Berliner Boersenzeitung - Vingt ans après Henry, Vieira et Kanu, l'Afrique vibre toujours pour Arsenal

EUR -
AED 4.231967
AFN 75.483595
ALL 93.084804
AMD 422.04403
AOA 1057.848456
ARS 1727.972826
AUD 1.638476
AWG 2.074212
AZN 1.960615
BAM 1.952344
BBD 2.320382
BDT 142.607535
BHD 0.434558
BIF 3445.496469
BMD 1.15234
BND 1.477278
BOB 13.934392
BRL 5.903903
BSD 1.152055
BTN 109.639899
BWP 15.581348
BYN 3.410947
BYR 22585.863139
BZD 2.316988
CAD 1.614976
CDF 2604.28847
CHF 0.936438
CLF 0.026729
CLP 1055.405144
CNY 7.7772
CNH 7.775921
COP 3641.809104
CRC 524.040432
CUC 1.15234
CUP 30.537009
CVE 110.797088
CZK 24.246042
DJF 204.79359
DKK 7.476071
DOP 67.179284
DZD 153.12335
EGP 57.264041
ERN 17.285099
ETB 185.946995
FJD 2.551799
FKP 0.85598
GBP 0.856476
GEL 3.013365
GGP 0.85598
GHS 13.522718
GIP 0.85598
GMD 85.273513
GNF 10117.544985
GTQ 8.790438
GYD 241.021217
HKD 9.039583
HNL 30.878201
HRK 7.534341
HTG 150.632674
HUF 365.29112
IDR 20648.779673
ILS 3.465894
IMP 0.85598
INR 109.832114
IQD 1510.141512
IRR 1584294.588378
ISK 142.406399
JEP 0.85598
JMD 182.616705
JOD 0.817025
JPY 182.571559
KES 149.066921
KGS 100.772506
KHR 4671.006893
KMF 492.049525
KRW 1640.978088
KWD 0.356833
KYD 0.960096
KZT 539.86659
LAK 26045.837925
LBP 103192.042878
LKR 386.984902
LRD 209.293797
LSL 18.829049
LTL 3.402561
LVL 0.697039
LYD 7.340541
MAD 10.750759
MDL 20.045426
MGA 4953.209598
MKD 61.530604
MMK 2419.273024
MNT 4143.630364
MOP 9.308979
MRU 46.227284
MUR 54.091068
MVR 17.814877
MWK 2000.462131
MXN 19.827749
MYR 4.717706
MZN 73.617371
NAD 18.828873
NGN 1570.51294
NIO 42.394946
NOK 10.986524
NPR 175.42192
NZD 1.963847
OMR 0.443071
PAB 1.15205
PEN 3.894206
PGK 5.089989
PHP 70.051904
PKR 319.84077
PLN 4.303407
PYG 6852.83835
QAR 4.211344
RON 5.255707
RSD 117.398041
RUB 95.645946
RWF 1692.396524
SAR 4.327188
SBD 9.29748
SCR 16.61684
SDG 691.979475
SEK 10.964174
SGD 1.479029
SLE 28.346301
SOS 658.43149
SRD 43.635078
STD 23851.110525
STN 24.456597
SVC 10.080155
SZL 18.828757
THB 38.165456
TJS 10.627693
TMT 4.038952
TND 3.379033
TRY 54.97307
TTD 7.800157
TWD 37.128162
TZS 3059.460279
UAH 51.586374
UGX 4291.384132
USD 1.15234
UYU 46.39786
UZS 13729.69365
VES 869.107758
VND 30231.638747
VUV 137.52518
WST 3.144985
XAF 654.794943
XAG 0.018699
XAU 0.000271
XCD 3.114256
XCG 2.076333
XDR 0.813421
XOF 654.797779
XPF 119.331742
YER 272.931152
ZAR 18.84682
ZMK 10372.434694
ZMW 21.918007
ZWL 371.052996
  • AEX

    1.1100

    1112.47

    +0.1%

  • BEL20

    -15.5900

    5760.2

    -0.27%

  • PX1

    30.3400

    8699.71

    +0.35%

  • ISEQ

    25.2300

    14041.35

    +0.18%

  • OSEBX

    6.6400

    2020

    +0.33%

  • PSI20

    47.7200

    9224.19

    +0.52%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    19.7900

    4322.09

    +0.46%

  • N150

    13.8000

    4325.44

    +0.32%

Vingt ans après Henry, Vieira et Kanu, l'Afrique vibre toujours pour Arsenal
Vingt ans après Henry, Vieira et Kanu, l'Afrique vibre toujours pour Arsenal / Photo: Tony KARUMBA - AFP

Vingt ans après Henry, Vieira et Kanu, l'Afrique vibre toujours pour Arsenal

Dans la penderie de l'influenceuse kényane Nana Owiti, des dizaines de maillots d'Arsenal racontent sa passion pour ce club. Un lien indéfectible remontant à 20 ans, quand de nombreux joueurs noirs se sublimaient dans l'équipe londonienne, devenue immensément populaire en Afrique.

Taille du texte:

"Henry m'a fait tomber amoureuse instantanément d'Arsenal parce qu'il était tellement beau gosse, sourit la trentenaire aux trois millions d'abonnés. Et puis j'ai regardé à nouveau et j'ai vu Sol Campbell, son corps musclé. Et subitement Kolo Touré, tous ces joueurs, tous ces joueurs noirs".

Thierry Henry: international français aux racines guadeloupéennes et martiniquaises, dont Nana Owiti garde précieusement la tunique floquée du numéro 14, la première d'Arsenal qu'elle ait jamais achetée. Sol Campbell, Britannique né à Londres de parents jamaïcains. Kolo Touré, Ivoirien.

Il y avait avant eux Ian Wright, autre Britannique d'origine jamaïcaine. Il y eut aussi les Français Patrick Vieira, né à Dakar, Sylvain Wiltord, William Gallas et Nicolas Anelka, d'origine antillaise. Ou le Togolais Emmanuel Adebayor.

Des joueurs blancs - les Français Robert Pires et Emmanuel Petit ou l'Espagnol Cesc Fabregas - figuraient aussi parmi les cadres de l'équipe londonienne.

Mais au final, les footballeurs d'Arsenal "me ressemblaient", se remémore Nana Owiti qui mentionne "la couleur" de ses stars comme son principal facteur d'adhésion au club: "Ce n'était pas quelque chose de racial, mais plutôt un sentiment d'appartenance".

Rencontré par l'AFP à Nairobi durant un match d'Arsenal, le Zimbabwéen Leslie partage la même histoire.

"J'avais 12 ans. Arsenal avait parfois neuf joueurs noirs sur onze. Je pouvais m'identifier à eux", explique-t-il, capable de citer de tête l'équipe-type de son club d'il y a 15 ans.

- Identification -

"J'aime Arsenal à cause d'Arsène Wenger", le Français resté plus de 20 saisons (1996-2018) manager du club, poursuit-il. "C'était un révolutionnaire, un visionnaire !"

"Arsène Wenger est un facteur clé" dans l'attraction exercée en Afrique par Arsenal, car il en a fait une "formation unifiée" et plurielle, acquiesce Emeka Cyriacus Onyenuforo, fondateur et président du club des supporteurs d'Arsenal au Nigeria, très nombreux après que la star nigériane Nwkankwo Kanu a rejoint les Gunners en 1999.

Beaucoup d'Ethiopiens pensent même "qu'Arsenal donne la priorité aux joueurs africains", ce pourquoi ils en sont fans, confirme Akalework Amde, président du club des supporteurs des Gunners en Ethiopie.

Parallèlement, Arsenal s'est mis à enchaîner les victoires: trois titres de champion d'Angleterre en 1998, 2002 et 2004, une série de 49 matches sans défaite en 2003-2004 faisant gagner à ses joueurs le surnom d'"Invincibles", une finale de Ligue des Champions perdue 2-1 en 2006 contre Barcelone.

Ce alors que la Premier League entamait sa mue internationale et s'installait dans les foyers africains via la chaîne satellite sud-africaine Supersport.

"Dans les années 1980, les Kényans regardaient le football allemand, parce que c'est ce qui était diffusé. Puis dans les années 1990, les matches de Premier League sont passés en direct, alors que Arsenal proposait son "beautiful football", observe Carol Radull, ex-journaliste sportive et ambassadrice autoproclamée du club, dont la page Facebook est, selon elle, lue chaque mois par 70 à 80 millions de personnes.

- Président supporteur -

Les décennies de disette suivantes, sans titre majeur, n'ont pas entamé l'amour pour une équipe que suivait passionnément Raila Odinga, un des artisans de l'actuelle Constitution kényane, mort l'an dernier. Le président rwandais Paul Kagame, dont le pays est sponsor d'Arsenal via la campagne "Visit Rwanda", poste occasionnellement au sujet du club sur X.

Si l'Afrique a commencé à adorer les Gunners du fait de leurs joueurs noirs, "maintenant les Africains aiment l'équipe pour ce qu'elle est", remarque Robbie Lyle, le fondateur d'Arsenal fan TV, qui s'est déplacé sur les cinq continents pour rencontrer les supporteurs du club.

Ceux-ci sont "plus extravertis" en Afrique, où "partout où vous allez, il y a toujours quelqu'un qui porte un maillot d'Arsenal", se réjouit-il, à peine rentré d'Ouganda.

Mercredi, alors que les Gunners se qualifiaient pour la finale de la Ligue des Champions (1-0 face à l'Atlético Madrid), des dizaines de Kényans hilares faisaient gronder dans un bar de la banlieue nairobienne des vuvuzelas quand des supportrices espagnoles éplorées apparaissaient à l'écran.

L'un d'eux, James Midumbi, a même allumé un fumigène à l'intérieur après le match, donnant une tonalité rouge Gunner à la joie dominante.

Interrogé par l'AFP sur ses sentiments quelques instants plus tard, alors qu'Arsenal est également proche de remporter le championnat d'Angleterre, avec cinq points d'avance sur Manchester City, M. Midumbi n'a pas caché ses espoirs pour les nouveaux Gunners.

Pour ensuite immédiatement mentionner Thierry Henry, "qui m'a fait aimer le foot et Arsenal", et Arsène Wenger, "qui faisait signer beaucoup de joueurs noirs".

(L.Kaufmann--BBZ)