Berliner Boersenzeitung - Respirer un air pollué au travail peut causer une maladie respiratoire grave, dit une agence sanitaire

EUR -
AED 4.257133
AFN 72.444674
ALL 95.829467
AMD 436.123898
ANG 2.075051
AOA 1062.979611
ARS 1619.927116
AUD 1.662949
AWG 2.089154
AZN 1.961607
BAM 1.952301
BBD 2.330054
BDT 141.955547
BGN 1.981418
BHD 0.437657
BIF 3435.911542
BMD 1.159192
BND 1.480234
BOB 8.011674
BRL 6.066866
BSD 1.156841
BTN 108.398101
BWP 15.851518
BYN 3.424861
BYR 22720.166462
BZD 2.326759
CAD 1.59725
CDF 2640.052316
CHF 0.915588
CLF 0.026946
CLP 1063.976571
CNY 7.989967
CNH 7.996768
COP 4295.177918
CRC 539.017545
CUC 1.159192
CUP 30.718592
CVE 110.069127
CZK 24.433505
DJF 206.01339
DKK 7.471961
DOP 69.303682
DZD 153.541818
EGP 61.030197
ERN 17.387882
ETB 178.839134
FJD 2.59688
FKP 0.866178
GBP 0.866444
GEL 3.135607
GGP 0.866178
GHS 12.639399
GIP 0.866178
GMD 85.201782
GNF 10139.737209
GTQ 8.859235
GYD 242.112884
HKD 9.073443
HNL 30.633166
HRK 7.53266
HTG 151.686795
HUF 389.417278
IDR 19603.098726
ILS 3.626359
IMP 0.866178
INR 108.882282
IQD 1515.48352
IRR 1522048.293968
ISK 143.797806
JEP 0.866178
JMD 182.557257
JOD 0.821883
JPY 184.301707
KES 150.347695
KGS 101.369619
KHR 4642.638094
KMF 493.815498
KPW 1043.28958
KRW 1737.930242
KWD 0.355153
KYD 0.964072
KZT 558.478935
LAK 24907.353963
LBP 103603.19292
LKR 363.638184
LRD 212.292217
LSL 19.722248
LTL 3.422794
LVL 0.701184
LYD 7.375874
MAD 10.784829
MDL 20.233731
MGA 4830.237703
MKD 61.61784
MMK 2434.497817
MNT 4137.699448
MOP 9.322989
MRU 46.138904
MUR 53.856252
MVR 17.920827
MWK 2005.961085
MXN 20.574276
MYR 4.585797
MZN 74.083768
NAD 19.722248
NGN 1594.596801
NIO 42.573321
NOK 11.261087
NPR 173.429893
NZD 1.994668
OMR 0.44571
PAB 1.156831
PEN 4.001527
PGK 4.996002
PHP 69.669724
PKR 323.20654
PLN 4.271217
PYG 7548.566992
QAR 4.218693
RON 5.094531
RSD 117.453971
RUB 93.320592
RWF 1692.415273
SAR 4.351013
SBD 9.322194
SCR 17.275706
SDG 696.674379
SEK 10.818566
SGD 1.483041
SHP 0.869694
SLE 28.523343
SLL 24307.692683
SOS 661.095037
SRD 43.284086
STD 23992.937445
STN 24.455952
SVC 10.122855
SYP 128.610351
SZL 19.720566
THB 37.944417
TJS 11.100346
TMT 4.068765
TND 3.393262
TOP 2.791056
TRY 51.41201
TTD 7.859911
TWD 37.055322
TZS 2976.294269
UAH 50.806534
UGX 4332.17858
USD 1.159192
UYU 47.146101
UZS 14113.701414
VES 531.927969
VND 30544.133989
VUV 138.532821
WST 3.174102
XAF 654.769215
XAG 0.015869
XAU 0.000255
XCD 3.132775
XCG 2.084963
XDR 0.814323
XOF 654.791769
XPF 119.331742
YER 276.58016
ZAR 19.668651
ZMK 10434.117463
ZMW 21.894039
ZWL 373.259405
  • AEX

    7.5400

    974.22

    +0.78%

  • BEL20

    4.9400

    4944.99

    +0.1%

  • PX1

    17.7700

    7743.92

    +0.23%

  • ISEQ

    7.2500

    12096.67

    +0.06%

  • OSEBX

    7.4100

    1956.18

    +0.38%

  • PSI20

    103.5900

    8881.98

    +1.18%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -57.9900

    3544.03

    -1.61%

  • N150

    22.5600

    3782.5

    +0.6%

Respirer un air pollué au travail peut causer une maladie respiratoire grave, dit une agence sanitaire
Respirer un air pollué au travail peut causer une maladie respiratoire grave, dit une agence sanitaire / Photo: FRANCOIS LO PRESTI - AFP/Archives

Respirer un air pollué au travail peut causer une maladie respiratoire grave, dit une agence sanitaire

Etre exposé à des polluants, vapeurs, gaz, particules ou fumées, en travaillant dans l'agriculture ou l'industrie peut causer une BPCO, une maladie respiratoire "souvent associée au tabagisme" et "largement sous-diagnostiquée" en France, dont la reconnaissance de l'origine professionnelle doit être améliorée, affirme une agence sanitaire.

Taille du texte:

Dans un avis publié mercredi, fondé sur l'analyse des études scientifiques existantes, l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) établit "un lien causal avéré entre les expositions professionnelles aux vapeurs, gaz, particules, fumées (ou VGPF) et le développement de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), une maladie grave, quatrième cause de décès dans le monde.

Celle-ci se manifeste par des symptômes respiratoires chroniques - essoufflement progressif, toux, infections respiratoires à répétition - et provoque "un déclin accéléré de la fonction respiratoire" puis l'apparition d'autres affections concomitantes: infections pulmonaires, problèmes cardiaques.

"En raison de sa progression insidieuse et lente", cette maladie respiratoire est "fortement sous-diagnostiquée" et les patients "consultent souvent tardivement, lorsque leur capacité respiratoire est déjà significativement altérée", souligne l'Anses.

A la veille de la journée mondiale de la BPCO, l'agence sanitaire annonce avoir établi, en analysant de nombreuses études sur des travailleurs, que cette affection peut être causée lors d'une exposition professionnelle aux VGPF. Cet indicateur regroupe une grande variété de polluants émis dans l'air.

Il s'agit de particules minérales (silice, charbon...), de particules organiques (végétaux, moisissures...), de gaz, de vapeurs et de fumées, provenant de "réactions thermiques ou chimiques, d'actions mécaniques ou de combustion de matériaux".

Les métiers exposés se retrouvent dans de nombreux secteurs: mines et carrières, travaux de BTP, fonderies, sidérurgie, cokeries, industries textile et chimique, secteur agricole.

"Nous avons identifié un certain nombre de travaux exposants: ceux impliquant de manipuler des végétaux, d'intervenir dans des locaux hébergeant des animaux, ou encore des procédés de meulage, de ponçage où la dégradation thermique met des particules en suspension", explique à l'AFP Amandine Paillat, adjointe à la cheffe de l'unité d'évaluation des risques liés à l'air au sein de l'Anses.

- Batailles féroces -

Si "le tabagisme, y compris passif, est le principal facteur de risque identifié" aujourd'hui, des études estiment à "environ 15% la part des BPCO d'origine professionnelle" et montrent que certains secteurs agricoles et industriels sont "associés à un risque accru de survenue de cette pathologie".

Au vu des données scientifiques et "face à la variété des polluants et des travaux" susceptibles de la provoquer, l'Anses recommande "la mise en discussion de la création d'un tableau unique de maladie professionnelle" pour la BPCO.

Car il existe aujourd'hui des tableaux pour les seules "infections respiratoires consécutives à l'inhalation de poussière de textile végétal" ainsi que pour "la BPCO du mineur de charbon et celle du mineur de fer", précise Mme Paillat.

Créer un tableau unique permettra de faciliter les démarches de reconnaissance des malades.

Une maladie est dite "professionnelle" lorsqu'elle est la conséquence de l'exposition habituelle d'un travailleur à un risque physique, chimique ou biologique et si elle figure dans l'un des tableaux -souvent obsolètes car rarement mis à jour- du régime général ou agricole de la Sécurité sociale, issus de la négociation entre syndicats et patronat.

Quand il n'existe pas de tableau, des médecins étudient le dossier et se prononcent sur le lien entre le travail et la pathologie, dans un comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP). Le travailleur doit alors prouver un "lien direct et essentiel" entre les deux.

Mais "la création ou la modification de tableaux de maladies professionnelles, objet de batailles féroces au sein de la commission" où siègent des représentants des travailleurs et des employeurs, "est extrêmement lente, toujours en décalage avec les connaissances médicales et scientifiques", observe l'historienne et sociologue Anne Marchand dans "Mourir de son travail aujourd'hui, un fléau évitable" (éditions de l'Atelier).

"Il faut réduire le sous-diagnostic de cette maladie", résume Mme Paillat, "la prendre en charge plus précocement" avec un meilleur dépistage, chez le généraliste et par la médecine du travail.

(G.Gruner--BBZ)