Berliner Boersenzeitung - Bruxelles revoit à la baisse la croissance européenne à cause de la guerre au Moyen-Orient

EUR -
AED 4.232967
AFN 75.479359
ALL 93.095382
AMD 422.092766
AOA 1057.968242
ARS 1728.428661
AUD 1.638336
AWG 2.074448
AZN 1.961602
BAM 1.952566
BBD 2.320646
BDT 142.623742
BHD 0.434608
BIF 3445.888043
BMD 1.152471
BND 1.477446
BOB 13.935975
BRL 5.897421
BSD 1.152186
BTN 109.652359
BWP 15.583119
BYN 3.411334
BYR 22588.429982
BZD 2.317251
CAD 1.615251
CDF 2604.584378
CHF 0.936272
CLF 0.026727
CLP 1055.271199
CNY 7.778084
CNH 7.777151
COP 3641.324061
CRC 524.099988
CUC 1.152471
CUP 30.540479
CVE 110.809379
CZK 24.24407
DJF 204.817306
DKK 7.476217
DOP 67.193733
DZD 153.365094
EGP 57.264782
ERN 17.287064
ETB 185.968128
FJD 2.552089
FKP 0.856077
GBP 0.85641
GEL 3.013725
GGP 0.856077
GHS 13.524239
GIP 0.856077
GMD 85.282572
GNF 10118.69464
GTQ 8.791437
GYD 241.048608
HKD 9.04099
HNL 30.88171
HRK 7.536585
HTG 150.649793
HUF 364.625083
IDR 20648.821428
ILS 3.46629
IMP 0.856077
INR 109.809273
IQD 1509.393123
IRR 1584474.640687
ISK 142.41109
JEP 0.856077
JMD 182.637459
JOD 0.81708
JPY 182.544457
KES 149.083075
KGS 100.783234
KHR 4675.235131
KMF 492.105126
KRW 1640.600173
KWD 0.356874
KYD 0.960205
KZT 539.927945
LAK 26033.64904
LBP 103179.229954
LKR 387.028882
LRD 207.974585
LSL 18.793369
LTL 3.402947
LVL 0.697118
LYD 7.344833
MAD 10.750192
MDL 20.047704
MGA 4953.772522
MKD 61.427977
MMK 2419.54797
MNT 4144.10128
MOP 9.310037
MRU 46.191483
MUR 54.096679
MVR 17.805023
MWK 1997.873162
MXN 19.839187
MYR 4.713377
MZN 73.654852
NAD 18.793287
NGN 1570.218621
NIO 42.399764
NOK 10.999988
NPR 175.441856
NZD 1.96294
OMR 0.443115
PAB 1.152181
PEN 3.894648
PGK 5.090567
PHP 70.070805
PKR 319.87712
PLN 4.300443
PYG 6853.617163
QAR 4.211823
RON 5.256075
RSD 117.326118
RUB 93.901208
RWF 1692.588862
SAR 4.32768
SBD 9.298537
SCR 16.618402
SDG 692.059091
SEK 10.953862
SGD 1.478943
SLE 28.350098
SOS 658.506319
SRD 43.640038
STD 23853.821162
STN 24.459377
SVC 10.0813
SZL 18.777732
THB 38.150825
TJS 10.628901
TMT 4.033648
TND 3.379417
TRY 54.852312
TTD 7.801044
TWD 37.188047
TZS 3059.807971
UAH 51.592237
UGX 4291.87184
USD 1.152471
UYU 46.403133
UZS 13731.254005
VES 869.206532
VND 30235.07452
VUV 137.540809
WST 3.145342
XAF 654.86936
XAG 0.018742
XAU 0.000271
XCD 3.11461
XCG 2.076569
XDR 0.813514
XOF 654.872196
XPF 119.331742
YER 272.991507
ZAR 18.833743
ZMK 10373.622108
ZMW 21.920498
ZWL 371.095165
  • AEX

    1.1100

    1112.47

    +0.1%

  • BEL20

    -15.5900

    5760.2

    -0.27%

  • PX1

    30.3400

    8699.71

    +0.35%

  • ISEQ

    25.2300

    14041.35

    +0.18%

  • OSEBX

    6.6400

    2020

    +0.33%

  • PSI20

    47.7200

    9224.19

    +0.52%

  • ENTEC

    -5.8300

    1416.23

    -0.41%

  • BIOTK

    19.7900

    4322.09

    +0.46%

  • N150

    13.8000

    4325.44

    +0.32%

Bruxelles revoit à la baisse la croissance européenne à cause de la guerre au Moyen-Orient
Bruxelles revoit à la baisse la croissance européenne à cause de la guerre au Moyen-Orient / Photo: Kirill KUDRYAVTSEV - AFP/Archives

Bruxelles revoit à la baisse la croissance européenne à cause de la guerre au Moyen-Orient

La Commission européenne a revu nettement à la baisse jeudi ses prévisions de croissance pour la zone euro en raison des répercussions du conflit au Moyen-Orient, qui entraîne un bond de l'inflation sur le Vieux Continent.

Taille du texte:

Bruxelles ne prévoit plus désormais qu'une progression de 0,9% du Produit intérieur brut (PIB) dans les 21 pays partageant la monnaie unique, cette année, alors qu'elle tablait sur 1,2% en novembre.

La zone euro devrait ainsi perdre un demi-point de croissance par rapport à l'an dernier.

Le ralentissement devrait être particulièrement prononcé en Allemagne, première économie de la zone euro, avec une croissance désormais attendue à 0,6% seulement cette année, deux fois mois qu'anticipé en novembre.

En revanche, l'économie française devrait limiter la casse avec une croissance de 0,8% espérée par la Commission, au lieu de 0,9% auparavant.

Ces prévisions plus pessimistes découlent directement de la flambée des prix du pétrole et de l'énergie résultant de la guerre au Moyen-Orient, avec une inflation qui devrait grimper à 3% cette année dans la zone euro, là où la Commission tablait jusqu'ici sur 1,9%.

"Le conflit au Moyen-Orient a provoqué un choc énergétique majeur, mettant davantage à l'épreuve l'Europe, déjà confrontée à un environnement géopolitique et commercial instable", a reconnu le commissaire à l'Economie Valdis Dombrovskis.

- Un scénario encore plus pessimiste -

Ce diagnostic plus pessimiste a été confirmé par la dernière livraison de l'indice PMI de S&P Global, qui fait état d'une accélération de la contraction de l'activité au sein du secteur privé en mai.

Pour 2027, l'exécutif européen espère une modeste embellie, avec une croissance qui devrait remonter à 1,2% au sein de la zone euro (soit 0,2 point de moins qu'espéré précédemment), grâce à un ralentissement marqué de l'inflation.

Celle-ci devrait redescendre à 2,3% l'année prochaine, proche de l'objectif de la Banque centrale européenne fixé à 2%.

Mais ces prévisions sont fragiles, car la trajectoire de l'économie dépendra de l'évolution de la situation au Moyen-Orient qui reste pour le moment très incertaine.

L'exécutif européen, qui avait mis en garde dès début mars contre le risque d'un "choc stagflationniste majeur", c'est à dire l'association d'une croissance faible et d'une inflation élevée, a ainsi élaboré un scénario alternatif, dans lequel les prix de l'énergie continueraient à grimper jusqu'à la fin de l'année, et ne commenceraient à reculer que l'an prochain.

"Dans un tel scénario, l'inflation ne ralentirait pas et l'activité économique ne parviendrait pas à rebondir en 2027", prévient Bruxelles.

- Déficits aggravés -

Cette crise alimente des appels au sein de la zone euro à relâcher les règles budgétaires européennes, en particulier de la part de l'Italie, alors que Bruxelles présentera en juin son évaluation semestrielle des finances publiques des Etats membres.

Mais la Commission européenne, qui dit tabler sur une dégradation générale des déficits et de la dette cette année, n'a pas dévié de sa ligne: elle appelle toujours les Etats à limiter autant que possible les mesures de soutien aux entreprises et aux consommateurs pour compenser la flambée des prix de l'énergie.

"L'UE doit tirer les leçons des crises passées en limitant le soutien budgétaire à des mesures temporaires et ciblées, et en réduisant encore sa dépendance aux énergies fossiles importées", insiste Valdis Dombrovskis, appelant également les pays de l'UE à "accélérer les réformes, lever les obstacles à la croissance et préserver la santé de ses finances publiques".

Concernant la France, Bruxelles dit tabler sur un maintien du déficit public à 5,1% du PIB cette année, et une remontée à 5,7% en 2027, mais "en supposant que les politiques restent inchangées".

Malgré la dégradation de la conjoncture économique, le Premier ministre français Sébastien Lecornu a de son côté maintenu le cap d'une réduction du déficit sous la barre des 3% du PIB en 2029, et espère toujours le ramener à 5% cette année, grâce à un plan d'économies de 6 milliards d'euros annoncé en avril.

(K.Müller--BBZ)