Berliner Boersenzeitung - Mort du photographe Martin Parr, observateur ironique de la vie britannique

EUR -
AED 4.331023
AFN 77.824044
ALL 96.204991
AMD 446.932449
ANG 2.110769
AOA 1081.2786
ARS 1712.071881
AUD 1.697104
AWG 2.122466
AZN 2.007924
BAM 1.945772
BBD 2.377447
BDT 144.365962
BGN 1.980226
BHD 0.444554
BIF 3495.583857
BMD 1.179148
BND 1.499385
BOB 8.186157
BRL 6.208092
BSD 1.180416
BTN 107.944132
BWP 15.536586
BYN 3.37998
BYR 23111.298228
BZD 2.373975
CAD 1.614548
CDF 2541.063785
CHF 0.92033
CLF 0.025849
CLP 1020.682673
CNY 8.190951
CNH 8.184436
COP 4260.603203
CRC 585.686437
CUC 1.179148
CUP 31.247419
CVE 109.699626
CZK 24.301878
DJF 209.557895
DKK 7.468724
DOP 74.227828
DZD 153.236192
EGP 55.532091
ERN 17.687218
ETB 184.008454
FJD 2.627969
FKP 0.860488
GBP 0.863461
GEL 3.177812
GGP 0.860488
GHS 12.943292
GIP 0.860488
GMD 86.077934
GNF 10357.749649
GTQ 9.05732
GYD 246.967642
HKD 9.209086
HNL 31.15941
HRK 7.528271
HTG 154.704646
HUF 380.935486
IDR 19781.384647
ILS 3.656349
IMP 0.860488
INR 107.264075
IQD 1546.330471
IRR 49671.604158
ISK 145.212068
JEP 0.860488
JMD 185.337161
JOD 0.835984
JPY 183.495423
KES 152.263492
KGS 103.115876
KHR 4752.706874
KMF 489.346754
KPW 1061.233082
KRW 1712.346624
KWD 0.362222
KYD 0.983672
KZT 596.092892
LAK 25385.276168
LBP 105707.384156
LKR 365.540714
LRD 218.970746
LSL 18.8985
LTL 3.481717
LVL 0.713255
LYD 7.457659
MAD 10.764223
MDL 19.984849
MGA 5263.893095
MKD 61.629401
MMK 2476.194563
MNT 4203.220257
MOP 9.495959
MRU 46.872427
MUR 53.827748
MVR 18.229311
MWK 2046.76002
MXN 20.530367
MYR 4.648174
MZN 75.182584
NAD 18.8985
NGN 1644.156287
NIO 43.436137
NOK 11.451318
NPR 172.711339
NZD 1.965421
OMR 0.453398
PAB 1.180421
PEN 3.97571
PGK 5.057932
PHP 69.416105
PKR 330.421765
PLN 4.221797
PYG 7848.549884
QAR 4.315061
RON 5.095451
RSD 117.405364
RUB 90.14055
RWF 1725.705999
SAR 4.422011
SBD 9.494043
SCR 17.685253
SDG 709.260254
SEK 10.58085
SGD 1.500743
SHP 0.884666
SLE 28.682728
SLL 24726.14037
SOS 674.628797
SRD 44.837082
STD 24405.980193
STN 24.374379
SVC 10.328898
SYP 13040.874167
SZL 18.889646
THB 37.237836
TJS 11.024827
TMT 4.127018
TND 3.405548
TOP 2.839105
TRY 51.257794
TTD 7.991879
TWD 37.251051
TZS 3052.21225
UAH 50.836046
UGX 4216.270048
USD 1.179148
UYU 45.793985
UZS 14430.626958
VES 436.038953
VND 30681.427545
VUV 140.503382
WST 3.196411
XAF 652.621173
XAG 0.014976
XAU 0.000253
XCD 3.186706
XCG 2.127336
XDR 0.810328
XOF 652.593641
XPF 119.331742
YER 281.020373
ZAR 19.00208
ZMK 10613.749147
ZMW 23.165591
ZWL 379.685133
  • AEX

    7.8100

    1009.51

    +0.78%

  • BEL20

    73.7800

    5459.32

    +1.37%

  • PX1

    54.4500

    8181.17

    +0.67%

  • ISEQ

    231.4000

    13379.13

    +1.76%

  • OSEBX

    -3.1700

    1757.17

    -0.18%

  • PSI20

    44.1800

    8706.09

    +0.51%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    43.1000

    4071.19

    +1.07%

  • N150

    17.2900

    3947.76

    +0.44%

Mort du photographe Martin Parr, observateur ironique de la vie britannique
Mort du photographe Martin Parr, observateur ironique de la vie britannique / Photo: JOEL SAGET - AFP

Mort du photographe Martin Parr, observateur ironique de la vie britannique

Le photographe britannique Martin Parr, reconnaissable par son esthétique aux couleurs saturées et son regard plein d'ironie sur ses compatriotes ou la société de consommation, est mort samedi à l'âge de 73 ans, a annoncé sa fondation.

Taille du texte:

"C'est avec une grande tristesse que nous annonçons que Martin Parr (1952-2025) est décédé (samedi) à son domicile à Bristol", a-t-elle indiqué dimanche en même temps que Magnum Photos, prestigieuse agence pour laquelle le photographe a longtemps travaillé.

La cause de son décès n'a pas été précisée, mais le photographe avait été diagnostiqué d'un myélome, un cancer hématologique, en mai 2021.

Corps cramoisis par le soleil, garden parties chapeautées... Martin Parr a accédé au rang de star grâce à son esthétique inspirée de la publicité, avec gros plans et couleurs saturées, sa touche british et ses thèmes de prédilection, comme le tourisme de masse ou le consumérisme.

La notoriété de cet observateur de la vie britannique dépasse largement le cercle des amateurs de photographie, et son œuvre, parfois taxée de kitsch, lui a valu autant d'admirateurs que de détracteurs.

Né dans le Surrey le 23 mai 1952, Martin Parr a été initié à la photographie par un grand-père passionné. Lorsqu'il débute dans les années 1970, après des études à l'université de Manchester, il réalise des photos en noir et blanc, à l'instar des grands maîtres de l'époque, comme Cartier-Bresson.

Mais il est irrémédiablement attiré par des objets atypiques comme les cartes postales... et la couleur. "Une fois que j'ai essayé la couleur, je ne suis plus jamais revenu en arrière", racontait-il en 2022 à l'AFP.

C'est au milieu des années 80 qu'il se fait remarquer avec "Last Resort", clichés de vacanciers de la middle class à Brighton, avec fish and chips, baigneurs à la peau rougie et fêtes foraines pour enfants.

- Bon et mauvais goût -

Cette série préfigure la suite de son œuvre, avec son recours au flash même en extérieur, et a marqué un tournant dans le style de la photographie documentaire britannique, même si certains lui ont reproché son regard sur la classe ouvrière de son pays.

"J'aime et je hais l'Angleterre en même temps", déclarait-il, après le Brexit en 2016, auquel il s'opposait. "Ce que je fais dans ma photographie est de capturer cette ambiguïté (...) Je veux pouvoir exprimer les contradictions anglaises: il y a du bon goût et du mauvais goût, et j'essaye de mélanger les deux dans mes photographies".

Après un parcours semé d'embûches, Martin Parr devient membre à part entière de l'agence Magnum en 1994. Henri Cartier-Bresson s'opposait à son entrée, avant de revenir sur sa décision. "Nous appartenons à deux systèmes solaires différents -et pourquoi pas ?", finira-t-il par écrire à Parr... qui sera à la tête de Magnum, de 2013 à 2017.

Préférant capturer le quotidien que de fréquenter les zones de guerre, ce photographe portant chaussettes et sandales a aussi développé une pratique du selfie avant l'heure des réseaux sociaux.

Le tourisme de masse a sans nul doute été le fil rouge de sa carrière, ses photos de touristes faisant sembler de retenir la tour de Pise ou de Japonais massés sur une plage artificielle faisant le tour du monde.

Il a aussi capturé le consumérisme, les loisirs, le luxe, la malbouffe... et leurs évolutions sur quasiment un demi-siècle.

"Nous sommes tous trop riches et nous consommons beaucoup trop de choses", observait le photographe début novembre dans une interview à l'AFP, à l'occasion de la sortie de son autobiographie visuelle avec 150 clichés, baptisée "Complètement paresseux et étourdi".

Grand collectionneur d'objets insolites et de livres de photos, il a publié plus de 120 livres et possède un fonds d'archives de plus de 50.000 images, dont beaucoup sont archivées dans sa fondation à Bristol.

Il sera à partir du 30 janvier au centre d'une rétrospective, "Global Warning", au musée du Jeu de Paume, à Paris.

(L.Kaufmann--BBZ)