Berliner Boersenzeitung - En crise, l'industrie allemande tire la sonnette d’alarme avec la guerre au Moyen-Orient

EUR -
AED 4.267967
AFN 72.634171
ALL 95.354232
AMD 427.715062
ANG 2.08077
AOA 1066.846821
ARS 1622.379463
AUD 1.633358
AWG 2.091857
AZN 1.971023
BAM 1.954577
BBD 2.340315
BDT 142.809378
BGN 1.940685
BHD 0.438447
BIF 3460.279422
BMD 1.162143
BND 1.487675
BOB 8.057956
BRL 5.802816
BSD 1.161963
BTN 111.895439
BWP 15.801177
BYN 3.205407
BYR 22777.993844
BZD 2.336947
CAD 1.599346
CDF 2614.820848
CHF 0.914746
CLF 0.026605
CLP 1047.090151
CNY 7.90286
CNH 7.910669
COP 4415.386271
CRC 525.67321
CUC 1.162143
CUP 30.796777
CVE 110.403605
CZK 24.295638
DJF 206.53554
DKK 7.473256
DOP 68.808569
DZD 153.996493
EGP 61.778564
ERN 17.432138
ETB 182.917873
FJD 2.563803
FKP 0.865868
GBP 0.86765
GEL 3.102836
GGP 0.865868
GHS 13.295245
GIP 0.865868
GMD 85.418351
GNF 10203.611801
GTQ 8.864489
GYD 243.05681
HKD 9.102174
HNL 30.924092
HRK 7.532313
HTG 152.105442
HUF 360.738925
IDR 20585.030865
ILS 3.371717
IMP 0.865868
INR 112.082082
IQD 1522.406731
IRR 1527055.301205
ISK 143.398758
JEP 0.865868
JMD 183.774964
JOD 0.823973
JPY 184.936376
KES 150.960265
KGS 101.629624
KHR 4660.19168
KMF 491.585738
KPW 1045.985795
KRW 1753.382429
KWD 0.358312
KYD 0.968298
KZT 543.392195
LAK 25509.0291
LBP 104053.249149
LKR 387.079368
LRD 212.991651
LSL 19.303422
LTL 3.431505
LVL 0.702969
LYD 7.385424
MAD 10.701589
MDL 20.113496
MGA 4863.566646
MKD 61.602535
MMK 2439.834578
MNT 4158.552567
MOP 9.372673
MRU 46.462735
MUR 54.911202
MVR 17.908451
MWK 2024.452563
MXN 20.115474
MYR 4.620793
MZN 74.253242
NAD 19.302872
NGN 1594.250356
NIO 42.656391
NOK 10.784044
NPR 179.032703
NZD 1.988495
OMR 0.446842
PAB 1.161973
PEN 3.976843
PGK 5.083789
PHP 71.728619
PKR 323.831059
PLN 4.239019
PYG 7076.509483
QAR 4.236045
RON 5.220461
RSD 117.457281
RUB 82.717652
RWF 1699.633469
SAR 4.360889
SBD 9.334629
SCR 16.046819
SDG 697.8645
SEK 10.932915
SGD 1.488763
SHP 0.867657
SLE 28.590167
SLL 24369.550503
SOS 664.161161
SRD 43.263658
STD 24054.004285
STN 24.753636
SVC 10.167635
SYP 129.530592
SZL 19.302897
THB 37.931737
TJS 10.841167
TMT 4.07912
TND 3.371085
TOP 2.79816
TRY 52.966269
TTD 7.889096
TWD 36.806203
TZS 3050.621842
UAH 51.324373
UGX 4380.220458
USD 1.162143
UYU 46.580842
UZS 14009.628342
VES 601.193188
VND 30630.591007
VUV 137.475788
WST 3.145292
XAF 655.543834
XAG 0.015374
XAU 0.000256
XCD 3.140749
XCG 2.094198
XDR 0.816002
XOF 654.285932
XPF 119.331742
YER 277.31624
ZAR 19.324862
ZMK 10460.676629
ZMW 21.874308
ZWL 374.209425
  • AEX

    6.7000

    1022.44

    +0.66%

  • BEL20

    18.9800

    5441.96

    +0.35%

  • PX1

    67.8900

    8055.48

    +0.85%

  • ISEQ

    10.0800

    12613.67

    +0.08%

  • OSEBX

    20.6000

    2060.49

    +1.01%

  • PSI20

    33.8300

    9176.6

    +0.37%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    -110.8600

    3979.88

    -2.71%

  • N150

    18.5700

    4238.72

    +0.44%

En crise, l'industrie allemande tire la sonnette d’alarme avec la guerre au Moyen-Orient
En crise, l'industrie allemande tire la sonnette d’alarme avec la guerre au Moyen-Orient / Photo: PAU BARRENA - AFP

En crise, l'industrie allemande tire la sonnette d’alarme avec la guerre au Moyen-Orient

L'industrie allemande est passée en "mode de crise absolu", alerte le secteur chimique, confronté, comme d'autres filières, aux effets dévastateurs de la guerre au Moyen-Orient, entre flambée des coûts et chaos des chaînes d'approvisionnement.

Taille du texte:

De la chimie à l'acier en passant par les engrais et le ciment, la première économie européenne reste un grand producteur de biens avides de matières premières, dont une grande partie est importée.

La surchauffe des prix d'énergie, du fait du conflit et de la fermeture du détroit d'Ormuz, voie de transit majeure pour les hydrocarbures, porte un nouveau coup à des industriels déjà fragilisés.

Mais le pétrole et le gaz ne sont pas le seul problème. D'autres intrants venant du Moyen-Orient – ammoniac, phosphate, hélium, soufre, etc. – sont également essentiels aux usines allemandes.

- Production réduite -

"Nos entreprises fonctionnent actuellement en mode de crise absolu", a déclaré jeudi soir à Francfort Wolfgang Große Entrup, directeur de la fédération allemande de la chimie (VCI), qui signales de "premiers indices de pénuries extrêmes et de ruptures de chaînes d'approvisionnement".

Et une hausse durable des prix de l'énergie entraînerait "des coûts supplémentaires importants", avertit le chimiste de spécialité Covestro, contacté par l'AFP.

Son concurrent Evonik estime que certaines hausses de coûts seront répercutées aux clients "mais certainement pas dans tous les secteurs", selon son patron Christian Kullmann.

La situation est particulièrement sensible dans l'agrochimie, où les fabricants d'engrais dépendent fortement du gaz naturel.

Carsten Franzke, patron de l'entreprise SKW Stickstoffwerke Piesteritz GmbH, en Saxe-Anhalt (est) explique à l'AFP comment le conflit armé produit une hausse de la demande et une baisse de l'offre, ce qui pourrait à terme entraîner une stagflation, c'est à dire une stagnation de la croissance mais une hausse des prix.

"En raison du blocage du détroit d'Ormuz, nous recevons davantage de demandes pour la vente d'engrais. Mais nous avons dû temporairement réduire notre production en raison de la forte hausse des prix du gaz naturel, faute de pouvoir répercuter ces augmentations sur les prix des engrais", dit-il.

Le conflit affecte également l'approvisionnement en aluminium, avec environ 10 % de l'aluminium primaire importé par l’Allemagne provenant du Moyen-Orient.

Avec des stocks de bauxite "épuisés en trois semaines, les fonderies locales risquent de réduire ou suspendre leur production, un retour à pleine capacité pouvant prendre 6 à 12 mois", dit à l'AFP Angelika El‑Noshokaty, directrice de la fédération du secteur (AD).

Dans l'industrie lourde, l'inquiétude concerne surtout l'énergie.

Chez l'aciériste Thyssenkrupp Steel Europe, une hausse durable des prix du gaz naturel pourrait peser sur les coûts de production, car il "est utilisé à de nombreuses étapes, par exemple pour chauffer les fours".

- Effet de loupe -

Dans la logistique, l'impact est immédiat, comme chez le transporteur allemand Seifert Logistics GmbH, à Ulm (sud), où l'augmentation de près de 50 % du prix du diesel va "absorber complètement notre marge si rien n'est fait".

Ces hausses sont généralement répercutées sur les clients, mais le processus peut prendre plusieurs mois.

"Ces derniers jours, nous avons appelé les clients quasiment 24 heures sur 24 afin d'ajuster nos prix plus rapidement", déclare M. Frey.

Néanmoins, certaines entreprises, comme Siemens, affirment être plus résilientes après avoir réduit d'environ 40 % leur consommation d'énergies fossiles depuis 2022 grâce à leur stratégie de décarbonation.

Reste qu'après deux semaines de conflit, la guerre avec l'Iran provoque un effet de loupe amplifiant les problèmes structurels préexistants de l'industrie allemande, peu compétitive et déjà plombée par les couts de l'énergie et la crise du commerce internationale due aux taxes douanières américaines.

Le ministère allemand de l'Économie souligne que le gouvernement s'efforce de mettre en oeuvre des mesures pour protéger l'industrie des prix élevés de l'énergie.

Insuffisant pour plusieurs instituts qui ont abaissé leurs prévisions de croissance du PIB allemand pour 2026, comme l'Ifo de Munich, qui l'a révisée jeudi de 1 % à 0,8 %, voire 0,6 % si le conflit au Moyen-Orient se prolonge.

Son président, Clemens Fuest, s'exprimant à la télé allemande, veut toutefois espérer qu'il ne s'agira que d'un "coup de frein temporaire".

(K.Müller--BBZ)