Berliner Boersenzeitung - Mohamed Salah, légende lointaine dans son village natal de Nagrig

EUR -
AED 4.239003
AFN 75.596282
ALL 93.061819
AMD 421.273357
ANG 2.065866
AOA 1059.605841
ARS 1721.849601
AUD 1.633375
AWG 2.079102
AZN 1.961987
BAM 1.956614
BBD 2.324406
BDT 141.658907
BGN 1.958039
BHD 0.43517
BIF 3450.419872
BMD 1.154255
BND 1.477108
BOB 13.531627
BRL 5.982737
BSD 1.15405
BTN 110.090303
BWP 15.535056
BYN 3.470853
BYR 22623.397686
BZD 2.321045
CAD 1.605638
CDF 2623.621533
CHF 0.938987
CLF 0.026818
CLP 1055.497207
CNY 7.783367
CNH 7.785375
COP 3607.589325
CRC 518.20202
CUC 1.154255
CUP 30.587757
CVE 110.310393
CZK 24.216615
DJF 205.510118
DKK 7.475671
DOP 67.546333
DZD 153.433913
EGP 57.91613
ERN 17.313825
ETB 184.622812
FJD 2.554886
FKP 0.855276
GBP 0.854974
GEL 3.012228
GGP 0.855276
GHS 12.845342
GIP 0.855276
GMD 84.836392
GNF 10138.127994
GTQ 8.804623
GYD 241.450404
HKD 9.057139
HNL 31.009102
HRK 7.535554
HTG 150.95408
HUF 363.301595
IDR 20559.474349
ILS 3.416294
IMP 0.855276
INR 110.157305
IQD 1512.651156
IRR 1586624.468509
ISK 142.19234
JEP 0.855276
JMD 182.581179
JOD 0.818365
JPY 183.74181
KES 149.141648
KGS 100.939436
KHR 4670.922117
KMF 492.866697
KPW 1038.829825
KRW 1631.793343
KWD 0.356388
KYD 0.961775
KZT 537.059372
LAK 26038.15092
LBP 103345.188913
LKR 384.699975
LRD 209.470736
LSL 18.617258
LTL 3.408214
LVL 0.698197
LYD 7.350866
MAD 10.689845
MDL 20.03381
MGA 4969.067194
MKD 61.550595
MMK 2423.258953
MNT 4152.238993
MOP 9.328081
MRU 46.246829
MUR 54.376826
MVR 17.833581
MWK 2001.180156
MXN 19.655347
MYR 4.712943
MZN 73.767938
NAD 18.617258
NGN 1572.926734
NIO 42.467476
NOK 10.950596
NPR 176.140668
NZD 1.967052
OMR 0.443813
PAB 1.15408
PEN 3.893337
PGK 5.081604
PHP 70.829129
PKR 320.623159
PLN 4.310063
PYG 6887.68515
QAR 4.205531
RON 5.24193
RSD 117.312742
RUB 95.891022
RWF 1695.600571
SAR 4.332992
SBD 9.290117
SCR 16.055921
SDG 693.125335
SEK 11.018922
SGD 1.47706
SHP 0.855148
SLE 28.27378
SLL 24204.148994
SOS 659.652558
SRD 43.541383
STD 23890.747737
STN 24.729913
SVC 10.097937
SYP 15007.623193
SZL 18.62226
THB 38.297993
TJS 10.663919
TMT 4.051435
TND 3.387754
TOP 2.779169
TRY 55.271156
TTD 7.826051
TWD 36.922264
TZS 3053.898964
UAH 51.587211
UGX 4284.781778
USD 1.154255
UYU 46.24003
UZS 13793.347202
VES 888.902265
VND 30126.632209
VUV 136.908487
WST 3.155336
XAF 656.212823
XAG 0.017991
XAU 0.000266
XCD 3.119432
XCG 2.079911
XDR 0.816118
XOF 656.195446
XPF 119.331742
YER 273.791514
ZAR 18.689183
ZMK 10389.687771
ZMW 21.696834
ZWL 371.669634
  • AEX

    7.3400

    1119.59

    +0.66%

  • BEL20

    -14.3100

    5708.72

    -0.25%

  • PX1

    -24.2900

    8650.56

    -0.28%

  • ISEQ

    -67.9300

    14385.15

    -0.47%

  • OSEBX

    4.3300

    2066.32

    +0.21%

  • PSI20

    -19.4800

    9254.47

    -0.21%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -49.4100

    4323.36

    -1.13%

  • N150

    10.4100

    4346.58

    +0.24%

Mohamed Salah, légende lointaine dans son village natal de Nagrig
Mohamed Salah, légende lointaine dans son village natal de Nagrig / Photo: Khaled DESOUKI - AFP

Mohamed Salah, légende lointaine dans son village natal de Nagrig

A Nagrig, au fin fond du Delta du Nil, sa brouille avec Liverpool et les rumeurs sur un possible transfert importent peu. Dans le bourg natal de l'attaquant égyptien Mohamed Salah, on admire de loin l'enfant prodige devenu figure planétaire.

Taille du texte:

Le complexe sportif où il a fait ses premiers pas de footballeur porte son nom depuis la qualification en 2018 de l'Egypte au Mondial et affiche son visage à l'entrée. Ailleurs dans le reste du village, peu de traces de la star.

Les jeunes, non seulement de Nagrig mais aussi des villages alentours, affluent en nombre, tous happés par l'aura du stade, où la légende des Reds marqua ses premiers buts.

"Grâce à lui, je peux rêver", sourit Mohamed Ahmed, 16 ans, qui vient quatre fois par semaine. "Je suis trop content de jouer ici", ajoute-il avant de fouler la pelouse détrempée.

Pour lui et pour d'autres, l'international égyptien de 33 ans est une source d'inspiration et son actuelle disgrâce à Liverpool, où il n'a pas apprécié d'être relégué sur le banc des remplaçants, n'a pas flétri son image.

"Salah est une icône pour les jeunes", explique Roshdy Gaber, responsable de la sécurité. "C'est un garçon combatif et assidu qui a beaucoup travaillé pour atteindre la place qu'il a aujourd'hui".

- Soutien financier -

Parti de Nagrig à 14 ans pour rejoindre un club du Caire puis l'Europe, où il jouera à Bâle, à Chelsea, Fiorentina et Rome avant d'accéder à sa renommée actuelle avec Liverpool, le "Pharaon" n'a pas oublié sa ville.

Le "centre de la jeunesse", financé par la star, est "la plus grande preuve de son engagement caritatif", confie le père du jeune Mohamed, Ahmed Ali.

"Nos enfants n'ont pas à se rendre dans d'autres villages pour jouer au football", explique l'ouvrier de 45 ans qui partage avec son fils la passion du dribble.

"Mo" Salah, qui se prosterne après chaque but et a nommé sa fille Mekka (la Mecque en arabe) a aussi payé la construction à Nagrig d'un institut religieux pour garçons et filles: un bâtiment de cinq étages dont le coût dépasse 17 millions de livres égyptiennes (environ 300.000 euros).

Et chaque mois, sa fondation caritative verse une enveloppe de 50.000 livres (900 euros) aux orphelins, veuves et femmes divorcées du village.

"C'est une grande fierté" pour la ville, résume le responsable local, qui a choisi pour sonnerie de téléphone une chanson à la gloire du footballeur.

"Il est resté le jeune homme poli et simple que nous connaissions", rappelle-t-il, préférant s'exprimer sous couvert d'anonymat.

- "Des paysans plus généreux" -

Mais, derrière les louanges, on sent poindre la rancoeur. "Malheureusement, beaucoup d'histoires ont été exagérées" quant au soutien financier apporté, souffle-t-il, alors qu'il attendait plus du double Ballon d'Or africain au salaire hebdomadaire évalué à 400.000 livres sterling (environ 450.000 euros).

En décrochant cette prolongation de contrat pharaonique avec les Reds la saison dernière au terme d'un feuilleton à rebondissements, Salah serait devenu, selon les estimations, le deuxième joueur le mieux payé de Premier League derrière l'attaquant norvégien de Manchester City Erling Haaland (525.000 livres, près de 600.000 euros par semaine).

A part le complexe de foot, "Salah n'a pas vraiment fait grand-chose pour son village", renchérit Ahmed Ali qui, avec les 90 euros par mois qu'il perçoit à l'usine, ne comprend pas que le joueur vedette n'ait pas davantage investi auprès des siens.

"Je connais des paysans plus généreux", lâche-t-il.

Bordée de champs d'oignons, de jasmin, de riz, de blé, de maïs ou de fèves, la bourgade de 20.000 habitants dans le gouvernorat de Gharbeya, à 120 kilomètres au nord-ouest du Caire, compose avec le manque d'infrastructures.

En ce matin de décembre, la pluie a inondé les rues défoncées de Nagrig. A l'entrée du centre, le bus a dû laisser les joueurs finir le trajet à pied dans la boue, chaussures à la main.

Car ici, rien ne retient l'eau qui ruisselle, tout glisse, et avancer devient un exercice d'équilibriste.

Dans l'étroite allée où Mohamed Salah a grandi, seul un vieux baril drapé d'un maillot des Reds et floqué de son numéro signale la maison familiale aux murs grossièrement peints en rouge, aujourd'hui désertée.

Si tout le monde connaît son nom, rares sont ceux qui ont pu le rencontrer: "quand il vient, c'est de nuit pour que personne ne le croise", lance Asma, une jeune étudiante qui n'a pas souhaité donner son nom de famille.

Pour le responsable local, une chose est sûre: "Mohamed a insufflé un vent d'énergie dans son village, mais aussi dans son pays, le monde arabe et l'Afrique".

Et, poursuit-il, "il faudra attendre encore longtemps avant de voir un autre Mohamed Salah".

(H.Schneide--BBZ)