Berliner Boersenzeitung - L'Iran défie les Etats-Unis, menace Donald Trump

EUR -
AED 4.258468
AFN 72.472428
ALL 95.153493
AMD 426.960253
ANG 2.076137
AOA 1064.472045
ARS 1622.801874
AUD 1.637143
AWG 2.0872
AZN 1.97448
BAM 1.951752
BBD 2.335956
BDT 142.364767
BGN 1.936364
BHD 0.437493
BIF 3453.438333
BMD 1.159555
BND 1.485732
BOB 8.01438
BRL 5.872215
BSD 1.159795
BTN 111.900942
BWP 15.750473
BYN 3.161371
BYR 22727.284643
BZD 2.332563
CAD 1.596702
CDF 2608.998924
CHF 0.916228
CLF 0.026724
CLP 1051.855691
CNY 7.885266
CNH 7.908005
COP 4416.931815
CRC 524.711864
CUC 1.159555
CUP 30.728216
CVE 110.034914
CZK 24.327242
DJF 206.531699
DKK 7.474447
DOP 68.65821
DZD 154.01619
EGP 61.570231
ERN 17.39333
ETB 181.09455
FJD 2.565459
FKP 0.86394
GBP 0.865904
GEL 3.096387
GGP 0.86394
GHS 13.285449
GIP 0.86394
GMD 85.229933
GNF 10167.738987
GTQ 8.841664
GYD 242.646804
HKD 9.083203
HNL 30.846366
HRK 7.533598
HTG 151.816476
HUF 362.84748
IDR 20574.164312
ILS 3.396262
IMP 0.86394
INR 112.268499
IQD 1519.362282
IRR 1523655.715328
ISK 143.425224
JEP 0.86394
JMD 183.489483
JOD 0.822154
JPY 184.464399
KES 149.931925
KGS 101.403474
KHR 4652.392091
KMF 490.491904
KPW 1043.657183
KRW 1752.194658
KWD 0.358511
KYD 0.966504
KZT 546.177349
LAK 25423.27775
LBP 103860.715868
LKR 383.246968
LRD 212.251667
LSL 19.292791
LTL 3.423865
LVL 0.701404
LYD 7.385684
MAD 10.696418
MDL 20.064564
MGA 4865.909182
MKD 61.62987
MMK 2434.402929
MNT 4149.294645
MOP 9.356976
MRU 46.032744
MUR 54.788479
MVR 17.868599
MWK 2011.129363
MXN 20.185499
MYR 4.612594
MZN 74.092906
NAD 19.292376
NGN 1591.686914
NIO 42.68057
NOK 10.780728
NPR 179.041707
NZD 1.99156
OMR 0.445861
PAB 1.159795
PEN 3.968884
PGK 5.129363
PHP 71.728925
PKR 323.006356
PLN 4.251395
PYG 7103.116566
QAR 4.227642
RON 5.231872
RSD 117.478032
RUB 82.561784
RWF 1696.197091
SAR 4.351181
SBD 9.313848
SCR 15.806968
SDG 696.313138
SEK 10.927372
SGD 1.487791
SHP 0.865725
SLE 28.526238
SLL 24315.298121
SOS 662.825447
SRD 43.167349
STD 24000.454383
STN 24.449298
SVC 10.147781
SYP 129.242226
SZL 19.295984
THB 37.918043
TJS 10.768629
TMT 4.070039
TND 3.394616
TOP 2.791931
TRY 52.845106
TTD 7.862695
TWD 36.753845
TZS 3026.442937
UAH 51.228842
UGX 4372.931508
USD 1.159555
UYU 46.75224
UZS 13939.8514
VES 599.85479
VND 30564.719179
VUV 137.169734
WST 3.13829
XAF 654.605139
XAG 0.015697
XAU 0.000258
XCD 3.133756
XCG 2.090265
XDR 0.814185
XOF 654.596689
XPF 119.331742
YER 276.698899
ZAR 19.439864
ZMK 10437.380495
ZMW 21.833722
ZWL 373.376346
  • AEX

    3.1500

    1018.82

    +0.31%

  • BEL20

    4.3400

    5427.82

    +0.08%

  • PX1

    -5.5900

    7981.76

    -0.07%

  • ISEQ

    -51.6800

    12552.55

    -0.41%

  • OSEBX

    17.3400

    2057.35

    +0.85%

  • PSI20

    17.3700

    9160.3

    +0.19%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    27.4600

    4007.18

    +0.69%

  • N150

    -15.1900

    4204.85

    -0.36%

L'Iran défie les Etats-Unis, menace Donald Trump
L'Iran défie les Etats-Unis, menace Donald Trump / Photo: - - AFP

L'Iran défie les Etats-Unis, menace Donald Trump

L'Iran a menacé mardi d'abattre le président américain, en rejetant ses avertissements de la veille et en promettant que plus aucune goutte de pétrole ne sortirait du Moyen-Orient "jusqu'à nouvel ordre".

Taille du texte:

"L'Iran n'a pas peur de vos menaces vides. Des plus puissants que vous ont essayé d'éliminer la nation iranienne et n'ont pas réussi. Faites attention à ne pas être éliminé vous-même!", a écrit Ali Larijani, chef du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, sur X.

La République islamique a balayé les propos lundi de Donald Trump, qui parlait de guerre "quasiment" terminée et jurait de frapper "plus fort" si Téhéran continuait de paralyser la circulation du pétrole dans la région.

Une perspective qui angoisse les marchés, face à un conflit qui embrase le Moyen-Orient depuis le 28 février.

"Les forces armées iraniennes (...) n'autoriseront pas l'exportation d'un seul litre de pétrole de la région vers le camp ennemi et ses partenaires jusqu'à nouvel ordre", a déclaré Ali Mohammad Naini, porte-parole des Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique.

Le pouvoir iranien contrôle de facto le très stratégique détroit d'Ormuz, par lequel transite un cinquième de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL).

Et il affiche sa détermination après avoir désigné dimanche l'ayatollah Mojtaba Khamenei nouveau guide suprême, dix jours après la mort de son père par des frappes israélo-américaines dans lesquelles il a lui même été blessé.

Ces derniers ont même promis de laisser transiter par le précieux passage "tout pays arabe ou européen qui expulserait les ambassadeurs israélien et américain de son territoire".

Des propos qui tranchent singulièrement avec ceux de Donald Trump la veille. "La guerre va se terminer bientôt", avait-il assuré, pour sa première conférence de presse depuis le début du conflit.

Laissant, comme souvent, planer le doute sur ses projets, il a menacé de frapper l'Iran "beaucoup plus fort" si Téhéran "prenait le monde en otage" en bloquant le détroit d'Ormuz.

Le dirigeant américain a aussi annoncé qu'il allait lever certaines sanctions sur le pétrole "afin de réduire les prix" qui se sont envolés ces derniers jours. Sans préciser pour autant de quelles sanctions il s'agissait, ni quels pays étaient concernés.

- Volatilité "rare" des marchés -

De fait, l'or noir était sur toutes les lèvres mardi.

La reprise du trafic dans le détroit d'Ormuz est "absolument cruciale", a affirmé le PDG de la compagnie pétrolière saoudienne Aramco, mettant en garde contre de potentielles "conséquences catastrophiques" d'un blocage prolongé sur les marchés pétroliers.

Le Qatar a dénoncé des attaques contre les installations énergétiques "des deux côtés", qui constituent selon lui "un précédent dangereux".

L'Inde a fait le même constat de la perturbation de l'acheminement du gaz et décidé de l'affecter en priorité à la consommation des ménages et aux transports.

En attendant d'y voir plus clair, les marchés mondiaux ont fait volte-face après la panique de lundi. Les prix du pétrole ont reculé de 5% en fin d'échanges asiatiques et le gaz européen a perdu 15%.

Les Bourses européennes, au diapason, se sont redressées à l'ouverture. Paris, Francfort et Londres ont repris entre 1,29 et 2,04%, dans la foulée du regain des bourses asiatiques (Séoul +5,35%, Tokyo +2,88%).

Les analystes ont pourtant du mal à s'y retrouver, entre déclarations contradictoires et frappes tous azimuts. "Il est rare que les marchés connaissent une telle volatilité", constate Ipek Ozkardeskaya, analyste pour Swissquote Bank.

Les propos de Donald Trump ont permis d'enrayer la chute des marchés. Mais le conflit se poursuit "à plein régime (...) et les intentions des Etats-Unis dans cette guerre restent floues".

- "Briser les os" -

Israël "brisera les os" du pouvoir iranien, mais n'en a "pas encore fini" avec lui, a déclaré de son côté le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Son armée a annoncé une nouvelle série de frappes sur Téhéran, où des journalistes de l'AFP ont entendu peu après des explosions.

Elle frappe aussi toujours le Liban, disant viser les fiefs du mouvement pro-iranien Hezbollah dans le sud et l'est du pays, victime collatérale de la guerre avec l'Iran.

Les forces israéliennes ont prévenu de frappes sur Tyr et Saïda (sud) contre le mouvement, appelant les habitants de plusieurs immeubles à évacuer leur logement.

Un scénario désormais courant, notamment pour Beyrouth, dont la banlieue sud a été quasiment vidée. Plus de 667.000 personnes ont été déplacées par les frappes israéliennes sur son voisin, dont 100.000 en 24 heures, selon le Haut commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR).

Les monarchies du Golfe tentent elles tant bien que mal de protéger des infrastructures d'hydrocarbures constamment visées.

Les Emirats arabes unis ont indiqué qu'une attaque de drone avait provoqué un incendie dans une zone industrielle. Koweït et Arabie saoudite ont dit avoir eux même abattu des aéronefs sans pilote, omniprésents dans le conflit. Et Bahreïn a déploré deux morts dans la frappe d'un immeuble résidentiel.

Dernier avatar en date du risque d'extension régionale du conflit, un second missile iranien a été intercepté lundi au-dessus de la Turquie. Le président iranien Massoud Pezeshkian a proposé à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan qu'une "équipe conjointe" enquête sur ces incidents, selon les médias iraniens.

Sans confirmer, la Turquie a annoncé le déploiement d'un système de défense antiaérien Patriot dans le centre du pays "pour soutenir la protection de (son) espace aérien".

burx-dla/anb

(U.Gruber--BBZ)