Berliner Boersenzeitung - Crash d'Air Algérie en 2014: le procès de Swiftair pour homicides involontaires s'est ouvert à Paris

EUR -
AED 4.265609
AFN 73.162416
ALL 95.297577
AMD 427.606661
ANG 2.079281
AOA 1066.083925
ARS 1624.083798
AUD 1.632488
AWG 2.092973
AZN 1.979074
BAM 1.954708
BBD 2.339493
BDT 142.580339
BGN 1.939297
BHD 0.438105
BIF 3454.900719
BMD 1.161311
BND 1.487981
BOB 8.026516
BRL 5.871009
BSD 1.161551
BTN 112.070385
BWP 15.774323
BYN 3.166158
BYR 22761.698854
BZD 2.336095
CAD 1.596652
CDF 2615.854711
CHF 0.915682
CLF 0.026707
CLP 1051.126294
CNY 7.914303
CNH 7.914881
COP 4407.08297
CRC 525.506395
CUC 1.161311
CUP 30.774746
CVE 110.760071
CZK 24.324069
DJF 206.388644
DKK 7.472451
DOP 68.343469
DZD 154.354149
EGP 61.664574
ERN 17.419667
ETB 181.368768
FJD 2.563713
FKP 0.865249
GBP 0.865949
GEL 3.10095
GGP 0.865249
GHS 13.291222
GIP 0.865249
GMD 84.775747
GNF 10183.135227
GTQ 8.855053
GYD 243.014226
HKD 9.096492
HNL 30.893075
HRK 7.536442
HTG 152.04636
HUF 361.792537
IDR 20572.046651
ILS 3.401405
IMP 0.865249
INR 112.314641
IQD 1521.662938
IRR 1525962.872291
ISK 143.398873
JEP 0.865249
JMD 183.767328
JOD 0.823366
JPY 184.487095
KES 150.160462
KGS 101.556977
KHR 4658.603952
KMF 492.395881
KPW 1045.237514
KRW 1749.967938
KWD 0.358938
KYD 0.967968
KZT 547.004384
LAK 25461.7743
LBP 104017.984309
LKR 383.82729
LRD 212.573064
LSL 19.322005
LTL 3.42905
LVL 0.702465
LYD 7.396867
MAD 10.712615
MDL 20.094946
MGA 4873.27726
MKD 61.646124
MMK 2438.089162
MNT 4155.577609
MOP 9.371145
MRU 46.440118
MUR 54.871431
MVR 17.895696
MWK 2014.174664
MXN 20.195492
MYR 4.619578
MZN 74.219087
NAD 19.321589
NGN 1593.714261
NIO 42.745198
NOK 10.764211
NPR 179.312816
NZD 1.988466
OMR 0.446516
PAB 1.161551
PEN 3.974894
PGK 5.13713
PHP 71.734776
PKR 323.49546
PLN 4.250922
PYG 7113.872279
QAR 4.234043
RON 5.23056
RSD 117.384158
RUB 82.684307
RWF 1698.765514
SAR 4.357769
SBD 9.327951
SCR 16.096293
SDG 697.366395
SEK 10.906018
SGD 1.488226
SHP 0.867036
SLE 28.561969
SLL 24352.116941
SOS 663.829113
SRD 43.232712
STD 24036.796459
STN 24.486319
SVC 10.163147
SYP 129.437928
SZL 19.325203
THB 37.904613
TJS 10.784935
TMT 4.076202
TND 3.399757
TOP 2.796158
TRY 52.924894
TTD 7.8746
TWD 36.759682
TZS 3031.025616
UAH 51.306414
UGX 4379.553108
USD 1.161311
UYU 46.823033
UZS 13960.959464
VES 600.763106
VND 30611.001026
VUV 137.37744
WST 3.143042
XAF 655.596358
XAG 0.015581
XAU 0.000258
XCD 3.138501
XCG 2.09343
XDR 0.815418
XOF 655.587895
XPF 119.331742
YER 277.11788
ZAR 19.373801
ZMK 10453.178746
ZMW 21.866783
ZWL 373.941722
  • AEX

    3.1500

    1018.82

    +0.31%

  • BEL20

    4.3400

    5427.82

    +0.08%

  • PX1

    -5.5900

    7981.76

    -0.07%

  • ISEQ

    -51.6800

    12552.55

    -0.41%

  • OSEBX

    17.3400

    2057.35

    +0.85%

  • PSI20

    17.3700

    9160.3

    +0.19%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    27.4600

    4007.18

    +0.69%

  • N150

    -15.1900

    4204.85

    -0.36%

Crash d'Air Algérie en 2014: le procès de Swiftair pour homicides involontaires s'est ouvert à Paris
Crash d'Air Algérie en 2014: le procès de Swiftair pour homicides involontaires s'est ouvert à Paris / Photo: SIA KAMBOU - AFP/Archives

Crash d'Air Algérie en 2014: le procès de Swiftair pour homicides involontaires s'est ouvert à Paris

Le procès de la compagnie aérienne espagnole Swiftair, propriétaire de l'avion qui s'était écrasé au Sahel en 2014, faisant 116 morts, s'est ouvert lundi devant le tribunal correctionnel de Paris.

Taille du texte:

La compagnie madrilène, poursuivie pour homicides involontaires, détenait le McDonnell Douglas MD-83 qu'elle avait loué à Air Algérie avec son équipage.

Le 24 juillet 2014, l'appareil qui effectuait le vol AH5017 Ouagadougou-Alger s'était écrasé en plein Sahel, dans le nord du Mali, avec à son bord 110 passagers dont 54 Français, 23 Burkinabè, des Libanais, des Algériens et six membres d'équipage, tous espagnols.

En pleine nuit, alors que l'aéronef traversait une zone intertropicale orageuse, la non-activation du système d'antigivrage avait conduit à la formation de cristaux de glace dans des capteurs de pression, entraînant la décélération automatique des moteurs, sans réaction appropriée de l'équipage et jusqu'au décrochage fatal.

Le procès, qui doit durer quatre semaines, s'est ouvert lundi en début d'après-midi en présence de plusieurs dizaines de proches de victimes.

"Je suis convaincu qu'on ne peut pas imputer à Swiftair un manque de respect du règlement et nous croyons que l'audience va le démontrer", a déclaré le vice-président de la compagnie, Fernando Llorens, lors d'une première prise de parole, en appelant le tribunal à "écarter les spéculations" et "interprétations arbitraires".

Celui qui représente la personne morale poursuivie a également présenté ses "condoléances aux familles et proches des victimes qui ont perdu la vie lors de cette tragédie".

- "Divers manquements" -

Cette première après-midi d'audience s'est néanmoins concentrée sur des considérations essentiellement procédurales, les avocats de la défense considérant notamment que l'affaire ne peut être jugée pour avoir déjà bénéficié d'un non-lieu en Espagne, heurtant ainsi le principe du "non bis in idem", selon lequel nul ne peut être poursuivi ou puni deux fois pour les mêmes faits.

Le tribunal a décidé d'examiner cette demande de Swiftair à l'issue du procès, en même temps que le fond du dossier.

Près de douze ans après les faits, les avocats de Swiftair se sont en outre agacés de l'"impréparation du parquet", qui n'est pas parvenu à convoquer régulièrement nombre de témoins.

"Je ne sais pas quoi vous dire, je vous présente mes excuses", s'est contentée de répéter la procureure à l'endroit de l'une des avocats de la défense, Rachel Lindon.

La passe d'armes a illustré le sinueux parcours procédural du dossier.

A l'issue des investigations, les juges d'instruction français avaient estimé que "divers manquements de la part de la compagnie" avaient joué un rôle dans l'accident, en particulier une "formation lacunaire" de l'équipage, qui ne lui avait "pas permis" de "réagir de manière adaptée et d'éviter l'accident".

Ils avaient considéré que Swiftair devait être jugée pour "homicides involontaires par négligence et imprudence", faute d'avoir assuré "une formation suffisante à l'équipage, ce qui a contribué à sa non-perception des conditions de vol extérieures, à sa non-appréhension de la détérioration des paramètres moteurs, à sa non-utilisation des moyens de protection de l'aéronef et à son manque de réaction adaptée face à l'apparition du décrochage".

Au contraire, la compagnie madrilène, créée en 1986 et qui possède une flotte d'une cinquantaine d'avions, fait valoir que l'accident résulte d'une combinaison de facteurs extérieurs, notamment "les lacunes du manuel de vol sur la particularité du givrage par cristaux de glace" et "les lacunes de Boeing et de l'Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) sur le décrochage qui intervient soudainement sans alarme préalable".

(A.Berg--BBZ)