Berliner Boersenzeitung - En marge de la COP30, une favela de Belem étouffe

EUR -
AED 4.227793
AFN 73.093036
ALL 95.821139
AMD 434.134301
ANG 2.060384
AOA 1055.466588
ARS 1594.695474
AUD 1.675948
AWG 2.071798
AZN 1.961268
BAM 1.956376
BBD 2.318483
BDT 141.242224
BGN 1.967413
BHD 0.433943
BIF 3416.740797
BMD 1.150999
BND 1.482337
BOB 7.983352
BRL 6.061051
BSD 1.151134
BTN 109.10804
BWP 15.869882
BYN 3.426509
BYR 22559.582151
BZD 2.315052
CAD 1.598732
CDF 2627.159933
CHF 0.918468
CLF 0.026968
CLP 1064.847263
CNY 7.955534
CNH 7.966415
COP 4236.355738
CRC 534.55516
CUC 1.150999
CUP 30.501476
CVE 110.639834
CZK 24.526007
DJF 204.556011
DKK 7.472643
DOP 68.743467
DZD 153.239908
EGP 60.659844
ERN 17.264986
ETB 180.879958
FJD 2.590328
FKP 0.862171
GBP 0.867709
GEL 3.101989
GGP 0.862171
GHS 12.626909
GIP 0.862171
GMD 84.602865
GNF 10105.772413
GTQ 8.809634
GYD 240.967271
HKD 9.01603
HNL 30.524943
HRK 7.533409
HTG 150.89511
HUF 390.36077
IDR 19530.900697
ILS 3.611398
IMP 0.862171
INR 109.145105
IQD 1507.808807
IRR 1511549.554476
ISK 143.58758
JEP 0.862171
JMD 181.19338
JOD 0.816104
JPY 184.571341
KES 149.519157
KGS 100.655313
KHR 4617.80875
KMF 492.628013
KPW 1036.000816
KRW 1743.177052
KWD 0.354474
KYD 0.959295
KZT 556.496694
LAK 25206.880458
LBP 103071.968851
LKR 362.608401
LRD 211.352253
LSL 19.624973
LTL 3.398602
LVL 0.696228
LYD 7.343812
MAD 10.750769
MDL 20.21922
MGA 4805.421597
MKD 61.610158
MMK 2420.019892
MNT 4120.56426
MOP 9.287998
MRU 46.167009
MUR 53.755963
MVR 17.794881
MWK 1998.134816
MXN 20.85208
MYR 4.516565
MZN 73.560786
NAD 19.624968
NGN 1594.652122
NIO 42.26512
NOK 11.23054
NPR 174.56867
NZD 2.005283
OMR 0.44256
PAB 1.151124
PEN 3.981886
PGK 4.960235
PHP 69.637791
PKR 321.416927
PLN 4.287516
PYG 7526.217256
QAR 4.208633
RON 5.09801
RSD 117.382384
RUB 93.808448
RWF 1680.45867
SAR 4.318853
SBD 9.256306
SCR 17.323018
SDG 691.750843
SEK 10.904071
SGD 1.48327
SHP 0.863547
SLE 28.257455
SLL 24135.887864
SOS 657.800195
SRD 43.278761
STD 23823.357291
STN 24.573831
SVC 10.071967
SYP 127.215652
SZL 19.624959
THB 37.883413
TJS 10.999027
TMT 4.040007
TND 3.36495
TOP 2.771329
TRY 51.173045
TTD 7.82127
TWD 36.832551
TZS 2965.534234
UAH 50.456565
UGX 4288.263341
USD 1.150999
UYU 46.593727
UZS 14030.679283
VES 536.386461
VND 30314.438515
VUV 137.782859
WST 3.170812
XAF 656.150305
XAG 0.016515
XAU 0.000256
XCD 3.110633
XCG 2.07462
XDR 0.813516
XOF 652.04512
XPF 119.331742
YER 274.686351
ZAR 19.759091
ZMK 10360.377128
ZMW 21.669384
ZWL 370.621237
  • AEX

    -10.5800

    960.22

    -1.09%

  • BEL20

    -21.0300

    4985.22

    -0.42%

  • PX1

    -67.6000

    7701.95

    -0.87%

  • ISEQ

    -51.7200

    11975.33

    -0.43%

  • OSEBX

    -6.5600

    1981.56

    -0.33%

  • PSI20

    -115.1700

    8882.11

    -1.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -13.4000

    3607.49

    -0.37%

  • N150

    -43.9600

    3778.5

    -1.15%

En marge de la COP30, une favela de Belem étouffe
En marge de la COP30, une favela de Belem étouffe / Photo: Mauro PIMENTEL - AFP

En marge de la COP30, une favela de Belem étouffe

Devant l'entrée de sa maison délabrée, une petite fille se rafraîchit avec sa mère dans une grande bassine remplie d'eau. La chaleur humide est étouffante dans cette favela de Belem, ville d'Amazonie brésilienne qui accueille la COP30.

Taille du texte:

Non loin de là, Rosineide Santos, manucure de 56 ans, estime que "le climat a beaucoup changé" depuis son arrivée il y a une vingtaine d'années à Vila da Barca, quartier pauvre bâti sur des pilotis qui surmontent une eau saumâtre et charriant des monceaux d'ordures.

"Il fait une chaleur intense dès neuf heures du matin", se plaint-elle.

Le réchauffement climatique touche de plein fouet Vila da Barca, où vivent environ 7.000 personnes.

Cette favela est située non loin du centre-ville, juste à côté d'un quartier chic, et à quelques kilomètres du lieu où se déroule depuis lundi la conférence de l'ONU sur le climat, à Belem, capitale de l'Etat septentrional du Para.

Si la préservation de la forêt amazonienne toute proche est un sujet phare de la COP30, "personne ne parle de protéger ceux d'entre nous qui vivent dans l'Amazonie urbaine", dit à l'AFP Gerson Bruno, président de l'association des résidents de Vila da Barca.

"Personne ne discute de la façon dont la crise climatique affecte nos territoires les plus vulnérables", s'indigne ce jeune homme de 35 ans.

Bien que la plus grande forêt tropicale de la planète soit le symbole de l'Amazonie brésilienne, plus de 75% de ses 27 millions d'habitants vivent dans des zones urbaines, selon les données officielles.

A Belem, plus de la moitié de la population vit dans des favelas.

- Eau courante et égouts -

Dans ces quartiers densément peuplés et souvent dépourvus des infrastructures les plus basiques, l'impact de la crise climatique est accentué, notamment par les problèmes de traitement des eaux.

À Vila da Barca, malgré des "débuts problématiques", selon Gerson Bruno, les habitants ont pu obtenir la réalisation de travaux en ce sens à la faveur de la COP.

En majorité noirs et métis, les résidents ont d'abord protesté quand ils ont constaté qu'une station d'épuration serait construite à l'intérieur de leur favela, mais pour profiter uniquement au quartier cossu adjacent.

Cette mobilisation, qui a attiré l'attention des médias locaux après son écho sur les réseaux sociaux, a permis que les autorités débutent enfin des travaux d'installation du tout-à-l'égout à Vila da Barca, tout en améliorant la distribution d'eau courante.

Quelques mois avant la COP, des familles devaient encore acheter des bidons pour se laver.

- "Terre ferme" -

La température maximale de Belem a augmenté en moyenne de 1,96ºC de 1970 à 2023.

De quoi augmenter "la vulnérabilité aux vagues de chaleur et les problèmes de santé associés, ainsi que la pression sur les infrastructures", selon une récente étude scientifique du Centre universitaire de l'Etat du Para.

Belem est également l'une des métropoles les moins arborées du Brésil.

Un paradoxe criant alors qu'elle est cernée par l'énorme forêt amazonienne.

Le gouverneur du Para, Helder Barbalho, le reconnaît auprès de l'AFP: "L'Amazonie urbaine est un défi très important, il faut davantage d'investissements pour équilibrer les solutions pour la forêt et pour les villes."

Devant sa maison à Vila da Barca, sur une passerelle en bois branlante, Elizabeth Campos Serra, retraitée de 67 ans, sait ce qu'elle réclamerait au président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva si elle pouvait le rencontrer.

"Je dirais à Lula de nous sortir d'ici, j'aimerais vivre sur la terre ferme."

(S.G.Stein--BBZ)