Berliner Boersenzeitung - Bruno Lafont, ex-patron de Lafarge désormais derrière les barreaux

EUR -
AED 4.212777
AFN 72.835586
ALL 94.512843
AMD 422.248264
ANG 2.053494
AOA 1052.895931
ARS 1680.790338
AUD 1.635257
AWG 2.067368
AZN 1.95436
BAM 1.956354
BBD 2.309354
BDT 140.73988
BGN 1.939347
BHD 0.432422
BIF 3423.630825
BMD 1.146945
BND 1.480319
BOB 7.92328
BRL 5.90941
BSD 1.146625
BTN 108.087801
BWP 15.582008
BYN 3.185903
BYR 22480.122
BZD 2.305963
CAD 1.623185
CDF 2615.035015
CHF 0.925648
CLF 0.026299
CLP 1035.072439
CNY 7.764364
CNH 7.780559
COP 3960.034063
CRC 520.14739
CUC 1.146945
CUP 30.394043
CVE 110.569964
CZK 24.190336
DJF 203.835517
DKK 7.474072
DOP 66.986043
DZD 152.939427
EGP 57.331754
ERN 17.204175
ETB 181.647461
FJD 2.564
FKP 0.867567
GBP 0.866531
GEL 3.039852
GGP 0.867567
GHS 12.874504
GIP 0.867567
GMD 84.304874
GNF 10064.442782
GTQ 8.746478
GYD 239.84901
HKD 8.988436
HNL 30.606273
HRK 7.533254
HTG 149.77244
HUF 351.906109
IDR 20445.785654
ILS 3.394682
IMP 0.867567
INR 108.1919
IQD 1502.49795
IRR 1577049.375404
ISK 143.976448
JEP 0.867567
JMD 181.171337
JOD 0.813229
JPY 185.008009
KES 148.419043
KGS 100.300781
KHR 4599.249852
KMF 492.617229
KPW 1032.250901
KRW 1752.130969
KWD 0.353179
KYD 0.955446
KZT 559.543917
LAK 25295.872375
LBP 102708.92515
LKR 382.668433
LRD 208.916469
LSL 18.815678
LTL 3.386631
LVL 0.693776
LYD 7.311819
MAD 10.580612
MDL 20.248208
MGA 4817.169398
MKD 61.628611
MMK 2408.272435
MNT 4107.54883
MOP 9.256923
MRU 45.947051
MUR 54.881752
MVR 17.720734
MWK 1992.243861
MXN 19.872547
MYR 4.745948
MZN 73.301688
NAD 18.814173
NGN 1560.350288
NIO 41.990088
NOK 11.102662
NPR 172.945006
NZD 1.997675
OMR 0.441554
PAB 1.14663
PEN 3.881306
PGK 5.032508
PHP 69.638491
PKR 319.223511
PLN 4.259467
PYG 7041.056554
QAR 4.175458
RON 5.239364
RSD 117.183799
RUB 83.845404
RWF 1679.12748
SAR 4.299026
SBD 9.24601
SCR 15.693948
SDG 688.744688
SEK 10.98638
SGD 1.482316
SHP 0.85631
SLE 28.387314
SLL 24050.86738
SOS 655.483268
SRD 42.898615
STD 23739.445827
STN 24.544623
SVC 10.032843
SYP 126.774237
SZL 18.814083
THB 37.723444
TJS 10.63456
TMT 4.014308
TND 3.339618
TOP 2.761569
TRY 53.262066
TTD 7.775237
TWD 36.375404
TZS 3017.595134
UAH 51.508996
UGX 4173.182519
USD 1.146945
UYU 45.84299
UZS 13769.075108
VES 695.774297
VND 30176.12295
VUV 136.226685
WST 3.156058
XAF 656.142926
XAG 0.017685
XAU 0.000276
XCD 3.099677
XCG 2.066386
XDR 0.807102
XOF 648.024305
XPF 119.331742
YER 273.665193
ZAR 18.876464
ZMK 10323.885445
ZMW 20.552914
ZWL 369.315822
  • AEX

    -3.2400

    1078.16

    -0.3%

  • BEL20

    -1.1300

    5647.65

    -0.02%

  • PX1

    -46.5700

    8421.14

    -0.55%

  • ISEQ

    0.0000

    13785.73

    0%

  • OSEBX

    23.1300

    1950.43

    +1.2%

  • PSI20

    62.3800

    9102.6

    +0.69%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    42.0100

    4242.69

    +1%

  • N150

    3.3900

    4235.78

    +0.08%

Bruno Lafont, ex-patron de Lafarge désormais derrière les barreaux
Bruno Lafont, ex-patron de Lafarge désormais derrière les barreaux / Photo: Dimitar DILKOFF - AFP/Archives

Bruno Lafont, ex-patron de Lafarge désormais derrière les barreaux

L'ex-PDG de Lafarge, Bruno Lafont, 69 ans, dormira derrière les barreaux lundi soir, condamné à six ans de prison par le tribunal correctionnel de Paris pour financement du terrorisme en Syrie en 2013-2014, une décision dont il va faire appel.

Taille du texte:

Arrêté dans la salle d'audience et emmené par des policiers, l'ancien patron du géant français du ciment nie avoir été informé des versements aux groupes jihadistes et son avocate a aussitôt annoncé faire appel de la condamnation et déposer une demande de mise en liberté.

Lors du procès, celui qui avait dirigé le cimentier entre 2007 et 2015 a répété avoir "dit la vérité" et être "innocent". "Si j'avais été informé plus tôt (...), j'aurais décidé de fermer l'usine plus tôt et j'aurais pu épargner toutes ces souffrances", a assuré M. Lafont.

La justice française considère au contraire qu'il a été l'"artisan" du système de paiements aux groupes jihadistes, "étant au sommet de la chaîne hiérarchique", et qu'il avait décidé de maintenir l'activité de l'usine en Syrie, faisant un "choix purement économique".

Le tribunal a fustigé la "mauvaise foi" et la "lâcheté" de l'ex-patron, le condamnant à six ans d'emprisonnement avec incarcération immédiate, et 225.000 euros d'amende.

Les paiements aux groupes jihadistes, destinés à permettre à l'usine syrienne de Lafarge de continuer à fonctionner lors de la guerre en Syrie en 2013 et 2014, ont permis à ces groupes de "préparer des attentats terroristes", notamment ceux de janvier 2015 en France, a établi le tribunal correctionnel dans son jugement.

Pur produit des grandes écoles françaises, diplômé de HEC et de l'ENA, Bruno Lafont était entré chez Lafarge en 1983 via la direction financière, avant d'en gravir les échelons.

- "Bonaparte" -

C'est lui qui est à l'origine de l'absorption de Lafarge par le suisse Holcim en 2015.

Cet amateur de cigarillos et chewing-gum, au ton parfois cassant, devait devenir directeur général de ce nouveau numéro un mondial du béton, avant que Holcim ne revienne sur les accords et laisse entendre implicitement qu'il ne voulait pas de ce "Bonaparte" à la tête du futur groupe, selon la presse suisse à l'époque.

Son habilité lui avait finalement permis de sauver sa tête et d'obtenir la coprésidence pendant deux ans.

Ce rapprochement franco-suisse avait été décidé en raison des difficultés du groupe.

A son arrivée à la présidence de Lafarge en 2007, en effet, Bruno Lafont s'était heurté à la crise de la construction, coeur de l'activité du groupe, qui frappait alors l'Europe.

Il avait davantage positionné l'entreprise sur les marchés émergents, où les besoins en infrastructures et logements étaient plus importants et la croissance plus forte que sur les marchés matures. Des choix risqués, cependant: quelques années après des investissements conséquents en Egypte, le printemps arabe paralysait l'économie du pays.

Bruno Lafont avait aussi procédé à plusieurs cessions pour réduire la lourde dette de 16 milliards d'euros, afin d'améliorer la note de l'entreprise auprès des agences de notation.

Mais l'ampleur de l'endettement l'avait finalement conduit à la conclusion que son groupe ne pouvait pas faire cavalier seul.

Il aurait pu s'allier à des concurrents comme l'allemand Heidelberg Cement ou le mexicain Cemex, mais avait choisi le suisse Holcim pour une "fusion entre égaux" afin de créer un colosse mondial du ciment.

"J'ai proposé plusieurs fois à Lafarge de fusionner. Mais ils ont préféré devenir suisses avec Holcim", avait aussi confié à l'AFP Jean-Louis Beffa, l'ancien patron de Saint-Gobain, également présent sur le marché des matériaux de construction.

(K.Lüdke--BBZ)