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La Bourse de New York a terminé en nette baisse mercredi, minée par la progression des prix du pétrole avec la guerre au Moyen-Orient et par la posture prudente de la banque centrale américaine (Fed).
Le Dow Jones a reculé de 1,63%, l'indice Nasdaq a perdu 1,46% et l'indice élargi S&P 500 a lâché 1,36%.
"Pour l'instant, rien ne semble susceptible de faire remonter le marché", résume auprès de l'AFP Steve Sosnick, d'Interactive Brokers.
"Les cours du pétrole ont été une source de volatilité pour les Bourses. Aujourd'hui n'est pas une exception", note Patrick O'Hare de Briefing.com.
Les prix de l'or noir sont repartis à la hausse mercredi, le baril de Brent - la référence mondiale - grimpant même de plus de 5% en séance après une frappe contre des infrastructures énergétiques critiques iraniennes.
En attaquant l'Iran le 28 février, le tandem Israël-États-Unis a plongé la planète dans l'inconnu et le conflit fait craindre une hausse significative de l'inflation à l'échelle mondiale.
Il est "trop tôt pour déterminer l'ampleur et la durée des effets potentiels (du conflit, ndlr) sur l'économie", a estimé mercredi le président de la Fed, Jerome Powell, lors d'une conférence de presse donnée à l'issue de la réunion de politique monétaire de l'institution.
Elle a décidé, sans surprise, de laisser ses taux d'intérêt inchangés pour la deuxième fois d'affilée.
"À court terme, la hausse des prix de l'énergie fera grimper l'inflation globale", a toutefois reconnu le patron de la Réserve fédérale.
Les responsables de la Fed estiment désormais que la hausse des prix aux Etats-Unis pourrait s'établir à 2,7% fin 2026. En décembre, ils pensaient que l'inflation serait de 2,4%.
Les investisseurs ont aussi été déçus par les "mauvais chiffres" concernant l'inflation côté producteurs (PPI) pour le mois de février aux Etats-Unis, explique Steve Sosnick.
Sur un mois, l'indice a progressé de 0,7%, contre 0,5% en janvier.
Dans ce contexte, sur le marché obligataire, le rendement à dix ans des emprunts de l'Etat américain se tendait franchement à 4,26% vers 20H15 GMT contre 4,20% à la clôture la veille.
Au tableau des valeurs, la chaîne de grands magasins Macy's a gagné 4,73% à 17,72 dollars, après avoir publié des résultats supérieurs aux attentes pour son quatrième trimestre, qui s'est terminé fin janvier.
L'équipementier sportif Lululemon Athletica (+3,84% à 165,39 dollars) a pris de la hauteur après avoir annoncé l'arrivée de Chip Bergh, ancien patron de la marque de jeans Levi's à son conseil d'administration.
Lululemon est en difficulté depuis plusieurs mois, notamment face à une compétition accrue dans le secteur, son titre ayant chuté de près de 50% en un an.
Les titres associés au secteur des cryptomonnaies ont pâti du repli du bitcoin, à l'image des plateformes d'échange Coinbase (-3,78%) et Robinhood (-3,17%) ou du "mineur" (créateur de monnaie numérique) Riot Platforms (-3,95%).
La société spécialisée dans la signature électronique de document DocuSign (+2,86% à 48,90 dollars) a profité de performances trimestrielles meilleures qu'attendu, ainsi que de prévisions qui ont dépassé les anticipations des analystes.
(A.Lehmann--BBZ)