Berliner Boersenzeitung - La BCE temporise face au choc énergétique, avant une possible hausse des taux en juin

EUR -
AED 4.246429
AFN 76.887634
ALL 93.189144
AMD 423.342651
AOA 1060.176801
ARS 1724.882575
AUD 1.635501
AWG 2.082489
AZN 1.97002
BAM 1.961391
BBD 2.328337
BDT 143.102254
BHD 0.435984
BIF 3453.955207
BMD 1.156136
BND 1.481323
BOB 13.739522
BRL 5.876989
BSD 1.155995
BTN 110.001186
BWP 15.603479
BYN 3.442212
BYR 22660.258427
BZD 2.324897
CAD 1.613446
CDF 2615.761404
CHF 0.934181
CLF 0.026749
CLP 1056.199727
CNY 7.801146
CNH 7.796152
COP 3650.105178
CRC 525.509359
CUC 1.156136
CUP 30.637594
CVE 110.646682
CZK 24.258158
DJF 205.46888
DKK 7.477932
DOP 67.345355
DZD 153.688625
EGP 57.293288
ERN 17.342035
ETB 184.982115
FJD 2.553384
FKP 0.8566
GBP 0.856968
GEL 3.017966
GGP 0.8566
GHS 13.596606
GIP 0.8566
GMD 84.980421
GNF 10145.090599
GTQ 8.820142
GYD 241.849406
HKD 9.067746
HNL 31.077375
HRK 7.536622
HTG 151.150865
HUF 363.096405
IDR 20580.370421
ILS 3.468234
IMP 0.8566
INR 109.992259
IQD 1515.115748
IRR 1590322.371805
ISK 142.598215
JEP 0.8566
JMD 183.583315
JOD 0.819746
JPY 182.445186
KES 148.887592
KGS 101.104505
KHR 4685.244046
KMF 492.514185
KRW 1627.712241
KWD 0.356853
KYD 0.963346
KZT 541.784389
LAK 26108.437325
LBP 103531.946431
LKR 387.745291
LRD 209.896866
LSL 18.648909
LTL 3.413768
LVL 0.699335
LYD 7.358849
MAD 10.757887
MDL 20.102303
MGA 4982.944983
MKD 61.70777
MMK 2427.596601
MNT 4159.0218
MOP 9.34149
MRU 46.349915
MUR 54.396619
MVR 17.862733
MWK 2008.207995
MXN 19.811776
MYR 4.728715
MZN 73.882892
NAD 18.78764
NGN 1577.963717
NIO 42.540713
NOK 10.99759
NPR 176.001898
NZD 1.961547
OMR 0.442559
PAB 1.15598
PEN 3.913564
PGK 5.112721
PHP 70.183258
PKR 321.178758
PLN 4.299905
PYG 6873.802279
QAR 4.213541
RON 5.244583
RSD 117.953626
RUB 94.679224
RWF 1693.738704
SAR 4.370455
SBD 9.325039
SCR 16.735107
SDG 694.263698
SEK 10.961095
SGD 1.477777
SLE 28.445176
SOS 694.263682
SRD 43.778814
STD 23929.673396
STN 24.712399
SVC 10.11514
SZL 18.781467
THB 38.210709
TJS 10.664099
TMT 4.058036
TND 3.366711
TRY 55.144784
TTD 7.835505
TWD 37.286072
TZS 3060.872603
UAH 51.775757
UGX 4306.406038
USD 1.156136
UYU 46.534057
UZS 13815.821213
VES 873.763846
VND 30295.956222
VUV 138.059733
WST 3.160483
XAF 657.83219
XAG 0.018216
XAU 0.000266
XCD 3.124515
XCG 2.083439
XDR 0.818768
XOF 656.685424
XPF 119.331742
YER 275.626884
ZAR 18.667336
ZMK 10406.612213
ZMW 21.818913
ZWL 372.275202
  • AEX

    -1.0000

    1111.47

    -0.09%

  • BEL20

    17.2800

    5777.71

    +0.3%

  • PX1

    14.7900

    8714.93

    +0.17%

  • ISEQ

    279.4200

    14320.37

    +1.99%

  • OSEBX

    6.0600

    2025.99

    +0.3%

  • PSI20

    -42.4300

    9181.38

    -0.46%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    70.8800

    4392.86

    +1.64%

  • N150

    3.4600

    4329.06

    +0.08%

La BCE temporise face au choc énergétique, avant une possible hausse des taux en juin
La BCE temporise face au choc énergétique, avant une possible hausse des taux en juin / Photo: Kirill KUDRYAVTSEV - AFP

La BCE temporise face au choc énergétique, avant une possible hausse des taux en juin

La Banque centrale européenne (BCE) veut se donner "six semaines" supplémentaires avant de prendre les décisions qui s'imposent face à l'impact de la guerre contre l'Iran sur les prix et la croissance, suggérant jeudi qu'une hausse des taux devient plus probable en juin.

Taille du texte:

A l'issue de la réunion du conseil des gouverneurs de l'institution monétaire, le taux de dépôt, qui sert de référence, est resté à 2% jeudi, son niveau depuis juin 2025.

La présidente de la BCE, Christine Lagarde, a parlé d'une "décision éclairée", même si "elle repose encore sur des informations insuffisantes".

Les vingt-six membres de l'instance de décision ont débattu de "différentes options", a-t-elle souligné, ajoutant que le statu quo avait été finalement adopté à l'unanimité.

Les gardiens de l'euro veulent pouvoir mieux jauger l'impact du conflit armé lancé fin février par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran. Dans la zone euro, cette guerre a déjà amené l'inflation à 3% en avril, un niveau plus vu depuis septembre 2023, et donné un coup de frein à la croissance (+0,1%) au premier trimestre, selon Eurostat.

Ainsi, "six semaines seront le bon délai pour évaluer l'évolution de la situation, notamment pour mieux comprendre l'issue possible du conflit — ou, à défaut d'issue, tirer des enseignements", a expliqué Mme Lagarde.

L'incertitude demeure sur la reprise de négociations entre Iraniens et Américains pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. Le blocage du détroit d'Ormuz, voie stratégique par laquelle transitent en temps normal près de 20% de la production mondiale d'hydrocarbures, reste complet.

Cela a provoqué une hausse rapide et brutale des prix de l'énergie, sans toutefois atteindre les scénarios les plus pessimistes envisagés par la BCE.

Cependant, "je pense avoir une idée de la direction que nous prenons", a indiqué Mme Lagarde, sans pour autant déclarer pour acquise une hausse des taux en juin, qui était le scénario privilégié des marchés avant la réunion de jeudi.

"Les risques" d'une inflation en hausse et d'une croissance en baisse "se sont intensifiés", a prévenu la BCE.

Mais pour l'heure, il n'y a pas d'"effets de second tour", sorte d'effet domino, par exemple sur les niveaux des salaires et des prix des entreprises, a aussi déclaré Mme Lagarde.

- Pas de stagflation -

Le Conseil des gouverneurs de la BCE "surveillera de près la situation" dans les semaines qui viennent, à la manière d'autres grandes banques centrales occidentales qui ont aussi opté pour l'immobilisme.

Aux Etats-Unis, la Réserve fédérale (Fed) a sans surprise maintenu mercredi ses taux directeurs dans la fourchette de 3,50% à 3,75%, comme depuis décembre, attendant de voir comment la première économie mondiale encaisse la guerre au Moyen-Orient.

La Banque d'Angleterre (BoE) a laissé son principal taux directeur inchangé jeudi, à 3,75%, comme attendu.

En zone euro, les attentes d'inflation des ménages sur douze mois ont certes grimpé à 4% en mars, contre 2,5% en février, mais celles à cinq ans sont restées quasi inchangées, proches de 2%.

Un désencrage de ces anticipations sur la durée serait l'un des signaux d'alarme poussant la BCE à réagir, via des taux plus élevés.

Une certitude selon Mme Lagarde: le spectre de la "stagflation" en zone euro, agité par des économistes, n'est pas d'actualité.

La stagflation, mélange de croissance économique ralentie et de hausse des prix, est associée "aux années 1970", qui étaient "une situation entièrement différente", a-t-elle insisté.

Selon elle, dans la zone euro, "nous maîtriserons l'inflation" et donc "nous ne nous retrouverons donc pas dans ce scénario".

Ainsi la BCE "reste en bonne position pour faire face à l'incertitude actuelle", indique l'institution dans un communiqué, notamment parce que les finances des ménages restent solides et que les entreprises investissent, le tout offrant un "amortisseur face aux retombées de la guerre" au Moyen-Orient.

Au final, une hausse des taux lors de la réunion de juin de la BCE, "qu'elle soit symbolique ou même une erreur de politique monétaire" en risquant de casser une fragile croissance, "est clairement devenue plus probable aujourd'hui", a commenté Carsten Brzeski, analyste chez ING.

(B.Hartmann--BBZ)