Berliner Boersenzeitung - Assurance chômage: en déficit en 2026, l'Unédic souligne que l'Etat doit cesser ses ponctions

EUR -
AED 4.241693
AFN 76.805773
ALL 93.136094
AMD 422.587282
AOA 1059.12378
ARS 1730.666463
AUD 1.63523
AWG 2.080421
AZN 1.961432
BAM 1.955449
BBD 2.326982
BDT 142.754359
BHD 0.435716
BIF 3450.980152
BMD 1.154988
BND 1.478441
BOB 13.74859
BRL 5.890786
BSD 1.155292
BTN 110.04771
BWP 15.564676
BYN 3.434798
BYR 22637.755918
BZD 2.323593
CAD 1.609954
CDF 2613.156668
CHF 0.934391
CLF 0.026837
CLP 1056.166643
CNY 7.793396
CNH 7.791281
COP 3606.852861
CRC 524.508061
CUC 1.154988
CUP 30.60717
CVE 110.245675
CZK 24.246882
DJF 205.7375
DKK 7.475472
DOP 67.357902
DZD 153.34492
EGP 57.608117
ERN 17.324813
ETB 186.815754
FJD 2.551945
FKP 0.856714
GBP 0.85435
GEL 3.014554
GGP 0.856714
GHS 13.563622
GIP 0.856714
GMD 84.889615
GNF 10146.221509
GTQ 8.81534
GYD 241.961777
HKD 9.061663
HNL 30.968438
HRK 7.533057
HTG 151.062867
HUF 364.25883
IDR 20546.073471
ILS 3.462826
IMP 0.856714
INR 110.132278
IQD 1513.528148
IRR 1588743.120086
ISK 142.202764
JEP 0.856714
JMD 183.477045
JOD 0.818874
JPY 183.628014
KES 149.454013
KGS 101.003783
KHR 4684.178929
KMF 492.024152
KRW 1637.564316
KWD 0.356821
KYD 0.962831
KZT 538.626259
LAK 26092.426363
LBP 103460.264862
LKR 387.210451
LRD 208.537057
LSL 18.69368
LTL 3.410378
LVL 0.698641
LYD 7.362678
MAD 10.773812
MDL 20.080002
MGA 4948.132662
MKD 61.508952
MMK 2424.953631
MNT 4151.31804
MOP 9.336606
MRU 46.339677
MUR 54.284215
MVR 17.844844
MWK 2003.383526
MXN 19.798323
MYR 4.724827
MZN 73.809446
NAD 18.69368
NGN 1572.804477
NIO 42.512364
NOK 10.956562
NPR 176.075374
NZD 1.961244
OMR 0.444092
PAB 1.155297
PEN 3.902499
PGK 5.108105
PHP 70.323147
PKR 320.748489
PLN 4.300515
PYG 6876.764829
QAR 4.211644
RON 5.240755
RSD 117.324205
RUB 95.401171
RWF 1697.202504
SAR 4.325147
SBD 9.315779
SCR 16.99941
SDG 693.567891
SEK 10.961461
SGD 1.478321
SLE 28.431449
SOS 660.27283
SRD 43.601358
STD 23905.910309
STN 24.4956
SVC 10.109228
SZL 18.690643
THB 38.130746
TJS 10.669715
TMT 4.054006
TND 3.386692
TRY 55.105986
TTD 7.836626
TWD 37.272649
TZS 3060.714712
UAH 51.825416
UGX 4303.227076
USD 1.154988
UYU 46.541842
UZS 13785.523912
VES 872.896156
VND 30208.699287
VUV 137.866719
WST 3.157409
XAF 655.84204
XAG 0.017838
XAU 0.000265
XCD 3.121412
XCG 2.082226
XDR 0.815219
XOF 655.84204
XPF 119.331742
YER 275.346755
ZAR 18.670201
ZMK 10396.276474
ZMW 21.610212
ZWL 371.905519
  • AEX

    1.8900

    1113.35

    +0.17%

  • BEL20

    -9.8200

    5767.78

    -0.17%

  • PX1

    11.3300

    8726.03

    +0.13%

  • ISEQ

    -40.0900

    14278.65

    -0.28%

  • OSEBX

    14.5900

    2040.52

    +0.72%

  • PSI20

    -25.7100

    9155

    -0.28%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -4.8300

    4388.06

    -0.11%

  • N150

    -13.4200

    4315.65

    -0.31%

Assurance chômage: en déficit en 2026, l'Unédic souligne que l'Etat doit cesser ses ponctions
Assurance chômage: en déficit en 2026, l'Unédic souligne que l'Etat doit cesser ses ponctions / Photo: Emma DA SILVA - AFP/Archives

Assurance chômage: en déficit en 2026, l'Unédic souligne que l'Etat doit cesser ses ponctions

L'assurance chômage devrait être déficitaire de 2,1 milliards d'euros en 2026, selon les prévisions financières présentées mardi par l'Unédic, qui demande que l'Etat, dans un environnement économique dégradé, cesse de ponctionner le régime.

Taille du texte:

Pour 2027 et 2028, l'Unédic prévoit des excédents de 2,8 milliards et 4,8 milliards d'euros, qui, en l'absence de nouveaux prélèvements de l'Etat, devraient permettre au régime de reprendre sa "trajectoire de désendettement", a précisé l'organisme paritaire dans un communiqué.

La dette de l'Unédic s'est lourdement creusée en 2020 et 2021 en raison du Covid et des mesures protectrices mises en place par l'Etat pour y répondre, atteignant 59,4 milliards d'euros, et 61,5 milliards prévus fin 2026.

Malgré la dégradation actuelle du marché de l'emploi, le nombre de chômeurs indemnisés (actuellement 2,6 millions) resterait stable cette année et l'an prochain avant un léger tassemement à 2,5 millions en 2028.

Une stabilité due à "l’effet des réformes d’assurance chômage mises en oeuvre depuis 2021" avec des indemnités réduites pour les demandeurs d'emploi.

Les dépenses de l'Unédic, évaluées à 45,3 milliards d'euros en 2025, progresseraient à 46,3 milliards en 2026 puis à 46,6 milliards en 2027, avant de retomber à 46,2 milliards en 2028.

Ces prévisions sont assises sur le scénario d'une croissance économique qui, après 1% en 2026, augmenterait légèrement à 1,1% en 2027 puis 1,2% en 2028.

Une trajectoire qui "doit être envisagée avec précaution en raison de divers aléas, liés notamment à la situation politique et géopolitique", nuance l'Unédic.

En 2026, l'Unédic subit un prélèvement de l'Etat de 4,1 milliards qui déséquilibre ses comptes. Sans cette ponction, le solde prévu aurait été positif de 2 milliards d'euros.

Au total, les ponctions de l'Etat sur les recettes de l'Unédic entre 2023 et 2026, prélevées sous forme de "moindre compensations sur les allègements généraux de cotisations patronales", s'élèvent à 12 milliards d'euros.

"Dans un contexte de perspectives économiques assombries, les prélèvements de l’État sur les recettes du régime dégradent mécaniquement sa situation financière : le désendettement est à l’arrêt depuis 2023", relève le communiqué.

- Interdire toute nouvelle ponction -

La situation financière est aussi plus difficile en raison du "démarrage du remboursement de la dette Covid", une contribution au fonctionnement de France Travail qui excède pour la première fois 5 milliards d'euros et de moindres recettes liées à la réforme de la CSG des indépendants, a indiqué lors d'une conférence de presse la présidente de l'organisme paritaire, Patricia Ferrand (CFDT).

Il "devient majeur pour nous que cessent les prélèvements de l'Etat", a-t-elle souligné.

"Il faut que toute nouvelle mesure qui ne correspond pas à la raison d'être initiale de l'Unédic soit interdite", a renchéri le vice-président de l'Unédic Jean-Eudes Tesson (Medef).

L’Unédic doit ainsi contracter de nouveaux emprunts à des taux élevés sur les marchés financiers, notamment pour faire face aux remboursements de la dette Covid, initialement souscrite à taux bas, et que l'Etat lui demander de rembourser. En 2028, la charge de la dette représenterait 1,7% des recettes de l'Unédic, contre moins de 1% jusqu'en 2022.

"Quand on va sortir des années de prélèvements de l'État, si rien ne change d'ici là, les recettes retrouveront le poids qu'elles avaient avant cette période et avant la période Covid, de l'ordre de 1,6% du produit intérieur brut (PIB)", a expliqué la directrice des études de l'Unédic, Lara Muller.

"Les dépenses, elles, sont plutôt sur une tendance décroissante" et comprises entre 1,45% et 1,4% du PIB, a-t-elle ajouté.

Enfin, les effets de l'accord conclu la semaine dernière sur une moindre indemnisation des chômeurs ayant conclu une rupture conventionnelle ne sont pas pris en compte dans ces prévisions.

Cette mesure, qui devra encore passer devant le parlement une fois signée par des organisations patronales et syndicales, n'aura pas d'effets importants à court terme. Elle permettra d'économiser 20 millions d'euros la première année de son application, probablement en 2027, 270 millions la deuxième, 760 la troisième et 940 à partir de la cinquième, en régime de croisière.

(S.G.Stein--BBZ)