Berliner Boersenzeitung - OnlyFans, Mym, Sexemodel... Le Sénat légifère face aux "proxénètes 2.0"

EUR -
AED 4.167283
AFN 72.057744
ALL 93.940972
AMD 418.148862
ANG 2.031617
AOA 1040.543881
ARS 1669.152813
AUD 1.646332
AWG 2.043926
AZN 1.924332
BAM 1.950431
BBD 2.289886
BDT 139.675482
BGN 1.918686
BHD 0.427785
BIF 3387.157615
BMD 1.134726
BND 1.472845
BOB 7.873325
BRL 5.881972
BSD 1.136965
BTN 107.645658
BWP 15.460438
BYN 3.193209
BYR 22240.632914
BZD 2.286605
CAD 1.614993
CDF 2574.693486
CHF 0.921515
CLF 0.026351
CLP 1037.106052
CNY 7.705355
CNH 7.730974
COP 3893.029888
CRC 515.77329
CUC 1.134726
CUP 30.070243
CVE 110.493959
CZK 24.234353
DJF 201.663796
DKK 7.475343
DOP 66.438208
DZD 151.771921
EGP 56.340515
ERN 17.020893
ETB 183.298583
FJD 2.550581
FKP 0.860346
GBP 0.860525
GEL 3.001364
GGP 0.860346
GHS 12.73731
GIP 0.860346
GMD 82.265015
GNF 9957.222306
GTQ 8.674121
GYD 237.865172
HKD 8.896202
HNL 30.419124
HRK 7.533676
HTG 148.650774
HUF 355.532968
IDR 20390.972522
ILS 3.390323
IMP 0.860346
INR 107.412214
IQD 1489.399775
IRR 1560305.219242
ISK 143.995791
JEP 0.860346
JMD 178.966528
JOD 0.804483
JPY 183.557825
KES 147.004256
KGS 99.232021
KHR 4550.25215
KMF 489.067593
KPW 1021.253949
KRW 1754.956024
KWD 0.350982
KYD 0.947492
KZT 553.047494
LAK 25177.687384
LBP 101813.413971
LKR 380.392802
LRD 206.920361
LSL 18.748586
LTL 3.350551
LVL 0.686385
LYD 7.295883
MAD 10.641205
MDL 20.015897
MGA 4749.923754
MKD 61.618184
MMK 2382.402869
MNT 4062.395049
MOP 9.181624
MRU 45.158289
MUR 54.704758
MVR 17.543099
MWK 1971.463995
MXN 19.965768
MYR 4.693277
MZN 72.505163
NAD 18.748586
NGN 1555.539326
NIO 41.834831
NOK 11.16751
NPR 172.232097
NZD 2.010627
OMR 0.436294
PAB 1.13697
PEN 3.848605
PGK 4.986295
PHP 69.663106
PKR 316.212885
PLN 4.286203
PYG 6930.889151
QAR 4.14459
RON 5.246631
RSD 117.35683
RUB 84.91191
RWF 1667.302672
SAR 4.261227
SBD 9.151613
SCR 15.49162
SDG 681.407095
SEK 11.087807
SGD 1.472948
SHP 0.847188
SLE 28.083939
SLL 23794.64456
SOS 649.808255
SRD 42.53297
STD 23486.540697
STN 24.431557
SVC 9.948612
SYP 125.423664
SZL 18.742403
THB 37.90784
TJS 10.54517
TMT 3.982889
TND 3.365435
TOP 2.732149
TRY 52.762158
TTD 7.719748
TWD 36.007693
TZS 2973.315071
UAH 51.0363
UGX 4161.543528
USD 1.134726
UYU 45.604454
UZS 13660.393781
VES 699.97317
VND 29881.878936
VUV 134.80369
WST 3.133707
XAF 654.153274
XAG 0.018565
XAU 0.000279
XCD 3.066654
XCG 2.049059
XDR 0.81356
XOF 654.153274
XPF 119.331742
YER 270.802505
ZAR 18.864031
ZMK 10213.895615
ZMW 20.395851
ZWL 365.381363
  • AEX

    0.1100

    1065.78

    +0.01%

  • BEL20

    -27.4200

    5685.45

    -0.48%

  • PX1

    18.3500

    8358.93

    +0.22%

  • ISEQ

    40.0100

    13838.28

    +0.29%

  • OSEBX

    -13.4200

    1931.55

    -0.69%

  • PSI20

    -89.5400

    9046.81

    -0.98%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    80.6600

    4417.44

    +1.86%

  • N150

    -17.2200

    4181.66

    -0.41%

OnlyFans, Mym, Sexemodel... Le Sénat légifère face aux "proxénètes 2.0"

OnlyFans, Mym, Sexemodel... Le Sénat légifère face aux "proxénètes 2.0"

Ils sévissent sur des plateformes de partage de contenus sexuels comme OnlyFans ou Mym et exploitent des "modèles" parfois jeunes: le Sénat a voté mardi pour sanctionner durement ces "proxénètes 2.0", rouvrant un débat délicat sur la prostitution à l'ère du numérique.

Taille du texte:

Une proposition de loi de la droite et du centre, qui crée une nouvelle infraction "d'exploitation sexuelle en ligne", a été adoptée très largement avec le soutien du gouvernement. Elle est désormais transmise à l'Assemblée nationale.

Son objectif: s'attaquer à une galaxie en plein essor mais encore peu régulée, celle du "caming".

Cette pratique, particulièrement popularisée durant la crise sanitaire via diverses plateformes comme le géant anglais OnlyFans, son concurrent français Mym ou le plus sulfureux site de petites annonces libertines Sexemodel, consiste en la vente de contenus sexuels ou pornographiques, parfois personnalisés, par abonnement.

Mais derrière ces photos et vidéos érotiques qui offrent parfois un complément de salaire apprécié des créatrices de contenu, se cache tout un écosystème commercial.

Fleurissent ainsi divers "managers" ou "agents", des intermédiaires chargés, contre rétribution, de développer l'activité de ces "modèles", leur promettant promotion et visibilité, quitte à embaucher des "tchatteurs" pour gérer les conversations privées avec leurs abonnés.

- "Emprise" -

"C'est l'organisation méthodique d'une emprise sur l'exploitation sexuelle de jeunes filles, avec à la clé, une captation massive de revenus et une violence qui tente de se dissimuler pour mieux se perpétuer", a alerté devant le Sénat la ministre déléguée à l'Egalité entre les femmes et les hommes, Aurore Bergé, déterminée à incriminer ces intermédiaires "comme des proxénètes".

"Pour la première fois, un texte condamne les nouvelles formes d'exploitation sexuelle en ligne. Il vise à briser la chaîne d'un business sulfureux", a assuré son auteure, la sénatrice Les Républicains Marie Mercier.

Mais face à ces dérives, légiférer s'avère assez complexe.

Faut-il s'attaquer au modèle-même de ces plateformes ? Pénaliser directement les clients ? Se concentrer sur ces "proxénètes 2.0", difficiles à tracer ?

La réponse est d'autant plus difficile à apporter que la jurisprudence de la Cour de cassation est sans appel: la pratique du "caming" ne relève pas de la prostitution, en l'absence de "contact physique". Il est donc périlleux de relier ces activités au proxénétisme, dont la définition pénale découle de celle de la prostitution.

"Cela suppose qu'on redéfinisse la prostitution", a expliqué la rapporteure du texte au Sénat, Lauriane Josende (LR), or cela porterait une atteinte aux libertés, selon elle: "Quid des strip-teases, des peep-shows, voire de la pornographie ?" s'est-elle interrogée.

A son initiative, le Sénat a donc refusé de pénaliser "l'achat" de contenus sexuels en ligne, optant pour la création d'une nouvelle infraction spécifique "d'exploitation sexuelle en ligne", punie de jusqu'à sept ans d'emprisonnement et de 150.000 euros d'amende et aggravée dans certains cas.

- "Occasion manquée ?" -

Cette infraction viserait les intermédiaires lorsqu'ils "recrutent" un créateur de contenu dans certaines circonstances comme la "menace", la "contrainte", la "violence" ou "l'abus d'une situation de vulnérabilité". Mais la rétribution financière de l'intermédiaire, seule, ne suffirait pas à la caractériser.

Si cette rédaction a été "accueillie positivement" par la plateforme Mym, certains parlementaires et associations y voient au contraire un texte totalement dénaturé et probablement inefficace.

"C'est une occasion manquée", a regretté auprès de l'AFP Lénaig Le Fouillé, porte-parole du mouvement du Nid, qui milite de longue date pour l'abolition de la prostitution.

"Cette infraction sera inefficace et inopérante", s'est agacée Laurence Rossignol (PS), dont le groupe a voté contre. Elle préconisait, sans succès, d'englober les actes sexuels "physiques ou virtuels" à la définition de la prostitution, pour adapter les sanctions déjà existantes au numérique.

Pour élargir la portée du dispositif, le gouvernement a tout de même fait adopter un amendement visant à sanctionner les consommateurs, à condition qu'ils aient connaissance de faits d'exploitation sexuelle en ligne.

Les débats se sont envenimés dans l'hémicycle, Mme Rossignol s'indignant notamment de propos "inacceptables" tenus à son encontre par la rapporteure LR Lauriane Josende. "On ne veut rien savoir de votre sexualité, mais en l'occurrence, c'est votre façon de définir l'acte sexuel", avait lancé la sénatrice LR, lorsque sa collègue socialiste énumérait divers actes pratiqués par les créatrices de contenu sur ces plateformes.

(A.Lehmann--BBZ)