris le dossier qu'ils ont pris une décision incontestable."

Juste avant que la cour d'assises du Tarn se retire pour délibérer vendredi peu après 09H00, Cédric Jubillar avait réaffirmé, comme il n'a eu de cesse de le clamer, n'avoir "absolument rien fait à Delphine".

Visage blême et yeux cernés, il avait lancé cette seule phrase, après quelques regards vers la salle et avoir été invité par la présidente Hélène Ratinaud à s'exprimer une dernière fois, comme le prévoit le Code de procédure pénale.

Au bout de quatre semaines de ce procès ultramédiatisé, le ministère public avait requis 30 ans de réclusion criminelle à l'encontre de l'ouvrier en bâtiment. Sa défense réclamait son acquittement.

- "Tapis rouge à l'erreur judiciaire" -

Lors de leurs plaidoiries jeudi, les deux avocats toulousains qui défendent Cédric Jubillar depuis sa mise en examen et son placement en détention en juin 2021, s'étaient efforcés de semer le doute dans l'esprit des jurés.

Alors que parties civiles et avocats généraux estimaient qu'un "pétage de plomb" de l'accusé a pu conduire au meurtre de l'infirmière de 33 ans, Me Emmanuelle Franck avait souligné qu'"un pétage de plomb, c'est ce qu'on appelle un crime pulsionnel, un crime passionnel, celui qui laisse le plus de traces, parce qu'on ne contrôle rien, on éclabousse tout". Or, avait-elle insisté, il n'y a aucune trace.

"La conviction des gendarmes dès le premier jour" a empêché la manifestation de la vérité et le procès n'a fait que dérouler un "tapis rouge à l'erreur judiciaire", avait plaidé Me Alexandre Martin.

Depuis sa première prise de parole le 22 septembre au premier jour du procès, l'accusé, stoïque dans son box mais secoué de mouvements nerveux, avait invariablement martelé qu'il n'avait rien à voir avec la disparition de la mère de ses deux enfants.

- "Le crime parfait attendra" -

Pour les parties civiles et l'accusation, sa culpabilité ne faisait en revanche aucun doute. L'avocat général Pierre Aurignac avait estimé que "pour défendre l'idée de l'innocence de M. Jubillar, il faut écarter quatre experts, faire taire 19 témoins et tuer le chien pisteur" qui a établi que la mère de famille n'a pas quitté son domicile la nuit de sa disparition.

"Le crime parfait attendra, avait-il ajouté, le crime parfait, ce n'est pas le crime sans cadavre mais celui pour lequel on n'est pas condamné, et vous allez être condamné M. Jubillar."

(P.Werner--BBZ)