Berliner Boersenzeitung - En marge de la COP30, une favela de Belem étouffe

EUR -
AED 4.248121
AFN 75.768221
ALL 92.763067
AMD 422.722836
ANG 2.070312
AOA 1061.886388
ARS 1723.582978
AUD 1.637745
AWG 2.083576
AZN 1.957325
BAM 1.955443
BBD 2.326975
BDT 141.824111
BGN 1.962252
BHD 0.43572
BIF 3453.969514
BMD 1.156739
BND 1.47783
BOB 13.465542
BRL 6.040957
BSD 1.155389
BTN 110.192885
BWP 15.565159
BYN 3.514159
BYR 22672.08145
BZD 2.323676
CAD 1.605611
CDF 2629.267027
CHF 0.941195
CLF 0.026851
CLP 1056.797093
CNY 7.800122
CNH 7.801648
COP 3603.842156
CRC 519.805115
CUC 1.156739
CUP 30.65358
CVE 110.244876
CZK 24.210888
DJF 205.742444
DKK 7.473222
DOP 67.627655
DZD 152.300199
EGP 58.091696
ERN 17.351083
ETB 186.898684
FJD 2.584385
FKP 0.854872
GBP 0.855165
GEL 3.019414
GGP 0.854872
GHS 12.651691
GIP 0.854872
GMD 85.019022
GNF 10149.14738
GTQ 8.815391
GYD 241.675885
HKD 9.076586
HNL 30.972346
HRK 7.533034
HTG 151.122414
HUF 363.01915
IDR 20622.455882
ILS 3.418275
IMP 0.854872
INR 110.411295
IQD 1513.523722
IRR 1590038.761368
ISK 142.149117
JEP 0.854872
JMD 182.966601
JOD 0.820153
JPY 184.273091
KES 149.332741
KGS 101.156547
KHR 4675.146601
KMF 493.927398
KPW 1041.065304
KRW 1638.647715
KWD 0.357062
KYD 0.962824
KZT 536.112138
LAK 26076.240056
LBP 103462.813951
LKR 384.459821
LRD 209.701721
LSL 18.691288
LTL 3.415549
LVL 0.6997
LYD 7.356657
MAD 10.716044
MDL 20.034343
MGA 4974.092032
MKD 61.513771
MMK 2428.91053
MNT 4159.644874
MOP 9.338495
MRU 46.39953
MUR 54.55675
MVR 17.871782
MWK 2003.434294
MXN 19.676318
MYR 4.726322
MZN 73.927232
NAD 18.691288
NGN 1572.66743
NIO 42.522238
NOK 10.92262
NPR 176.308817
NZD 1.940024
OMR 0.441009
PAB 1.155389
PEN 3.896889
PGK 5.190053
PHP 71.098928
PKR 320.902423
PLN 4.30625
PYG 6934.734137
QAR 4.211831
RON 5.236212
RSD 117.318585
RUB 97.162264
RWF 1698.989867
SAR 4.337808
SBD 9.310109
SCR 15.912095
SDG 694.622044
SEK 11.020251
SGD 1.480283
SHP 0.856988
SLE 28.344406
SLL 24256.23441
SOS 660.279473
SRD 43.926585
STD 23942.158738
STN 24.495529
SVC 10.109155
SYP 15039.918412
SZL 18.688589
THB 38.337771
TJS 10.669752
TMT 4.060153
TND 3.387482
TOP 2.78515
TRY 55.370194
TTD 7.827571
TWD 37.040628
TZS 3061.741111
UAH 51.685265
UGX 4292.216501
USD 1.156739
UYU 46.29155
UZS 13754.489263
VES 890.815114
VND 30246.985806
VUV 136.42623
WST 3.163091
XAF 655.837284
XAG 0.017878
XAU 0.000264
XCD 3.126144
XCG 2.08222
XDR 0.817874
XOF 655.837284
XPF 119.331742
YER 274.374004
ZAR 18.657984
ZMK 10412.034601
ZMW 21.836014
ZWL 372.469438
  • AEX

    -1.7900

    1117.82

    -0.16%

  • BEL20

    -43.9500

    5664.48

    -0.77%

  • PX1

    -13.8400

    8636.8

    -0.16%

  • ISEQ

    -53.2200

    14331.67

    -0.37%

  • OSEBX

    19.4200

    2085.84

    +0.94%

  • PSI20

    0.0000

    9254.52

    0%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -130.9900

    4192.21

    -3.03%

  • N150

    14.3400

    4360.83

    +0.33%

En marge de la COP30, une favela de Belem étouffe
En marge de la COP30, une favela de Belem étouffe / Photo: Mauro PIMENTEL - AFP

En marge de la COP30, une favela de Belem étouffe

Devant l'entrée de sa maison délabrée, une petite fille se rafraîchit avec sa mère dans une grande bassine remplie d'eau. La chaleur humide est étouffante dans cette favela de Belem, ville d'Amazonie brésilienne qui accueille la COP30.

Taille du texte:

Non loin de là, Rosineide Santos, manucure de 56 ans, estime que "le climat a beaucoup changé" depuis son arrivée il y a une vingtaine d'années à Vila da Barca, quartier pauvre bâti sur des pilotis qui surmontent une eau saumâtre et charriant des monceaux d'ordures.

"Il fait une chaleur intense dès neuf heures du matin", se plaint-elle.

Le réchauffement climatique touche de plein fouet Vila da Barca, où vivent environ 7.000 personnes.

Cette favela est située non loin du centre-ville, juste à côté d'un quartier chic, et à quelques kilomètres du lieu où se déroule depuis lundi la conférence de l'ONU sur le climat, à Belem, capitale de l'Etat septentrional du Para.

Si la préservation de la forêt amazonienne toute proche est un sujet phare de la COP30, "personne ne parle de protéger ceux d'entre nous qui vivent dans l'Amazonie urbaine", dit à l'AFP Gerson Bruno, président de l'association des résidents de Vila da Barca.

"Personne ne discute de la façon dont la crise climatique affecte nos territoires les plus vulnérables", s'indigne ce jeune homme de 35 ans.

Bien que la plus grande forêt tropicale de la planète soit le symbole de l'Amazonie brésilienne, plus de 75% de ses 27 millions d'habitants vivent dans des zones urbaines, selon les données officielles.

A Belem, plus de la moitié de la population vit dans des favelas.

- Eau courante et égouts -

Dans ces quartiers densément peuplés et souvent dépourvus des infrastructures les plus basiques, l'impact de la crise climatique est accentué, notamment par les problèmes de traitement des eaux.

À Vila da Barca, malgré des "débuts problématiques", selon Gerson Bruno, les habitants ont pu obtenir la réalisation de travaux en ce sens à la faveur de la COP.

En majorité noirs et métis, les résidents ont d'abord protesté quand ils ont constaté qu'une station d'épuration serait construite à l'intérieur de leur favela, mais pour profiter uniquement au quartier cossu adjacent.

Cette mobilisation, qui a attiré l'attention des médias locaux après son écho sur les réseaux sociaux, a permis que les autorités débutent enfin des travaux d'installation du tout-à-l'égout à Vila da Barca, tout en améliorant la distribution d'eau courante.

Quelques mois avant la COP, des familles devaient encore acheter des bidons pour se laver.

- "Terre ferme" -

La température maximale de Belem a augmenté en moyenne de 1,96ºC de 1970 à 2023.

De quoi augmenter "la vulnérabilité aux vagues de chaleur et les problèmes de santé associés, ainsi que la pression sur les infrastructures", selon une récente étude scientifique du Centre universitaire de l'Etat du Para.

Belem est également l'une des métropoles les moins arborées du Brésil.

Un paradoxe criant alors qu'elle est cernée par l'énorme forêt amazonienne.

Le gouverneur du Para, Helder Barbalho, le reconnaît auprès de l'AFP: "L'Amazonie urbaine est un défi très important, il faut davantage d'investissements pour équilibrer les solutions pour la forêt et pour les villes."

Devant sa maison à Vila da Barca, sur une passerelle en bois branlante, Elizabeth Campos Serra, retraitée de 67 ans, sait ce qu'elle réclamerait au président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva si elle pouvait le rencontrer.

"Je dirais à Lula de nous sortir d'ici, j'aimerais vivre sur la terre ferme."

(S.G.Stein--BBZ)