Berliner Boersenzeitung - Le nombre de féminicides conjugaux en hausse en France en 2024

EUR -
AED 4.248121
AFN 75.768221
ALL 92.763067
AMD 422.722836
ANG 2.070312
AOA 1061.886388
ARS 1723.582978
AUD 1.637745
AWG 2.083576
AZN 1.957325
BAM 1.955443
BBD 2.326975
BDT 141.824111
BGN 1.962252
BHD 0.43572
BIF 3453.969514
BMD 1.156739
BND 1.47783
BOB 13.465542
BRL 6.040957
BSD 1.155389
BTN 110.192885
BWP 15.565159
BYN 3.514159
BYR 22672.08145
BZD 2.323676
CAD 1.605611
CDF 2629.267027
CHF 0.941195
CLF 0.026851
CLP 1056.797093
CNY 7.800122
CNH 7.801648
COP 3603.842156
CRC 519.805115
CUC 1.156739
CUP 30.65358
CVE 110.244876
CZK 24.210888
DJF 205.742444
DKK 7.473222
DOP 67.627655
DZD 152.300199
EGP 58.091696
ERN 17.351083
ETB 186.898684
FJD 2.584385
FKP 0.854872
GBP 0.855165
GEL 3.019414
GGP 0.854872
GHS 12.651691
GIP 0.854872
GMD 85.019022
GNF 10149.14738
GTQ 8.815391
GYD 241.675885
HKD 9.076586
HNL 30.972346
HRK 7.533034
HTG 151.122414
HUF 363.01915
IDR 20622.455882
ILS 3.418275
IMP 0.854872
INR 110.411295
IQD 1513.523722
IRR 1590038.761368
ISK 142.149117
JEP 0.854872
JMD 182.966601
JOD 0.820153
JPY 184.273091
KES 149.332741
KGS 101.156547
KHR 4675.146601
KMF 493.927398
KPW 1041.065304
KRW 1638.647715
KWD 0.357062
KYD 0.962824
KZT 536.112138
LAK 26076.240056
LBP 103462.813951
LKR 384.459821
LRD 209.701721
LSL 18.691288
LTL 3.415549
LVL 0.6997
LYD 7.356657
MAD 10.716044
MDL 20.034343
MGA 4974.092032
MKD 61.513771
MMK 2428.91053
MNT 4159.644874
MOP 9.338495
MRU 46.39953
MUR 54.55675
MVR 17.871782
MWK 2003.434294
MXN 19.676318
MYR 4.726322
MZN 73.927232
NAD 18.691288
NGN 1572.66743
NIO 42.522238
NOK 10.92262
NPR 176.308817
NZD 1.940024
OMR 0.441009
PAB 1.155389
PEN 3.896889
PGK 5.190053
PHP 71.098928
PKR 320.902423
PLN 4.30625
PYG 6934.734137
QAR 4.211831
RON 5.236212
RSD 117.318585
RUB 97.162264
RWF 1698.989867
SAR 4.337808
SBD 9.310109
SCR 15.912095
SDG 694.622044
SEK 11.020251
SGD 1.480283
SHP 0.856988
SLE 28.344406
SLL 24256.23441
SOS 660.279473
SRD 43.926585
STD 23942.158738
STN 24.495529
SVC 10.109155
SYP 15039.918412
SZL 18.688589
THB 38.337771
TJS 10.669752
TMT 4.060153
TND 3.387482
TOP 2.78515
TRY 55.370194
TTD 7.827571
TWD 37.040628
TZS 3061.741111
UAH 51.685265
UGX 4292.216501
USD 1.156739
UYU 46.29155
UZS 13754.489263
VES 890.815114
VND 30246.985806
VUV 136.42623
WST 3.163091
XAF 655.837284
XAG 0.017878
XAU 0.000264
XCD 3.126144
XCG 2.08222
XDR 0.817874
XOF 655.837284
XPF 119.331742
YER 274.374004
ZAR 18.657984
ZMK 10412.034601
ZMW 21.836014
ZWL 372.469438
  • AEX

    -1.7900

    1117.82

    -0.16%

  • BEL20

    -43.9500

    5664.48

    -0.77%

  • PX1

    -13.8400

    8636.8

    -0.16%

  • ISEQ

    -53.2200

    14331.67

    -0.37%

  • OSEBX

    19.4200

    2085.84

    +0.94%

  • PSI20

    0.0000

    9254.52

    0%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -130.9900

    4192.21

    -3.03%

  • N150

    14.3400

    4360.83

    +0.33%

Le nombre de féminicides conjugaux en hausse en France en 2024
Le nombre de féminicides conjugaux en hausse en France en 2024 / Photo: Ludovic MARIN - POOL/AFP/Archives

Le nombre de féminicides conjugaux en hausse en France en 2024

Le nombre de féminicides conjugaux a augmenté de 11% entre 2023 et 2024 avec 107 femmes tuées par leur conjoint ou ex-conjoint, une situation "dramatique" selon les associations qui exhortent l'exécutif à refaire de cette question une priorité nationale.

Taille du texte:

Au total, les forces de l'ordre ont recensé 138 morts violentes au sein du couple l'an dernier, dont 31 hommes (+35% sur un an) selon l'étude nationale annuelle du ministère de l'Intérieur consacrée à cette question.

"En moyenne, un décès est enregistré tous les trois jours", résume l'étude "sur les morts violentes au sein du couple" disponible sur le site du ministère et consultée vendredi par l'AFP.

En outre, en 2024, 403 tentatives d’homicides au sein du couple ont été recensées.

Dans le détail, 90% des féminicides et homicides conjugaux ont été commis au domicile du couple de la victime ou de l'auteur. L'étude fait état de 49 usages d'arme blanche et de 34 usages d'arme à feu.

Trente-et-un pour cent des faits étaient précédés d'une dispute et 16% s'inscrivaient dans le contexte d'une séparation non acceptée. Le département du Var a enregistré le plus de victimes (11).

Le profil type de l’auteur "reste majoritairement masculin, le plus souvent en couple, de nationalité française et n’exerçant pas ou plus d’activité professionnelle", relève le ministère. Il est "majoritairement âgé de 20 à 49 ans" avec "un pic particulièrement important des 70 ans et plus par rapport à 2023".

Concernant les victimes, 47% des femmes "avaient signalé ces violences antérieures aux forces de sécurité intérieure et, parmi elles, 81% avaient déposé une plainte antérieure".

Une victime bénéficiait d’un dispositif "téléphone grave danger", deux victimes d’une ordonnance de protection et un auteur faisait l'objet d’un placement sous contrôle judiciaire, selon l'étude.

Sur X, le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a estimé que la situation était "insupportable" et a assuré que la mobilisation des policiers et des gendarmes était "totale". "Nous sommes sur tous les fronts, de la prévention à la répression", a-t-il ajouté.

- "État criminel" -

Pour le collectif Féminicides par compagnons ou ex (FPCE), l'action de l'Etat reste toutefois "largement insuffisante".

"Les hommes ne sont toujours pas suffisamment sanctionnés, ça leur permet de continuer d'agir jusqu'à ce qu'ils portent le coup fatal", déclare à l'AFP une de ses membres, demandant à s'exprimer au nom du collectif.

La situation est "absolument dramatique", souligne de son côté Anne-Cécile Mailfert, présidente de la Fondation des femmes, pour qui la lutte contre ces violences n'est "clairement plus une priorité nationale".

"Cette hausse de nous surprend pas, vu les baisses ou les reports de subventions qui affectent directement les associations, qui doivent fermer ou réduire des permanences" et ne "sont plus en capacité" de protéger les femmes victimes, ajoute-t-elle.

La baisse des subventions "est criminelle, l'État et le gouvernement ne sont pas seulement complices de ces féminicides mais bien responsables de leur survenance", abonde Maëlle Noir, du collectif #Noustoutes, "révoltée" par les chiffres de 2024.

Les associations féministes exhortent régulièrement le président Emmanuel Macron, qui a fait à son arrivée au pouvoir de la lutte contre les violences faites aux femmes "une grande cause nationale", à muscler les dispositifs existants et à revaloriser le budget alloué.

Plusieurs rapports officiels (Cour des comptes, Sénat, Assemblée nationale...) ont épinglé "une cause mal dotée" financièrement, déplorant les montants "dérisoires" dédiés.

Face aux critiques, le chef de l'Etat s'est à plusieurs reprises défendu de toute inaction, estimant être "inattaquable" sur ces questions.

L'exécutif met notamment en avant un soutien financier accru à la ligne d'écoute associative 3919 destinée aux femmes victimes de violence, le déploiement des téléphones "grave danger" et des bracelets anti-rapprochement, ou encore l'aide universelle d'urgence.

Mais actuellement, "il n'y a plus de parole politique, or la lutte contre les violences conjugales ce n'est pas seulement agir pendant deux, trois ans, ça doit rester une priorité sur le long terme pour pouvoir produire ses effets", insiste Mme Mailfert, qui appelle à manifester le 22 novembre dans le cadre de la Journée de la lutte contre les violences faites aux femmes.

(A.Berg--BBZ)